mercredi 14 décembre 2005

L'impact d'un ordre

Je reviens sur l'affaire du Général Poncelet (dont j'avais parlé ici sur le thème Leçon de management...) après les dernière actualités sur ce sujet.



Une directive donnée par un supérieur ("vous l'interceptez et vous le ramenez. Vous roulez doucement. Vous me comprenez ?"). De là, le subordonné comprend ce qu'il veut. Il comprend que le rebelle ne doit pas rentrer vivant (?) et il répercute l'ordre (sûrement de manière aussi peu claire, mais en étant un peu plus précis). Pour ma part, face à une telle directive, j'ai plutôt tendance à répondre "non, je ne comprends pas". Il vaut mieux passer pour un con un court instant que de faire l'intelligent qui comprend des sous-entendus partout. En même temps, c'est de la responsabilité du donneur d'ordre d'être clair.



1 - Problème de l'organisation hiérarchique versus la mécanique du "téléphone arabe" (tout le monde a pu constater les dégâts de cette mécanique pour jouer ou en stage... tout en oubliant ces effets dans un cadre professionnel).



2 - Problème de l'émission / réception. Je donne une directive, un ordre, une consigne. Entre ce que je veux dire, ce que je dis, ce qui est perçu, ce qui est entendu, ce qui est compris... nombreux sont les filtres qui peuvent parasiter le message.



3 - Problème des conséquences. Pour les militaires, le problème de leur "core business" c'est qu'ils travaillent directement sur de la matière humaine. On mesure directement les conséquences d'une boulette. Ceci étant, tout manager devrait mesurer quels sont les risques par rapport à son environnement...



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