vendredi 26 août 2005

La lutte selon MEL

Si vous ne l'avez pas remarqué, c'est bientôt la rentrée. Donc, tous les annonceurs ont préemptés les panneaux d'affichages et chacun nous promet une rentrée où nous pourrons profiter des meilleurs prix.



MEL nous livre donc le pourquoi de sa nouvelle campagne de communication "Aujourd'hui, la lutte c'est le pouvoir d'achat". Il y a pourtant des choses qui me chiffonnent dans cette campagne.



Img_blog_250805_culotte A première vue, en découvrant les affiches, on se dit effectivement que le ton est décalé, un peu provoc. On sent le volontarisme de l'enseigne qui se bat pour les prix.


La meilleure preuve ? Le déodorant est à partir de 1,36 €, les 8 piles 1,5V à 1,60 €, la culotte en coton à 4,15 €...


En fait, en voyant les prix de ces produits, je me suis vraiment demandé si c'était cher ou pas. Vous connaissez le prix de votre tube de dentifrice ou de votre bouteille de shampoing pour immédiatement percuter et vous dire que ce n'est pas cher ? Moi j'avoue que je n'en sais rien. Pour la culotte en coton, j'ai demandé à me femme qui m'a dit avoir trouvé...bon, je garde ça pour moi. Par rapport à Carrefour ou Auchan par exemple qui bombarde à la radio des promos sur des jeans à 4 € environ, je trouve que le choix des produits n'est pas très judicieux.


Img_blog_250805_deodorant_1


La note de MEL éclaire un peu plus sur le fait que cette campagne vise également un autre objectif qui n'est pas forcément le consommateur, mais le combat législatif et les débats autour de la loi Galland.


Tout ça mis bout à bout, je me demande si finalement cette campagne ne fait pas un peu combat d'arrière garde (le choix des références photos) : pas très actuel comme combat de prendre des représentations qui font référence à Mai 68, période dont on mesure au fil des années les conneries engendrées par cette explosion sociale. Si le but du combat c'est d'annoncer que même pour les produits de base, il faut désormais se serrer la ceinture, ça va pas forcément nous remonter le moral et aider de Villepin à gagner son pari des 100 jours. Si le but, c'est juste de dire on continue à se battre pour ne plus se voir dicter notre politique commerciale par l'Etat, j'adhère, mais je ne suis pas certain que ce soit judicieux de prendre prétexte des consommateurs pour faire passer ce genre de messages.



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