jeudi 29 novembre 2007

Sobees : Waouh !

Sobees, découvert via le concours de Startup de Kelblog...


Sobees
envoyé par fbochatay

Je trouve que ça donne envie ! Marrant de mettre en perspective cette présentation avec l'actualité de Vista (ça s'en va et ça revient ...).



mercredi 28 novembre 2007

Microsoft au Paradis

Merci aux gars d'Heaven pour l'organisation de cette soirée de présentation des produits "Hard" Microsoft.

Cela m'a permis de croiser des têtes que je regrette de ne pas voir plus

souvent (Richard, Eric, Philippe...) et de mettre des visages sur des

flux RSS (Damien - l'autre, qui est grand celui-là, Send to a Friend

...).

C'est vrai qu'on en parle pas beaucoup et qu'on ne les connaît pas beaucoup pour ça, mais les gars de Microsoft font aussi des produits dans le dur : clavier, souris, casque, micro, webcam... Il faut bien avouer que de ce que j'ai vu ce soir, les produits sont sympas et montrent une volonté de Microsoft de développer cla facilité d'usage.  J'ai noté cette souris qui peut servir de télécommande de PowerPoint (utile pour ceux qui font souvent des présentations en déplacement) et cet autre modèle de souris avec ou sans fil, reliée à votre ordinateur au moyen d'une clé faisant office de clé de stockage (a priori pour ceux qui ont Vista, cela permet même de rajouter de la mémoire Flash, mais moi Vista j'ai pas mis les doigts dedans).

Je vais donc essayer quelques temps ce dernier modèle : la "Mobile Memory Mouse 8000" (là, il faut faire quelque chose pour le nom des produits en revanche...). Même si je dois bien avouer que je suis depuis très longtemps habituer à faire glisser mon majeur sur cette muqueuse digitale que des ingénieurs ont baptisé "Trackpad" et que je ne suis pas cetrtain d'être à l'aise sur le maniement d'un objet oblong à tenir dans sa paume... (ça va là Damien, j'ai drôle ?).






lundi 26 novembre 2007

DGC - Cuvée 2007

Pour la troisième année consécutive, je suis intervenu à l'écolé DGC (ne me sollicitez pas pour d'autres écoles, j'interviens là-bas par camaderie avec le directeur de cette école qui a le mérite de d'être implantée à Saint Denis pour proposer des cursus bac+4/5...).



J'ai un peu modifié ma présentation par rapport aux années précédentes (ce n'est plus utile je pense de donner des chiffres sur la progression du nombre de blogs). J'ai donc (pompeusement) intitulé le sujet "Web2.0 évolutions des pratiques de marketing / communication".






dimanche 25 novembre 2007

Le Syndicat de la Librairie Française et la liberté de pratique commerciale

Comme beaucoup d'entre vous je suppose, je suis client d'Amazon. Amazon m'a écrit pour me signifier que le Syndicat de la Librairie Française "a intenté
une action en justice contre Amazon, et contre d'autres libraires sur
le Net, visant à nous faire renoncer à la gratuité des frais de port
sur les livres.
"

Décidément, les mots Syndicats et Liberté ont du mal à cohabiter. Je crois sincèrement que ce "combat" contre la gratuité des frais de ports est une bêtise sans nom. Le problème pour le Syndicat de la Librairie Française, c'est de comprendre que la préférence d'Amazon ne se limite pas à la possibilté de se voir offrir des frais de ports. La différence réside dans le service de proximité qu'offre ce libraire en ligne.

Chez Amazon, c'est
pratique, simple. J'y retrouve mes historiques d'achats, mes listes de
produits à acheter (éventuellement) dans un futur proche ou que mes
proches peuvent m'offrir (ma liste de souhaits), les produits qu'Amazon
me recommande sur la base de mes achats et des achats de ceux qui ont
acheté les mêmes produits que moi... Amazon ne manque jamais de m'envoyer un petit mot pour Noël, mon anniversaire...Etc. Un vrai service de proximité je vous dis !



Le Syndicat de la Librairie Française devrait s'interroger sur l'absence de qualité de services dans la plupart des librairies, qui ne sont en fait que des rayonnages d'oeuvres et d'ouvrages. Si 'jétais libraire, il y a longtemps que j'aurais investi Internet, non pas tant pour vendre en ligne, mais pour communiquer, dialoguer avec mes clients, les guider dans leurs choix, me faire connaître comme un amateur éclairé capable de donner envie de lire, inviter mes clients à des  manifestations de présentations d'oeuvres, à rencontrer d'autres clients ayant un intérêt commun pour un genre littéraire, un auteur...etc.



Les adhérents du Syndicat de la Librairie Française devraient s'interroger sur l'incompétence de leur syndicat à les aider à exister sur ces nouveaux médias, au lieu d'essayer de mettre des sacs de sable alors que les digues ont craqué depuis longtemps. Il conviendrait de se demander si ce Syndicat ne faillit pas à sa mission d'accompagner les libraires à être des relais culturels.

Si comme moi, vous pensez que cette intiative est absurde, n'hésitez pas à envoyer votre point de vue à Amazon (pour-la-livraison-gratuite@amazon.fr) et au SLF (slf@nerim.fr).



vendredi 23 novembre 2007

Le défense immunopublicitaire

L'agence Australie vient de présenter les résultats d'une étude sur la perception de la publicité par les consommateurs, son impact, l'évolution, avec notamment une distinction parmi les catégories non-internautes, grand public, tout internet - bon, là en passant, j'ai un peu de mal à saisir cette décomposition...

Grosso modo, si les marques sont de mieux en mieux perçues, donnent de plus en plus envie de consommer, la perception de la pub se dégrade, avec ce que l'étude appelle une forme de radicalisation de la part du segment "Tout internet". La faute d'ailleurs aux formes de publicité sur Internet qui rejailliraient globalement sur la publicité en général.

Tout à l'honneur d'une Agence que de tenir un tel discours, même si on peut comprendre la logique sous-jacente - "Tout ce qui est fait en matière de publicité sur Internet est globalement mauvais, de plus en plus mal perçu, et impacte même la perception négative de la publicité en général. Il faut donc réinventer la publicité sur Internet, et mettre le paquet sur la créativité et les mesures."

N'étant pas créatif pour deux balles, je ne prétends pas avoir LA solution. Il y a peut-être un problème créatif, mais il faut s'interroger sur le succès du système publicitaire de Google qui est moche à souhait - des annonces textes du genre "petites annonces", mais qui a le mérite d'être présent quand il faut - il apporte une réponse à une demande.

Il est certain que la publicité augmente globalement, avec la démultiplication des supports. Il me semble certain (mais cela relève plus de l'intuition) que les gens ont développé au fil du temps un réflexe de défense immunitaire, qui est du reste plus fort avec les jeunes générations qu'avec les anciennes. Les jeunes générations sont "naturellement" capables de décoder les messages sous-jacents ou les objectifs d'une publicité. Du reste, avec le développement des supports "c'est gratuit, en contrepartie de présentations de publicités", leurs défenses se sont renforcées.

C'est certain qu'il faut alors se poser des questions et repenser les formes publicitaires selon les supports. Les objectifs également (je crois que le noeud du problème se situe surtout à ce niveau là). Ce n'est pas la même chose que de chercher à développer l'empathie avec une marque (travail de longue haleine visant à déclencher un réflexe de préférence de marque lorsque le consommateur sélectionne un produit parmi plusieurs) et de réaliser une opération commerciale (opération coup de poing qui nécessite d'être renouvelée régulièrement pour ne pas sombrer dans l'oubli). Si on veut développer l'empathie avec une campgne de bannières, on n'est pas forcément dans la meilleur choix. De même que si l'on veut développer de l'évènementiel au travers de plates-formes de réseaux sociaux.




jeudi 22 novembre 2007

... sont dans un bateau ...

Une entreprise c'est comme un bateau. Pas facile de naviguer étant
donné l'inertie (il n'existe pas de frein à main sur un bateau) et les
courants (la dérive). Une création d'entreprise, c'est comme lancer un
bateau pour une traversée, sauf que l'on construit le bateau en même
temps que l'on amorce la traversée.




vendredi 16 novembre 2007

Nouvelle approche de la fidélisation / Nouvelle approche pour les Agences

Je vous recommande la lecture des 5 notes qu'Henri Kaufman vient de publier sur le sujet :
- Nouvelle approche de la fidélisation (5/5)
- Nouvelle approche de la fidélisation : stratégies pour retarder la Rupture
- Nouvelle approche de la fidélisation (3/5)
- Nouvelle approche de la fidélisation (2/5)
- Nouvelle approche de la fidélisation (1/5)




La remise en cause des programmes Fidélité (les trucs à points qui ne
sont que des réductions permanentes, qui encombrent votre portefeuille
d'une carte suuplémentaire à chaque fois...) y est très bien expliquée,
ainsi que l'évolution du taux d'adhésion (sentimental) d'un client à
une marque, les manières de tracer cette évolution pour détecter les
instants de rupture (le moment où il faut agir vite et bien, avant que
le client ne sur-réagisse).




Au-delà du fond, je trouve que l'approche est bonne car elle offre une méthodologie de projet pour traiter le sujet.




Cela me permet d'aborder le problème des appels d'ofres concernant les
agences de marketing services. Celles-ci sont souvent interrogées dans
le cadre de compétitions (souvent mal organisées du reste). Le cadre de
ces compétitions impliquent que les agences se concentrent quasiment
toujours sur la présentation d'une solution... alors, qu'elles n'ont
pas le temps suffisant pour analyser en profondeur le sujet, qu'elles
se concentrent sur la surface des choses (visuels, claim, mécanique de
points, plan médias...).




Les agences, dont la valeur ajoutée est la créativité, devraient se
battre pour ne pas avoir à faire le travail final dans le cadre d'une
procédure amont - d'autant que ce travail est souvent remis à plat une
fois l'action engagée, que ce travail n'est souvent pas rémunéré, ou
alors s'il est indemnisé, c'est sans commune mesure avec les coûts
engagés.



Un appel d'offres devrait être l'occasion d'exposer la
compréhension du problème, de présenter la méthodologie qui sera appliquée pour
mener à bien la mission qui se définit, ainsi que les ressources qui
seront consacrées. Eventuellement on pourra appuyer son travail par une
présentation de références de sorte à démontrer le potentiel de
créativité / production selon différents secteurs (adaptabilité).




Ce sont des méthodes d'accompagnement et d'organisation dont les
clients ont le plus besoin. Pas d'une créa et d'un argumentaire pondu
en quelques heures qui vont faire écho en fonction du temps qu'il fait
chez le client le jour de la présentation.




Cela éviterait les déperditions d'énergie (et surtout de finances) qui
sont consacrées à ces appels d'offres. Cela assainirait du reste ces
procédures d'appels d'offres elles-mêmes puisqu'elles s'appuieraient
sur des critères de décision plus objectifs que les goûts et les
couleurs. Cela assainirait enfin les relations financières entre le
client et l'agence qui doit au final répercuter les coûts engagés en
amont, sans pour autant être clairement capable de justifier qu'il faut
payer ce qui a été fait. D'autant qu'il est toujours difficile de
quantifier la valeur d'une idée.




jeudi 15 novembre 2007

La semaine anglaise sur Canal+

Je suis définitivement impressionné par l'entreprise Canal+ et sa faculté à oser sortir de son quotidien pour proposer des actions thématiques. Au moment où le service public audiovisuel nous bassine avec des manques de moyens, Canal+ apporte la preuve que ce ne sont pas tant les moyens qui sont un problème, mais la créativité, l'imagination et la capacité à mettre en oeuvre.

C'est ainsi que cette semaine Canal+ a été décrétée "semaine anglaise" afin d'appuyer (et sûrement négocier un soutien important de la part du principal sponsor Eurostar) la mise en oeuvre de la nouvelle ligne Eurostar avec la nouvelle gare londonienne, St Pancras, mettant les deux capitales à 2h15 de temps. Pendant une semaine, on habille la chaîne aux couleurs d'une entreprise, mais de manière intelligente. Un publi-reportage à grande échelle.

Etant grand amateur de l'humour anglais, je ne pouvais manquer la soirée d'hier qui était consacrée à la présentation de séries à l'humour typiquement anglais. Entre autres, Litlle England qui pourrait se comparer à notre Groland ( sauf que les Anglais étant adeptes de l'autodérision, ils sont capables de se moquer d'eux-mêmes sans passer par un pays imaginaire), Extras avec Ricky Gervais qui raconte les tribulations d'un acteur et passe au peigne fin nombre de dérives sociales. A noter qu'Extras reçoit un "guest" (invité de marque) à chaque épisode. C'est ainsi que Kate Winslet se montre comme une arriviste seulement préoccupée d'emporter un Oscar, et Daniel Radcliffe (Harry Potter) comme un adolescent attardé uniquement préoccupé de jouer les hommes (quand sa mère n'est pas dans les parages). Enfin, dernière série : IT Crowd, qui raconte la vie de bureau d'une équipe de maintenance informatique. Que vous soyez "client" ou que vous ayez travaillé dans ce type de service, vous apprécierez la trop forte proximité à la réalité.

Tout ce que l'on peut souhaiter, c'est que ces séries soient prochainement diffusées en intégralité, et non à l'occasion d'une simple soirée. Sinon, il reste Youtube pour les découvrir...





mercredi 14 novembre 2007

3 conseils pour draguer... un Business Angel

Mon associé, mais néanmoins ami, chez Performance Projets, Raphaël, a été interviewé par Newzy dans le cadre de son autre activité - Vice Président de Paris Business Angel. A la première question, on n'est pas passé loin de réponses plus tendancieuses...





Dommage que le montage ne soit pas une réussite (surtout ces transitions silencieuses en noir et blanc). Ayant commencé à prendre en main Final Cut depuis peu, je vous assure qu'on peut faire des choses plus "punchy".





Indicateurs PR Online

Bonne synthèse des principaux indicateurs importants à mettre en place sur cette étude de l'Institute for PR (format PDF). 




L'étude traite du blog comme support d'analyse :
l'entreprise a un blog. A partir de là, l'étude recense et présente les
indicateurs qui peuvent être mis  en place pour mesurer la conversation, le
traffic, le retour sur investissement...etc.




Il me paraît dommage de limiter le sujet au seul concept de blog, qui
en est de moins en moins un, surtout lorsqu'il s'agit d'envisager le
concept de blog d'entreprise (la relation personne physique / personne
morale est des plus délicates à appréhender il me semble, ce que confirme l'auteur de l'étude "First of all, corporations don’t blog, people blog.").



De plus en
plus de sites traditionnels intègrent ce qui a fait l'explosion de
l'usage des blogs :

- facilité de production de l'information, tant technique
qu'organisationel (réduction de la chaîne de validation éditoriale)
permettant de démultiplier le nombre de producteurs d'infomations
(jusqu'à des personnes extérieures à l'entreprise dans certains cas);

- fonctionnalités de commentaires, de trackbacks, de votes;

- utilisation des tags pour permettre une autre classification de
l'information et des possibilités de recherche d'informations.




Tout cela pour dire qu'il ne faut pas s'arrêter au sujet "blog" utilisé
par l'étude pour développer ses propositions d'indicateurs. Ceux-ci
sont largement valables et utilisables pour toute plate-forme Internet.




Les limites du CRM

Je ne vais nommer personne (pour l'instant) mais je viens de vivre une
étude de cas des plus intéressantes de traitements informatiques qui
prennent le pas sur toute initiative humaine. Pourtant "une relation
durable, ça change la vie".



Pour situer le contexte, à la suite de décalage entre les entrées et les sorties, se crée une situation de "trou".



La
première étape des process informatiques déclenche l'émission d'un
courrier de niveau 2 (j'imagine que c'est de niveau 2 car au vu des
flux du compte, le client est certainement classé dans la catégorie des
relations de qualité) signalant le problème et rappelant que
l'entreprise était en droit d'appliquer une commission d'intervention
(pour la modique somme de 7 euros / opération), précisant enfin qu'elle
ne manquera pas de le faire si un nouvel incident se produisait
(désolé, aucune information sur la durée du sursis applicable à la
peine).



La situation est toutefois réglée à la réception de ce
courrier car exceptionnel est bien ce qui pouvait qualifier ce "trou".
Mais l'emballement informatique est là. Il y a eu alerte de niveau 2.
Il faut donc procéder au contrôle des sorties du client. La deuxième
étape des process informatiques déclenche donc la correction à la
baisse des possibilités d'utilisation des moyens de paiements, les
cartes bancaires en l'occurrence. En tant que client, on découvre sur
le terrain, c'est à dire au distributeur ou chez le commerçant que les
cartes fonctionnent mal ou pas. On vérifie les fonds disponibles. Tout
étant normal, on se dit que cela doit être un problème d'électronique
lié aux puces. Le problème persistant, on se décide à appeler un
conseiller pour lui signaler le dysfonctionnement des moyens de
paiements. Celui-ci vous explique alors "benoîtement" qu'effectivement
les seuils ont été abaissés au minimum, que cela n'aurait pas dû être,
mais qu'on ne sait pas d'où ça vient. On s'excuse, tout de même.



Je
les vois d'ici ces grands consultants de l'informatique de ces grands
cabinets de conseils faire des schémas de process pour définir quelles
sont les alertes à identifier pour délcencher des opérations de
contrôles, des impressions de courrier, des actions de rétorsions.
"C'est absolument génial, les conseillers ne pourront plus louper une
erreur puisqu'ils n'auront plus rien à faire". Comme au siège personne
n'a jamais mis les pieds derrière un guichet, personne n'entrevoit la
perversité du système. Clients et conseillers ne se parlent plus, ou
alors sous forme de courrier au ton comminatoire ou spartiate ne
faisant qu'exacerber les frustrations des uns et des autres. Jusqu'à ce
que la rupture se consomme.



Les process informatiques ne
doivent être utilisés que sous contrôle de l'homme. Celui-ci doit
profiter des puissances de calcul pour automatiser la production de ses
reporting et assurer des actions répétitives. Il n'en reste pas moins que
c'est à lui de faire la passerelle entre les reporting et les actions à
déclencher. C'est à ce moment là qu'il peut entrer en contact avec le
client pour s'informer de sa situation, proposer une voie de règlement
si nécessaire, voire si tout est OK, de profiter de cette relation pour
explorer de nouvelles pistes.



Il ne faut pas s'étonner en l'état actuel
de l'évolution de la notion de services, de voir un certain nombre de dispositifs s'installer sur
Internet et y trouver une clientèle croissante. Au moins, dans ce cas, on n'est pas étonné de "discuter" avec
des process.



mardi 13 novembre 2007

Une nation se gouverne-t-elle comme une entreprise ?

Nous avons un chef d'Etat qui présente toutes les caractéristiques du
créateur d'entreprise : il est sur tous les fronts, il ose de nouvelles
grilles de lectures et d'actions, il s'implique personnellement dans
les dossiers...etc. Sincèrement j'adore. Enfin un politique qui met ses
c... sur la table pour affirmer ses convictions. 




Il est vrai que la France a toujours eu un problème avec l'argent, la
création de richesses, surtout l'entreprenariat. Il est vrai qu'il
était temps de remettre en place un certain nombre de repères, la
première étant qu'on ne peut partager que ce qu'on possède, ou pour
être plus précis ce que l'on crée.




Ode à ceux qui bossent donc, à ceux qui se lèvent tôt, à ceux qui
développent et créent de l'emploi. Le royaume des Francs (j'ai essayé
la conversion en Euro, mais pour le coup l'expression perd vraiment de
sa saveur) est enfin à eux.




Puisqu'il n'y pas d'opposition intéressante actuellement en France, et
comme je ne peux m'empêcher de jouer les avocats du diable (certains
diront le chieur), il convient toutefois de se demander si le
management Sarkozy ne soulève pas deux problèmes.




Le premier est qu'il ne me paraît pas raisonnable de diriger une nation
comme une entreprise. Une nation ne se définit pas uniquement par des
critères de rentabilité ou de rationalité économique. Certaines valeurs
humaines sont au-delà de ces contingences matérielles, et c'est toute
la force d'une nation que de savoir entretenir ses fainéants, ceux qui
se lèvent tard. Ce sont eux qui élèvent l'esprit. Encore faut-il ne pas
faire l'amalgame entre les fainéants et les nantis, ce qui me permet de
vous interdire de me classer parmi les supporters des grévistes qui
usent de leur pouvoir de nuisance pour défaire un pays, au nom de
prétendus avantages qui ne sont en fait que des extorsions.




Le second est qu'il me paraît dangereux pour un leader qui doit assurer
un rôle de dernier recours de se mettre ainsi sur le devant de la
scène. Cela présente un risque de découragement pour l'équipe qui
l'entoure qui se dit qu'au final ce qu'ils feront ou ne feront pas sera
repris par leur patron. Cela présente également un risque plus grand de
blocage de la machine un jour ou l'autre. Quel est l'ultime recours
pour arbitrer, trancher, trouver le consensus... le jour où cet ultime
recours a déjà consommé ses munitions en s'exposant trop tôt ? Les
entreprises (les grosses) ont d'ailleurs créé ce poste à l'intitulé
poétique "Président non exécutif"... Pour prendre un exemple plus mer à
mer, le skipper d'un bateau tient rarement (si ce n'est jamais) la
barre; il pense et donne ses directives.



jeudi 8 novembre 2007

Facebook, quelques réflexions

(désolé, note un peu longue, et encore je me retiens...)



Facebook, c'est bien évidemment "The ultimate place to be". On y retrouve plein d'amis. On peut ajouter des applications très intéressante pour devenir un vampire ou un mort vivant (??). On peut mettre des photos, des vidéos, des blagues, des infos type Twitter, aller taguer les "Wall" de ses amis...etc. On indique également d'où on vient, où on habite, le statut social, numéro de téléphone, date de naissance, les goûts en matière de livres, de produits, de marques...etc.



Tout le monde sent bien qu'il y a quelque chose de suspect quelque part à pouvoir livrer toutes ces informations. Mais que voulez-vous ? C'est vraiment "The ultimate place to be". Passe encore que vous n'ayez pas de blog, mais pas de compte sur Facebook, vous ne pouvez pas. Et puis c'est vrai que c'est amusant d'avoir sous la main ce fil de dépêches de ce que font les uns et les autres qui constituent votre réseau d'amis : tiens, machin a modifié son staut, a changé de job, a acheté tel produit, est devenu ami avec truc... Oui, mais voilà, toutes ces informations ne sont pas volatiles. Elles sont stockées quelque part, et elles sont diablement précises. Comme je le disais dans une note à propos de Twitter : "Les mêmes qui hurlent contre les flicages informatiques fournissent eux-mêmes les informations...".



Tout le monde sent bien donc que Facebook ne peut être simplement gratuit. Il va y avoir de la pub. Bon, comme partout vous me direz. Plus personne ne fait attention. Et (pour détendre l'atmosphère), quand je vois le type de pub que l'on me propose actuellement ...




Image_1Image_2



... je me dis que ce n'est pas vraiment profilé (ou alors il y a des choses que j'ignore).




Oui, mais voilà, la vraie stratégie vient d'être annoncée (cf. article sur Mashable), et là j'ai eu comme un coup de sang de peur panique. Extrait : "“Social Ads” le réseau tant attendu qui permettra d’importer les
données des actions que vous réalisez à l’extérieur au sein du réseau
social (comme acheter des produits ou encore visionner une vidéo sur un
site extérieur).
"



Non, je n'ai pas envie que ma vie devienne une agence de dépêches de presse. Non, je n'ai pas envie que tout le monde sache quelle vidéo je regarde, quels sites je lis, quels produits j'achète, quand, où, combien, comment ? Je sais que c'est le Graal des analystes CRM, mais il y va de notre santé sociale et mentale, non pas seulement personnelle mais collective.



Pour ma part, j'ai commencé par enlever ces petites applications du type "dis-nous quels sont les pays que tu as visité?" et je suis allé dans ce menu "Privacy", qui n'est pas forcément accessible au premier coup d'oeil (il est en haut à droite) et qui est surtout paramétré quasi-complètement ouvert au départ, et j'ai tout mis à "None". Je verrai au fil de l'eau le diamètre du débit que j'accorderai à mes amis, à mes réseaux, à ceux qui ne me connaissent pas. Je recommande d'ailleurs sagement à tout le monde d'en faire autant.



mardi 6 novembre 2007

Youtube Project Direct, concours international des films faits à la maison

Pour rester dans la thématique Internet comme antichambre des futures stars de demain, Youtube organise, avec HP et Fox Search Light, un grand concours international (enfin a priori, car il y a au moins une réplique imposée à caser en langue anglaise) pour la réalisation de courts métrages (27 minutes) qui seront diffusés sur Youtube et soumis aux votes. Le gagnant sera largement supporté et diffusé en Home page notamment.





dimanche 4 novembre 2007

L'absence de frottements

Le frottement est nécessaire à la valeur de toute chose. C’est un
principe physique majeur que l’on semble oublier (consciemment ou non)
de plus en plus. Je pense qu’on pourrait analyser les évolutions de ces
dernières années sous cet angle de la disparition des frottements dans
les moyens de communication. Si j’étais courageux, je pense qu’il y a
là matière à ouvrage... Cela me semble expliquer l'effet d'emballement
général que nous avons tous l'impression de vivre.




Avec l’invention de l’imprimerie (vous voyez, ça remonte à un bout de
temps quand même), on a réduit les frottements qui étaient liés à la
copie d’une oeuvre. Dès lors, il a été plus facile de dupliquer et
diffuser. Avec le développement de la société de consommation, on a
ainsi cherché à exploiter ces facilités pour démultiplier les points de
contacts (Mass Media).




Quelques années plus tard, avec l’informatique et notamment l’email, on
a réduit les frottements liés à la production, et toujours à la
duplication et à la diffusion. On a ainsi vu fleurir dans les
entreprises des correspondances sur-diffusées à des personnes qui
n’auraient jamais été destinataires auparavant. On a également vu
fleurir les fameux “spams” qui engorgent toujours plus de boîtes aux
lettres. Dès lors qu’une entreprise n’a plus à payer de papier ni de
timbres pour correspondre avec des contacts, elle perd le recul
nécessaire à la valorisation de ce qu’elle a à dire et à qui. On
commence à mesurer les effets de la chute des coûts de communication
(téléphone) avce le nombre exponentiel d'appels commerciaux que l'on
reçoit désormais chez soi.




Quelques secondes plus tard, avec le développement du Web, et il y a
quelques centièmes de secondes avec le Web2.0 et le développement des
réseaux sociaux, c’est la perte des frottements liés à la découverte et
aux étapes de consolidation de la notion de contact, et enfin de celle
d’ami qui a est venue accélérer le cours des choses. On a ainsi vu
fleurir ce concept de buzz, qu’il se pourrait bien être le “spam” de
demain. 




Contrairement à ce que l’on pense, le développement des infrastructures
informatiques et des moyens de communications ne tend pas à améliorer
et affiner la connaissance des cibles ou des clients. Par la perte des
effets de frottements, cela développe en fait des mécaniques qui
deviennent de plus en plus difficiles à contrôler. Sauf à s’interroger
sur les frottements nécessaires à mettre en oeuvre, ou sur l'organisation permettant de supporter les facteurs d'accélération nouvellement créés.



samedi 3 novembre 2007

Cette notion débile d'ami

http://www.casadacultura.org/arte/pint/uzeyir_lokman_cayci/pinturas_uzeyir_26_grd.jpgYannick Lejeune est passé vendredi à l'émission du midi de Canal+ pour parler de Facebook. C'était clair et synthétique. Difficile de faire mieux dans ces formats de discussions. Un des points qui a attiré mon attention car cela fait longtemps que cela me taraudait comme je l'avais déjà expliqué, est cette notion d'ami qui sous-tend les relations, mises en relations et autres formes d'interconnexion.

Il est dommage que ce mot "ami" perde son sens pour englober des notions plus vagues comme relations, connaissances, contacts... Comme disait Aristote "ce n'est pas un ami que l'ami de tout le monde". Avec Facebook, d'origine américaine, cela ne va pas aller en s'amenuisant. Dans la culture américaine, le contact est simple et on s'invite très rapidement chez l'un, chez l'autre. On discute facilement dans la rue. Mais il ne faut pas rêver. Le noyau de l'amitié n'en est que plus coriace à percer. On a l'habitude de dire que c'est dans le malheur que l'on reconnaît ses amis, ceux qui restent pour soutenir ou continuer à tendre la main, pas ceux qui jugent et disparaissent craignant d'être contaminés (il est d'usage de croire que le malheur ou la difficulté est une maladie contagieuse, comme ont pu en faire l'expérience les cadres des années 1980 qui découvraient le chômage).

Il faut être vigilant sur ce que vous aceptez comme mise en relation directe. D'autant plus avec des systèmes comme Facebook qui deviennent des vrais agences de presse de qui fait quoi, avec qui, quand. Il faut être clair avec vous-même sur l'usage que vous faites de ces réseaux sociaux. Ce ne sont sûrement pas au travers de ces plate-formes que vous aurez des amis, des vrais. Ou alors de manière exceptionelle. Ne soyons pas jusqu'au boutiste non plus.

En fait, vos amis, gardez les pour vous, c'est une denrée trop rare ; dans votre carnet d'adresse égoïste, celui de votre ordinateur, ou du calepin de votre portefeuille.




vendredi 2 novembre 2007

Seesmic, c'est l'éclate !

Seesmic, c'est le nouveau projet de Loic Lemeur... Après avoir porté haut le sujet blog en France, enfoncé de nombreuses portes démontrant le champ des possibles et les impacts de ces nouvelles formes d'expressions (social, marketing, publicité, politique...), il avait un peu fini par se disperser, voire s'enterrer dans le système franco-français qui ne peut empêcher le politique d'engloutir ceux qui les menacent sur le devant de la scène, pour mieux le contrôler et l'isoler. Ajoutons à cela cette caractéristique nationale qui rend suspect tout être qui développe un projet qui réussit. Tout était en place pour que Loic se retrouve confiné, coincé dans un univers étriqué fait de petits ragots et autres bassesses humaines. Finalement, l'appel de la forêt et des grands espaces l'a sûrement sauvé.

Mais cela signifie qu'un de nos entrepreneurs français les plus dynamiques a dû s'exilers aux Etat-Unis pour développer son nouveau projet. C'est une nouvelle fois révélateur des faux problèmes que l'on se crée en France, des difficultés que l'on peut mettre sur la route de ce qui ont les idées et l'énergie (lui en plus, il a même les fonds).

Comme un malheur n'arrive jamais seul, Loic vient d'exfiltrer notre Vinvin national qui avait toute la créativité qu'il fallait pour développer des choses intéressantes, et innnovantes, en phase avec les nouveaux usages de ces nouvelles formes de communication. Quelques groupes lui ont fait confiance à la marge pour développer des pilotes, mais rien qui lui permettait d'exploser comme il le mérite. Comme pour Loic, il est problable que Cyril commençait à tourner un peu en rond et à se morfondre de voir tout ce potentiel inexploité. C'est donc aux Etats-Unis que lui aussi va se développer, en tant que VP Seesmic en charge de l'animation (tombola nocturne, daily brief, cours d'anglais pour accent français...). Et voilà donc un deuxième cerveau qui quitte la France. Et autant vous dire que j'ai repris goût à suivre le site de Cyril (aka Vinvin) et le moins que l'on puisse dire, c'est que nos deux Frenchies s'éclatent !

Afin de respecter le dicton "jamais deux sans trois", je pourrai parler de ce troisième Français qui vient de s'exiler aux Etats-Unis, Dominique Strauss Kahn, mais j'ai décidé de faire une note sérieuse, qui concerne ses trempes d'entrepreneur qui quittent finalement notre pays pour trouver chaussure à leur pied. Il y a quand même un problème qui va au-delà des problèmes administratifs dont on nous rebat sans cesse les oreilles, qui concerne plus un état d'esprit général prêt à assumer des risques pour se réaliser, de manière intègre. Combien de gens se plaignent de leur travail, sans pour autant se décider à prendre le taureau par les cornes ? Combien de gens soutiennent une idée de création d'entreprise lorsqu'elle est exposée ? En général, les "ça ne marchera pas", "tu vas te planter" sont dominants... et les mouvements sociaux annoncés pour la semaine prochaine confirme que ce n'est pas près de changer.

Alors, Loic, Cyril, chapeau bas messieurs !