jeudi 11 août 2005

Principe de précaution

Imaginez qu'à la suite d'un accident de voiture, on immobilise toutes les voitures du même modèle. Qu'à la suite d'un crash aérien, on immobilise tous les avions du même modèle.



Vous vous dites "n'importe quoi" !



C'est pourtant ce qu'on vient de nous servir avec les canadairs pendant 10 jours, à l'issue du crash qui s'est produit en Corse, avec toutes les incohérences dans ce genre de situation :



- pour les pilotes : ce ne peut pas être la faute des pilotes
- pour le constructeur : ce ne peut pas être un problème technique
- pour les autorités : tant que nous ne connaîtrons pas les raisons, nous n'autoriserons pas la reprise des vols. Il y va de la sécurité des pilotes.



Finalement, on ne connaît toujours pas l'origine du problème. Il a fallu attendre que tous les avions soient contrôlés pour reprendre les vols (pourquoi ne pas remettre en vol un par un dès lors que l'avion est contrôlé ?). Hier à 11 heures et quelques, 6 avions sur 10 étaient contrôlés (donc 10 jours environ pour aboutir à ce résultat; soit 1,66 jour par avion). Hier à 14 heures et quelques, tout était OK (donc 4 avions contrôlés en 3 heures...).



Pendant ce temps là, ça a bien brûlé au sol...





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