jeudi 11 janvier 2007

Bayrou, ou la mauvaise tactique marketing

Un souci quasi permanent des marketeurs et autres communiquants, c'est d'établir un dialogue, si possible constructif et bénéfique,  avec leurs interlocuteurs. Qu'ils s'agissent de prospects, de clients, de partenaires, d'actionnaires...

Qu'est-ce qu'une opération loupée ? On peut dire que c'est une opération qui ne génère aucun retour, aucune réaction. Je crois que le pire n'est pas la controverse, c'est le silence, l'ignorance. Dans ce cas, plusieurs cas de figures se font jour. Certains s'en prennent à eux-mêmes et font le constat qu'ils sont passés à côté (discours pas clair, mauvais timing, mauvais canal...etc.). Ca arrive parfois. D'autres en revanche se défaussent. Ils s'en prennent à leurs intermédiaires, ou pire encore, à leurs destinataires : "De toute façon, ces cons ne comprennent jamais rien."

Depuis que F. Bayrou a fait le constat que son absence de charisme naturel était reconnu à sa juste valeur, que la complexité de son discours ne suscitait aucune adhésion, que la platitude de ses idées ne faisait réagir personne..., bref qu'il était inexistant, pour ne pas dire inutile dans le paysage politique français, F. Bayrou a décidé que le problème ne venait pas de lui. Tel G. Marchais dans les années 80, ou JM Le Pen dans les années 90 - ce qui confirme le positionnement qu'il est en train d'adopter, il adopte la posture du "laissez moi parler", "vous cherchez à me baillonner", "il y a un complot".

M. Bayrou, déjà quand le produit est mauvais, c'est difficile. Mais quand on ajoute à cela de mauvaises tactiques, c'est à se foutre dans le mur tout seul.



2 commentaires:

  1. Il y a aussi un problème de timing chez ce cher François : le bus au colza c'est maintenant qu'il faut le sortir puisque la question de l'énergie en général et du pétrole en particulier est devenue un sujet de préoccupation majeur. :o)

    RépondreSupprimer
  2. dur avec ce pauvre bayrou...Et en plus il est centriste...ça n'arrange rien...

    RépondreSupprimer