mercredi 3 août 2005

Mets de l'huile



Annonce de l'entrée en vigueur d'une nouvelle forme de contrat permettant au chef d'entreprise de le rompre pendant une période de 2 ans sans justification.



J'entends partout les cris d'horreurs de la contestation (développement de la précarité, les patrons qui vont pouvoir s'en mettre plein les poches, impossibilité d'obtenir des prêts bancaires, voire impossibilité de faire des enfants - si, si, je l'ai entendu, sous prétexte qu'une situation précaire empêche de "programmer" la venue d'un enfant)...



Ce que je retiens :



- au moins une décision a enfin été prise depuis plus de 20 ans que les blocages sont analysés...
- il faut rappeler que cette mesure ne concerne que les entreprises de moins de 20 personnes. Ce sont les entreprises où la décision d'embaucher est la plus difficile du fait des tensions permanentes qui existent sur la trésorerie, de l'impossibilité donc de recruter la mauvaise personne, de se retrouver pieds et poings liés dès lors qu'une embauche est validée. Une embauche est un investissement, un pari sur un développement de croissance. Si le développement ne correspond pas aux attentes, il est quand même regrettable que l'embauche d'une personne risque de planter comlètement la boîte. Donc, pour ma part, cela me semble aller dans le bon sens que de fluidifier ces freins à l'embauche.
- le nouvel embauché ne se retrouve pas pour autant à la rue : indemnités et droits assedic perdurent, voire seront meilleurs que ceux qui peuvent être accumulés dans le cadre de CDD
- on trouvera sûrement des patrons tordus qui inventeront des systèmes pour abuser, mais cela existe déjà (abus d'intérimaires, abus de CDD, exploitation des primes pour les jeunes, pour les vieux...). Ce ne sont en général pas des sociétés qui ont une durée de vie très imoprtante, ou un développement économique viable (trop de turn-over, mauvaise ambiance...). Dans une entreprise de 20 personnes, un minimum de relations personnelles existent forcément entre tous les employés de cette société. Il n'est jamais facile de devoir se séparer d'une personne. Et le leitmotiv d'un entrepreneur, c'est de développer son affaire, pas de jouer avec des variables d'ajustements...
- la peur de perdre son emploi est intimement lié à la diffculté de retrouver un emploi. On a jusqu'à maintenant surprotéger la position du salarié, jusqu'à créer cette difficulté pour le chef d'entreprise de recruter. Au vu de la situtation actuelle, pourquoi pas équilibrer la balance ? Si je perds mon emploi, mais que je suis assuré d'en retrouver un, c'est beaucoup moins traumatisant. Si je crée un emploi mais que je peux replier la voilure si nécessaire, pourquoi ne pas tenter le développement ?



Je sais que le sujet va être sensible et exploité par certains politiques et syndicats sur le thème de la peur du grand méchant loup, mais ayant connu les grandes entreprises (c'est d'ailleurs là en général que j'ai vu les contournements au droit du travil les plus mesquins), les petites, les créations... je trouve que c'est plutôt une bonne chose que de mettre un peu d'huile dans les rouages.







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