mardi 24 mai 2005

Ce qu’il va vraiment se passer si le non au référendum sur la Constitution passe.



C’est vraiment le sujet qui préoccupe tout le monde en ce moment, cette Constitution. Toutefois, c’est la dernière fois que j’écris là-dessus.



Il faut malheureusement s’interroger sérieusement sur les suites si le non est majoritaire le 29 au soir. On nous parle de plan B, de plan C…



Il faut tout de même se remettre en mémoire qu’à ce jour 9 pays ont d’ores et déjà validé l’adoption de cette constitution, que ce soit par voie référendaire ou parlementaire. La position française consistant à expliquer que le non français va permettre de relancer un processus pour renégocier le texte pourrait prêter à sourire, si l’on considère que c’est une nouvelle preuve du nombrilisme de ce cher vieux pays. Toutefois, je suppose que cela doit commencer à agacer sérieusement nos partenaires européens qui ont déjà accepté ce texte. La position française signifie donc que le non français a plus de poids que le oui d’ailleurs ?



Je pense que les suites qui vont concrètement se mettre en place dans le cas où le non français est majoritaire sont les suivantes :



1 – L’Union Européenne aura une réalité politique entre les pays qui ont dit oui au texte ;
2 – Si la France doit se re-prononcer sur un texte, ce sera sur le même texte. Ou plutôt, on aura un référendum qui ne portera pas sur le texte de la constitution européenne, mais sur la volonté de la France d’adhérer à l’Union Européenne (et son organisation juridique existante au travers de la Constitution) ;
3 – Le temps que nous réglions cette situation, les députés français au parlement européen n’auront plus qu’un avis consultatif ; les ministres et le Président n’auront plus qu’un avis consultatif aux différents conseils.
4 - Si la situation traîne, les mécanos industriels se mettront en place sans la participation de la France...



Bref, la France se retrouvera dans la même position qu’un pays demandant à intégrer le noyau dur de l’Union Européenne, nouvelle mouture, régie par la Constitution européenne.



Les syndicats pourront continuer à faire pression sur les politiques pour conserver nos fameux services publics. Mais ces mêmes entreprises (RATP, EDF…) devront plier bagage des positions internationales qu’elles ont commencé à prendre (RATP à Londres, Barcelone… ; EDF en Italie, Espagne…). Cela n’augure rien de bon sur le plan économique.







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