vendredi 1 septembre 2006

Identité numérique

Newsweek en date du 21 août développe un article qui concerne un service développé par l'université Carnegie Mellon à Pittsburgh en Pensylvanie, dont le nom est Identity Angel. Ce service scrute le web à la recherche de la "sainte trinité", autrement dit les 3 données clés permettant de valider l'identité d'une personne aux Etats-Unis : nom et adresse, date de naissance - souvent déclarés par les gens eux-mêmes lorsqu'ils s'abonnent, achètent..., mais également le numéro de sécurité sociale. En regroupant ces informations, des personnes mal intentionnées peuvent usurper des identités. Dès lors que Indentity Angel trouve un résultat, il prévient par email la personne concernée des risques qu'elle encourre.

Il est à signaler également l'initiative de la société Ziki qui utilise le nom de ses membres pour acheter des mots clés et des espaces publicitaires via Google Adsense. Cela avait interpellé Aziz il y a quelques temps. Cela agace franchement Guillaume qui refuse ce procédé.

Avec les blogs et les services de réseaux sociaux, votre identité numérique se précise...
Si auparavant, une recherche Google de votre nom+prénom pouvait faire remonter quelques participations dans des forums, des participations à des conférences... pas grand chose toutefois ne permettait réellement de se faire une idée précise de votre personnalité. Avec le développement de vos activités sur les blogs - en tant qu'auteur, ou commentateur, tout cela se précise et s'affine. C'est ainsi que certains ont pu se faire repérer pour leur passion et se faire embaucher. Mais c'est ainsi que certains peuvent rater une embauche.


Allez j'avoue, je suis allé visiter les videos "olé olé" sur Dailymotion et Youtube (je vous jure, c'était juste à des fins d'ethnologues). Le résultat m'a un peu effrayé. Certain(e)s risquent de regretter dans quelques temps leurs délires d'ados devant une webcam ou filmés par les copains. En y repensant, c'est tellement facile et simple et amusant sur le moment, qu'en me rejetant quelques années en arrière, je me dis que "ouf", heureusement qu'à l'époque rien de tel n'existait. On me racontait ainsi l'anecdote de cette fille, dont les résultats de googling  présentaient des liens sur des photos de nues dès les premiers résultats. Pourtant, elle avait bien demandé à faire retirer les photos. C'était oublier un peu vite les systèmes de cache qui conservent les traces, mêmes celles effacées... Il faut faire attention avec les bits, ça laisse toujours des traces !

Plusieurs pistes de réflexions :
1) Heureusement que l'informatique conserve des traces. Ce sont les livres de demain pour que des historiens ou sociologues puissent comprendre comment cela se passait à l'époque
2) Comment toutefois contrôler réellement les traces que l'on laisse sur Internet ? Comment éventuellement demander à disparaître de certains endroits, voire complètement ?
3) Comment inculquer ce "risque" aux jeunes qui débarquent sur Internet avec à disposition : email, MSN, Myspace et "délirent" entre eux. Si les RH s'amusaient à Googler les stagiaires, cela pourraient en surprendre plus d'un.



2 commentaires:

  1. tiens donc ... des jeunes et des moins jeunes qui font n'importe quoi sur le web ...
    Des Rh qui traqueront bientôt toutes potentielles nouvelles recrues sur le web ...
    Ne leur donne trop d'idées Jb !

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  2. Allez Delphine, l'adresse de ton blog ? On peut toujours espérer une réaction maladroite :-)

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