lundi 4 juillet 2005

A propos d'interculturel, la fleur au fusil ...



Je suis allé fêter le départ prochain d’un ami pour Hong-Kong où il va assurer différentes missions consulting pour 2/3 ans à partir de cet été.





J’avais démarré l’an passé, avec un copain spécialiste de ce sujet depuis une dizaine d’années, la création d’un cabinet de formations concernant la gestion et la maîtrise de l’interculturel. L’idée était assez simple. Les différentes cultures sur la planète ne fonctionnent pas de la même manière s’agissant du rapport au temps, à la hérarchie, aux relations interpersonnelles, au style de communication… Il paraissait logique que cela soit un sujet de préoccupation pour les RH, en ces temps d’affrontements globalisés. C’était oublier un peu vite la certitude et le tropisme des Français.





Nous avions mis en place une méthodologie de formation et bâti un réseau d’une soixantaine de consultants, chacun étant spécialisé sur un pays / métier. La prospection commerciale était assez frustrante. Les rendez-vous s’obtenaient assez facilement, les discussions assez débridées et trouvant toujours un écho favorable. Tous avaient connu de près ou de loin des problèmes liés à des expatriés, des cadres internationaux plantant un sujet par manque de compréhension des réactions de leurs interlocuteurs… En revanche, s’agissant du passage à l’acte de mettre en place un véritable process de formation, ou au moins sensibilisation : NADA ! Donc, nous avons préféré stopper l’activité en septembre dernier.





Donc, lors de cette soirée, j’apprends que cet ami a pensé à moi récemment car ils ont eu un véritable problème sur un de leurs projets (merci d’y penser quand c’est le feu mais trop tard !). Et lui-même ? Et bien, il part la fleur au fusil… Il ne sait pas comment cela fonctionne à Hong-Kong, ou en Chine : comment on prend contact ? comment on négocie ? comment on manage ? est-ce qu’on fait des cadeaux ? selon quel protocole ? …etc.





Peu importe à sa société que cette situation lui fasse pêter les plombs sur place ou d’autres réactions. La direction dira dans ce cas là que ce n’était pas la bonne ressource…





Comme il faut toujours essayer de positiver, je lui faisais remarquer que c’est lorsqu’il y a le moins de visibilité, que c’est le plus intéressant en termes de compétition, remise en cause, gestion du stress… mais je dois reconnaître qu’il faut être un peu câblé pour cela. J’espère que tout se passera bien pour lui et que ce sera l’opportunité de mettre en perspective le mode de fonctionnement à la française.





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