dimanche 28 octobre 2007

Yahoopipes préfigure les services Web de demain

Yahoopipes est un service du groupe Yahoo qui mérite que l'on s'y intéresse de plus près. Il préfigure les services Web de demain par la mise à disposition de modules soit d'informations, soit de traitements de l'information que l'on peut assembler les uns dans les autres pour créer de nouvelles formes de consultations ou d'accès à l'information.



Les formes les plus simples consistent à déclarer plusieurs sources d'informations (flux RSS) pour les agréger en seule sortie. Egalement, de permettre à tout internaute de pouvoir interroger X services (moteurs de recherche par exemple) d'un seul coup et récupérer les résultats sous forme de flux RSS.

Yahoopipes_ex1





Mais on peut aller beaucoup plus loin...
Un utilisateur a ainsi créé un service permettant d'associer les mots clés qui se dégagent de la homepage du New York Times pour aller interroger Youtube ou Flickr sur ces mots clés. On obtient ainsi une correspondance entre l'information écrite et des formes multimédias d'autres sites. Je ne vous confirme pas que c'est d'une réelle utilité. Simplement, cela ouvre la porte à de nouvelles réflexions de traitements et d'exploitations de l'informations.





Un autre exemple est ce traitement du flux Reuters qui repère les noms de villes ou pays et positionne ainsi des marqueurs sur une carte géographique. En un clin d'oeil, on obtient une carte des dépêches d'informations.



Yahoopipes_ex2



Le service n'est pas suffisamment simple pour être vraiment à la portée du premier quidam internaute venu, notamment lorsqu'il s'agit de connaître les paramètres constitutifs des flux RSS utilisés. Mais le fait de pouvoir disposer des sources des Yahoopipes créés par d'autres utilisateurs, de pouvoir les dupliquer pour son propre compte permet toutefois de rapidement comprendre la logique et les différentes possibilités du système.



Yahoopipes_ex3




J'ai pu construire un Yahoopipes qui aggrège les flux RSS (rubrique internationale) du Monde et du Figaro.



A partir de ce nouveau service et la possibilité d'introduire une interactivité de la part de l'utilisateur (saisie d'un mot clé), j'ai pu construire un nouveau YahooPipes qui permet de filtrer les résultats obtenus du service précédent sur le mot clé renseigné par l'utilisateur.



Enfin (et c'est sûrement l'exemple dont je suis le plus fier car il propose une réelle innovation), à partir de l'exemple 4, j'ai construit un service qui permet de visualiser les destinations des promotions en cours du site expedia.fr, permettant ainsi de localiser les promotions plutôt que de proposer une simple liste sous forme de texte (je me suis toutefois aperçu à l'usage que le flux RSS n'est pas très bien structuré et ne permet pas une utilisation optimale du service, mais bon, il ne s'agit que d'un test).



Yahoopipes_ex4



[Apparté : si Expedia ou un autre vendeur de voyages souhaite que l'on creuse ce sujet, qu'ils n'hésitent pas à me contacter... ]



Les prochaines étapes du Web semblent bien être de croiser des services de traitements de l'information. Pas forcément du fait des entreprises elles-mêmes ou de directions marketing, mais des utilisateurs eux-mêmes qui pourront ainsi mettre en oeuvre des logiques qui leur sont propres.



mardi 23 octobre 2007

Buzztracker : pour savoir où est l'actualité ? et autres modes de présentation de l'information...


Le principe de Buzztracker est assez simple :
- analyse d'une liste de sources d'informations (presse) - par contre, je n'ai pas trouvé la liste des sources utilisées...
- comptabilisation du nombre d'occurrences des villes citées
- position sur une carte
- le détail permet de connaître le nombre d'occurrences et d'avoir un lien vers les sources concernées.



Cela donne une représentation de l'actualité au travers des citations de noms de villes (on présuppose que plus on en parle, plus il s'y passe quelque chose), qui est particulièrement intéressante et explicite.


Buzztracker daily image


Ce service rappelle Newsmap (je pensais en avoir parlé mais a priori non) qui établit une réprésentation visuelle de l'actualité en retraitant le flux d'informations de Google News.



Deux applications que l'on projette assez facilement à d'autres besoins il me semble pour développer des tableaux de bords, des services de knowledge management, de veille ...etc.



Si des évolutions sont à prévoir en ce qui concerne le Web dans les mois ou les années à venir, c'est sûrement sur la manière de présenter l'information que cela risque de bouger. A ce sujet, je vous conseille d'aller faire un tour sur Print3.0 qui est une bonne source d'informations concernant ces nouveaux services.






Martine...

Martineetlagreve



Un générateur de Martine top moumoutte ! Merci Daniel



dimanche 21 octobre 2007

Le Hoax de la SNCF

Un hoax c'est une fausse information qui circule de manière incontrôlée....



J'ai relayé il y a quelques jours une information (SNCF, restons calmes...) qui circulait sur Internet au moment de la grève déclenchée dans le cadre de la révision des régimes spéciaux de retraites.



Mon camarade Thierry précise en commentaires de cette note que la SNCF
a répondu à ces informations qui circulent sur Internet. Je vous invite
donc à aller lire le communiqué de l'entreprise à cette adresse :  http://www.entreprise-sncf.com/communiq/hoax.html



Je ne considère pourtant pas que cela soit un hoax. C'est pour ma part
une information qui présente des données qui méritent peut-être d'être
précisées, contredites...etc.  J'avais bien précisé en introduction de cette note que c'était sûrement à prendre avec des pincettes, mais que ce qui me paraissait important c'était que pour une fois on n'allait pas rentrer dans le jeu du "qui ne dit mot, consent"...



Quelques mots en réponse au commentaire de Thierry. Je ne suis pas certain que tous les gens qui travaillent à la SNCF soient à considérer comme étant des cheminots (tous les salariés d'Air France ne sont pas des pilotes, tous les salariés d'Air liquide ne sont pas des chimistes....). Tu as plus à te consdérer informaticien, travaillant à la SCNF. Je ne pense pas que les gens  mettent tous les salariés de la SNCF dans le même sac. C'est vraiment nous prendre pour des imbéciles... Ce que nous regrettons, c'est qu'un noyau d'irréductibles abusent d'un pouvoir de nuisance sociale hors de propos avec leurs situations, et avec qui il est difficile de trouver des solutions consensuelles étant donné que cette catégorie ne peut  concevoir la discussion sociale autrement que dans une stratégie d'un autre temps faite de conflit et de renversement de la table. Ce que nous regrettons, c'est qu'on ne puisse même pas envisager de remettre à plat un système hérité d'une autre époque, qui a priori (je n'en sais rien, parlons-en) ne peut continuer sauf à ce que d'autres supportent les dégâts économiques.



En ce qui concerne la réponse de la SNCF, j'aurai préféré qu'elle passe plus de temps à nous informer un peu mieux à l'occasion de cette grève : le site Internet s'est contenté de proposer un pauvre lien caché dans un coin en haut à droite du site pour permettre de connaître l'état du trafic, et rien n'est dit en ce qui concerne la journée de vendredi et ce week-end qui font état d'un trafic très perturbé mais dont il ne faut pas parler officiellement (TGV annulés ce samedi pour se rendre Lyon, pas de trains entre Lyon et St Etienne ..., mais chut, cela ne concerne a priori que ces abrutis qui travaillent le samedi).



Sur le fond de leur communiqué, c'est confus. Cela présente des chiffres de 2004 ou 2006. La SNCF continue à nous prendre pour des gogos (la SNCF ne reçoit pas de subventions, elle perçoit des compensations de la part de l'Etat ou des Régions - elle est pas bonne celle-là ?).  C'est proche de la mauvaise foi (je cite : "Financement des retraites : 14 milliards sans préciser si il s’agit d’euros ou de francs") Je pense que l'on en est plus à savoir s'il s'agit de francs ou d'euros quand on parle de chiffres à notre époque... l'argument est vraiment minable. Et enfin "last but not least", je suis rassuré (je cite) :  "Il n’existe pas de « prime d’absence de prime » pour les sédentaires." Euh, en fait, je suis à moiitié rassuré... "pour les sédentaires" ?? Donc, cette prime d'absence de prime existe bel et bien ??



La direction de la SNCF (mais c'est pêut-être un stagiaire qui s'est occupé de la réponse) aurait eu plus intérêt à ne pas s'attacher à répondre directement au mail qui circulait. Indirectement, sûrement. Au travers d'une mise en perspective de la situation :  Origine de la mise en place des régimes spéciaux, catégories de personnels concernés (soit le % de personnels par rapport à l'ensemble des salariés de l'entreprise), modes de financements en place, problèmes relatifs à ces modes de financements...etc. Cela aurait évité à la SNCF de donner cette singulière impression de soutenir mordicus la grève et ses motivations.



samedi 20 octobre 2007

Radio Head - le vrai prix d'un album

Pour ceux qui n'auraient pas suivi, Radio Head, groupe de musique, a décidé de mettre à disposition son dernier album en téléchargement payant à la discrétion du client (le client décide lui-même du prix qu'il met). Le retour de la quête après le spectacle en quelque sorte. A ce sujet, il faut rappeler que Gustave Parking pratiquait ainsi  lors de ses spectacles : prix d'entrée très bas (de sorte à couvrir les frais de locations de salle) et quête à la fin du spectacle (vous complétez à hauteur de votre humeur).

L'expérience Radio Head permet toutefois de disposer d'une étude de marché grandeur nature et de terrain. Ce ne sont pas ici des intentions qui sont recueillies et analaysées. C'est une réalité concrète, qui est celle-ci après une semaine : 1,2 millions d'albums vendus, au prix moyen de... 8 dollars pièce. Près de 10 millions de dollars en une semaine, c'est pas mal, d'autant que c'est directement pour le groupe. En circuit de distribution traditionnelle, le groupe aurait dû attendre la vente de près de 6 millions d'albums (en considérant un prix de vente de 17 dollars - prix habituellement constaté, et une part de 10% pour les artistes - ce qui est généreux).

Il ne faut pas rêver, une telle opération n'est pas à la portée de tous les artistes. Radio Head n'est pas né d'hier et dispose d'une base de fans suffisamment importante pour pouvoir s'affranchir d'une maison de disque et d'intermédiaires de distribution. Ceci étant, cela donne matière à réflexions pour les "majors" de l'industrie musicale d'une part en ce qui concerne le prix moyen d'un album (un "sondage" réalisé auprès de 1,2 millions de personne qui sont passées à l'acte devrait être considéré avec sérieux), pour les artistes en herbe d'autre part qui ont tout intérêt à exploiter les réseaux sociaux pour se développer leur propre amorce de communautés de fans.

Il serait toutefois intéressant de disposer de la décomposition type du chiffre d'affaires d'un groupe musical entre vente de musique, concerts, accessoires (T-shirt et autres gadgets...). Cela permettrait d'éclaircir et positionner correctement le débat sur la vente de musique. On s'apercevrait peut-être que la vente de musique est la part la moins importante (mais je parle des artistes qui sont capables de se produire en concert, pas des compilateurs et autres samplers...). En ce cas, il serait logique de se dire que la diffusion de musique peut être considérée comme une action de promotion visant à faire connaître un artiste pour inciter les auditeurs à venir aux concerts et acheter des accessoires. Si j'osais pousser le bouchon, je dirais que les radios devraient revoir leur modèle économique arguant du fait que diffuser un artiste revient à lui offrir un espace publicitaire...



Engager la discussion, d'accord, mais pas avec n'importe qui...

Les initiatives sur Internet des entreprises se développent de plus en plus en direction de l’interactivité, du développement communautaire. C'est une bonne chose. Le problème est toutefois que ces initiatives ne sont pas forcément engagées avec les bons interlocuteurs.

Prenons par exemple les opérations réalisées avec des blogueurs. Quel est a priori la relation du blogueur avec l’entreprise ? On en sait pas grand chose... pour tout dire, rien. A la limite, si l’on croisait le blogueur avec la base cliente, voire mieux, avec la base des porteurs de carte ou compte fidélité, on commencerait à pouvoir engager  un dialogue construit.

Avec le vacarme qui s’est développé autour du concept de buzz, on a perdu de vue l’essentiel. Engager la discussion est une nécessité qui s’impose de plus en plus, mais c’est une erreur que de le faire avec des inconnus (rappelez-vous les conseils de votre mère quand vous étiez petits), sauf à ce que l’objectif soit de prendre contact, de faire découvrir, de faire mutuellement connaissance. C’est malheureusement rarement dans ce cadre que sont développées ces opérations web2.0, notamment le dernier point. Ayez à l'esprit les réactions que vous avez lorsqu'un démarcheur vient frapper à la porte de votre domicile.

On utilise ces services comme s’il s’agissait d’outils de recrutement de nouveaux contacts,  pire de nouveaux ambassadeurs de la marque. Est-ce que l’on se rend bien compte que dans ce genre d’opérations, on sollicite de parfaits inconnus pour en faire des ambassadeurs ? Hallucinant. D’autant que ces concepts et mécaniques étant très récents, peu d’intervenants comprennent réellement ce qui se passe ou peut se passer et maîtrisent le déroulement des opérations.

S’il est une cible avec qui il faut commencer à développer des échanges interactifs, il me semble que c’est à partir des fichiers clients qu’elle doit se dégager. Si par la même occasion, on se rend compte qu’au sein de cette cible, certains peuvent être des relais (animateurs de réseaux sociaux, de groupes, blogueurs...) c’est encore mieux. Mais c’est la cerise sur le gâteau.


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vendredi 19 octobre 2007

Quelles sont les meilleures agences interactives ?

Classementagenceweb_2
Forrester
vient de publier une étude classant les agences interactives après
analyse de 18 critères. Après un bref roulement de tambour, je ne vous
fais pas attendre plus longtemps. Selon Forrester, les premiers de la
classe de la conception de sites Web en Europe sont : Sapient Interactive, LBI et Fullsix...



La
bonne nouvelle, c'est que le marché s'est plutôt bien porté en 2006
(estimation de 400 millions d'euros de revenus pour les 22 sociétés
concernées) et 2007 (4 agences connaitraient une croissance de +30%),
avec une tendance de progression au moins égale pour 2008 (80% des
entreprises clientes en Europe envisageraient un maintien de leur
budget Web). C'est principalement la refonte de sites pré-existants qui
tireraient l'activité.



Des nuages ?
- Le recrutement, de plus en plus difficile dans ce secteur
- Une sophistication du marché, qui s'accroît
- La nécessité de toujours plus élargir le champ des compétences, notamment le management de projet (pour ma part, je considère ce point comme une plutôt bonne nouvelle ;-)



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Vous et la RATP

vous-et-la-ratp.net - Vos idées en commun pour les transports publics de demainC'est d'actualité il me semble ? L'ère est au participatif, au communautaire, à l'interactif.
Très belle réalisation en tout cas (sur la forme) que ce site. J'ai d'abord cru qu'il s'agissait d'une réalisation à partir du service Feedback (c'était du reste l'objet de leur prototype lorsqu'ils ont démarré leur offre...), mais en fait cela s'appuie sur le même moteur (Pligg) que j'ai utilisé concernant la mise en place d'Exlivris et qui m'a permis de mieux comprendre comment fonctionnait un site comme Wikio. Comme quoi, les solutions techniques sont toutes là. Ne manquent bien souvent que l'imagination, l'organisation, la volonté... mais c'est un autre sujet.

Je me permets de faire de la promotion de ce service car il me semble que cela mérite soutien et que la RATP a été chiche en ce qui concerne sa promotion.
Si cela peut permettre à mon lectorat parisien de pouvoir aller s'exprimer relativement aux transports publics de demain fonctionnant en service ininterrompu, sur lequel on peut assurément compter pour aller travailler..., je serai ravi d'avoir pu contribuer au développement du débat entre les clients usagers et l'entreprise. L'inscription est gratuite (même pas besoin de justifier d'une carte orange).


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jeudi 11 octobre 2007

Pour un changement de la conduite du changement... dans le mur

Evolution14_2
Contrairement à ce que l'on voudrait croire, les gens n'aiment pas
changer. Cela perturbe les habitudes. L'Homme aime son train-train,
pour peu que cela lui donne l'impression d'exister, et surtout que cela
ne lui crée pas de problèmes. C'est souvent ce qu'oublient les
entreprises lorsqu'elles abordent le sujet de la fidélité. Elles
oublient cette fidélité passive.



Pourtant le changement est
(un mal) nécessaire. L'équilibre est dans le mouvement. Il y a donc une
vraie difficulté à aborder la thématique du changement (surtout dans un
pays où l'on considère le conflit comme préalable à la négociation),
plus encore à la mettre en oeuvre. C'est ainsi que d'un côté Luc Fayard
relaie une étude prédisant +36% de croissance par an en ce qui concerne
l'essor du marché de la SOA, tandis que l'Atelier BNP Paribas nous apprend qu'un quart des projets de changement auraient un impact négatif sur la production, les activités liées à l'informatique étant plus particulièrement touchées.



Pour
ma part j'ai tendance à considérer que le changement est un fil
conducteur (j'aurais pu dire est consubstantiel, ça aurait fait classe,
mais il y en a tellement...) à la vie de l'entreprise. Un projet n'est
toujours que le préalable au développement d'un, voire de plusieurs
projets. Le problème est souvent de délimiter correctement le périmètre
pour obtenir rapidement des résultats concrets, et surtout d'établir
des objectifs concrets et pragmatiques. C'est de poser des jalons qui
soient lisibles par tous les gens impliqués, sans leur donner
l'impression que ça n'en finira jamais, ou alors bien après leur mort
(leur licenciement ou leur retraite ou leur départ parce que ras le bol
de cette boîte de fous). Un point qui est souvent oublié et peu
pratiqué est la rétrospective. Il est parfois bon de se rappeler dans
quel état on était quelques temps auparavant. Cela permet de mesurer le
chemin parcouru et de s'apercevoir (bien souvent) que cela n'a pas été
en vain.



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lundi 8 octobre 2007

Mapping Ecosystème Web

Cela faisait longtemps que je n'avais pas fait de petit dessin... Voici donc une proposition de Mapping de l'écosystème web de votre site Internet.



Mapping_flux_web_2



Bien entendu, Rome ne s'est pas faite en un jour, mais le sujet s'est sérieusement complexifié ces dernières années.



A l'origine, le schéma était relativement simple : votre site Web, une problématique de référencement naturel, une problématique de régie publicitaire, une problématique de Newsletter / Alerte par email.



Avec le développement des sites communutaires, des réseaux sociaux, des plates-formes spécialisées (Youtube, Flickr, Wikipedia...), mais également (et surtout peut-être) des flux RSS et leurs corollaires - les sites Digg like, l'environnement s'est élargi. Les frontières sont devenues plus floues.



J'ai ainsi identifié 3 grosses patatoïdes : Référencement naturel et régies publicitaire, Syndication et Communautés verticales.



Au sein de chacun de ces ensembles, on pourrait bien évidemment s'amuser à tracer l'évolution de chacun des services.



Prenons les réseaux sociaux par exemple. A l'origine, c'est votre carnet d'adresses de votre boîte email, puis sont arrivés les systèmes de partage de carnet d'adresses (Linkedin, Viadeo), enfin ont débarqué les Myspace, Face Book. Chaque évolution a intégré des services provenant d'autres émanations du Web : partage d'albums photos, partage de vidéos, intégration de flux RSS...etc.



Il en est de même pour les Digg like. A l'origine, des services comme Net2one, Google News... qui ne se concentrent que sur l'aggrégation des médias traditionnels. Puis, l'arrivée des blogs, des flux RSS, donc des agrégateurs de flux (Netvibes) qui sont dans un premier temps privés (c'est mon Netvibes à moi) puis deviennent publics : eco-système de Netvibes, mais surtout Digg (puis Wikio) qui outre l'agrégation de flux proposent la possibilité de voter et commenter.



Je précise que pour des raisons de lecture, je n'ai pas tracé les flux et interactions entre les divers éléments présentés. Je vous laisse vous faire vos propres interprétations analyses. Si vous prenez les systèmes d'achats de publicités par mots clés (adwords like), il faut bien comprendre qu'elles permettent la diffusion de vos publicités auprès des adhérents de diffusion de ce type de publicité (adsense like). Vos publicités pourront alors être diffusées sur des sites Web, sur des emails RSS, sur des contenus RSS lus au travers d'agrégateurs, sur des plates-formes communautaires...Etc.





jeudi 4 octobre 2007

Ah ! la langue française

On m'envoie un email me disant : "machin cherche à sous-louer 60m2 de bureaux."

De mon côté, je comprends que machin recherche des bureaux, pour une superficie de 60 m2, et qu'il est prêt à partager avec des gens qui auraient des bureaux disponibles. En fait, c'est l'inverse. Il a 60m2 de bureaux libres qu'il cherche à sous-louer. Ce qui me vaut le titre de boulet matinal, m'étant permis de railler mon collègue qui avait compris dans le bon sens, lui.

Vous avouerez que cela peut se comprendre des deux manières. On n'entend que ce que l'on veut bien entendre. Attention aux messages à l'attention des clients. Votre sens d'interprétation peut être différent de celui à qui vous vous adressez.



mercredi 3 octobre 2007

Tags, Longue traîne...

Le concept de longue traîne (Long Tail pour ceux qui travaillent dans
une boîte en Hing - consulting, marketing...) a profondément bousculé
le Web il y a peu. On s'est aperçu que le Web était un vaste réservoir
d'où l'on pouvait extraire des choses (articles, livres, chansons,
films... tous supports multimédias) qui n'avaient pas le droit à la
tête de gondole des grands de la distribution. Pire même, puisque c'est
sur des sites de distributeurs comme Amazon que son effet s'est le plus
durement fait ressentir. Comme tout bon distributeur, Amazon aurait pu
souhaité mettre en avant SA sélection d'ouvrages ou de produits, la
mise en avant étant bien entendu financée par le producteur. Oui, mais
voilà, quand on proppose un algorithme qui présente les mailleures
ventes, on ne contrôle pas la devanture de la boutique ou la tête de
gondole du rayon. Ce sont les consommateurs qui décident des produits
qui sont phares.




En matière de classement de l'information, on était jusqu'à il y a peu
dans les concepts de rubriques, sous-rubriques. On établissait des
arborescences permettant d'établir des parallèles avec les
organigrammes. Telle rubrique égale telle direction égale tels produits
ou services. Oui, mais voilà, ce classement hiérarchique ne permettait
pas toujours de refléter les liens qui pouvaient exister entre diverses
informations. Avec le concept des Tags (le terme mot-clé n'en a plus
pour très longtemps...), on entre dans une nouvelle dimension du
classement, de la recherche et de l'accès aux informations. Il est
toujours intéressant de consulter ces fameux nuages de tags (ensemble
de tags présents sur un espace d'informations, chaque tag ayant une
taille de police et/ou une couleur fonction de son nombre
d'occurrences) qui sont bien plus révélateurs des contenus accessibles
que les structures hiérarchiques habituellement proposées par les
anciennes barres de navigation. Les médias traditionnels (au sens objet
social de la personne morale) tâtonnent sur ce sujet comme on peut le
voir avec un site comme lepost.fr. Il ne serait pas étonnant que cette
nouvelle manière d'accéder à l'information apparaisse sur les sites
plus conventionnels des médias.




A noter que pour l'instant, les nuages de tags ne sont construits que
sur le nombre d'occurences, pas encore sur le nombre de lectures qui
pourrait être une piste inétressante de présenter l'intérêt d'un
contenu.




Mon Dieu, mais au fait, que va devenir cette fameuse rubrique "Plan du site" ? Paix à son âme...