mardi 28 juin 2005

26 juin 2005, l’anniversaire oublié… Joyeux anniversaire l’ONU !



C’est assez triste à dire (et en même temps révélateur de notre situation actuelle de pays qui se rétracte), mais personne n’a souhaité un joyeux anniversaire à l’ONU, ce 26 juin. Dommage, 60 ans c’est un bel âge. Enfin, pour être plus exact, rien dans la presse française… on trouve des articles en Suisse, au Canada, en Italie.



Je me rappelle avoir fait il y a quelques années une note sur l’ONU (ce devait être en 1995, à l’occasion des 50 ans) lors de mes cours du soir pour préparer le concours du préparatoire ENA (Finalement, j’ai quitté l’administration). Comme il n’y avait pas de blog à l’époque (j’installais alors mon premier Intranet…), et que j’ai déménagé 2 ou 3 fois depuis, je pense que j’ai dû jeter cette note. Le sujet était de savoir si l’ONU avait rempli sa mission de paix. Difficile à dire. Je pense que le plan devait s’articuler traditionnellement d’un côté « oui », d’un côté « non », pour conclure que globalement « oui » en esquissant des projets de réforme qui si ils étaient mis en œuvre permettraient de renforcer le rôle de cette vénérable institution.
Alors, où en est-on ? Une lecture du communiqué de l’ONU permet de faire un point. Selon le Secrétaire Général : « Nous avons connu de nombreux succès. Nous avons préservé la paix en de nombreux endroits. Nous avons aidé à banir la rougeole et la polio de la plupart des pays. Nous avons donné à des millions d'enfants une éducation dont leur parents n'auraient pas même pu rêver. Nous avons aidé à organiser des élections, de l'Afghanistan au Burundi. Et nous avons apporté une assistance aux victimes de catastrophes telles que le tsunami dans l'océan Indien ».
« Nous avons connu des échecs. Le pire, peut-être, a été notre échec collectif à empêcher le génocide au Rwanda ».
« Aujourd'hui, entrés dans un siècle nouveau, nous affrontons de nouvelles menaces et de nouveaux défis, en même temps que s'ouvrent de nouvelles opportunités ».
Je crois toutefois que le comportement américain de ces dernières années a fait énormément de mal aux ambitions des signataires de San Francisco en 1946…



Ainsi, en Septembre prochain, les 191 membres de l’ONU se réuniront à New-York pour essayer de relancer la machine, à partir du rapport préparé par l’actuel Secrétaire Général, Kofi Annan : « Dans une liberté plus grande: vers le développement, la sécurité et les droits de l'homme pour tous » qui permettra aux membres de débattre sur différents objectifs, avec en toile de fond la volonté de donner à l’ONU les moyens de jouer son rôle.



1 – Vivre à l’abri du besoin : « La profusion sans précédent de ressources et de technologies actuellement disponibles fait de nous la première génération qui peut réellement faire du droit au développement une réalité pour tous et mettre l’humanité entière à l’abri du besoin. » Mais les débats vont faire rage sur les notions de développement durable, de financement, de droit du commerce international.
2 – Vivre à l’abri de la peur : « Il faut transformer l’Organisation des Nations Unies en cet instrument de prévention des conflits, ce qui a toujours été sa vocation, en suivant certaines grandes orientations et en concrétisant les actions institutionnelles nécessaires » Nul doute que les Etats-Unis torpilleront ce sujet.
3 – Vivre dans la dignité : « Aussi, faut-il renforcer le cadre normatif développé de manière spectaculaire au cours des 60 dernières années. Mais, plus important encore, il faut prendre des mesures concrètes pour limiter l’application sélective, la mise en œuvre arbitraire et l’impunité. Le monde qui a légiféré doit maintenant passer de la théorie à la pratique. » ce qui impose des textes plus forts sur la primauté du droit, les droits de l’homme, un fonds pour le développement de la démocratie.
4 – Renforcer l’organisation des Nations Unies : réforme de toutes les structures, notamment le Conseil de Sécurité qui doit être « plus largement représentatif des réalités géopolitiques modernes ». La France va devoir se cramponner à son siège… à moins que l’on propose un poste commun pour l’Europe, mais là, il faut pas rêver.



Ce sera effectivement l’occasion de redonner du poids à l’ONU. Dans le cas contraire, la situation qui s’est développée avec l’intervention des Etats-Unis en Irak risque de n’être que le prémisse d’une longue séries de catastrophes.



En attendant, bon anniversaire l’ONU !







lundi 27 juin 2005

Bonne journée professionnelle.



L’accord a été trouvé. Je démarre au 1er juillet une collaboration avec une Agence de Com pour tout ce qui concerne le développement commercial…





Triple contentement :



1 – Je suis issu d’un lycée (Prytanée) qui a essaimé dans tous les secteurs d’activité. Historiquement, c’est un lycée qui produisait en majorité des militaires. Mais les temps changent. Ce qui reste, ce sont les valeurs des gens qui sortent de cette école : honnêteté, franchise, sérieux, blagueurs, collectifs… Avec quelques uns, nous avons fait le constat il y a quelques temps que le réseau était très mal organisé sur le plan professionnel. Nous avons donc profité du site Viaduc pour amorcer un début de structure permettant de nous connaître les uns les autres, et éventuellement de nous prêter main forte. C’est à cette occasion que j’ai rencontré le DG de l’Agence puisqu ‘il devait être en terminal lorsque je suis rentré en seconde (d’ailleurs, je suis sûr qu’il m’en a fait voir à l’époque…).



Donc, le réseau commence à fonctionner et devrait être très intéressant à terme.





2 – Je me rattrape aux branches, mais cette rencontre vient aussi du fait que je viens de bosser ces derniers mois sur un projet de création d’entreprises concernant une offre de Print personnalisé. Je n’ai malheureusement pas assez fait attention à l’environnement et me suis aperçu un peu tard que j’allais avoir du mal à me faire payer la prestation concernant le montage du Business Plan, que finalement je n’aurai pas de parts dans la structure en création, que rien n’était prévu pour assurer le financement du développement commercial… Comme de nombreuses fois, je démarre et fonce tête baissée pour m’apercevoir après coup que les autres restent sur la ligne de départ…



Donc, j’ai encore un peu mûri mais qui ne tente rien n’a rien, et je me demande : A force d’échecs, on approche du succès ( ?)





3 – On dit des gens qui se font tout seul, qu’ils se font à la force du poignet. Je trouve que ça fait un peu branleur comme image, mais c’est vrai que rien ne me disposait à faire ce que je fais depuis quelques temps sur le plan professionnel. A l’origine, j’étais fonctionnaire…. Maintenant, j’ai créé une petite entreprise développant des actions de communications sur tous sujets économiques concernant l’Amérique Latine, et je démarre une collaboration pour contribuer au développement commercial d’une des agences ayant un fort potentiel de développement.



Donc, je suis pour ces changements d’activités, ces opportunités à saisir, et surtout savoir conserver son intégrité – être en phase entre ses discours et ses actes.





Bon par contre, je vais devoir gérer une pression pas possible liée aux résultats. Ce qui m’inquiète, ce ne sont pas tant mes capacités à frapper et ouvrir des portes, mais à tomber sur des interlocuteurs somme toute bien au chaud, confortablement installé dans leur entreprise et qu’il va être difficile de faire bouger dans un délai très court.











samedi 25 juin 2005

Condamnation étonnante



Le verdict est tombé pour le prêtre-médecin François Lefort... "Le prêtre-médecin François Lefort, ancienne figure du monde de l'aide humanitaire, a été condamné à huit ans de prison pour viols et agressions sexuelles sur des mineurs au Sénégal et en France en 1994 et 1995." J'ai du mal à comprendre cette sentence. L'avocat général avait requis 15 ans. Etant donné les actes d'accusations, la peine encourue était normalement de 20 ans. Alors pourquoi 8 ans ? Cela fait à peine plus d'1 an pour chacun des mineurs violés. Sans compter l'ensemble des charges qui militent pour une condamnation maximale : prêtre (donc une sorte de guide de l'âme et de l'esprit), médecin (un guide pour le bien être), humanitaire (un guide faisant le lien entre le Nord et le Sud).



Extrait de la dépêche :
"Vous ne le jugerez pas parce qu'il a trahi ses engagements religieux, mais vous vous souviendrez qu'il s'en est servi comme bouclier. Vous ne le jugerez pas parce qu'il a trahi son serment de médecin mais vous vous souviendrez qu'il s'en est servi pour approcher ses victimes", a dit l'avocat général aux jurés.
"Vous ne le jugerez pas parce qu'il a trahi ses engagements humanitaires mais vous vous souviendrez qu'il s'en est servi pour abuser et trahir ceux qui l'ont soutenu", a-t-il ajouté.


Alors quoi ? 8 ans, c'est très déstabilisant comme verdict. Cela donne l'impression que les jurés reconnaissent la culpabilité mais qu'ils ont quand même quelques doutes. Soit on est coupables, soit non. Mais ce verdict mi-figue mi-raisin me laisse perplexe.

A moins (et là, on serait dans l'horreur pleine et entière) que la nationalité des plaignants ait joué en faveur de cette condamnation très légère (?)







jeudi 23 juin 2005

Les études (in)utiles…



La presse se fait l’écho (hier) des résultats d’une étude qui conclue que la pratique d’une demi-heure par jour en moyenne d’efforts physiques (exemple marcher un peu dans la journée…) permet de réduire les risques de cancer, ou autres maladies mortelles.



Quelle surprise ! Donc, lorsque vous faites un peu bouger vos muscles, cela vous permet de vous maintenir en bonne santé ?



Il y a quelques mois, une étude avait conclu que les gens qui fréquentaient régulièrement des amis avaient une espérance de vie supérieure à la moyenne… Là encore quel étonnement que de se rendre compte que lorsque l’on procède à des échanges réguliers, cela permet d’activer un peu la bonne humeur, les neurones…



Peut-être que l’on devrait faire des études pour se rendre compte que de manger équilibré permet de ne pas grossir, que de lire des romans permet de maintenir, voire de développer, un certain niveau d’intelligence, que de voyager permet de diminuer l’égocentrisme et nos petits problèmes de gens civilisés… ? Ce qui est incroyable, c’est de devoir faire des études pour produire de tels résultats. Où est passé le bon sens ?



On retrouve cette logique dans le travail où l’on en est rendu à proposer des stages pour que les employés qui ont des fonctions de services « apprennent » à dire bonjour, au revoir, merci, garder le sourire, prendre en compte les besoins du client…







mercredi 22 juin 2005

Enquête du MIT sur les Blogs



Le MIT réalise une enquête (c'est en anglais) qui concerne les auteurs de Blogs...



This is a general social survey of weblog authors being conducted at the MIT Media Laboratory. For more information about the survey, please read the detailed description. It is open to anyone who would like to participate.



Take the MIT Weblog Survey







lundi 20 juin 2005

Je n’aurais pas mieux dit



Faisant partie de ces gens qui essaient de développer des projets d’entreprise, mais qui ne font pas encore partie de ce 1/10 de créations qui font des succès (rien n’est encore perdu…), mes diverses expériences m’ont amené à certains constats :



- Quand on a une idée, il faut la pousser jusqu’au bout. Le seul truc, c’est d’arriver à s’arrêter lorsque cela doit se conclure par un mur. Mais il n’y a rien de plus insupportable que ces gens qui ne passent pas à l’acte, partant du principe que « ça ne marchera pas »…
- Ce qui est encore plus insupportable, ce sont les gens qui sont à votre chevet et vous disent « je te l’avais bien dit »…
- Il n’y a pas d’idées révolutionnaires. Il ne faut donc pas avoir peur de la concurrence, ou de savoir par avance que l’on va se frotter à d’autres gens qui ont eu la même idée. Toutefois, il faut trouver sa position pour que le positionnement soit distinct des autres.
- Il ne faut pas avoir peur de parler de son idée à d’autres. Contrairement à ce que beaucoup vous diront, vous ne vous ferez pas piquer votre idée. Le simple fait de l’avoir eue et d’en parler vous permet de disposer du pas d’avance…
- Il n’y a pas d’idées révolutionnaires… mais il faut constamment être à l’écoute de son environnement et de ses propres réactions devant ce qui nous interpelle. Les pensées type « il faudrait que… », « pourquoi est-ce qu’on ne propose pas… » sont le début d’une idée d’offre de services. Mais après, je vous renvois au premier point. Il y a tellement de gens qui sont plein d’idées mais qui ne font rien…



Je pense qu’il faudra que je complète cette note, car je sais qu’en y réfléchissant, je trouverai encore de nombreuses remarques. Mais au détour de mes lectures, je viens de tomber sur une note de Loic Lemeur, qui correpond sur de nombreux points à mes analyses, mais comme c'est beaucoup mieux dit que je ne l'aurais fait, je vous invite à consulter sa note :



http://www.loiclemeur.com/france/2004/10/cr233er_votre_e.html







samedi 11 juin 2005

Les choux et les carottes…



Le Web a ceci de formidable qu’il permet de laisser des traces électroniques lorsque des internautes consultent un site. On peut donc savoir si un lecteur a lu telle ou telle page, s’il a cliqué sur tel lien, d’où est-ce qu’il est arrivé…



Au début de la publicité sur Internet, le schéma économique était une réplique de ce qui se faisait sur les autres médias : le coût d’affichage est calculé en fonction du nombre d’affichage des pages où sont placés les publicités (Coût pour Mille Impressions ou CPM).



Rapidement toutefois, les annonceurs se sont dits que puisque l’on pouvait savoir si un lecteur cliquait ou non sur un publicité, alors il fallait rémunérer le support uniquement lorsque le lecteur réagissait à une publicité (Coût par Clic ou CPC).



Le problème, c’est que même si le lecteur ne clique pas sur une animation publicitaire, il n’en reste pas mois qu’il voit la marque. Inconsciemment, il l’enregistre. Même s’il n’agit pas sur le coup, il est possible que cela ait un impact sur une décision bien plus tard, et en d’autres circonstances. Or la reconnaissance d’une marque fait partie des éléments pris en compte pour définir la valeur d’une société. La marque possède une valeur en soi.



De deux choses l’une. Ou bien, il faut créer un Grand Mouvement (c’est mon côté Français qui aime les grands mouvements révolutionnaires type Don Quichotte) pour stopper ce mode de rémunération au CPC, ou tout du moins en limiter les possibilités à des cas très précis. Ou bien, il faut revoir le mode de facturation des publicités sur les autres médias. Comment mesure-t-on qu’un lecteur d’un journal passe par-dessus toutes les pages présentant de la publicité ? Comment mesure-t-on qu’un téléspectateur profite de la coupure pub pour aller aux toilettes ou à la cuisine ? Lorsqu’elle diffuse une publicité pour un opérateur téléphonique, est-ce qu’une chaîne de télévision est payée parce que les spectateurs passent commande de l’offre proposée ?







Encore un constat d’immobilisme



J’ai déjeuné récemment avec une amie qui vient de planter sa boîte, au bout de 2 ans… Elle a compris son erreur, ce qui est déjà très bien, mais là n’est pas le sujet.



Elle s’était lancée dans l’import / distribution de meubles et produits asiatiques. Première difficulté avec les VPCistes et la nécessité, dans la mesure où le produit intéresse, de prévoir 2 ou 3 ans avant de pouvoir gérer les premières commandes… Donc, pendant ce temps là, il faut trouver d’autres circuits de distribution. Il faut diversifier.



C’est ce qu’elle a fait à coup de petits produits qu’elle a finalement directement proposés à des boutiques spécialisées. Lors du premier été, étant en Italie pour quelques jours, elle en profite pour présenter ses produits dans un des magasins spécialisés. Rapidement l’Italie a représenté 2/3 de son chiffre d’affaires, avec des montants par commande 3 à 4 fois supérieurs à ceux traités en France.



Il ne s’agit pas ici de tracasseries administratives, de droit du travail…etc., mais simplement de devoir affronter un marché frileux, et petits bras.



Anecdotique, mais la revue Challenges de cette semaine propose du reste un dossier sur les Français qui ont fait fortune à l’étranger… à se demander ce que donnerait un tel dossier concernant des Français en France.







mercredi 1 juin 2005

La France passe en 4-4-2



La France, adepte depuis un certain temps d’une organisation de jeu en 5-4-1 vient de changer sa pratique et va nous offrir une solide équipe en 4-4-2, avec 2 attaquants en pointe, chacun dans un registre différent.





Le premier attaquant, le plus en pointe, est issu du circuit des qualifications à l’issue d’une invitation. Il n’a jamais été sélectionné directement par voix populaires, mais il est tellement intelligent, que cela aurait servi à quoi ? Altier, élégant, il excelle surtout dans le jeu de tête. Mais à ce sport là, c’est tout de même essentiel. Quelques belles actions dans sa carrière comme ce discours à l’ONU à propos de la guerre d’Irak, mais quelques beaux loupés comme cette dissolution qui devait mettre un terme aux querelles intestines de la droite (remarquez, dis comme ça, c’était plutôt réussi). A noter que comme Cantona, ce joueur manie avec élégance le verbe et la poésie, même si l’on a un peu de mal parfois à les suivre (tous les deux sont capables d’envolées lyriques autour du thème des mouettes).





Le deuxième attaquant, petit, nerveux et teigneux, devrait normalement apporter son soutien en déplaçant le jeu à l’aile, mais il n’est pas exclu qu’il cherche à se mettre en valeur et ne résiste pas à la tentation d’exposer ses qualités individuelles, ce qui le rend parfois insupportables de ses camarades de jeu qui trouvent qu’il monopolise trop le ballon à son compte.



On ne sait toutefois pas à l’heure actuelle si le jeu sera plus offensif qu’auparavant, la période des matchs de qualifications avant les plays-offs (l’élection finale) n’étant jamais propice à la prise de risques.