lundi 31 octobre 2005

Blog anonyme...

L'anonymat sur le Web (mais pas seulement) n'est pas nouveau. Les emails et les premiers sites webs perso avaient permis à certains de pouvoir communiquer de façon anonyme avec toute la perversion que cela peut comporter.





La stratégie du corbeau a de beaux jours en France... Cet été, l’hebdomadaire Le Point avait publié un feuilleton en épisodes sur un "drame" politique se nouant autour de lettres d’un mystérieux corbeau. Pas un jour sans que des procureurs, juges d’instructions, journaux, mais aussi directeurs du contrôle de gestion, directeurs des achats... ne reçoivent des lettres anonymes dénonçant le voisin, celui qui s'est enrichi, le marché attribué à untel parce que "autretel" a touché une commission...









Les blogs ne pouvaient pas échapper à ce phénomène, qui permet à tout un chacun de pouvoir s’exprimer « librement », rapidement, simplement... Tubbydev propose ainsi quelques liens (http://tubbydev.typepad.com/entreprise_et_blog/2005/10/comment_bloguer.html) permettant de pouvoir bloguer anonymement, selon le niveau de discrétion que l’on souhaite adopter. L'actualité a mis en avant le fameux Journal de Max (http://www.lejournaldemax.com/) - journal satirique d'un cadre en entreprise... Alataide relevait il y a quelques temps le blog d'un cadre RH (http://altaide.typepad.com/jacques_froissant_altade/2005/10/un_blog_de_drh_.html).









Le problème des blogs est bien souvent de définir la légitimité de ce qu'on y lit. C'est l'angle qu'ont choisi les journalistes qui se considèrent seuls habilités à relater une information, ou donner un point de vue (même les moins sérieux). Cette explosion de sites anonymes ne favorise pas la crédibilité que l'on peut porter au blog. Qui parle ? au nom de quoi ? en étayant ses dire sur quels faits ? ...









Je sais bien qu'il n'est pas toujours facile de dire toute la vérité, et que ce n'est pas toujours bon. Certes, l'histoire de France est marquée de pamphlets et auteurs anonymes (mais illustres) qui se lisaient sous le manteau et ont parfois permis de faire bouger les lignes.









Connaissant le caractère français, je crains toutefois que tout cela ne dérive rapidement sur les ragots et autres bassesses qui permettent de dénoncer (il suffit de relire quelques romans de Zola pour comprendre que c'est un plaisir malsain mais nécessaire que de pouvoir se délecter des malheurs ou des difficultés des autres, ou de se trouver des excuses pour expliquer la réussite des autres...). Il me semble qu'il y a un proverbe qui dit en substance : "Dites toujours du mal, il en restera toujours quelque chose". La France ressemble à un panier de crabes. Quand il y en a un qui va sortir du seau, les autres le rattrapent pour le remettre au fond. C'est l'égalitarisme, déviance du concept d'égalité.









Pour ma part j'adore la satire, la critique, le caustique (Fluide Glacial, Le Canard, Groland...). Mais au moins, tout est clair dans ces cas-là. Je ne suis pas certains que tous ceux qui mettent en place des blogs anonymes aient l'intelligence des grands pamphlétaires anonymes. Même si certains sites peuvent parfois être amusants, je trouve qu'il y a toujours quelque chose de malsain dans ces cas là.









Il me semble qu'il y a pourtant là des opportunités pour les structures censées faire ce travail de dénonciation qui est nécessaire : les syndicats, les corporations, les associations, (même les journalistes) ...























mercredi 26 octobre 2005

Même Microsoft a de l'humour

Pascal Amiel relève cette video virale (pour faire la promo de Netmeeting) : Microsoft Live Meeting



Culture Buzz relève celle-ci qui concerne l'implication des programmeurs Microsoft : It's Showtime 



Ce qui est amusant c'est que les auteurs relèvent le ton décalé de Microsoft sur ces deux campagnes, Culturebuzz sous-entendant même que Microsoft est une institution qui ne s'engage pas normalement sur ce genre de terrain (l'auto-dérision).



Ca fait bizarre de penser que Microsoft est déjà une vieille dame pour les plus jeunes d'entre nous.



Ceci étant l'auto-dérision est une forme classique d'humour chez les angl-saxons. Surtout par rapport aux Français. Qu'est-ce que je peux rencontrer comme gens qui se prennent au sérieux en ce moment... alors qu'il n'y a pas de raisons  : soit ils sont plein d'ambitions mais sans moyens, ou sans idées... mais ils veulent qu'on fasse vite et pas cher. Bref sérieux quoi !



C'est peut-être ça la fameuses exception culturelle.





Le logo TGV m'éclate...

Tgv Surtout quand on le retourne... En fait, c'est une vieille histoire car le jour de la sortie de ce nouveau logo, c'est ma fille (4 environ à l'époque) qui me l'avait fait remarquer : "tu as vu l'escargot ?" Moi : !!!



Sinon pour être "fair-play", je trouve que les nouvelles bornes d'achats automatiques de billets sont plus ergonomiques qu'avant (même au niveau des menus proposés à l'écran) et que les bornes de changement de billet dernière minute sont d'une simplicité enfantine. Comme quoi...



samedi 22 octobre 2005

Pour les entrepreneurs

Le discours du Président de Croissance Plus à l'occasion de leur rencontre avec Nicolas Sarkozy est chez Pascal



J'adore ce passage : "CroissancePlus est le « syndicat » des Entrepreneurs, au service d’une catégorie plutôt mal-aimée dans notre pays. Je veux parler des vrais entrepreneurs, ceux qui sont dans cette salle, ceux qui démarrent avec leurs économies dans un « garage » et non pas de ceux qui touchent trente millions d’euros d’indemnités de départ quand en plus, ils échouent..."



Le reste est de la même veine. Ouf, il y a des gens qui ont des tripes, même si tout est fait pour les refroidir... Le constat est implacable : la France ne pense que grandes entreprises et Etat, et les solutions proposées sont concrètes.






Côte d’Ivoire, Armée : leçons de management

Je suis quelque peu mitigé sur l’actualité concernant la Côte d’Ivoire, après l’annonce de la suspension du Général Poncet… Je vais essayer d’expliquer factuellement la situation, puis analyser ce que l’on peut retirer comme enseignement en matière de management.







Les faits : La Côte d’Ivoire vit une situation de guerre civile depuis quelques temps, avec une fracture du pays entre le Nord (aux mains des « rebelles ») et le Sud. La France est présente dans ce pays afin de soutenir les forces mises en place par l’ONU afin de s’assurer du bon respect du cessez-le-feu négocié entre les parties. Les forces françaises étant majoritaires, on a souvent tendance à oublier le mandat de l’ONU.



Il est entendu que l’histoire de la France pèse dans la balance pour analyser objectivement la situation. D’un côté, la France est perçue comme une ancienne puissance coloniale et à ce titre peut être accusée, au moindre pet, de pratiquer l’ingérence. D’un autre côté, et pour les mêmes raisons, la France est un des seuls pays à comprendre la situation sur le terrain et capable de gérer et activer les réseaux ethniques, tribaux, politiques en œuvre dans ce type de pays pour éviter au maximum l’usage des armes.



Le mois de novembre 2004 a été particulièrement pénible. 2 avions bombardent un camp militaire français (9 soldats Français restent sur le carreau). La France détruit ces avions, ainsi que 6 hélicoptères (le lien avec la présidence de Laurent Gbagbo est établi). Des manifestations anti-françaises sont déclenchées. Les Français présents sur place sont rassemblés à l’hôtel Ivoire tandis que l’aéroport est mis sous contrôle. Devant la tension, et le risque pour nos compatriotes civils, des tirs pour disperser la foule sont effectués. Fallait-il laisser la population ivoirienne, déchaînée et incontrôlable, pénétrer dans l’hôtel … ?



Ce qui est reproché concerne toutefois un autre dossier. La mort d’un dénommé ivoirien Mahé (ayant à son actif au moins 5 morts, 9 blessés et 4 viols…) en mai dernier. Pourchassé et cerné, il fait feu. Le rapport établi alors, explique que les militaires français ont répondu. Mahé est blessé et conduit à l’hôpital. Il décède durant le trajet. C’est cette version qui est contestée…



Un officier supérieur prévient le patron de l’armée de terre le 11 octobre 2005 par téléphone que le rapport sur la mort de Mahé n’est pas exact. Michèle Alliot-Marie est informée le 12, ainsi que le grand patron des armées. L’information est transmise le même jour au procureur du Tribunal des armées qui décide d’ouvrir une enquête et envoie deux inspecteurs sur place qui obtiennent un compte-rendu écrit confirmant que le rapport ne correspond effectivement pas à al réalité de ce qui s’est passé. Ce qui s’est passé ? Nous le saurons avec l’avancée de l’enquête mais d’ores et déjà se posent plusieurs questions.



La position des armées devient de plus en plus difficile. Face à des gens qui sont en guerre (donc ne respectent aucune règle), on leur demande de se comporter comme des agents de sécurité et d’appliquer à la lettre les règles qui font la force de nos démocraties (règlements des conflits par tout autre moyen que les élans naturels).



Si il est avéré que le rapport est faux et qu’il a été présenté en connaissance de cause, on peut se féliciter de la rapidité de la décision de la ministre de la défense, dès qu’elle a été informée de ce fait. J’espère que cette décision n’est toutefois pas liée aux élections prévues le 30 novembre prochain en Côte d’Ivoire, et au travail réalisé en novembre 2004 pour limiter au maximum l’effusion de sang …



Toute la chaîne des acteurs est concernée par la décision, soit le chef de section et le chef de corps. Si l’on compare à ce qui s’est passé dans les prisons irakiennes (tortures de prisonniers), les Américains se sont limités aux acteurs de terrain sans remonter bien haut dans la chaîne de commandement. La « grande muette » fait preuve de plus de transparence qu’on ne lui en prête.



Dans le même temps, est-il humainement possible de vérifier tous les gestes et actions de l’ensemble de ses hommes (ses employés, ses collaborateurs…) dès lors que ce nombre dépasse un certain niveau. J’ai quand même l’impression que cette affaire est remontée bien haut (mais l’enquête est là et produira ses conclusions). Pour la première fois, il me semble, les subordonnés impliqués sont aussi mis en cause. Ce qui n’est pas toujours le cas… si vous êtes patron d’entreprise et que l’un de vos subordonnés commet une infraction au titre de l’entreprise, c’est vous en tant que patron qui êtes mis en cause. Rappelez-vous le patron du Club Med mis en cause pour un avion affrété, puis accidenté, par les équipes d’une des filiales.



Cela confirme toutefois que l’armée pourrait servir d’exemple à de nombreuses entreprises en matière d’organisation.



Si l’architecture apparaît très pyramidale, il n’en reste pas moins vrai que sur le terrain, les acteurs sont décideurs. Si vous confiez la garde d’un point, ce sont les hommes sur le terrain qui vont décider de l’opportunité de répliquer ou non en cas d’agression, qui vont décider du degré de force à utiliser. Etes-vous certain que les collaborateurs qualifiés de directeurs, directeurs adjoints…etc. sont réellement décisionnaires pour prendre la décision de mettre en place une opération qui relève normalement de leurs compétences, y compris de payer ? Combien de validations devez-vous obtenir avant de pouvoir dire OK à un fournisseur ?



La prise de risque est également récompensée dans les armées. On glose souvent sur les médailles remises sur les cercueils, ou simplement les blessés au combat. Objectivement, un soldat blessé ou mort a commis une grosse boulette. Normalement, il est entraîné pour que cela ne lui arrive pas. Ce que l’on reconnaît toutefois dans la décoration, c’est qu’à un moment donné, l’homme a dû aller au-delà de la procédure, s’engager, s’exposer… Combien de managers ont-ils été virés dès lors qu’ils ont pris une initiative dans leur coin (pour gagner du temps, surprendre, aller à l’essentiel…), surtout lorsqu’elle ne fonctionne pas ? Si je poussais le bouchon un peu, je dirais que le manager qui tente quelque chose devrait être augmenté. On entend souvent des discours d’entreprises qui valorisent la prise d’initiative, mais qu’en est-il en réalité ? A leur décharge, il faudrait en même temps que le grand patron ne soit pas la seule cible identifiée par la justice lorsqu’une procédure est en cours. Peut-être qu’alors certains patrons lâcheront un peu la bride.



Enfin, le fait d’assumer. Le dossier d’actualité confirme que tous les acteurs impliqués sont clairement identifiables et qu’ils assument. Ils ne resquillent pas devant leurs responsabilités. Je ne vais pas prendre en contre-exemple le monde politique, ce serait trop facile... Mais, en entreprise, combien de dossiers ai-je vu où les décisionnaires s’arrangent pour diluer le nombre d’acteurs impliqués dans la prise de décision. Si l’on est plusieurs à prendre la décision, on ne peut pas être entièrement responsable en cas de problème. Cela permet toujours de dire que l’on n’est pas le seul à devoir être impliqué si besoin (voire parfois, cela empêche tout simplement toute remise en cause de fonctionnements, de décisions) et que l’on n’est pas unique responsable. Combien de fois entend-on « mais il n’y a pas que moi… », « tout le monde fait ça… ».



vendredi 21 octobre 2005

Easywin : Danone veut gérer ses réducs

Découverte du service www.easywin.fr mis en place par la marque Danone.



Le principe :
- vous vous enregistré sur le site
- vous obtenez un identifiant (indentifiant@easywin.fr qui n'est pas une adresse email, mais vous sert pour vous identifier ensuite sur des sites marchands)
- vous vous identifiez sur des sites marchands pour faire vos courses on-line (Ooshop, Telemarket, Auchandirect, Houra)
- Dès lors que vous achetez un produit Danone sur l'un de ces sites, votre compte sur Easywin est crédité de 2,5% du montant total de vos produits Danone (5% pour la période de lancement)



Ensuite, vous pouvez disposer de cet argent (virement sur votre compte) quand vous le souhiatez. Ou votre compte "fait des petits". J'ai envoyé un email pour savoir par quelle magie (quel support financier ?) l'argent fait des petits, et à quelle vitesse (quel taux ?), mais pour l'instant je n'ai pas eu de retour précis - donc à suivre...



L'idée est intéressante et à suivre puisque Danone marque ainsi sa volonté de gérer sa politique d'offre commerciale aux clients de ses produits... Tentatives faites dans la vraie vie mais qui s'était heurtées aux relations avec les acteurs de la distrib. Peut-être que le online permettra une autre relation Client / Distributeur / Marque ?



Ceci étant, si chaque Marque, ouvre son propre système, ça va devenir difficile de faire les courses. Il va falloir s'identifier différemment selon les marques que l'on veut acheter ? (Depuis que chaque marque crée sa carte de fidélité, il faut déjà faire ses courses avec un classeur...).



A moins que Easywin ne serve de plate-forme multimarques, mais il aurait peut-être fallu que Danone associe d'autres marques dès le lancement de cette phase pilote.





jeudi 20 octobre 2005

Pub Online = Achats offline

Je vous renvoie ici pour le détail :



"Les exposés à la campagne publicitaire sur internet Carrefour "Le mois le moins cher" d'octobre 2004 ont acheté 6% de plus que les non exposés."



lundi 17 octobre 2005

Libre de se salir

Le problème pour les lessiviers a toujours été vouloir faire de la pub, mais de travailler sur un sujet difficile pour la créativité. D'où régulièrement (très régulièrement) des pubs nazes.



Logo_haut Il semble que Skip a frappé un grand coup avec sa dernière campagne en prenant le contre-pied complet. Auparavant, pour se tacher, il fallait un démonstrateur(trice) qui barbouillait le linge avec des produits que vous aviez rarement l'occasion de rencontrer en même temps : confiture + sang de boeuf + huile de vidange + ... (ou alors vraiment grosse scène de ménage !). Après une enquête révélant que les mères de famille ne sont pas si inquiètes que cela que les enfants se salissent parcequ'ils jouent, Skip joue donc la carte "Libre de se salir", sous-entendu "on est tellement sûr de notre produit que vous n'avez pas à faire attention à vos habits... vivez... bougez...". Cela permet des films très drôles (à regarder ici - je vous conseille le militaire...) et la mise en place d'un dispositif concours intéressant.   



vendredi 14 octobre 2005

Chicken run !

Tout le monde connaît l'expression "Quand les poules auront des dents...". Finalement, ce sera l'inverse. Ce sont les humains qui vont commencer à glousser...



Il paraît que la grippe aviaire débarque (via des dindes turques et des canards roumains).



Cela fait quand même plusieurs mois que les politiques commencent à nous sensibiliser au sujet. "Pas de panique. Mais on est prévoyant, donc on vous prévient... ça va faire mal, mais pas de panique". Vous pouvez continuer à manger du poulet. D'ailleurs, en ce moment, si vous demandez à un politique s'il continue à manger du poulet, il vous répondra qu'il en a mangé pas plus tard qu'hier ; quel que soit le jour où vous lui posez la question. Poule mouillée ouais !



"Il faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages"... et bien si, bientôt.
"La poule aux oeufs d'or", "Se faire plumer"... : désormais, ce ne seront plus des métaphores. 



jeudi 13 octobre 2005

Marché de la Pub en 2006

Pour la synthèse, l'article du Figaro est ici. Sinon, pour Interdeco, qui produit létude, c'est ici (avec le dossier de presse



En gros :



En France, après une année 2004 à + 4,7 et un net ralentissement en 2005 (+ 1,3), le marché devrait progresser de + 2,6. (A noter : + 26,7% en Chine + 15,5% en Russie ... on joue décidément pas dans la même cour).



2 évènements phares en 2006 qui devraient tirer le marché à la hausse : Jeux Olympiques d'hiver à Turin et Coupe du monde de foot-ball en Allemagne.



Pub_2006_1 Confirmation : la France est vraiment en retard en matière d'investissements (et sûrement de stratégie) publicitaires sur Internet.









L'étude confirme pourtant qu'Internet ne peut plus être considéré comme un média "tactique" ou "queue de budget" : "C’est pourquoi nous projetons qu’Internet va durant plusieurs années continuer à progresser de façon significative (croissance à 2 chiffres), et que sa part de marché actuelle est loin d’atteindre son « asymptote » à long terme (10%, 15% ou plus ?). Internet est un vrai grand média avec lequel il faut compter."



Plus particulièrement pour le marché français - qui est donc en retard par rapport aux autres marchés : en 2005, nous tablons sur une croissance de 30% en 2006, et peut être supérieure en 2007 quand le seuil fatidique de 50% de la population équipée sera atteint." "Le développement publicitaire d’Internet, sans commune mesure avec l’évolution annuelle de n’importe quel autre media, est aussi durable et selon les prévisions du BIPE, se confirmera dans les années à venir : après une progression de +28%



Alors moi je dis Youpi !





mercredi 12 octobre 2005

Le blog de Vichy se délocalise en Corée

Je me suis fait spammer par L'Oreal (je vois vraiment pas comment ils ont récupéré mon adresse...) qui me proposait le lien suivant :



http://www.loreal.fr/_fr/_fr/passion/full_article.aspx?sr=10&NewsId=f8fe0f7b-d93b-4a2e-8c20-9dab892d720e



Je le relaie en toute connaissance de cause (ça va permettre aux journalistes de faire des articles pépères et aux initiés de débattre...).



Ca raconte l'histoire du Blog de Vichy qui se poursuit (avec succès nous dit-on) en Corée où bloguent plus de 10 millions de personnes (1/3 des internautes). C'est surtout ce dernier point que je trouve intéressant.



Faire bouillir la marmite

Le développement c'est comme faire bouillir de l'eau...



Vous n'arrivez pas à faire bouillir de l'eau quand il vous manque :



- de l'eau (pas de marché)
- une casserole (produit ou service qui va servir à accueillir votre marché)
- du gaz ou un combustible autre (un peu de cash pour atteindre l'ébullition, puis vous pouvez diminuer)
- une étincelle (le time to market - il faut que l'eau soit dans la casserole sur la plaque et que le gaz soit ouvert)
- surtout, ne pas retirer la casserole trop tôt du feu 



C'est pas une bonne tambouille stratégique ça ?



mardi 11 octobre 2005

Chaud lapin !

Pbuk_logo Pour ceux qui veulent connaître l'envers du décor...



C'est Culture-buzz qui en parle ici et le résultat est bien évidemment ici (baissez le son si vous êtes au bureau...).



Petite(s) réflexion(s) sur le Web 2.0

Je ne pouvais pas y couper, il fallait que je m’y mette pour vous donner mes pistes de réflexions sur le Web 2.0 dont on entend parler en ce moment (quand je pense qu'il y en a qui n'ont toujours pas compris ce qui s'est passé avec le Web 1.0)...   









- « Transparence » et « Vérité ».
Vous ne pouvez plus créer des personnages fictifs, ne traiter que les bons aspects des produits ou services. A venir donc, une dichotomie de plus en plus forte entre la communication institutionnelle et la communication cliente.









- Réactivité.
Vous ne pouvez plus mettre en place des circuits de productions, corrections, validations, publications des informations. C'est trop long. Et la forme et le fond ne répondent plus aux attentes de vos "amis".



Vous agissez puis parce que vous provoquez des réactions, vous réagisse (situation de Beta Test permanent).









- Clients.
Vos clients mécontents ne s'adressent plus à votre service client. Ils écrivent sur leur blog. A vous de les repérer et d'engager la discussion avec eux. Si vous ne le faites pas, vous risquez de voir l'information se propager à vitesse grand V et prendre des proportions démesurées.



Vous n'existez pas parce que vous êtes présent sur le web (ou bien référencé) mais parce que vous clients parlent de vous.









- Communauté.
Vous devez faire partie de la communauté de vos clients (et prospects), partager leurs centres d'intérêts, savoir vous exposer à la critique. L'idéal est d'être le fédérateur de cette communauté. Vos clients vous défendront si besoin.



Ce sont vos clients qui vous aident à finaliser vos produits (vous pouvez tenter toutefois de les surprendre; un nouveau produit n'est pas toujours une demande du marché - cf. l'invention de la souris d'ordinateur par exemple).





Voilà, il y a sûrement des choses à compléter (n'hésitez pas) mais ça entrouvre quelques pistes de réflexions... (j'espère). 





























Ré-ouverture de la chasse ?

J'ai été appelé. Quelque part, ça fait du bien d'exister :D



vendredi 7 octobre 2005

Les bonnes pubs du moment

Cela faisait longtemps qu'il n'y avait pas eu de bonnes pubs à la TV.



Mon coup de cœur du moment :
- Club Med (surimpression de visage sur paysages)
- Renault (la nouvelle Clio 3; les voiture ont une âme...)
- TGV (farandoles de voyageurs se déplaçant en toute transparence)



Et vous ?



Nota : Je continue à regretter qu'avec les moyens technos actuels, les spots TV ne soient pas relayés sur le Web...



jeudi 6 octobre 2005

Elle fait plus que son prix

La dernière pub TV pour BMW est un peu étonnante :



- 2 cadres se font bouler de leur demande d'augmentation
- l'un des 2 propose à l'autre de le raccompagner
- le deuxième découvre la nouvelle voiture de son collègue et rétorque à ce dernier qu'il ne peut pas croire qu'il n'a pas eu son augmentation, pas beau de mentir, il est en train de perdre un ami
- Chute : nouvelle BMW série truc, elle fait plus que son prix, seulement 37.500 euros



  • Arrghh 1 : je ne sais pas combien de smics ça fait, mais ça me paraît un peu déplacé


  • Arrghh 2 : je ne suis pas certain que la cible qui acète des BMW se soucient du prix (ou alors si les riches se mettent à devenir pingre)


  • Arrghh 3 : si le but est de toucher la cible de ceux qui ont les moyens mais qui pensent qui ne les ont pas, je ne suis pas certain que l'axe Prix soit le meilleur. L'axe choisi par Mercerdes un peu plus fin je trouve, en prenant l'exemple d'un enfant qui s'achète sa Mercedes - Il n'est jamais trop tôt... sous-entendu : pas la peine d'attendre sa fin de carrière bedonnante pour pouvoir se payer une voiture de luxe.




Publicité dans les jeux vidéos

A priori, c'est un support qui fonctionne bien si l'on en croit D. Kiley : http://www.businessweek.com/the_thread/brandnewday/archives/2005/10/video_gamers_li.html?campaign_id=rss_blog_brandnewday



Nota : l'auteur a dû bégayer en mettant en ligne son article, il y a 3 fois le même paragraphe - ou alors, c'est un nouvel effet de style.





Présentation du 06 octobre 205 - Blogs et entreprises

Démonstration de simplicité de publication (y compris la mise en ligne de la bobine du grand manitou...) Christophe_lamand



mardi 4 octobre 2005

La sclérose en claques

On parle beaucoup de développer et favoriser l'innovation en France, de la prise de risques, de l'initiative...etc. Que ce soient les politiques, les entreprises...etc.




J'en viens à me demander s'il est raisonnable de prendre des risques, d'oser tenter en France.




Dans le fonctionnement de l'entreprise, la stratégie du parapluie (héritage de la culture des transfuges de l'administration) veut que vous obteniez des ordres de vos supérieurs (on se met en position d'exécutant pour ne pas être responsable) et que vous donniez des indications à vos subordonnés (comme ça, vous pouvez toujours leur expliquer qu'ils n'ont rien compris).




On peut constater cela dans les annonces d'emplois qui précisent bien souvent vous avez 10 ans d'expériences et vous voules continuer à faire ce que vous faites, mais ailleurs... venez chez nous. Cela peut aller jusqu'au stagiaire (stage = apprentissage) à qui l'on demande s'il a déjà fait ce pourquoi il voudrait faire son stage.




On pourrait multiplier les exemples...




Idem dans le fonctionnement inter-entreprise.




Vous avez un produit ou un service à vendre. Dans ce cas, il vous faut justifier de l'ancienneté. Oubliez : "ben, c'est à dire, on a pensé que notre idée était bonne - et a priori elle vous convient, donc il faut un début à tout..." Si cela ne fait pas 15 ans que vous exercez et que vous n'avez pas déjà plus de 5 références clients, vous ne pourrez pas passer. On peut ainsi vous demander que votre business plan intègre des intentions d'achats. C'est un peu le chat qui se mord la queue du serpent, non ?




Le pire que je constate actuellement concerne le secteur des prestations intellectuelles. Il vous faut être dans la bonne case sinon vous ne pouvez concourrir. Je viens d'en faire l'expérience avec une fédération sportive qui souhaite développer la fidélisation auprès de ses actuels adhérents et le recrutement auprès de 2 cibles jusqu'ici mal exploitées. Par rapport à une enseigne de distribution, je ne vois pas grande différence comme problématique. Après, il faut s'adapter au terrain. J'avais oublié que lorsque vous êtes dans la case "Distrib", vous ne pouvez pas jouer dans la case "Sport".




Pourtant 1 : intelligence vient (il me semble) de "inter ligere", établir des liens...


Pourtant 2 : je ne baisserai pas les bras (non mais !).


lundi 3 octobre 2005