lundi 6 février 2006

Nous sommes tous le dernier ouvrier

Technikart nous livre dans son numéro de Février un dossier sur ces géants du business (Bill Gates - Microsoft, Pierre Omidyar - Ebay, Larry Page - Google,...) qui ne savent plus quoi faire de leur argent et qui s'investissent de plus en plus dans des projets sociaux. Pour se donner bonne conscience ? Pour s'occuper ? Pour donner un sens à leur vie ? Réussir la création d'une entreprise ne serait donc plus suffisant ? Il faudrait désormais intégrer dans son business plan sa vision du monde, tel qu'on veut le changer pour l'améliorer...



Nous découvrons ainsi la conception du libéralisme social (je veux être libre et responsable de mes actes en ce qui concerne la possibilité de m'enrichir, mais en même temps j'ai une conscience humaniste - que je peux valoriser, mais quand j'ai réussi). Nous sommes donc dans l'économie du savoir. Le but désormais n'est pas de gagner de l'argent, mais de "changer le monde".



D'où des sujets en vogue comme l'open-source... je vous rappelle que le principe est que des programmeurs contribuent gratuitement à l'amélioration d'un programme permettant de changer le monde. A ceci près qu'avec l'open-source, IBM a par exemple augmenté ses revenus dans les services personnalisés pour Linux. IBM a donc un centre de R&D gratuit. Ses ouvriers ne lui coûtent rien.



A la réflexion, cela se développe un peu partout et de plus en plus :
- vous êtes le dernier ouvrier de la chaîne de montage (voire même de livraison) d'IKEA;
- des tests sont actuellement en cours dans la grande distribution pour vous laisser faire votre caisse (vous scannez vos produits et payez sans l'intervention d'une caissière);
- avec les bornes automatiques (ou le web), vous définissez vous-même votre voyage, votre produit... vous n'avez plus qu'à vous enregistrer



Le fin du fin dans quelques temps sera d'ouvrir des magasins avec des vendeurs qui accueillent et s'occupent des clients. Vous verrez, cela constituera une expérience (humaine) inoubliable.



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