vendredi 29 septembre 2006

La fin des dinosaures...

On ne sait jamais quand c'est la fin. C'est sûrement ce qui fait le sel de la vie, ou d'une aventure. Pourtant l'analyse de la Raison devrait parfois conduire à développer cette prise de conscience. C'est parce que les dinausores ne possédaient pas cette faculté qu'ils n'ont rien vu venir.

Nous assistons actuellement à un changement d'ère, où de vieux dinosaures (vieux et dinosaures, vous imaginez !) ne semblent pas avoir pris conscience de l'extinction en cours. Il en est ainsi du Jospinus austericus qui avait pourtant annoncé tirer sa révérence il y a peu. Mais que voulez-vous, l'instinct de survie est parfois violent. Et c'est de la sorte qu'on loupe une sortie pour sombrer dans le pathétique. Egalement en cours, la disparition du Giscarosaure qui replonge dans sa mémoire et dans le débat national alors qu'il avait réussi à s'élever un peu dans l'au-delà européen. A noter au passage que le Giscarosaure rappelle à notre bon souvenir le Miterrandothèque en rappelant leur dernière rencontre : "mon cher Giscarosaure, il y avait bien un accord avec le Chiracopithèque pour assurer votre perte en 1981...". Le Chiracopithèque, justement, qui voudrait être le premier à disparaître debout et ne sait comment gérer son départ pour s'assurer malgré tout une bonne place dans les manuels d'histoire, mais sent bien que celle-ci est intransigeante... On pourrait également parler du Strausskahnisse, du Fabiuzipare...

Dans le monde de l'économie, il en est de même en ce qui concerne les milliers de PME dirigées par des hominidés agés de plus de 70 ans qui continuent vaille que vaille à s'accrocher à ce qui leur semble être leur vie... au risque que tout soit parterre le lendemain de leur départ définitif. Durer, c'est procréer. On constate toutefois une évolution justement de certaines nouvelles espèces qui n'hésitent plus à passer la main très tôt, sentant bien qu'entre le défrichage et le jardinage, il y a une réelle différence. C'est ainsi que Michel de Guilhermier passe la main pour ne pas finir en vieil aigle surplombant un conseil d'administration aux ordres. Se retrouvent dans cette situation des gens comme Marc Simoncini, Pierre Chappaz ... Comme si ces gens abordaient différemment le rapport à l'argent, au pouvoir, au temps, à l'Histoire.



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