dimanche 19 mars 2006

Je le crois pas ...

J'ai stoppé depuis quelques temps tout abonnement aux hebdomadaires français.  Trop nombrilistes, trop donneurs de leçons, trop fainéants (abus de marronnier : les meilleurs écoles, les salaires, les hôpitaux...). J'y reviendrai mais pour ce qui est de l'actualité brute, on en est bombardé à longueur de temps et avec les blogs j'ai découvert des éditorialistes qui sont souvent bien meilleurs que ce que l'on trouve habituellement dans la presse. 



Newsweek est donc à l'essai depuis quelques temps et je ne suis pas décu.
1. ça fait du bien à mon anglais 2. les dossiers traités sont variés et parlent de ce qui se passe sur la planète. 3. comme c'est américain, je reste en veille critique à la lecture.



Malheureusement,cette semaine, nous avons le droit à une couverture sur Villepin et le regain de nationalisme (et oui, un mot qu'on pourrait croire oublié) en France, mais également en Europe, avec une analyse des opérations d'entreprises européennes cherchant à se développer dans d'autres pays européens et étant bloquées par des "magouillages" d'état... Triste Europe. Newsweek met par ailleurs très précisément le doigt sur la façon de faire des politiques en France. Des discours d'un côté, des actes de l'autre. Ainsi, lorsqu'on nous parle de patriotisme économique (oui, parler de nationalisme économique serait trop explicite. Et pourtant, c'est bien ce qui se passe) pour expliquer le mariage en moins de 24 heures (Villepin se prend pour Jack Bauer ou quoi ?) de Suez avec GDF, en fait, l'opération permet de privatiser GDF puisque la part de l'Etat descend ainsi à 35% (il me semble). Pour ma part, cela ne me dérange pas (que GDF soit privatisé). Ce qui me choque, c'est la focuserie généralisée pour avancer...



D'un autre côté, quand on voit le bordel (pas d'autres mots) des réactions au CPE, il ya de quoi comprendre cette spécificité française d'abuser de machiavel (et accessoirement de vaseline) en politique. Tout y est. Des acteurs qui ne lisent pas le projet. Des acteurs qui lâchent les mots qui font non sens actuellement : libéral et précaire. Si vous n'êtes pas d'accord avec un projet, ne cherchez plus à débattre, à argumenter, à proposer des solutions alternatives... Contentez-vous de dire simplement : "ce projet est libéral et favorise la précarité !". La Tanguy génération va connaître des lendemains difficiles.



J'ai bien une solution pour sortir de la crise européenne vers laquelle nous nous dirigeons et ce problème des Français qui veulent tous devenir une garantie d'emploi à vie. Proposons à l'Europe que les Français se chargent de l'administration européenne. Ce serait drôle si ce n'était dramatique...



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