lundi 11 décembre 2006

Le pourquoi du comment...

Le pouvoir appartient à ceux qui posent des questions. Il suffit d'écouter les journalistes pour s'en rendre compte. Elkabach qui sermone ses interviewés le matin sur Europe 1. Cela lui permet même de parfois jouer sur la mauvaise foi, en se faisant l'avocat du diable. Juste pour provoquer. D'ailleurs, les journalistes ont même institué une émission dont le titre résume cette notion de pouvvoir : "Le Grand Jury" (RTL / Le Monde).

Ce qu'il ressort d'une interview ? Un jugement sur le questionné. Jamais sur le questionneur... on va trouver une réponse incomplète, hésitante, inintelligente. On entend rarement "à question con, réponse con". Pourtant cela pourrait souvent s'appliquer. Mais, comme le disait Roselyne Bachelot sur Public Sénat l'autre jour , il faut considérer 3 aphorismes vis-à-vis des journalistes :
- les journalistes ne sont les amis de personne;
- on a toujours tort face à un journaliste;
- les journalistes aiment qu'on leur mâche le travail
Le troisième point permet de solutionner les problèmes des 2 points précédents.

Il en est de même en entreprise. Scène de bilan annuel sûrement rencontrée par beaucoup : "Alors, que pensez-vous de vos résultats ?", "Comment pensez-vous les améliorer ?", "Quels sont vos leviers de progression ?" ...etc. Vous êtes un enfant qui passe devant son maître. Autocritique camarade. Scène de confession des temps modernes.

Autre point concernant ce monde du pouvoir des questions. La distinction entre le pourquoi et le comment. A la question "Comment", vous trouverez ou obtiendrez toujours une réponse. Celle-ci méritera parfois d'être précisée, mais elle offre la possibilité de proposer de l'action. Derrière le Comment se cache l'acte. Si vous cherchez à réellement déstabiliser un interlocuteur, emmenez-le sur le terrain du "Pourquoi ?"...  Derrière le pourquoi se cache le sens.



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