dimanche 11 septembre 2005

11/09

4 ans après, que de boulversements. Difficile toutefois pour les Etats-Unis de commémorer cette date alors que le souffle de Katrina n'a pas encore révélé tous ses effets. Depuis cette date, on peut toutefois retenir quelques points.



Le régime des Talibans s'est effondré après une intervention américaine en Afghanistan. Ce qui est une bonne chose en soi. Mais l'objectif de cette intervention était de démanteler le coeur stratégique d'Al Qaida. Non seulement Ben Laden n'a pas été arrêté, mais les attentats qui se sont produits depuis (Bali, Madrid, Egypte, Londres...) confirment que le réseau terroriste est encore sur pied.



Saddam Hussein a été démis de son poste. Un tyran de moins, mais à quel prix et pour quel objectif. Toute la bonne volonté des hommes politiques depuis 1945 de traiter le maximum de problèmes par le multilatéralisme dans le cadre de l'ONU a été quasi réduite à néant par l'administration américaine. Le nombre de morts américains sur le terrain irakien rejoindra le nombre de morts des tours... L'Irak est un pays divisé et déchiré, et il semble difficile de croire que la façade constitutionnelle proposée par les Etats-Unis (et les Irakiens mis en place) va régler cette situation.



Pendant ce temps là, le moteur économique de la Chine s'est enfin débridé et rajoute ainsi aux tensions du marché pétrolier. Résultat, on commence enfin à croire que nous allons peut-être connaître la fin du pétrole et qu'il aurait fallu engager un peu avant des investissements, recherches...etc. pour ne pas être aussi dépendant de cette matière première, pour accompagner le développement des civilisations...



Il semble impossible de faire un constat positif sur l'évolution des choses depuis 4 ans. Certains pourront toujours dire que si rien n'avait été fait, la situtation serait encore pire que ce qu'elle est. Soit. Mais comme dit le proverbe : "si ma tante en avait, on l'appellerait mon oncle". 



Le plus perturbant actuellement, c'est cette position défensive (paranoïaque parfois) des occidentaux vis à vis de la situation, de l'avenir. En fait, toutes les décisions et actes sont réalisés en réaction à, en défense contre. Rien de positif d'imaginé ou de proposé pour que l'on ait envie d'avenir.   



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