vendredi 30 décembre 2005

Coca sur un mauvais rail

Selon La Tribune, La Tribune.fr - Quand le dauphin PepsiCo détrône le roi Coca-Cola Coca est dépassé par Pepsi qui, de challenger, devient leader, tandis que Coca prend le titre de suiveur...



Deux fois moins gros que Coca-Cola il y a dix ans, le groupe américain PepsiCo vient de dépasser son grand rival en termes de capitalisation. Ce parcours boursier reflète son expansion commerciale: sa diversification et la création de nouveaux produits ont permis à PepsiCo de reléguer Coca-Cola au rang de suiveur



Alors comment devient-on suiveur ?



En général, on s'embourgeoise. On est très sûr de soi. On regarde les initiatives naissantes sur son secteur avec amusement. En fait, on finit par ne plus regarder ce qui se passe sur son secteur. On perd toute inhibition.



Le quart d'heure d'avance... vous vous rappelez ? C'étair Carrefour.
IBM malmené par Microsoft. HP, Compaq... défaits par Dell.
...Etc.
La quatrième puissance mondiale... vous vous rappelez ? C'était la France.



Comment lutte-t-on contre ce risque (inhérent à tout développement d'entreprise) ?



Certains groupes comme ABB, font exploser les structures pour ne pas avoir de business units qui dépassent 50 personnes environ. Mais cela exige beaucoup de circulations d'informations.
Certaines sociétés comme Cisco font une veille très active de leur secteur et rachètent leurs furturs concurrents au bon moment pour les intégrer et maintenir ainsi le pas d'avance.



En fait, c'est un des sujets les plus difficiles pour les entreprises que globalement, et individuellement pour chacun des employés, perdure toujours une notion de danger de disparaître.



mercredi 28 décembre 2005

Le Monde de Na(r)n(i)a

Surprenant le nombre de sites qui peuvent exister qui permettent à de jeunes femmes (en général trentenaires) de nous raconter leurs histoires de rêves de prince charmant, opposées à la dure réalité de leur solitude. Syndrôme de Brisgte Jones. On a tous entendu parler du nombre croissant de situations mono-parentales, jeunes femmes célibataires (célibattantes)... On découvre avec le Web une réalité, une prise de parole qui devrait fournir aux sociologues matière à analyses.


C'est souvent drôle, grinçant, amusant, cocasse... mais ça ne laisse pas indifférent. Il transpire de ces sites une sorte de cynisme violent de l'expression d'un mal-être, d'une solitude au début voulue (j'assume mon indépendance) puis finalement subie (l'horloge biologique titille tôt ou tard le désir de materner, ou du moins de pouvoir trouver une épaule sur qui s'appuyer de temps en temps, mais à force d'idéaliser il devient difficile de rapprocher le rêve de la réalité d'un jeune gars trentenaire qui a de son côté développé ses propres codes de jeune vieux gars...).


Si vous voulez découvrir quelques uns de ces sites, je vous invite à lire celui de Frogita. De là, vous pourrez en découvrir d'autres via les adresses laissées sur les commentaires, ou les liens proposés. Bienvenue dans un monde de gens seuls.

mardi 27 décembre 2005

Web de luxe

Non, il ne s'agit pas du nom d'un site thématique de McDo...



Il y a quelques années, avec l'apparition du Web, l'industrie du Luxe s'est posée quelques questions. J'y vais, j'y vais pas. Plutôt j'y vais pas d'ailleurs à l'époque, avec même des conclusions très tranchées du type "Nous nous sommes réunis en Comité de Direction et avons conclu que notre marque ne sera jamais présente sur le web" (dixit grosso modo un Directeur marketing d'une marque dont je tairai le nom... mais qui à mon avis a dû passer à autre chose maintenant - enfin, je pense car désormais la marque en question est bien présente sur le Web).



Il est vrai que le développement du Flash, de la Vidéo... ont permis des mises en formes plus en phase avec les contraintes de ce secteur.



En discutant récemment avec un collègue (qui fait des sites très visuels), il me soutenait que les Blogs étaient un sujet du Web où ne mettraient pas les pieds les marques de luxe. "Le luxe, c'est inattaquable. On ne peut pas laisser la critique exister..." Bon, soit. Mais normalement :



1 - effectivement, le luxe se doit d'être inattaquable. Il ne manquerait plus que le produit ou le service ne soit pas à la hauteur.
2 - le luxe est un secteur qui a fortement évolué. On parle désormais de l'industrie du luxe. Le marché indien pour prendre un exemple qui est concerné par les produits de luxe représentent à peu près l'équivalent de la population française.

(MAJ du 28.12.2005 : Jacques Froissant fait une rapide présentation du secteur du luxe sur le Web à l'occasion du lancement de Fashiondeluxe.com. A lire ici ...)

3 - autour du luxe, c'est d'un univers dont on parle, et il ne serait pas étonnant que se mettent en place des blogs (ou des magazines interactifs) dédiés à l'art de vivre, au "Hype", au Jet Set (version ultrachic de Vousleshommes, site soutenu par Celio qui réhausse ainsi son image de marque).



Ceci dit, j'étais assez d'accord lors de la discussion sur le fait que l'on est sur un sujet qui va être difficile pour les marques de luxe, qui vont devoir apprendre de nouvelles choses - mais mettre en récit leur univers ne va pas non plus être hors de portée... Tout en mettant en garde qu'avec les blogs, le coup peut désormais partir de n'importe où...



Ainsi certaines marques font des essais : Thierry Mugler pour le lancement d'un parfum, dans un autre registre Fauchon qui fait une opération téléphonie 3G à l'occasion du lancement de nouveaux produits... Il y a sûrement d'autres exemples, n'hésitez pas.



Et d'autres marques comme Hédiard qui se font épingler en place publique...





vendredi 16 décembre 2005

De la dette publique

Sur les conseils de Christian Blanc via son site "Pourquoi pas", j'ai décidé de m'y coller et d'aller lire le rapport complet qui vient d'être publié sur la dette publique. Je vous préviens tout de suite : 136 pages vous attendent au coin du pdf... (bon allez, la synhtèse fait 11 pages).



Je construis cette note en 2 temps. Je relève au fur et à mesure ce qui m'interpelle à la lecture. Je verrai ensuite ce que je peux en retirer par rapport à d'éventuelles réflexions personnelles sur le sujet.



1 - Le constat
La France n'a donc cessé de creuser son endettement depuis 25 ans qui prive aujourd'hui les 2/3 de sa production nationale. La France est le seul pays d'Europe dont le ratio des dettes publiques n'a cessé de progresser depuis 10 ans. Non respect de la parole donnée, La France n'a jamais tenu ses engagements de réduction des déficits. Dépenses en moyenne supérieure de 18% aux ressources. Développement de nouvelles structures administratives sans remise en cause des structures existantes.



2 - Les préconisations
Si la France a continué de produire globalement de la richesse, le niveau de vie cesse de converger vers celui des économies les plus riches. Plus de marges de manoeuvre pour continuer à "pomper" les ressources disponibles (niveau des prélèvements obligatoires de 44% contre 39,5% pour la zone Euro et 35% pour le G7). Recommandation pour mettre en oeuvre un plan de redressement en 5 ans de cette situation qui nous met au bord de l'asphyxie : moins de ministères, remise à plat des structures centrales, régionales et locales redondantes.   





Si le constat est clair, on a quand même une grosse impression de déjà entendu, lu ou vu - hormis peut-être le fait que l'on commence à évoquer une asphyxie, notamment les recommandations pour remettre en marche la machine.



Le problème des Français c'est d'être les champions du monde de l'analyse, mais d'être incapables - bien souvent, de passer à l'acte pour mettre en oeuvre les décisions qui s'imposent à l'analyse des constats.



Se donner cinq ans pour redonner de l'air à la machine économique, pourquoi pas ? Mais cela demande des efforts et une prise de conscience individuelle. Lorsque vous entendez de leaders syndicaux ou politiques vous annnoncer que "oui la situation est dramatique, mais que la France a toujours existé et qu'elle continuera d'exister...", cela ne laisse présager rien de bon quant à la mise en oeuvre.



Le rapport évoque le problème du calendrier électoral qui pèse sur l'action en France. Avec une sortie de ce rapport à l'aube de 2006, année d'échauffement pour 2007 qui sera une année plombée pour cause d'élections législatives et présidentielles... je ne vois pas très bien quels sont les députés et ministres qui vont ruer dans les brancards en étant sûrs de se faire ramasser par la suite. Côté politique, tout le monde sait bien que ces responsables travaillent pour la France, qu'ils n'ont pas d'ambitions personnelles autres que de pouvoir obtenir les postes qui leur permettent de mettre en oeuvre leurs promesses (un peu d'ironie fait toujours un peu de bien). En imaginant la mise en oeuvre des préconsisations dès 2006, cela donnerait 2 ans de tensions pour une campagne où les candidats annonceraient "votez pour moi, j'en ai encore pour 3 ans de ce régime là !".



Je crains que ce rapport ne soit qu'un de plus qui va se rajouter à la longue liste des précédents, et que nous nous dirgeons inexorablement vers l'asphyxie. Et comme tout corps en train de s'asphyxier, nous allons connaître des soubresauts et tensions de plus en plus violents.



La France est vieille bourgeoise (limite aristocrate) qui n'a cessé de dilapider son héritage, qui se refuse à réduire son train de vie, ou se mettre à travailler et qui espère un jour gagner au Loto ou au Millionnaire, ou s'en sortir au travers d'une émission de télé-réalité. Quand il n'y aura pus de lattes au parquet pour se chauffer l'hiver, il fera très froid.





mercredi 14 décembre 2005

L'impact d'un ordre

Je reviens sur l'affaire du Général Poncelet (dont j'avais parlé ici sur le thème Leçon de management...) après les dernière actualités sur ce sujet.



Une directive donnée par un supérieur ("vous l'interceptez et vous le ramenez. Vous roulez doucement. Vous me comprenez ?"). De là, le subordonné comprend ce qu'il veut. Il comprend que le rebelle ne doit pas rentrer vivant (?) et il répercute l'ordre (sûrement de manière aussi peu claire, mais en étant un peu plus précis). Pour ma part, face à une telle directive, j'ai plutôt tendance à répondre "non, je ne comprends pas". Il vaut mieux passer pour un con un court instant que de faire l'intelligent qui comprend des sous-entendus partout. En même temps, c'est de la responsabilité du donneur d'ordre d'être clair.



1 - Problème de l'organisation hiérarchique versus la mécanique du "téléphone arabe" (tout le monde a pu constater les dégâts de cette mécanique pour jouer ou en stage... tout en oubliant ces effets dans un cadre professionnel).



2 - Problème de l'émission / réception. Je donne une directive, un ordre, une consigne. Entre ce que je veux dire, ce que je dis, ce qui est perçu, ce qui est entendu, ce qui est compris... nombreux sont les filtres qui peuvent parasiter le message.



3 - Problème des conséquences. Pour les militaires, le problème de leur "core business" c'est qu'ils travaillent directement sur de la matière humaine. On mesure directement les conséquences d'une boulette. Ceci étant, tout manager devrait mesurer quels sont les risques par rapport à son environnement...



Les blogs DGC (Part II)

Voici la liste des Blogs créés par les étudiants de l'école DGC cet après-midi :



http://revuesdepresse.blogspirit.com
http://bachelor3.blogspirit.com
http://mail-tingpot.blogspirit.com
http://madeinpress.blogspirit.com
http://pseudo2.blogspirit.com
http://amsouba.blogspirit.com
http://gsa-s.blogspirit.com
http://delocalisation-dgc.blogspirit.com
http://bacelor-masterfidou.blogspirit.com



Je vous laisse les regarder et me dire ce que vous en pensez (je dois mettre une notre la semaine prochaine :D)





Les blogs DGC (Part I)

Voici la liste des blogs "revue de presse" créés par les étudiants DGC ce matin :



http://abcdelapresse.blogspirit.com
http://revuedeblog.blogspirit.com
http://revued-actualite.blogspirit.com
http://libassediop.blogspirit.com
http://revueblog.blogspirit.com
http://dgcblogs.blogspirit.com
http://revuedepresse.blogspirit.com
http://jaja.blogspirit.com



Je vous laisse les visiter et me donner votre avis sur ces premières réalisations... (Il faut que je donne une note dans une semaine :D)



lundi 12 décembre 2005

Pour les étudiants DGC

Comme promis vous pouvez télécharger la présentation de ce matin :



Download Blogs.ppt



Merci de votre attention à l'occasion de cette matinée. A mercredi pour les travaux pratiques de mise en place des blogs revues de presse de DGC Formation.



vendredi 9 décembre 2005

Mes M&M's à Moi

51mac10_1 Business Week propose un dossier "Best of 2005" où l'on retrouve les Best leaders, Best Ideas, Best Product. Egalement un glossaire des termes branchés à connaître pour ne pas passer pour un plouc en séance de marketing ou lors des soirées mondainobranchées.



Bien évidemment pas mal de best of touchent au blog, podcast, networking, personnalisation, marketing ego-moi... mais pas seulement.



J'ai relevé dans les Best Products le service qui permet de personnaliser ses M&M's pour soi ou pour offrir. Bonne idée pour faire des cadeaux perso ou d'affaires originaux.



Le service est à l'adresse http://shop.mms.com mais il semble que le succès engorge le flux industriel. Si vous passez votre commande aujourd'hui, vous ne recevrez vos produits que le 29 décembre (estimated date)...



Mms_1 Comme quoi la créativité et la personnalisation sont "no limits". La limite est toujours mécanique, mais on progresse toujours un peu plus.



mardi 6 décembre 2005

Même Miss France blogue...

http://pancakes.skyblog.com/ (Merci Amaury pour l'info).



Le logo de la Société Générale évolue

Le logo de la Société Générale évolue. Du logo que vous pouvez voir ci-dessous...





... il devient



Logo_sg_fr



L'objectif et le coût de cette opération ?



Selon le dircom Hugues Le Bret au Figaro «L'idéal serait que les clients ne s'en aperçoivent pas».



Et pour obtenir ce résultat, la Société Générale a fait appel à l'agence anglaise Wolf Ollins pour un coût de 400.000 euros.



J'avoue qu'il reste des notions budgétaires que j'ai toujours un peu de mal à comprendre... 




Le temps de la maturité

Peut-être vous souvenez-vous de la banque Egg ? La banque entièrement en ligne ?
après moultes déboires, cette banque qui s'appelle maintenant Oney n'a jamais vraiment réussi à percer...



Mais l'idée est restée et, comme de nombreux sujets qui étaient promis en l'An 2000, devient réalité. Ainsi Boursorama, qui était au départ un service d'informations sur les cours de bourse, a été racheté par la Société Générale pour devenir aujourd'hui (cf. La Tribune) une véritable banque : "Depuis sa création en 1995, Boursorama s'est en effet transformé de site d'information en véritable acteur financier. Issu de la fusion entre le courtier en ligne Fimatex, filiale de la Société Générale, et du site d'information boursière Boursorma, en 2002, le groupe a ensuite absorbé le courtier en ligne Self Trade en 2003. Présent en Allemagne, en Espagne et au Royaume-Uni, il gère en France quelque 126.000 comptes et près de 3 milliards d'euros d'encours (dont 778 millions d'euros en OPCVM et assurance-vie)."



Il est clair qu'avec 126.000 comptes habitués à utiliser Internet pour gérer des services financiers, le sujet est mûr pour proposer des services bancaires.







samedi 3 décembre 2005

Generation @

Business Week propose un dossier complet sur ce qui s'appelle la Generation @. C'est à lire ici (en anglais, sorry).



Comment les "jeunes" sont en permanence connectés, membres de différents réseaux d'échanges (de blogs, de photos, d'avis sur des produits, des sorties...)... et comment des marques comme Coca ("For a giant brand like Coke, these networks also offer a direct pipeline to the thirsty but fickle youth market") essaie de comprendre tout cela et d'en faire partie.



Attention, vos consommateurs de demain sont en ce moment sur Skyblog... libre à vous de dénigrer le contenu que vous pouvez y lire, ou d'essayer de comprendre comment de font et se défont les succès dans cet univers.



vendredi 2 décembre 2005

Consommateur, comportement, Internet

Je vous renvoie sur la note de Henri Kaufman synthétisant une intervention de Sébastien BADAULT, Directeur du pôle commerce et distribution, de GOOGLE. Lien: Et si l'on parlait Marketing : Radiographie de Google.



A retenir :
Les achats qui suivent une recherche sur internet se passent à 71% off line et 29% on line.
Les statistiques multicanal sont étonnantes 33% des internautes utilisent 3 canaux (On line, magasin et catalogue), 40% utilisent 2 canaux. Ces clients multicanal sont meilleurs que les clients mono-canal. les clients qui ont d'abord été surfé convertissent plus que les autres en magasin.



Il faut impérativement que les responsables Com, Marketing (et les agences en face) intègrent l'ensemble des canaux en parallèle et en synergie pour faciliter les flux de l'un à l'autre, l'objectif final restant le déclenchement de l'acte d'achat.



Ceux qui ne seront pas présents sur Internet n'existeront pas.
Ceux qui seront présents, mais qui ne feront pas du "lien social" (identification à la communauté), n'existeront pas.
Ceux qui ne donneront pas la parole à ceux qui consomment leurs produits n'existeront pas.
... sauf si vous voulez simplement faire un petit business pour les gens de votre quartier. Et encore, même là, vous n'êtes pas à l'abri.



Les nouveautés Google

Pour ceux qui utilisent le programme AdSense de Google (pour mettre une noisette de beurre dans les épinards en fin de mois...), 2 nouveautés à signaler.



1 - Un sponsoring avec Firefox qui prend la forme de différents boutons que vous pouvez placer sur votre site, comme celui-ci par exemple :






Ce programme vous permet de pouvoir gagner jusqu'à 1 dollar pour chaque téléchargement et installation. Autant dire que ceux qui ont de l'influence vont avoir de plsu en plus d'influences...



2 - Un programme de parrainage invitant vos lecteurs à découvrir le programme Adsense, qui prend également la forme de différents boutons à placer sur votre site, comme par exemple celui-ci :






Ce programme vous permet de pouvoir gagner 100 dollars pour chaque filleul qui gagne ses premiers 100 dollars... (là, on peu commencer à rêver d'une tranche de jambon avec les épinards et le beurre...)



jeudi 1 décembre 2005

Tout est dit

Extrait du journal Le Monde (la version en ligne d'ailleurs) :



"En vingt ans, les journaux américains ont perdu près de dix millions d'acheteurs quotidiens. Il s'agit d'une tendance de fond. "Les journaux n'ont pas réussi à attirer les jeunes. Je ne crois pas que cela changera dans le futur. L'enjeu est pour eux de les attirer sur Internet, ce qui est possible car ils sont des marques connues au niveau local", explique M. Morton. Un récent sondage, réalisé par Nielsen, montre que les sites de quotidiens ont une plus forte croissance que les autres sites (+ 11 % en un an). 22 % des visiteurs lisent le journal uniquement sur Internet."





Les rejetons de Google

Google est puissant... mais pas certain que les résultats fournis soient vraiment à la hauteur des attentes (hormis les annonceurs payants sur le côté qui ont "en général" un rapport avec l'objet de votre recherche).



On voit apparaître des sites qui s'inspirent de Google (automatisation de l'indexation) mais sur le principe vertical.



Ainsi dans le secteur musical, je cite le projet d'un copain, Amptonic qui est un moteur de recherche et en même temps un guide d'achat, et un autre découvert via le site de Seth, Pandora qui est un site de recherche et en même temps de personnalisation (radio à la demande) et de partage (donc plus Web2.0).





Tremble CNN !

Et l'on nous annnonce le lancement officiel de la CFII. Au fait comment il faudra dire ? lacéeffhihi, lacéeffdeuzi... encore un nom à la c...



«Avant la fin de l'année 2006, la chaîne française d'information internationale diffusera ses programmes vers l'Europe -dont la France-, l'Afrique, le Proche et le Moyen Orient», a indiqué dans une communication en Conseil le ministre de la Culture et de la Communication Renaud Donnedieu de Vabres, cité par le porte-parole du gouvernement Jean-François Copé.



Heureusement que l'Etat s'occupe du rayonnement de notre pays, que l'Etat s'occupe du mécano financier pour mettre en place cette chaîne, qui va certainement être à haure valeur ajoutée, qui va sûrement passionner les foules de connaître la vision française de ce qui se passe dans le monde. A moins que ce ne soit pour faire connaître ce qui se passe en France au reste du monde ?



Enfin, à mon avis, ce n'est vraiment pas un projet utile (France 2 avait sûrement les moyens d'occuper le terrain international mais j'ai cru comprendre que pour ne pas réduire la voilure en France, le groupe avait préféré fermer des bureaux à l'étranger...), où l'on va rapidement découvrir que c'est un gouffre financier, mais que nos impôts pourront maintenir en vie (car l'image de la grandeur de la voix de la France en dépend). Vous vous rappelez Public Sénat qui devait être la chaîne de référence qui allait passionner et ressouder les Français autour des débat politiques ? (hihi)





mercredi 30 novembre 2005

Un peu charette

Pour ceux qui voudraient connaître l'origine de l'expression "être charette", je vous renvois à la lecture de L'Oeuvre (d'un certain E. Zola).



Donc, un peu charette ce soir (finaliser avant demain matin programme deuxième journée d'organisation d'un séminaire de stratégie Internet pour l'équipe dirigeante de la société ... chut ... ; Reader RSS Newsgator qui totalise 60 flux non lus ; un business plan à finaliser avant mi-décembre ; valider nouveau contrat pour janvier ...).



Donc, pas le temps d'écrire maintenant sur :



- sentiment de nausée que l'assemblée nationale n'ait rien d'autre à foutre que de voter un article de loi pour que les programmes scolaires traitent la colonisation sous l'angle également positif... j'ai beau cherché, je ne trouve aucun point positif dans la colonisation - sans qu'il faille pour autant s'excuser de tout, tout le temps. Autres époques, autres moeurs... (il fut un temps où la poupée Barbie arborait fièrement une cigarette). Je crains quand même que "blaireaux ethnocentriques" nous collent à la peau pour un bout de temps.



- piste de réflexion sur un éventuellement rapprochement à faire entre la montée du communautarisme et la montée en puissance du marketing. En gros, à force de créer des cibles, pas étonnant que chacun veuille se retrouver et s'identifier aux autres membres de la cible. Bon, ça n'expliquera pas tout, mais ça peut donner des pistes pour occuper les intellos du marketing



- le centre du monde se déporte à l'est. On ne cesse de parler de la Chine, mais il faudrait aussi regarder ce que fait Dubaï... D'ailleurs, regarder ce qui est en train de se passer dans tous les pays dits émergents. Un ami qui vient de rentrer du Mexique me signalait des pubs pour du crédit immobilier (cela signifie l'émergence d'une classe moyenne), ce qui ne pouvait exister il y a à peine 2 ans. D'ailleurs, proposer de reclasser l'appellation "pays développés" en "pays décadent" (ça n'a rien à voir avec les moeurs, juste avec cette dynamique négative).



- recommander le blog "Pourquoi pas" (Auteurs : Bernard Belloc, Christian Blanc, Denis Olivennes, François Dupuy, Gérard Tobelem) découvert grâce à une note de Versac...



Bon, le jour où j'arrive à "neurobloguer" (bloguer directement depuis mes flux neuronaux) je pourrai mettre au clair toutes ces pensées.





lundi 28 novembre 2005

Bosphorenews

Bsn Pour les amateurs de la Turquie, je vous annonce la mise en place par votre serviteur et CL (qui a passé 4 ans là-bas et parle Turc comme un Turc) de Bosphorenews, accessible directement à : www.bosphorenews.com



Pays souvent méconnu mais qui sera certainement au centre de l'actualité économique et politique europèenne des 15 prochaines années. Le débat est lancé, les possibilités de business y sont nombreuses. Avis aux amateurs.



Ca chauffe !

Ouverture aujourd'hui du sommet mondial sur le changement climatique qui se déroule à Montréal pour 2 semaines. Vous pouvez suivre les débats ici





Je découvre (pause café) l'illustration ci-dessus dans le journal 20 minutes et je m'aperçois (avec surprise, mais c'est peut-être mon côté un peu naïf) que ce sont les pays que je pensais les plus écolos qui en font le moins. Je suis notamment très surpris par le Canada et l'Australie.



Je ne suis du coup vraiment pas certain que cette histoire de Marché de la pollution (ceux qui atteignent leurs objectifs de réduction peuvent vendre - offre / demande, des "droits à polluer") soit réellement une bonne idée...



vendredi 25 novembre 2005

Question humanitaire

Petite question (genre bouteille à la mer) qui me turlupine (surtout en cette soirée spéciale "Les Enfoirés") :



Quand on dit que les fonds récoltés sont reversés à une association, cela signifie que les acteurs de la soirée font tous du bénévolat, ou qu'ils sont payés et que l'on reverse ce qui reste ?



mercredi 23 novembre 2005

La bonne pub de Sony pour Bravia

Bravia_commercial_image_large Je trouve la pub de Sony pour son produit Bravia (téléviseur) particulièrement bonne. C'est simple, frais, joli, une dose de bonheur...



Vous pouvez retrouver la pub ici (format Quick Time).



mardi 22 novembre 2005

Culture Pub

Je ne fais que reprendre l'info de Culture Buzz concernant la mise en ligne par Renault d'un site dédié à ses publicités.



Renault déclare répondre à une demande, ce dont je suis convaincu. Je suis certain que la création publicitaire intéresse plus de gens qu'on ne le croit, et il est dommage que les CBS News, Strategies... et autres revues spécialisées restent centrées sur les initiés.



Ce sont donc les Marques qui vont mettre en place des sites racontant leur histoire publicitaire, à défaut de pouvoir trouver des sites éditoriaux qui fassent ce travail...



Si vous connaissez des sites qui traitent de la pub en présentant affiches, logos, videos, bandes sons... je suis preneur.





Jerem est de retour

Jérémie Berrebi est de retour... Avec les débuts d'Internet, il avait eu son heure de gloire avec le service www.net2one.com qui permettait de se construire sa revue de presse - un peu à la manière avant l'heure de ce que l'on peut faire maintenant avec gestionnaire de flux RSS.



Retour sur la scène donc avec www.zlio.com (l'info vient de Pierre).  En gros, on prend le principe des blogs, sauf que les contenus que vous allez publier sont des recommandations sur les produits que vous aimez - et que vous recommandez donc à vos connaissances... dès lors les achats réalisés sur ces produits que vous recommandez vous permettent de toucher des commissions. Du networking, du business... du Web2.0 quoi !



Bon, j'ai pas le temps de tester aujourd'hui mais je fais ça au plus vite et je vous tiens au courant de ce que je vous recommande.





lundi 21 novembre 2005

Boursicotage franchouillard

A voir d'un côté le départ plutôt lent d'EDF pour sa première cotation (hausse de 0,98%) alors que beaucoup de souscripteurs voudraient se retirer au plus vite pour faire une plus-value (serait-ce la crise ? la fin d'année qui approche ?).



A voir d'un autre côté l'action Google dépasser les 400 dollars (en quinze mois, la capitalisation boursière de Google a quintuplé), il me semble qu'il faudrait plutôt aider les Français à investir de l'autre côté de l'Atlantique.



Si c'est compliqué de le faire seul soi-même, pourquoi est-ce que les banques ne proposent pas des fonds dédiés à ce sujet. Remarquez en écrivant cela, je me dis que cela doit exister, mais je trouve qu'on n'en parle pas assez. 



vendredi 18 novembre 2005

La radio en perte de vitesse

D'un côté, ce titre dans Le Figaro : Les radios ont perdu 100 000 auditeurs en un an



D'un autre côté, cette note de Loic : Une étude sur l'audience des podcasts



Marrant non ?



VOD

Article intéressant dans Business Week (Rem1 : encore Business Week ! Rem2 : comme quoi, la presse tradi fait encore de bons articles) sur la Video on Demand.



- NBC Universal et CBS ont décidé de proposer des programmes en VOD.
- les ventes d'espaces publicitaires à la TV (marché US) = 17,8 milliards de dollars mais ne progressent que de 2,6% tandis que Internet progresse de 40%
- Internet tout entier a provoqué ce boulversement du tout média sur demande
- Application du principe de la Long Tail : une série diffusée à 20 heures qui captent 20% de parts de marchés signifie qu'il reste un marché parmi les 80% restants qui peut être intéressé par ce même programme, mais à un autre moment, et qui peut accepter de payer 0,99 $ pour le télécharger
- La série "Desesperate Housewives" génèrent 11,3 millions de dollars de recettes pubs par épisode, soit 0,45$ par téléspectateur. ABC propose chaque épisode en VOD à 1,20 $. Même si ce système peut provoquer une perte de 20% en audience directe qui préfèrera le visionnage en VOD, la chaîne percevra 1,8 millions de dollars de recettes en plus.
- Inquiétude des industries du secteur face à Google, qui n'aura aucun mal à préempter le sujet de l'internaute qui cherche ses programmes préférés.
- Les annonceurs de méfient de plus en plus des mesures d'audience fournies traditionnellement, alors que le nuémrique laisse des traces certaines.
- Développement de nouvelles stratégies publicitaires : déclaration opt-in du téléspectateur, ciblage des habitudes de consommation de la télévision par analyse des flux numériques, spots pubs plus courts (10/15s) mais proposant des spots plus longs (jusqu'à 4 minutes pour Nissan par exemple en ce moment sur DirectV)



Dire que j'ai toujours un problème de règlage d'antenne pour recevoir M6 et la TNT...



jeudi 17 novembre 2005

Crisis in France

0547covev On a bien ri avec les cartes de CNN... OK le smédias américains peuvent apparaître ridicules dans ce cas-là, mais est-ce que cela ne permet pas aux médias français, donc aux Français, de se voiler la face et colporter cette fausse bonne idée : "puisqu'ils ne savent même pas placer nos villes sur une carte, comment voulez-vous qu'ils comprennent nos particularités sociales à la française ?"



Pour une analyse un peu plus factuelle (et somme toute raisonnable) de la situation, je trouve que l'article de Business Week est plutôt bien fait.



On peut y relever (dur de faire une sélection sans remettre tout l'article en ligne...) :



For years, France was warned that economic and social neglect of its large ethnic-minority population would produce an explosion. The surprise was that it didn't happen sooner.



But without more sweeping economic change, it won't be long before unrest flares anew. [...] For decades government policies across much [...] have put a higher value on social protections and job security than on growth and job creation.



France's economy has grown an average 1.5% annually for the past four years and is set to grow only 1.2% this year. Unemployment is nearly 10%, and among those under 25 it is nearly 22%, about twice the U.S. rate. Youth joblessness runs over 50% in the suburbs



Moreover, France has long opposed affirmative action on the grounds that -- since the constitution requires everyone to be treated equally, and since everyone is fully French -- no such programs are needed. A beautiful idea, but it ignores the reality of the ghettos, which impede assimilation. One result is that unlike Britain, the Netherlands, and Germany, France has no Muslims in its Parliament.



A résumé with a classic French name received more than five times as many positive responses as one with a North African name, though both listed identical qualifications.



The rising anger of minority groups poses another risk for Europe -- the possibility of xenophobic backlash.



Some countries are changing. Denmark has largely done away with rigid work rules and now has youth unemployment rate of only 7.5% -- below the U.S. level -- even though it offers relatively generous social protections. Italy provides education, job training, and health programs for immigrants -- even though many work illegally in the underground economy. The result is that many immigrants to Italy find a path to upward mobility. Last year, 67% of business startups in Italy were created by foreigners, notes Luca Visconti, an immigration expert and professor at Bocconi University in Milan.



Quand à ceux qui se plaignent de la vision donnée de la France dans certains médias étrangers, peut-être devraient-ils se demander si nos médias Français ne pratiquent pas les mêmes raccourcis lorsqu'ils traitent de l'interntional (cela arrive parfois).



mercredi 16 novembre 2005

JCDecaux, l'innovation par le support

JC Decaux a pour business de mettre à disposition des supports d'affichages pour les annonceurs. On connaît tous les fameux abri-bus.



2 initiatives récentes ont retenu mon attention, qui confirment que les business models sont faits pour évoluer dans le temps - et qu'il n'y a de développement que dans l'innovation.



Ainsi, l'entreprise a mis en place un service "Innovate", en charge de trouver des opérations permettant de développer des services innovants en matière de communication publicitaire (notamment pour développer tout ce qui peut relever de l'interactivité).



Avec Azzaro, JC Decaux propose les affiches qui diffusent du parfum.
Avec Microsoft, les affiches se transforment en consoles de jeux (avec manettes WIFI s'il vous plaît).



lundi 14 novembre 2005

Google Analytics

Ayant découvert sur le blog de Seth Godin le service Google Analytics, je m'empresse d'aller le visiter pour tester.



Pas de chance, il faut ouvrir un compte. Ayant déjà un compte Adsense + Adwords, je tente le coup. Et ben non, il faut absolument s'enregistrer...



Bon, j'y vais (vraiment parce que je suis curieux - et que j'ai une @ qui ne me sert qu'à ça). Voilà, j'ai le droit à tout ça maintenant :
"Currently, this account can be used to access Gmail, orkut, Google Alerts, Froogle Shopping List, Google Groups, Personalized Search, Google in Your Language, Google AdWords, Google AdSense, Google Answers and Google Web APIs."



Donc, je continue après avoir validé mon email de confirmation. Mais, ce n'est pas fini. La suite, c'est :
"You are just a few steps from Google Analytics. Click on the Sign Up button to get started."



Bon, ben finalement, après 10 minutes de pages qui tournent dans le vide, j'abondonne. Je rententerai plus tard.



Je ne sais pas si Google n'est pas un peu en train de se disperser ? ou si c'était une bonne idée de débaucher des gars de Microsft - si c'est pour mettre en place des services "buggés".



samedi 12 novembre 2005

Europe 1 podcast

Les Podcats vous connaissez ? Flux audios que vous pouvez écouter quand vous le souhaitez sur votre Ipod (j'en ai pas) ou sur votre lecteur MP3 (donc votre ordinateur aussi, si vous avez des enceintes bien sûr). Tout comme les flux RSS, vous pouvez vous abonner pour recevoir les derniers flux mis à jour.



Europe 1 a donc mis en place un service podcast composé de 7 fils d'informations dans ce format. En lisant un article que Le Figaro consacre à ce sujet, j'apprends que RTL avait déjà mis en place ce type de service en début d'année (mais j'écoute pas RTL...), mais surtout que l'investissement de mise en place poru Europe 1 s'élève à : 10.000 euros (je suis sûr que Pierre va encore dire qu'on peut faire moins cher :-).



1 - Communication d'entreprise...
Un tel investissement rapporté à un budget de communication d'une entreprise, cela devrait donner quelques idées à des directeurs qui voudraient proposer un flash infos à leurs salariés. L'oral peut permettre un discours moins ampoulé que la note (préparée par 2 ou 3 rédacteurs et relues -  et corrigée, par autant de niveaux hiérarchiques) adressée à tout le monde. Encore faut-il que les dirigeants aient des choses à dire... 



2 - Communication publicitaire
Il est intéressant de noter que les flux proposés par Europe 1 intègre les annonceurs publicitaires... il va donc être possible de connaître précisément le nombre de gens abonnés à un flux (donc le nombre de cibles ?) - on peut touefois jouer avec l'avance rapide sur son lecteur pour zapper les pubs.
Des perturbations sont probablement à attendre pour  instituts de mesures d'audience et les régies publicitaires. On va réellement connaître le nombre de cibles (traces numériques d'abonnements) et non plus avoir des estimations soit disant fiables établis à partir de sondages...



Je pronostique une baisse de revenus pour les régies publicitaires... vous en pensez quoi ?



vendredi 11 novembre 2005

Web 2.0 : perturbation des repères de Com

Il m'est récemment arrivé une petite aventure sur un des forums de Viaduc, que je trouve révélatrice des réflexes encore en cours en matière de communication. Réflexes qui sont fortement perturbés par les nouvelles règles en cours de mise en place au travers des blogs; nouvelles règles qui sont en train de s'étendre à toute forme de communication sur Internet.



Pour la petite histoire :
J'ai mis un Post sur un forum. 1 semaine après, je me rends compte que le post avait disparu. Rien de sexuel ou raciste ou outrancier dans mon post. L'administateur, que j'ai contacté à ce sujet, m'a expliqué qu'il avait supprimé le post car il se trouvait positionné devant un autre qui lui paraissait plus important (sic !).



1 - Les nouveaux principes :
- Ce qui remonte à la surface (qui est sur le devant de la scène) est ce qui a été exprimé en dernier; qu'il s'agisse d'une nouveauté, ou d'un commentaire apporté sur une information existante.
- Ce qui est important n'est donc pas ce que vous décidez (rien à foutre des valeurs de votre entreprise que vous affichez sur le fronton de votre site corporate), mais ce qui intéresse les gens (les défauts et qualités de vos produits et services).
- Ce qui intéresse les gens n'est pas forcément ce qui est lu, mais ce qui suscite des réactions. 



2 - Les perturbations :
- vous ne décidez pas à la place des gens de ce qui doit les intéresser. Ils vous le font savoir en réagissant, ou en ne réagissant pas. Les posts de MEL sont plus fédérateurs que les communiqués de son service de presse...
- c'est à vous d'aller solliciter les gens qui parlent de vous et de chercher à comprendre ce qui les intéresse et pourquoi ça les intéresse. Vous avez enfin les moyens de discuter avec vos prospects ou clients. Ne restez pas dans votre tour d'ivoire.
- cela impose d'avoir des produits certains (au sens de la qualité, de l'ergonomie...). si vous avez des doutes sur vos produits, ne les lancez pas ou alors pour solliciter l'avis de vos futurs clients afin qu'ils vous aident à mettre en place le 'plus' que les gens attendent. Un de mes amis me disaient que les marques de luxe n'ouvriraient jamais la porte en ce sens. Soit. A mon avis, d'autres le feront pour elles et cela ne fera que plus de bruits. étant donné qu'ils seront les seuls à s'exprimer. 
- vous ne contrôlez plus tout. Il faut être capable de faire machine arrière.





mardi 8 novembre 2005

Le monde à l'envers

Ruben est un des mes contacts en Colombie, rencontré lorsque j'avais participé à une foire commerciale à Carthagène l'an passé... Il vient de m'envoyer un email :
"Hola Jean, espero que este muy bien, a pesar de lo que esta pasando en su pais. [...]"
"Salut Jean, j'espère que tout va bien, malgré ce qui est en train de se passer dans votre pays..."
Là, je trouve ça très drôle.



CNN et Fox News s'en donnent à coeur joie en exhibant (grâce à la fameuse loupe médiatique) les scènes de guerre se déroulant dans notre cher vieux pays. Les autorités chinoises, japonaises... recommandent à leurs ressortissants d'être prudent si ils comptent venir à Paris en ce moment, voire de différer leur voyage. J'ai même entendu qu'un représentant du Portugal se demandait s'il allait devoir envoyer des troupes pour protéger les ressortissants de son pays.



Intéressante l'image de la France vue de l'étranger en ce moment. Vous ne trouvez pas ?





Avec Alice, c'est l'URL qu'est pas transparente

Alice Je trouve la pub d'Alice (le fournisseur de service ADSL) assez bonne.



Le mannequin est bien choisi. Le concept de transparence également. Pour que tout le monde comprenne bie, Alice est une sorte de fée clochette (à taille normale) qui rend transparent (ou translucide) tout ce qu'elle touche. On se prend à rêver qu'Alice se touche sa robe par inadvertance. Non ?



Par contre, ne cherchez pas Alice sur www.alice.com ou www.alice.fr ... Le site d'Alice c'est www.aliceadsl.fr que vous pourrez trouver par une recherche sur Google. Cette non concordance simple entre la marque et l'URL oblige juste Tiscali à dépenser un peu de budget en Adwords, et me laisse dire qu'encore une fois il y a eu une réflexion amont sur un positionnement stratégique, une promesse, la recherche (et l'arrêt) d'un nom (d'une marque) et quand tout le chantier a été lancé, quelqu'un a dû dire :  "Au fait pour Internet, on fait quoi ?"
"Ben tu déposes alice.com..."
"Ben j'peux pas, c'est déjà pris !"
"ben alice.fr alors"
"ben, non plus"
(...) "ben m... alors".



Ca ne vous choque pas qu'à notre époque des bourdes pareilles soient encore commises ?







vendredi 4 novembre 2005

Quel Triumph

Triumph Pour ceux qui auraient trop le nez dans le guidon, j'attire votre attention sur la nouvelle campagne de la marque de lingerie Triumph qui agrémente nos abris-bus et autres 4par3 en ce début de mois de novembre.



Pas un secteur facile, la lingerie, pour communqiuer face à Aubade qui (à mon avis) est loin devant en matière de communication publicitaire. Mais Triumph relève bien le défi... La précédente campagne (avril 2005 il me semble) portait sur la femme pleine d'assurances qui annonçait "Hollywood, j'arrive...". Cette campagne de novembre interpelle le passant sur le thème "tu peux mater, mais fais gaffe !".



Au fait, Messieurs, ça signifie quoi pour vous la lingerie de ces dames ? ça vous interpelle, vous stimule ? vous trouvez que ça embellit les femmes ?



Et vous, Mesdames, entre les très affriolants strings, porte-jaretelles... et les très pratiques petites culottes en coton, vous vous décidez en fonction de quoi ? Vous vous sentez plus sûre de vous lorsque vous portez su sexy ?





CEO Blogger's Club

Premier diner hier au soir avec quelques membres du CEO Bloggers Club.



Un grand merci à Emmanuel pour m'avoir parrainé (private joke : Emmanuel, tu deviens ainsi mon Ancien...). Un grand merci à Guillaume pour l'organisation de cet évènement. L'adresse est en plus super bonne et je vous recommande de la noter dans vos bookmarks rubrique restau : www.les-alchimistes.fr



J'ai pu ainsi discuter de Blogs, de RP (pas les Relations Presse, les vraies, les Public Relations...), de synthèse vocale (c'est cool et à suivre...), de généalogie, de site de recrutement (qui s'est fait racheter), de buzz marketing... bref, tout ce que j'aime, de pouvoir traiter de sujets divers et variés, le ciment restant la passion et la volonté de créer des choses (de ses mains, ou de ses neurones), d'entreprendre quoi. Cela m'a confirmé en tout cas que j'ai raison (en dépit des doutes) de persévérer pour Latinanews, et de pouvoir envisager de lancer d'autres idées.



Vous connaissez d'autres évènements (oui, je sais il y a Paris Blogue-t-il et les Fanny's parties...) qui rassemblent des blogueurs qui finalisent en vrai des rencontres initiées on-line ?








jeudi 3 novembre 2005

L'esprit Canal sur France 2 ?

Il faut aller lire http://bandedehouf.blogs.com le blog de la série qui passera à 19h50 en apéritif de la grand messe du soir.



L'info provient de culture-buzz.



[MAJ du 4 nov. 2005] : et comme Bandedehouf m'a repéré, je les "trackback"...



mercredi 2 novembre 2005

Grève des stagiaires

Les stagiaires réclament un vrai statut et le débat s'anime sur un post chez Altaïde.



En fait, je trouve que les stages sont très formateurs étant donné la décision de faire grève et manifester pour se faire entendre ;-)



Plus sérieusement, est-ce qu'il ne faudrait pas simplement supprimer le statut de stagiaire... Oui, mais alors comment fait-on quand le cursus de formation exige un stage ? Je pense qu'avec tous les dispositifs qui existent en entreprise d'aides à la création d'emplois (premier emploi, emploi jeune, CDI pour les TPE...), les nombreux statuts qui existent...etc. pourquoi ne pas envisager le stage comme un CDD ?



Cela purifierait le marché de ces entreprises qui ne travaillent qu'avec des stagiaires. Cela éviterait la suppression de postes fixes pour les faire tenir par des stagiaires tournants ...Etc .



lundi 31 octobre 2005

Blog anonyme...

L'anonymat sur le Web (mais pas seulement) n'est pas nouveau. Les emails et les premiers sites webs perso avaient permis à certains de pouvoir communiquer de façon anonyme avec toute la perversion que cela peut comporter.





La stratégie du corbeau a de beaux jours en France... Cet été, l’hebdomadaire Le Point avait publié un feuilleton en épisodes sur un "drame" politique se nouant autour de lettres d’un mystérieux corbeau. Pas un jour sans que des procureurs, juges d’instructions, journaux, mais aussi directeurs du contrôle de gestion, directeurs des achats... ne reçoivent des lettres anonymes dénonçant le voisin, celui qui s'est enrichi, le marché attribué à untel parce que "autretel" a touché une commission...









Les blogs ne pouvaient pas échapper à ce phénomène, qui permet à tout un chacun de pouvoir s’exprimer « librement », rapidement, simplement... Tubbydev propose ainsi quelques liens (http://tubbydev.typepad.com/entreprise_et_blog/2005/10/comment_bloguer.html) permettant de pouvoir bloguer anonymement, selon le niveau de discrétion que l’on souhaite adopter. L'actualité a mis en avant le fameux Journal de Max (http://www.lejournaldemax.com/) - journal satirique d'un cadre en entreprise... Alataide relevait il y a quelques temps le blog d'un cadre RH (http://altaide.typepad.com/jacques_froissant_altade/2005/10/un_blog_de_drh_.html).









Le problème des blogs est bien souvent de définir la légitimité de ce qu'on y lit. C'est l'angle qu'ont choisi les journalistes qui se considèrent seuls habilités à relater une information, ou donner un point de vue (même les moins sérieux). Cette explosion de sites anonymes ne favorise pas la crédibilité que l'on peut porter au blog. Qui parle ? au nom de quoi ? en étayant ses dire sur quels faits ? ...









Je sais bien qu'il n'est pas toujours facile de dire toute la vérité, et que ce n'est pas toujours bon. Certes, l'histoire de France est marquée de pamphlets et auteurs anonymes (mais illustres) qui se lisaient sous le manteau et ont parfois permis de faire bouger les lignes.









Connaissant le caractère français, je crains toutefois que tout cela ne dérive rapidement sur les ragots et autres bassesses qui permettent de dénoncer (il suffit de relire quelques romans de Zola pour comprendre que c'est un plaisir malsain mais nécessaire que de pouvoir se délecter des malheurs ou des difficultés des autres, ou de se trouver des excuses pour expliquer la réussite des autres...). Il me semble qu'il y a un proverbe qui dit en substance : "Dites toujours du mal, il en restera toujours quelque chose". La France ressemble à un panier de crabes. Quand il y en a un qui va sortir du seau, les autres le rattrapent pour le remettre au fond. C'est l'égalitarisme, déviance du concept d'égalité.









Pour ma part j'adore la satire, la critique, le caustique (Fluide Glacial, Le Canard, Groland...). Mais au moins, tout est clair dans ces cas-là. Je ne suis pas certains que tous ceux qui mettent en place des blogs anonymes aient l'intelligence des grands pamphlétaires anonymes. Même si certains sites peuvent parfois être amusants, je trouve qu'il y a toujours quelque chose de malsain dans ces cas là.









Il me semble qu'il y a pourtant là des opportunités pour les structures censées faire ce travail de dénonciation qui est nécessaire : les syndicats, les corporations, les associations, (même les journalistes) ...























mercredi 26 octobre 2005

Même Microsoft a de l'humour

Pascal Amiel relève cette video virale (pour faire la promo de Netmeeting) : Microsoft Live Meeting



Culture Buzz relève celle-ci qui concerne l'implication des programmeurs Microsoft : It's Showtime 



Ce qui est amusant c'est que les auteurs relèvent le ton décalé de Microsoft sur ces deux campagnes, Culturebuzz sous-entendant même que Microsoft est une institution qui ne s'engage pas normalement sur ce genre de terrain (l'auto-dérision).



Ca fait bizarre de penser que Microsoft est déjà une vieille dame pour les plus jeunes d'entre nous.



Ceci étant l'auto-dérision est une forme classique d'humour chez les angl-saxons. Surtout par rapport aux Français. Qu'est-ce que je peux rencontrer comme gens qui se prennent au sérieux en ce moment... alors qu'il n'y a pas de raisons  : soit ils sont plein d'ambitions mais sans moyens, ou sans idées... mais ils veulent qu'on fasse vite et pas cher. Bref sérieux quoi !



C'est peut-être ça la fameuses exception culturelle.





Le logo TGV m'éclate...

Tgv Surtout quand on le retourne... En fait, c'est une vieille histoire car le jour de la sortie de ce nouveau logo, c'est ma fille (4 environ à l'époque) qui me l'avait fait remarquer : "tu as vu l'escargot ?" Moi : !!!



Sinon pour être "fair-play", je trouve que les nouvelles bornes d'achats automatiques de billets sont plus ergonomiques qu'avant (même au niveau des menus proposés à l'écran) et que les bornes de changement de billet dernière minute sont d'une simplicité enfantine. Comme quoi...



samedi 22 octobre 2005

Pour les entrepreneurs

Le discours du Président de Croissance Plus à l'occasion de leur rencontre avec Nicolas Sarkozy est chez Pascal



J'adore ce passage : "CroissancePlus est le « syndicat » des Entrepreneurs, au service d’une catégorie plutôt mal-aimée dans notre pays. Je veux parler des vrais entrepreneurs, ceux qui sont dans cette salle, ceux qui démarrent avec leurs économies dans un « garage » et non pas de ceux qui touchent trente millions d’euros d’indemnités de départ quand en plus, ils échouent..."



Le reste est de la même veine. Ouf, il y a des gens qui ont des tripes, même si tout est fait pour les refroidir... Le constat est implacable : la France ne pense que grandes entreprises et Etat, et les solutions proposées sont concrètes.






Côte d’Ivoire, Armée : leçons de management

Je suis quelque peu mitigé sur l’actualité concernant la Côte d’Ivoire, après l’annonce de la suspension du Général Poncet… Je vais essayer d’expliquer factuellement la situation, puis analyser ce que l’on peut retirer comme enseignement en matière de management.







Les faits : La Côte d’Ivoire vit une situation de guerre civile depuis quelques temps, avec une fracture du pays entre le Nord (aux mains des « rebelles ») et le Sud. La France est présente dans ce pays afin de soutenir les forces mises en place par l’ONU afin de s’assurer du bon respect du cessez-le-feu négocié entre les parties. Les forces françaises étant majoritaires, on a souvent tendance à oublier le mandat de l’ONU.



Il est entendu que l’histoire de la France pèse dans la balance pour analyser objectivement la situation. D’un côté, la France est perçue comme une ancienne puissance coloniale et à ce titre peut être accusée, au moindre pet, de pratiquer l’ingérence. D’un autre côté, et pour les mêmes raisons, la France est un des seuls pays à comprendre la situation sur le terrain et capable de gérer et activer les réseaux ethniques, tribaux, politiques en œuvre dans ce type de pays pour éviter au maximum l’usage des armes.



Le mois de novembre 2004 a été particulièrement pénible. 2 avions bombardent un camp militaire français (9 soldats Français restent sur le carreau). La France détruit ces avions, ainsi que 6 hélicoptères (le lien avec la présidence de Laurent Gbagbo est établi). Des manifestations anti-françaises sont déclenchées. Les Français présents sur place sont rassemblés à l’hôtel Ivoire tandis que l’aéroport est mis sous contrôle. Devant la tension, et le risque pour nos compatriotes civils, des tirs pour disperser la foule sont effectués. Fallait-il laisser la population ivoirienne, déchaînée et incontrôlable, pénétrer dans l’hôtel … ?



Ce qui est reproché concerne toutefois un autre dossier. La mort d’un dénommé ivoirien Mahé (ayant à son actif au moins 5 morts, 9 blessés et 4 viols…) en mai dernier. Pourchassé et cerné, il fait feu. Le rapport établi alors, explique que les militaires français ont répondu. Mahé est blessé et conduit à l’hôpital. Il décède durant le trajet. C’est cette version qui est contestée…



Un officier supérieur prévient le patron de l’armée de terre le 11 octobre 2005 par téléphone que le rapport sur la mort de Mahé n’est pas exact. Michèle Alliot-Marie est informée le 12, ainsi que le grand patron des armées. L’information est transmise le même jour au procureur du Tribunal des armées qui décide d’ouvrir une enquête et envoie deux inspecteurs sur place qui obtiennent un compte-rendu écrit confirmant que le rapport ne correspond effectivement pas à al réalité de ce qui s’est passé. Ce qui s’est passé ? Nous le saurons avec l’avancée de l’enquête mais d’ores et déjà se posent plusieurs questions.



La position des armées devient de plus en plus difficile. Face à des gens qui sont en guerre (donc ne respectent aucune règle), on leur demande de se comporter comme des agents de sécurité et d’appliquer à la lettre les règles qui font la force de nos démocraties (règlements des conflits par tout autre moyen que les élans naturels).



Si il est avéré que le rapport est faux et qu’il a été présenté en connaissance de cause, on peut se féliciter de la rapidité de la décision de la ministre de la défense, dès qu’elle a été informée de ce fait. J’espère que cette décision n’est toutefois pas liée aux élections prévues le 30 novembre prochain en Côte d’Ivoire, et au travail réalisé en novembre 2004 pour limiter au maximum l’effusion de sang …



Toute la chaîne des acteurs est concernée par la décision, soit le chef de section et le chef de corps. Si l’on compare à ce qui s’est passé dans les prisons irakiennes (tortures de prisonniers), les Américains se sont limités aux acteurs de terrain sans remonter bien haut dans la chaîne de commandement. La « grande muette » fait preuve de plus de transparence qu’on ne lui en prête.



Dans le même temps, est-il humainement possible de vérifier tous les gestes et actions de l’ensemble de ses hommes (ses employés, ses collaborateurs…) dès lors que ce nombre dépasse un certain niveau. J’ai quand même l’impression que cette affaire est remontée bien haut (mais l’enquête est là et produira ses conclusions). Pour la première fois, il me semble, les subordonnés impliqués sont aussi mis en cause. Ce qui n’est pas toujours le cas… si vous êtes patron d’entreprise et que l’un de vos subordonnés commet une infraction au titre de l’entreprise, c’est vous en tant que patron qui êtes mis en cause. Rappelez-vous le patron du Club Med mis en cause pour un avion affrété, puis accidenté, par les équipes d’une des filiales.



Cela confirme toutefois que l’armée pourrait servir d’exemple à de nombreuses entreprises en matière d’organisation.



Si l’architecture apparaît très pyramidale, il n’en reste pas moins vrai que sur le terrain, les acteurs sont décideurs. Si vous confiez la garde d’un point, ce sont les hommes sur le terrain qui vont décider de l’opportunité de répliquer ou non en cas d’agression, qui vont décider du degré de force à utiliser. Etes-vous certain que les collaborateurs qualifiés de directeurs, directeurs adjoints…etc. sont réellement décisionnaires pour prendre la décision de mettre en place une opération qui relève normalement de leurs compétences, y compris de payer ? Combien de validations devez-vous obtenir avant de pouvoir dire OK à un fournisseur ?



La prise de risque est également récompensée dans les armées. On glose souvent sur les médailles remises sur les cercueils, ou simplement les blessés au combat. Objectivement, un soldat blessé ou mort a commis une grosse boulette. Normalement, il est entraîné pour que cela ne lui arrive pas. Ce que l’on reconnaît toutefois dans la décoration, c’est qu’à un moment donné, l’homme a dû aller au-delà de la procédure, s’engager, s’exposer… Combien de managers ont-ils été virés dès lors qu’ils ont pris une initiative dans leur coin (pour gagner du temps, surprendre, aller à l’essentiel…), surtout lorsqu’elle ne fonctionne pas ? Si je poussais le bouchon un peu, je dirais que le manager qui tente quelque chose devrait être augmenté. On entend souvent des discours d’entreprises qui valorisent la prise d’initiative, mais qu’en est-il en réalité ? A leur décharge, il faudrait en même temps que le grand patron ne soit pas la seule cible identifiée par la justice lorsqu’une procédure est en cours. Peut-être qu’alors certains patrons lâcheront un peu la bride.



Enfin, le fait d’assumer. Le dossier d’actualité confirme que tous les acteurs impliqués sont clairement identifiables et qu’ils assument. Ils ne resquillent pas devant leurs responsabilités. Je ne vais pas prendre en contre-exemple le monde politique, ce serait trop facile... Mais, en entreprise, combien de dossiers ai-je vu où les décisionnaires s’arrangent pour diluer le nombre d’acteurs impliqués dans la prise de décision. Si l’on est plusieurs à prendre la décision, on ne peut pas être entièrement responsable en cas de problème. Cela permet toujours de dire que l’on n’est pas le seul à devoir être impliqué si besoin (voire parfois, cela empêche tout simplement toute remise en cause de fonctionnements, de décisions) et que l’on n’est pas unique responsable. Combien de fois entend-on « mais il n’y a pas que moi… », « tout le monde fait ça… ».



vendredi 21 octobre 2005

Easywin : Danone veut gérer ses réducs

Découverte du service www.easywin.fr mis en place par la marque Danone.



Le principe :
- vous vous enregistré sur le site
- vous obtenez un identifiant (indentifiant@easywin.fr qui n'est pas une adresse email, mais vous sert pour vous identifier ensuite sur des sites marchands)
- vous vous identifiez sur des sites marchands pour faire vos courses on-line (Ooshop, Telemarket, Auchandirect, Houra)
- Dès lors que vous achetez un produit Danone sur l'un de ces sites, votre compte sur Easywin est crédité de 2,5% du montant total de vos produits Danone (5% pour la période de lancement)



Ensuite, vous pouvez disposer de cet argent (virement sur votre compte) quand vous le souhiatez. Ou votre compte "fait des petits". J'ai envoyé un email pour savoir par quelle magie (quel support financier ?) l'argent fait des petits, et à quelle vitesse (quel taux ?), mais pour l'instant je n'ai pas eu de retour précis - donc à suivre...



L'idée est intéressante et à suivre puisque Danone marque ainsi sa volonté de gérer sa politique d'offre commerciale aux clients de ses produits... Tentatives faites dans la vraie vie mais qui s'était heurtées aux relations avec les acteurs de la distrib. Peut-être que le online permettra une autre relation Client / Distributeur / Marque ?



Ceci étant, si chaque Marque, ouvre son propre système, ça va devenir difficile de faire les courses. Il va falloir s'identifier différemment selon les marques que l'on veut acheter ? (Depuis que chaque marque crée sa carte de fidélité, il faut déjà faire ses courses avec un classeur...).



A moins que Easywin ne serve de plate-forme multimarques, mais il aurait peut-être fallu que Danone associe d'autres marques dès le lancement de cette phase pilote.





jeudi 20 octobre 2005

Pub Online = Achats offline

Je vous renvoie ici pour le détail :



"Les exposés à la campagne publicitaire sur internet Carrefour "Le mois le moins cher" d'octobre 2004 ont acheté 6% de plus que les non exposés."



lundi 17 octobre 2005

Libre de se salir

Le problème pour les lessiviers a toujours été vouloir faire de la pub, mais de travailler sur un sujet difficile pour la créativité. D'où régulièrement (très régulièrement) des pubs nazes.



Logo_haut Il semble que Skip a frappé un grand coup avec sa dernière campagne en prenant le contre-pied complet. Auparavant, pour se tacher, il fallait un démonstrateur(trice) qui barbouillait le linge avec des produits que vous aviez rarement l'occasion de rencontrer en même temps : confiture + sang de boeuf + huile de vidange + ... (ou alors vraiment grosse scène de ménage !). Après une enquête révélant que les mères de famille ne sont pas si inquiètes que cela que les enfants se salissent parcequ'ils jouent, Skip joue donc la carte "Libre de se salir", sous-entendu "on est tellement sûr de notre produit que vous n'avez pas à faire attention à vos habits... vivez... bougez...". Cela permet des films très drôles (à regarder ici - je vous conseille le militaire...) et la mise en place d'un dispositif concours intéressant.   



vendredi 14 octobre 2005

Chicken run !

Tout le monde connaît l'expression "Quand les poules auront des dents...". Finalement, ce sera l'inverse. Ce sont les humains qui vont commencer à glousser...



Il paraît que la grippe aviaire débarque (via des dindes turques et des canards roumains).



Cela fait quand même plusieurs mois que les politiques commencent à nous sensibiliser au sujet. "Pas de panique. Mais on est prévoyant, donc on vous prévient... ça va faire mal, mais pas de panique". Vous pouvez continuer à manger du poulet. D'ailleurs, en ce moment, si vous demandez à un politique s'il continue à manger du poulet, il vous répondra qu'il en a mangé pas plus tard qu'hier ; quel que soit le jour où vous lui posez la question. Poule mouillée ouais !



"Il faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages"... et bien si, bientôt.
"La poule aux oeufs d'or", "Se faire plumer"... : désormais, ce ne seront plus des métaphores. 



jeudi 13 octobre 2005

Marché de la Pub en 2006

Pour la synthèse, l'article du Figaro est ici. Sinon, pour Interdeco, qui produit létude, c'est ici (avec le dossier de presse



En gros :



En France, après une année 2004 à + 4,7 et un net ralentissement en 2005 (+ 1,3), le marché devrait progresser de + 2,6. (A noter : + 26,7% en Chine + 15,5% en Russie ... on joue décidément pas dans la même cour).



2 évènements phares en 2006 qui devraient tirer le marché à la hausse : Jeux Olympiques d'hiver à Turin et Coupe du monde de foot-ball en Allemagne.



Pub_2006_1 Confirmation : la France est vraiment en retard en matière d'investissements (et sûrement de stratégie) publicitaires sur Internet.









L'étude confirme pourtant qu'Internet ne peut plus être considéré comme un média "tactique" ou "queue de budget" : "C’est pourquoi nous projetons qu’Internet va durant plusieurs années continuer à progresser de façon significative (croissance à 2 chiffres), et que sa part de marché actuelle est loin d’atteindre son « asymptote » à long terme (10%, 15% ou plus ?). Internet est un vrai grand média avec lequel il faut compter."



Plus particulièrement pour le marché français - qui est donc en retard par rapport aux autres marchés : en 2005, nous tablons sur une croissance de 30% en 2006, et peut être supérieure en 2007 quand le seuil fatidique de 50% de la population équipée sera atteint." "Le développement publicitaire d’Internet, sans commune mesure avec l’évolution annuelle de n’importe quel autre media, est aussi durable et selon les prévisions du BIPE, se confirmera dans les années à venir : après une progression de +28%



Alors moi je dis Youpi !





mercredi 12 octobre 2005

Le blog de Vichy se délocalise en Corée

Je me suis fait spammer par L'Oreal (je vois vraiment pas comment ils ont récupéré mon adresse...) qui me proposait le lien suivant :



http://www.loreal.fr/_fr/_fr/passion/full_article.aspx?sr=10&NewsId=f8fe0f7b-d93b-4a2e-8c20-9dab892d720e



Je le relaie en toute connaissance de cause (ça va permettre aux journalistes de faire des articles pépères et aux initiés de débattre...).



Ca raconte l'histoire du Blog de Vichy qui se poursuit (avec succès nous dit-on) en Corée où bloguent plus de 10 millions de personnes (1/3 des internautes). C'est surtout ce dernier point que je trouve intéressant.



Faire bouillir la marmite

Le développement c'est comme faire bouillir de l'eau...



Vous n'arrivez pas à faire bouillir de l'eau quand il vous manque :



- de l'eau (pas de marché)
- une casserole (produit ou service qui va servir à accueillir votre marché)
- du gaz ou un combustible autre (un peu de cash pour atteindre l'ébullition, puis vous pouvez diminuer)
- une étincelle (le time to market - il faut que l'eau soit dans la casserole sur la plaque et que le gaz soit ouvert)
- surtout, ne pas retirer la casserole trop tôt du feu 



C'est pas une bonne tambouille stratégique ça ?



mardi 11 octobre 2005

Chaud lapin !

Pbuk_logo Pour ceux qui veulent connaître l'envers du décor...



C'est Culture-buzz qui en parle ici et le résultat est bien évidemment ici (baissez le son si vous êtes au bureau...).



Petite(s) réflexion(s) sur le Web 2.0

Je ne pouvais pas y couper, il fallait que je m’y mette pour vous donner mes pistes de réflexions sur le Web 2.0 dont on entend parler en ce moment (quand je pense qu'il y en a qui n'ont toujours pas compris ce qui s'est passé avec le Web 1.0)...   









- « Transparence » et « Vérité ».
Vous ne pouvez plus créer des personnages fictifs, ne traiter que les bons aspects des produits ou services. A venir donc, une dichotomie de plus en plus forte entre la communication institutionnelle et la communication cliente.









- Réactivité.
Vous ne pouvez plus mettre en place des circuits de productions, corrections, validations, publications des informations. C'est trop long. Et la forme et le fond ne répondent plus aux attentes de vos "amis".



Vous agissez puis parce que vous provoquez des réactions, vous réagisse (situation de Beta Test permanent).









- Clients.
Vos clients mécontents ne s'adressent plus à votre service client. Ils écrivent sur leur blog. A vous de les repérer et d'engager la discussion avec eux. Si vous ne le faites pas, vous risquez de voir l'information se propager à vitesse grand V et prendre des proportions démesurées.



Vous n'existez pas parce que vous êtes présent sur le web (ou bien référencé) mais parce que vous clients parlent de vous.









- Communauté.
Vous devez faire partie de la communauté de vos clients (et prospects), partager leurs centres d'intérêts, savoir vous exposer à la critique. L'idéal est d'être le fédérateur de cette communauté. Vos clients vous défendront si besoin.



Ce sont vos clients qui vous aident à finaliser vos produits (vous pouvez tenter toutefois de les surprendre; un nouveau produit n'est pas toujours une demande du marché - cf. l'invention de la souris d'ordinateur par exemple).





Voilà, il y a sûrement des choses à compléter (n'hésitez pas) mais ça entrouvre quelques pistes de réflexions... (j'espère). 





























Ré-ouverture de la chasse ?

J'ai été appelé. Quelque part, ça fait du bien d'exister :D



vendredi 7 octobre 2005

Les bonnes pubs du moment

Cela faisait longtemps qu'il n'y avait pas eu de bonnes pubs à la TV.



Mon coup de cœur du moment :
- Club Med (surimpression de visage sur paysages)
- Renault (la nouvelle Clio 3; les voiture ont une âme...)
- TGV (farandoles de voyageurs se déplaçant en toute transparence)



Et vous ?



Nota : Je continue à regretter qu'avec les moyens technos actuels, les spots TV ne soient pas relayés sur le Web...



jeudi 6 octobre 2005

Elle fait plus que son prix

La dernière pub TV pour BMW est un peu étonnante :



- 2 cadres se font bouler de leur demande d'augmentation
- l'un des 2 propose à l'autre de le raccompagner
- le deuxième découvre la nouvelle voiture de son collègue et rétorque à ce dernier qu'il ne peut pas croire qu'il n'a pas eu son augmentation, pas beau de mentir, il est en train de perdre un ami
- Chute : nouvelle BMW série truc, elle fait plus que son prix, seulement 37.500 euros



  • Arrghh 1 : je ne sais pas combien de smics ça fait, mais ça me paraît un peu déplacé


  • Arrghh 2 : je ne suis pas certain que la cible qui acète des BMW se soucient du prix (ou alors si les riches se mettent à devenir pingre)


  • Arrghh 3 : si le but est de toucher la cible de ceux qui ont les moyens mais qui pensent qui ne les ont pas, je ne suis pas certain que l'axe Prix soit le meilleur. L'axe choisi par Mercerdes un peu plus fin je trouve, en prenant l'exemple d'un enfant qui s'achète sa Mercedes - Il n'est jamais trop tôt... sous-entendu : pas la peine d'attendre sa fin de carrière bedonnante pour pouvoir se payer une voiture de luxe.




Publicité dans les jeux vidéos

A priori, c'est un support qui fonctionne bien si l'on en croit D. Kiley : http://www.businessweek.com/the_thread/brandnewday/archives/2005/10/video_gamers_li.html?campaign_id=rss_blog_brandnewday



Nota : l'auteur a dû bégayer en mettant en ligne son article, il y a 3 fois le même paragraphe - ou alors, c'est un nouvel effet de style.





Présentation du 06 octobre 205 - Blogs et entreprises

Démonstration de simplicité de publication (y compris la mise en ligne de la bobine du grand manitou...) Christophe_lamand



mardi 4 octobre 2005

La sclérose en claques

On parle beaucoup de développer et favoriser l'innovation en France, de la prise de risques, de l'initiative...etc. Que ce soient les politiques, les entreprises...etc.




J'en viens à me demander s'il est raisonnable de prendre des risques, d'oser tenter en France.




Dans le fonctionnement de l'entreprise, la stratégie du parapluie (héritage de la culture des transfuges de l'administration) veut que vous obteniez des ordres de vos supérieurs (on se met en position d'exécutant pour ne pas être responsable) et que vous donniez des indications à vos subordonnés (comme ça, vous pouvez toujours leur expliquer qu'ils n'ont rien compris).




On peut constater cela dans les annonces d'emplois qui précisent bien souvent vous avez 10 ans d'expériences et vous voules continuer à faire ce que vous faites, mais ailleurs... venez chez nous. Cela peut aller jusqu'au stagiaire (stage = apprentissage) à qui l'on demande s'il a déjà fait ce pourquoi il voudrait faire son stage.




On pourrait multiplier les exemples...




Idem dans le fonctionnement inter-entreprise.




Vous avez un produit ou un service à vendre. Dans ce cas, il vous faut justifier de l'ancienneté. Oubliez : "ben, c'est à dire, on a pensé que notre idée était bonne - et a priori elle vous convient, donc il faut un début à tout..." Si cela ne fait pas 15 ans que vous exercez et que vous n'avez pas déjà plus de 5 références clients, vous ne pourrez pas passer. On peut ainsi vous demander que votre business plan intègre des intentions d'achats. C'est un peu le chat qui se mord la queue du serpent, non ?




Le pire que je constate actuellement concerne le secteur des prestations intellectuelles. Il vous faut être dans la bonne case sinon vous ne pouvez concourrir. Je viens d'en faire l'expérience avec une fédération sportive qui souhaite développer la fidélisation auprès de ses actuels adhérents et le recrutement auprès de 2 cibles jusqu'ici mal exploitées. Par rapport à une enseigne de distribution, je ne vois pas grande différence comme problématique. Après, il faut s'adapter au terrain. J'avais oublié que lorsque vous êtes dans la case "Distrib", vous ne pouvez pas jouer dans la case "Sport".




Pourtant 1 : intelligence vient (il me semble) de "inter ligere", établir des liens...


Pourtant 2 : je ne baisserai pas les bras (non mais !).


lundi 3 octobre 2005

vendredi 30 septembre 2005

c'est comme au monopoly

La Tribune explique les échanges de magasins entre Carrefour et Tesco :



"Le géant français de la distribution acquiert six magasins taïwanais auprès de Tesco pour 132 millions d'euros. En échange, le Britannique lui reprend quinze sites situés en République Tchèque et en Slovaquie ... "



ça rappelle vraiment les discussions au monopoly quand toutes les rues ont été achetées et que l'on troque et négocie pour avoir les couleurs complètes.... En fait, les hommes d'affaires sont de grands enfants. Tant qu'ils ne jouent pas à Risk...