dimanche 25 novembre 2007

Le Syndicat de la Librairie Française et la liberté de pratique commerciale

Comme beaucoup d'entre vous je suppose, je suis client d'Amazon. Amazon m'a écrit pour me signifier que le Syndicat de la Librairie Française "a intenté
une action en justice contre Amazon, et contre d'autres libraires sur
le Net, visant à nous faire renoncer à la gratuité des frais de port
sur les livres.
"

Décidément, les mots Syndicats et Liberté ont du mal à cohabiter. Je crois sincèrement que ce "combat" contre la gratuité des frais de ports est une bêtise sans nom. Le problème pour le Syndicat de la Librairie Française, c'est de comprendre que la préférence d'Amazon ne se limite pas à la possibilté de se voir offrir des frais de ports. La différence réside dans le service de proximité qu'offre ce libraire en ligne.

Chez Amazon, c'est
pratique, simple. J'y retrouve mes historiques d'achats, mes listes de
produits à acheter (éventuellement) dans un futur proche ou que mes
proches peuvent m'offrir (ma liste de souhaits), les produits qu'Amazon
me recommande sur la base de mes achats et des achats de ceux qui ont
acheté les mêmes produits que moi... Amazon ne manque jamais de m'envoyer un petit mot pour Noël, mon anniversaire...Etc. Un vrai service de proximité je vous dis !



Le Syndicat de la Librairie Française devrait s'interroger sur l'absence de qualité de services dans la plupart des librairies, qui ne sont en fait que des rayonnages d'oeuvres et d'ouvrages. Si 'jétais libraire, il y a longtemps que j'aurais investi Internet, non pas tant pour vendre en ligne, mais pour communiquer, dialoguer avec mes clients, les guider dans leurs choix, me faire connaître comme un amateur éclairé capable de donner envie de lire, inviter mes clients à des  manifestations de présentations d'oeuvres, à rencontrer d'autres clients ayant un intérêt commun pour un genre littéraire, un auteur...etc.



Les adhérents du Syndicat de la Librairie Française devraient s'interroger sur l'incompétence de leur syndicat à les aider à exister sur ces nouveaux médias, au lieu d'essayer de mettre des sacs de sable alors que les digues ont craqué depuis longtemps. Il conviendrait de se demander si ce Syndicat ne faillit pas à sa mission d'accompagner les libraires à être des relais culturels.

Si comme moi, vous pensez que cette intiative est absurde, n'hésitez pas à envoyer votre point de vue à Amazon (pour-la-livraison-gratuite@amazon.fr) et au SLF (slf@nerim.fr).



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