jeudi 8 novembre 2007

Facebook, quelques réflexions

(désolé, note un peu longue, et encore je me retiens...)



Facebook, c'est bien évidemment "The ultimate place to be". On y retrouve plein d'amis. On peut ajouter des applications très intéressante pour devenir un vampire ou un mort vivant (??). On peut mettre des photos, des vidéos, des blagues, des infos type Twitter, aller taguer les "Wall" de ses amis...etc. On indique également d'où on vient, où on habite, le statut social, numéro de téléphone, date de naissance, les goûts en matière de livres, de produits, de marques...etc.



Tout le monde sent bien qu'il y a quelque chose de suspect quelque part à pouvoir livrer toutes ces informations. Mais que voulez-vous ? C'est vraiment "The ultimate place to be". Passe encore que vous n'ayez pas de blog, mais pas de compte sur Facebook, vous ne pouvez pas. Et puis c'est vrai que c'est amusant d'avoir sous la main ce fil de dépêches de ce que font les uns et les autres qui constituent votre réseau d'amis : tiens, machin a modifié son staut, a changé de job, a acheté tel produit, est devenu ami avec truc... Oui, mais voilà, toutes ces informations ne sont pas volatiles. Elles sont stockées quelque part, et elles sont diablement précises. Comme je le disais dans une note à propos de Twitter : "Les mêmes qui hurlent contre les flicages informatiques fournissent eux-mêmes les informations...".



Tout le monde sent bien donc que Facebook ne peut être simplement gratuit. Il va y avoir de la pub. Bon, comme partout vous me direz. Plus personne ne fait attention. Et (pour détendre l'atmosphère), quand je vois le type de pub que l'on me propose actuellement ...




Image_1Image_2



... je me dis que ce n'est pas vraiment profilé (ou alors il y a des choses que j'ignore).




Oui, mais voilà, la vraie stratégie vient d'être annoncée (cf. article sur Mashable), et là j'ai eu comme un coup de sang de peur panique. Extrait : "“Social Ads” le réseau tant attendu qui permettra d’importer les
données des actions que vous réalisez à l’extérieur au sein du réseau
social (comme acheter des produits ou encore visionner une vidéo sur un
site extérieur).
"



Non, je n'ai pas envie que ma vie devienne une agence de dépêches de presse. Non, je n'ai pas envie que tout le monde sache quelle vidéo je regarde, quels sites je lis, quels produits j'achète, quand, où, combien, comment ? Je sais que c'est le Graal des analystes CRM, mais il y va de notre santé sociale et mentale, non pas seulement personnelle mais collective.



Pour ma part, j'ai commencé par enlever ces petites applications du type "dis-nous quels sont les pays que tu as visité?" et je suis allé dans ce menu "Privacy", qui n'est pas forcément accessible au premier coup d'oeil (il est en haut à droite) et qui est surtout paramétré quasi-complètement ouvert au départ, et j'ai tout mis à "None". Je verrai au fil de l'eau le diamètre du débit que j'accorderai à mes amis, à mes réseaux, à ceux qui ne me connaissent pas. Je recommande d'ailleurs sagement à tout le monde d'en faire autant.



2 commentaires:

  1. Si vous voulez une version identique sur le fond, mais plus drôle sur la forme, je vous conseille : http://mikecesneau.over-blog.com/article-13613999.html

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  2. Bah voilà, c'est typiquement le genre de réflexion que je me fais régulièrement et qui m'amène à ne pas être sur cette "ultimate place to be".
    Belle (auto)analyse en tous cas ! ;-)

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