mardi 30 décembre 2008

On refait le Web

Image 5
On refait le Web est une initiative de ma pomme et Martial de Carré de Ciel, à laquelle s'est rapidement joint Cédric Deniaud (Dimelo / Feedback2.0).

Le principe est que chacun des auteurs référence dans Del.icio.us des articles qui traitent de l'évolution du Web. Un tag particulier est convenu par avance avec chacun des auteurs qui permet au site On refait le Web d'aspirer (flux RSS particulier du tag convenu) cette référence en tant que note dans le site. Bien entendu, l'URL de l'article renvoie directement à la source de l'article.

Et voilà comment on construit un site (mondial) permettant de référencer et structurer des articles essentiels aux professionnels d'un secteur.

On imagine assez simplement les déclinaisons qui pourraient être réalisées dans le cadre de groupes projets en entreprise (commercial, acheteurs, fiscalistes, juristes, DRH...Etc.) pour construire et partager une revue de presse à valeur ajoutée. (cf. Knowledge Plaza bien expliqué sur le site Tecoman)

Si vous êtes intéressé(e) pour alimenter ce site (je parle de "onrefaitleweb") en bonnes sources d'articles sur l'évolution du Web, n'hésitez pas à me contacter.



lundi 29 décembre 2008

Non au web "only within the States"

ça pour nous assaisonner de propagandes, ou recueillir nos données les plus intimes, y compris lorsque l'on doit partir en voyage via des sites gouvernementaux, on a accès à tout... Quand, je tombe sur ce genre de messages, je me dis que le Worldwide Web n'est jamais très loin de la petitesse de l'esprit humain.

Image 6



Au-delà de la Valeur des Choses

Intéressante note de Michel de Guilhermier concernant la remise en cause profonde que la crise actuelle devrait provoquer sur la structure du commerce. Mais j'ai presque envie d'aller plus loin dans la réflexion.


26th of december 2008
Mise en ligne par Belle Boyd


J'ai le sentiment que le "profond changement de comportement et une réflexion fondamentale sur la valeur des choses, le prix des biens, des produits de consommation, des actifs financiers comme immobiliers, etc." comme le dit Michel ne va pas se limiter à cet aspect financier du sujet.

J'ai le sentiment (l'espoir ?) que ce pourrait être l'opportunité pour l'Homme, surtout dans nos sociétés occidentales, de se remettre à penser le sens de la vie, de remettre en cause ces mécanismes de surconsommation où le désir  se supplante en permanence au besoin.

Repenser ses valeurs pour les entreprises signifie plus que jamais de devoir revenir aux bases de leur métier, si tant est que ces bases puissent s'inscrire dans un projet humaniste et non simplement financier. Celles qui s'inscrivent dans la deuxième option vont soufrir.

Les consommateurs vont sûrement aller au plus simple (en gros, du pain et une barre de chocolat plutôt qu'un petit pain avec des pépites dans un joli packaging et tous les produits de synthèse qui vont avec). Et au plus naturel. Tous ceux qui inventent des justifications marketing à forces de pseudo études scientifiques (du genre boire 1,5 litres d'eau par jour est un besoin physiologique) vont se retrouver avec des contradicteurs toujours plus nombreux, virulents et capables d'une résonance médiatique décuplée. A eux de se réinventer pour simplement exprimer leur Mantra (En quoi mon projet d'entreprise vise à aider l'Homme à vivre mieux ?). In fine, aux entreprises également de redonner du sens à l'actionnaire qui, contrairement à ce qui se pratique actuellement, va de plus en plus être un investisseur de la cause. C'est la rentabilité de l'action, inscrite dans un projet de société, qui va faire de plus en plus sens. Une philanthropie intéressée et motivée, qui permettra peut-être de pallier les insuffisances d'Etat incapables de gérer seuls les répartitions et les priorités financières.

Un peu d'utopie en ce début d'année... on peut toujours rêver, non ?



Bravo La Poste !

L'eusses-tu cru que je puisse un jour écrire un tel titre ? Eh, bien, c'est le cas. Il faut être fair-play en toutes circonstances et, après n'avoir pas spécialement trouvé que le site service consommateur était à la hauteur de l'enjeu, je me dois de saluer cette belle initiative de La Poste : mon timbre à moi.

Ce site vous permet de produire vos timbres avec les images que vous souhaitez, qu'elles soient personnelles ou d'entreprise.

Image 1



jeudi 18 décembre 2008

Twitter cherche un boss

... qui soit capable de lui proposer un modèle économique qui permette de faire rentrer des sous dans la caisse.
Who Should Be Twitter's Revenue Czar?
Twitter's Revenue Plan Revealed: Hire Someone To Come Up With One


Trop fastoche le sujet !

@twitter_team, here is my proposal.

Accès gratuit :
- 5 tweets per day
- 200 followings max. (200 est à affiner en fonction des stats réels de moyenne, corrélation... du nombre de following par user)

Accès payant (et oui, c'est comme ça, mais c'est addictif) :
- Prix : 1,40 US dollars / mois (ben oui, 140 caractères / 1,40 $)
- accès illimité

Je prends le pari que ça prend...

Bon, ça c'est fait. Mai sen fait, le plus gros du business à mon avis se situe dans le back office pour les entreprises. Non pas en faisant payer genre le compte Twitter officiel de la marque, mais en pensant le modèle comme un centre de service clients. Et là, le sujet de reporting, alertes, outils d'agrégations, de Direct Marketing... est sans fin, pour une valeur croissante.

Pour toutes compensations financières, je ne demande qu'un salaire symbolique de 140K annuels.

 

Réseaux sociaux

... il semblerait que l'on commence à s'y intéresser en France...

Image 4
Le pic est assez révélateur d'un intérêt soudain et subit (à moins que cela ne soit subi ?). Toujours est-il que pour les prédictions 2009, c'est sûrement un sujet à intégrer dans les prévisions.



mercredi 17 décembre 2008

L'odyssée de l'info de j'ai pas tout compris...

Eric Maillard fait pour une fois une entorse à son blog en évoquant une initiative de son agence qui va collaborer avec le magazine L'express pour son édition du 08 janvier prochain (N°3001).

Pour l'occasion donc, le contenu de ce numéro spécial sera produit par une collaboration journalistes / blogueurs. Le suivi de l'opération fait l'objet du site 3001, l'odysée de l'info

Et là, j'avoue que je ne comprends pas tout... Les journalistes vont faire leur travail et les blogueurs le leurs, mais en échangeant des mails pour se confronter dans le montage des articles ou dossiers ? participer à des réunions de rédactions pour se confronter ? Les blogueurs vont écrire dans leurs coins et être cité au travers des articles qui composeront le numéro papier 3001 ? Ou vont-ils écrire des articles pour la version papier en tant que blogueur ? - ce qui ne me semble avoir aucun intérêt en soi, hormis le fait d'intégrer de nouveaux styles d'écritures, mais cela a-t-il un rapport avec le blogueur ? Qui sont donc ces blogueurs qui participent à l'opération ? D'ailleurs le font-ils gracieusement en échange d'un peu de gloire de signer un papier dans L'express, contribuant ainsi à sauver le modèle de la presse du futur qui saura ainsi qu'elle peut compter sur des supporters bénévoles qui n'hésiteront pas à consacrer leurs heures perdues à la sauvegarde de la gloire d'un titre de presse ?

Ce n'est pas tant de mélanger des populations abordant le traitement de l'information chacun à sa manière qui est important. Les uns le faisant après l'avoir appris à l'école et contre rémunérations, les autres pour des raisons qui leurs sont toutes personnelles. Ce qui est important, c'est que l'information évolue en permanence, s'enrichit et se répand par capillarité, se composent de faits qui tiennent en 140 caractères et de réflexions qui pourraient être éditées sous forme de livres ; que l'information nouvelle se crée de ces évolutions et enrichissements initiaux pour développer d'autres sujets... que dans ce magma bouillonnant de surproduction, la presse ne sais comment trouver sa place et son modèle éconnomique - on reproche toujours aux Facebook, Twitter et autres succès du Web de ne pas être au clair avec leur modèle économique, mais on on n'ose dire que le modèle économique pourtant clair, sur le papier, de la presse ne vaut plus rien dans la réalité. Je ne crois pas que ce soit en mélangeant des gens à l'aise avec des outils de publications on-line et des gens engoncés dans des process organisationnels d'arrière-garde que cela va faire avancer quoi que ce soit. 

Décidément, je ne comprends pas l'objectif de cette opération. Mais bon, comme le dit Eric avec toutes les précautions d'usages : on est ici dans l'expérience et la suite reste pleine de questions... Après tout qu'y suis-je pour ne pas comprendre cette opération ?



Service consommateur version La Poste

La Poste vient de mettre en ligne un site dédié au service consommateur. Et oui, pas Client, simplement Consommateur.

Dans la lignée des sites en vogue comme ont pu le faire des RATP, SNCF ...etc. on se dit "chic", enfin un site où on va pouvoir échanger avec d'autres "usagers" (tant qu'on y est, autant se mettre en phase avec le vocable) notre vision du service client, agréger toutes ces remarques, les hiérarchiser, permettre à La Poste d'en dégager des idées constructives, lancer des chantiers d'améliorations et nous informer au travers de ce même site des projets engagés, du suivi de leur réalisation, de leur mise en oeuvre effective, des premiers résultats.

Las... En lieu et place, un site qui est un énorme FAQ des problèmes vus du côté de La Poste. Vraiment dommage, mais finalement pas si étonnant que cela.



mardi 16 décembre 2008

High End Branding



Mise en ligne par AndyQuarius

Très bon interview dans le cahier d'EPEE, Xénophon, de Bruno Racouchot, fondateur et directeur de la société Comes Communication, spécialiste de la mise en œuvre de stratégies d'influence et de communication, à propos de la valorisation du capital immatériel des entreprises par les stratégies d'influence.

(...) élaborer une stratégie de communication fondée, non sur la mise en valeur du savoir-faire (généralement connu de tous), mais bien au contraire sur des traits d'identité que l'on souhaite valoriser. A cet égard, on doit garder à l'esprit que l'authenticité est le meilleur garant d'une forte identité. (...)

En des termes plus intelligents, vous y trouverez donc en substance ce que je disais il y a quelques mois concernant les univers connexes de la marque comme moyens de s'inscrire, durablement, dans le réseau et créer de l'attachement (et de la valeur).



lundi 15 décembre 2008

Largo Winch

Le cinéma me semble un des secteurs qui a le mieux intégré la dimension communautaire de l'Internet.

Largo Winch s'inscrit dans un dispositif intéressant. Le film, une fois annoncé était attendu au tournant par tous les fans de la BD. Afin de déminer le terrain au plus tôt, la production a mis en place dès le début du tournage (il y a donc plus d'un an puisque les premiers posts remontent à Juillet 2007) un blog permettant un échange entre la réalisation, les équipes de tournage et les fans.

Selon des chiffres entendus à la radio, le dispositif aurait coûté 100.000 euros, ce qui est tout de même peu de choses en regard de ce qui aurait pu se produire si les fans s'étaient sentis floués et dégagés de tout sentiment d'implication dans la réalisation de ce film.

Je n'ai pas dit que le film a été fait avec et par les fans. Mais la production a eu l'intelligence de leur donner le sentiment de faire partie de l'équipe, du projet.





vendredi 12 décembre 2008

Chef de projet technique, êtes-vous certain que c'est ce dont vous avez besoin ?


We're Back
Mise en ligne par smellcleanandfresh

 
Nombre d'agences (communication ou marketing services) me sollicitent par rapport à des profils de chefs de projets techniques. Or, je ne suis pas persuadé que la carence organisationnelle se situe à ce niveau-là. Le niveau qu'il manque en général dans les organisations des agences est tout simplement le chef de projet.

Résultat : ce sont les commerciaux qui se chargent de rédiger des intentions de cahier des charges (on appelle ça un brief) qui ne vont jamais assez loin dans la description de la solution cible.

On est toujours d'accord avec un client en ce qui concerne les grandes lignes et les objectifs d'un site.

Là où ça se complique, c'est quand il s'agit de rentrer dans le détail. En général, les agences confondent niveau de détail et technicité du problème. Ce n'est pas parce que vous précisez dans un document de spécifications que la largeur de l'écran est de 1024 pixels, que les vignettes d'illustration seront de 120 pixels de large, que les choix possibles au niveau d'une liste déroulante sont : "choix1", "choix2", "choix3", que le message d'erreur s'affichera au sein de la page dans une zone précise...etc. etc. que vous faites un travail technique.

Au lieu de vous contenter de dire que vous voulez des volets à vos fenêtres, vous êtes simplement précis pour définir que vous voulez des volets roulants en plastique blanc qui se commanderont par un bouton électrique. Cela vous évitera de vous retrouvez avec des persiennes en bois à fermeture par loquet...

Le chef de projet technique a d'autres chats à fouetter. Il lui faut définir les cadres de développements, les schémas de bases de données, les solutions technologiques à mettre en oeuvre, les plans de ressources et de charges, les lots de travaux, les méthodes...etc.

Pour ce faire, le chef de projet technique a besoin d'être alimenté par un document qui soit suffisamment précis pour lui éviter de prendre des décisions qui ne relèvent pas de sa compétence (en l'occurrence, si vous lui demandez la possibilité de pouvoir fermer les fenêtres, il est en droit de vous livrer une caisse de planches avec des clous et un marteau...).

Certes, le commercial n'a pas toujours la méthodologie et la connaissance qu'il faut pour établir des spécifications correctes. C'est à ce stade de l'organisation, qu'il faut faire intervenir un chef de projet fonctionnel qui va se charger de rentrer dans le détail, mettre les choses dans l'ordre, valider que le besoin exprimé cadre avec l'investissement consenti et les objectifs visés.

Mais au pire, bien encadré et bien outillé (modèle de document le guidant dans ses réflexions), un chef de pub ou un commercial (après c'est un choix stratégique de décider si un commercial doit gratter de la spec ou aller sur le terrain...) peut tout à fait être capable de produire ce type de documents. Sans compter que le dossier de spécifications détaillées est en général bien utile pour "cadrer" le client et vous éviter ainsi de vous voir demander une piscine de 50 mètres quand initialement tout le monde s'était accordé sur la création d'un bassin (l'agence estimant que 10 mètres était largement suffisant).

Ce faisant, il est plus simple de pouvoir externaliser les développements dans des conditions de maîtrises satisfaisantes.



jeudi 11 décembre 2008

Pensez francophonie

Le saviez-vous ? La langue française n'est pas parlée qu'en France, métropolitaine qui plus est. Les porteurs de projets Internet limitent trop souvent l'aura de leur site à cette entité géographique hexagonale qu'est le pays du fromage. Ils devraient plus souvent aborder le sujet sous l'angle de la francophonie... Cela leur donnerait immédiatement une couleur mondiale.



mercredi 10 décembre 2008

Playboy se meurt

Playboy ne va pas bien selon Le Figaro qui annonce le départ de Christie Hefner et nous informe au passage que "Le groupe, en pleine tourmente économique, a du mal à faire face à la concurrence d'Internet."

Je n'ai pas trop d'inquiétudes pour la valeur de la marque Playboy qui saura sûrement trouver preneur. Ceci étant, si Playboy a du mal à faire face à la concurrence d'Internet, il est clair que le passage sur ce support a été maladroit. A ne diffuser que la partie exotique, à savoir les femmes nues, sur Internet, aussi jolies soient-elles en matière de prises de vues, le journal s'est exposé à la concurrence de tout ce secteur du nu sur Internet.

Ce qui faisait la force de Play Boy dans son format revue papier, c'était ce concept qui permettait d'en justifier la lecture car il y avait toujours des reportages de fond (en général sur le Grand requin blanc). Cela permettait de pouvoir l'acheter sans que cela soit forcément sous le manteau.


Nue 2
Mise en ligne par V.L.F

J'ai soumis l'idée à Le Post (Le Monde Interactif) qui l'a poliment refusée  - "Remplacer Playboy ne fait pas partie de notre stratégie, plus axée sur l'info...", donc je la livre en place publique. Il n'y a pas de raisons qu'il n'y en ait pas un qui n'en profite pas.

L'idée est de croiser un contenu d'informations très sérieux (ce que l'on peut trouver dans La Tribune, Les Echos, la rubrique Economie du Figaro ou du Monde), mais en remplaçant tous les visuels par des photos type Playboy. Comme vous pouvez le constater, il s'agit pourtant bel et bien d'une stratégie axée sur l'info (et toc !).

Et voilà ! Vos avez un concept d'un nouveau journal d'informations à valeur et à vision ajoutée que tout bon cadre pourra inscrire dans ses sources d'informations nécessaires et utiles.

... Je me demande si je vais pas le faire moi-même finalement. Je ne sais juste pas où trouver des photos de filles nues...



Long Tail - économie du centime

Le principe de la Long Tail est beaucoup expliqué et débattu en termes de cibles marketing, mais rarement en terme de modèle économique. C'est pourtant là un des enjeux majeurs de ce sujet. Quelques articles commencent ainsi à fleurir évoquant un Facebook bientôt payant. J'ai eu des discussions récemment avec des gens qui m'expliquaient que si Twitter devenait payant, il passerait à la caisse (le nombre de followers supérieur au nombre d'abonnés Feedburner le justifiant)...

La question reste alors pour quels montants ? Si l'on s'en tient à des vieux schémas, on va immanquablement tomber sur des valeurs d'unités monétaires (on parle ainsi de 3,99$ / mois pour Facebook). Si l'on considère le sujet sous l'angle de la Long Tail, les futurs analystes du juste prix devrait faire des hypothèses de l'ordre du centime. 0,30$/mois ? Je prends le pari qu'il y aurait peu de débats et peu de désertions...

Pour des services qui sont accessibles mondialement, l'analyse de marché doit être à la hauteur de la dimension. Les majors du loisir (films, musique...etc.) seraient bien inspirées de proposer leurs produits à ces niveaux de tarifs au lieu de chercher à mettre en place des abonnements forfaitaires qui sont sur-dimensionnés par rapport à la qualité du produit proposé.



mardi 9 décembre 2008

Le service client plus important que le prix

Si l'on en croit cette étude d'Accenture relayée par le site Relation Client, "68% déclarent avoir changé de fournisseur ou de prestataire du fait
d’une mauvaise expérience client contre 53% pour des motifs purement
liés au prix
."

Cela confirme que le facteur prix reste important, mais l'essentiel repose sur la relation qu'une entreprise est capable d'assumer avec ses clients. Et en la matière, tous les canaux ont leur importance, même si ils sont démultipliés depuis quelques années. D'autant que les clients, en toute conscience d'ailleurs, se révèlent de plus en plus exigeants : "Les consommateurs se montrent par ailleurs sans cesse plus exigeants.
Près d’un tiers (31 %) des sondés estiment que leurs attentes en
matière de service client sont plus fortes qu’il y a un an, et 52 %
qu’elles sont supérieures à celles d’il y a cinq ans.
"






jeudi 4 décembre 2008

Crise et médias sociaux

La question ne devrait même pas se poser. Bien entendu que les médias sociaux sont utiles dans les situations de crise. Comment peut-on écrire "De l'inefficacité des médias sociaux à couvrir l'actualité chaude" ? Aux références citées dans cet article, je préfère, de loin, la présentation relayée par MCB dans son article "Crise et médias sociaux : le cas Mumbai" qui fait également référence au très bon article de son collègue "Ma soirée Mumbay, ou pourquoi Twitter est désormais indispensable".

Le problème est qu'il ne faut pas tout mélanger entre les différentes formes de médias sociaux, depuis le micro-blogging jusqu'au réseau social. Chacun possède ses formes propres d'expressions et ses usages. Son utilité. Il faut ensuite être capable d'identifier les bonnes sources. Effectivement, rien n'empêche un blogueur esquimau de twitter qu'il y a des attentats à Bombay, mais ce n'est sûrement pas la source la plus légitime. Le "journalisme citoyen" ne trouve sa pertinence que dans la proximité à un évènement.

Etonnamment, je ne trouve dans aucun article une référence aux sources pertinentes de blogueur in-situ au moment de la crise. En même temps, je peux comprendre que l'on préfère dans ce type de crise, penser à sauver son cul, si ce n'est sa vie, que de s'amuer à jouer avec son téléphone pour devenir numériquement influent. S'il devait y avoir une application pertinente pour faire un premier tri des Twitter légitimes, ce serait sûrement un mashup avec Google Maps permettant de savoir d'où les gens envoient leurs messages (mais ça existe sûrement). Un peu à la sauce Twitxr pour les photos où l'objet du message sert à préciser le lieu d'où l'on envoie une image.

Ensuite, le deuxième filtre d'analyses à appliquer à un service comme Twitter c'est bien évidemment la deuxième vague. Ceux qui relaient vers les grands médias, les premières analyses de blogs... qui permettent une première prise de recul par rapport à un évènement pour en mesurer la portée.

Je cite Laurent Suply dans son article : "(...) Reste que, dans le cas d'évènements similaires, Twitter est
potentiellement la source la plus réactive (grâce à ce que j'ai appelé
la démultiplication des récepteurs sensoriels) et la plus exhaustive
(grâce à sa communauté mondiale).
"

Et plus loin dans les commentaires :
" De façon plus générale, il y a beaucoup d'infos (venues de Twitter
ou de médias) que je n'ai pas données sur lefigaro.fr car elles étaient
soit peu claires (les policiers et officiers anti-terroristes tués),
soit pas essentielles pour un lecteur français (par exemple les appels
au don du sang pour un hôpital de Bombay). De même, il y a eu une
certaine confusion sur les lieux des prises d'otages entre les noms des
différents hôtels (agences comprises d'ailleurs). Idem, pour les bilans
chiffrés, souvent les agences donnent des chiffres discordants, venus
de sources différentes. Il faut faire un choix.


Pour résumer: Twitter est pour l'heure plus un formidable outil
d'aide à la veille en direct, plus qu'un canal d'info brute. Comme on
dit en math, c'est un outil nécessaire mais pas suffisant. Mais de plus
en plus nécessaire quand même.
"


Enfin, il ne sert à rien de vouloir prêter à un réseau comme Facebook ce pourqoi il n'est pas fait. En l'occurrence, Facebook n'est effectivement pas la plate-forme idéale pour traiter de l'actualité chaude. En revanche, c'est une plate-forme hyper-réactive pour mobiliser dans le temps juste après.



mercredi 3 décembre 2008

Euro Mediascope 2008

Petite compilation (j'aime bien les schémas) après lecture de cette note European research shows influence of online on buying decisions sur le blog Freshnetworks.

Mediascope-Euro-2008

Si après ça, il y en a qui se demande encore pourquoi il faut s'intéresser aux réseaux sociaux...



mardi 2 décembre 2008

Est-ce réellement la bonne période pour faire des promos ?

Quand on est en période de crise, est-ce que la stratégie de promos permanentes, de rabais en continu n'induit pas un message "nous ne sommes pas très bien, alors on brade !" ? Je ne parle pas des entreprises qui ont un positionnement clair de discounter ou de "rabaisseur", mais des autres qui ne se positionnent pas naturellement sur ce genre de sujets.

En période de crise, il faut au contraire maintenir le cap et confirmer que la pratique courante est le "juste prix", relativement à tout un tas de paramètres qui ne sont pas toujours factuels (émotion, attachement à la marque, valeur accordée).

Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas montrer que l'on fait des efforts, solidairement avec le reste de la société. Mais il faut exprimer une confiance à passer la barre, ou le cap. Entre se maintenir toutes voiles dehors et affaler, on peut prendre un ris ou deux, calmement mais fermement.



lundi 1 décembre 2008

Quelles catégories ?

60_s_pin_up_beautiful_ladies_pictures-pola
Le journal Elle a décidé pour son édition en ligne de publier un classement des blogs féminins. L'exercice a été réalisé par Catherine Nivez (ancienne journaliste d'Europe 1) en partenariat avec Wikio. La méthode utilisée : je définis des catégories et je fais rentrer dedans des blogs tenus par des femmes...

Christelle a été une des première à réagir sur cette initiative de Elle, y compris en allant directement s'exprimer sur Wikio. Fadila réagit également directement sur la note explicative de Pierre Chappaz (Wikio). A ce sujet, je trouve que les réponses de Catherine Nivez (sur Wikio et sur le blog de Pierre) sont particulièrement maladroites, ne semblant pas souffrir les remarques émises. Je suis allé moi-même  discuter avec Christelle sur son blog, arguant que ce classement devait correspondre à une demande de Elle, mais je comprends l'émoi que suscite ce classement.

Pour essayer d'aller au-delà de la problématique de l'image de la femme dans notre société, je trouve que la démarche de Elle reflète l'approche des entreprises qui cherchent à cloisonner et classifier leur marché dans des silos qui les satisfont, estimant que ces silos représentent ce qu'ils sont. Ce qui peut parfois constituer une grande différence avec ce comment ils sont perçus, ou la manière dont sont organisées les structures de marché d'une entreprise.

Mais pour cela, il faut écouter son marché sans a priori initial, pour ensuite dégager des groupes, des communautés...

L'erreur de ce classement de Elle est symptomatique des problèmes posés aux entreprises et repose sur plusieurs points.

Premier point : faire un classement sur le genre de l'auteur ne devrait pas être du genre de ceux qui pratiquent le Web. Catherine Nivez et Pierre Chappaz connaissent suffisamment le Web et ses évolutions pour que l'on soit surpris de l'approche retenue. Je propose ainsi que la prochaine fois, le parti socialiste établisse un classement des blogueurs de gauche (ceux qui rédigent de la main gauche s'entend), tandis que l'UMP ferait un classement des blogueurs qui rédigent de la main droite. Et le centre un classement des ambidextres... J'espère que le modèle économique de Wikio ne va pas se contenter d'être pourvoyeur de classement, à partir d'un algorithme qui ne satisfait pas toujours tout le monde. Les données traditionnelles de segmentation des cibles ne correspondent plus à la réalité. Il suffit d'aller regarder les profils des membres de n'importe quel groupe fan d'une marque sur Facebook pour s'en rendre compte.

Deuxième point : Parmi les blogs les plus lus, ou les plus visités, ou les plus commentés, ou les plus... il aurait fallu identifier ceux qui sont tenus par des femmes. A partir de là, il aurait été intéressant de dégager les catégories permettant de classer ces blogs. Cela aurait permis d'identifier les vraies catégories dans lesquelles les femmes qui utilisent cet outil de communication se distinguent. Bien entendu cela aurait sûrement été différent des catégories usuelles de la femme Elle. C'est la projection inverse du point précédent. Si votre cible est le 25/50 ans, il faut pouvoir identifier ses points de présence sur le Web et ses sujets d'intérêts, avant de pouvoir envisager d'engager toute action ou dialogue.

Troisième point : Il me semble que l'on voit là clairement le schisme en train de s'approfondir entre la presse traditionnelle (mais les entreprises également) et la réalité du marché. La grande différence est qu'auparavant l'entreprise était toujours mieux structurée que les composantes de son public pour gérer les relations. Ceci est d'autant plus vrai que nous n'avons pas en France la culture du Class Action. Or, sur le Web, il est désormais à la portée de tous de pouvoir initier une coalition, de se joindre à un mouvement qui est structuré pour communiquer, recruter et revendiquer. Or, une voix qui s'exprime au travers de 10 têtes, ou de 100... commence forcément à avoir un impact capable de rivaliser avec les moyens d'une entreprise (la réactivité et la mobilité en plus). Elle devrait en tenir compte dans le cas présent.



dimanche 30 novembre 2008

Princesse Tam-Tam

Image 1
Très belle réaction de la part des équipe de Princesse Tam-Tam après la disparition des fondateurs de cette entreprise lors des attentats qui viennent de se dérouler à Bombay.

La page d'accueil est ainsi directement utilisée comme première vitrine de communication, donnant un message profondément humain à la culture de l'entreprise.



vendredi 28 novembre 2008

Carte bleue cadeau

J'avais noté il y a près de 2 ans la carte bancaire cadeau de LCL. C'est au tour du groupement Carte Bleue de proposer une offre similaire, qui pour le coup est plus intéressante qu'une carte de banque, qui nécessite d'être client de la banque... C'est Damdam qui s'y colle pour la présentation et le test (histoire de foutre la m... : est-ce que l'on peut considérer que c'est un billet sponsorisé ? ;-)

Le seul hic c'est le site d'explications de cette offre : carte bleue cadeau. Quelle horreur ! C'est vraiment très moche, ça ne donne vraiment pas envie (cadeau, le sujet c'est cadeau, donc plaisir, plaisir de faire plaisir...) et alors le pompom il me semble c'est cette grosse signature "la meilleure idée cadeau.com" qui n'est pas l'adresse du site et qui n'est pas une URL  déposée (à bon entendeur...). Une si belle initiative (la carte bleue cadeau) aurait mérité un peu plus d'investissement en communication.

Image 9






jeudi 27 novembre 2008

Fondation Abbé Pierre, nouvelle campagne

27-05
Je vous renvois chez BuzzetCie concernant la présentation de la nouvelle campagne de la fondation Abbé Pierre.

En revanche, en apprenant qu'il y aura plus de 10.000 visuels qui seront affichés un peu partout en France, je m'étonne, après être allé visiter le site de la Fondation, du côté traditionnel de la démarche (enfin, je m'étonne à moitié....).

Absolument aucune action développée en direction des réseaux, des communautés, des militants en herbe... : rien sur Flickr, pas de blogs (alors que des relais de terrain produiraient sûrement des contenus à haute valeur ajoutée d'humanisme et de besoin pour le lecteur de s'engager), pas de Youtube (alors que ... vous voyez ce que je veux dire), pas de Twitter....

S'il est un type de structures qui n'a rien à perdre à se répandre massivement sur les réseaux, c'est bien le secteur humanitaire.

Relisez ce que je disais sur l'humanitaire2.0, sur Maratriangle, sur ma rencontre avec l'équipe de Plan France... Au sujet de Maratriangle, il n'aura pas fallu plus de 5 heures (6 twitts - voir ci-dessous, et un article sur le blog) l'autre jour pour récolter les 200 dollars nécessaires au financement de toilettes pour un village Masaï...

Image 5



mercredi 26 novembre 2008

De la consanguinité des communicants

Cela fait un bout de temps que cela me trotte dans la tête et j'ai déjà eu pas mal de discussions avec des professionnels d'agence qui ont monté des opérations de buzz en appuyant leurs dispositifs sur des blogueurs dits influents, dont on s'aperçoit au final que ce ne sont pas les clients-types ou cibles-clients de la marque. Jusqu'ici, ce n'était pas forcément très grave puisqu'il s'agissait bien souvent de montrer qu'on pouvait provoquer du relais (même si parfois, c'est au travers de techniques de publi-rédactionnels, qui s'appelle billet sponsorisé dans l'univers des blogs). Sur Influence Digitale, "lexandrem" se demande jusqu'où ne pas aller ?

La première époque a permis de toucher du doigt ce qu'était l'identification de sites, leurs qualifications - méthodologie, la procédure pour entrer en contact avec l'auteur afin d'obtenir son soutien. Il y a eu des succès, des erreurs, des dérives... mais tout cela est resté limité à une seule typologie d'acteurs : les blogueurs communicants, les "early adopters", les marketeux qui ont enfin pu créer une tribune d'expressions en espérant se faire ainsi repérer par leur marché (les autres professionnels, les autres agences...). Vu sous cet angle du blogueur communicant, le Web n'est qu'un immense Stratégies ou CB News. Globalement, tout cela reste très consanguin.

Il est tout simplement temps pour les responsables d'opérations de passer à la seconde étape. Il s'agit dès lors d'appliquer toute cette expérience acquise (méthode, process) aux territoires pertinents d'expresions des cibles sur Internet : sport, culture, loisirs, bricolage, jardinage, voyage... Tout cela est fonction du sujet abordé, du produit à promouvoir, de l'offre à proposer... Il est vrai que c'est difficile. Les blogueurs communicants ont bien compris que cette pratique personnelle et légitime de prises de paroles et d'échanges ne pouvait s'improviser. Dès lors que l'on sort de son champ d'expressions individuelles, on n'a plus de repères et on n'est pas légitime. Or, c'est peut-être là que l'entreprise cliente peut rerouver son rôle en exprimant, sous la férule du "psychologue de l'agence", quelles sont les "cibles", quels sont les modes d'expressions, les habitudes... (il doit bien exister des entreprises qui sont capables de retranscrire ce qui se dit dans les rayons de magasins, dans les call-center...) qui vont permettre d'identifier les réseaux où l'on va trouver ces fameuses cibles en adéquation avec l'objectif, pour ensuite pouvoir définir le plan d'actions permettant de développer des relations avec elles.

Ô Stratège blogeur communicant, avant de te poser en gourou d'un sujet que tu ne connais pas, vérifie si dans ton agence, ou mieux, si chez ton client, il n'y a pas le blogueur expert du sujet qui te préoccupe. Celui qui parle de jardinage et qui a des stats de trafic qui t'explose tes stats persos fois 10.




mardi 25 novembre 2008

The Boarding Project

The Boarding Project
Un gros "big up" à l'ami Damdam pour son initiative The Boarding Project. Si vous n'avez pas envie de suivre le lien, je vous résume. Lorsque vous êtes à l'aéroport, vous twittez un message contenant "#boarding" et le code de l'aéroport (CDG pour Charles de Gaulle), et hop, vous apparaissez sur la carte magique où vous pouvez consulter la présence d'autres contacts.

Concept impossible à expliquer en clientèle où il faut tout reprendre depuis le début : les dinosaures, Gutenberg, le web, le social media, le micro-blogging, le web mobile, l'interopérabilité, les mashups... (épuisé d'avance), alors que c'est un vrai service qui pointe le bout de son nez dans le cas présent et qu'entre l'idée du vendredi et sa mise en ligne (version que l'on qualifiera d'"alpha") le dimanche, il n'aura vraiment fallu que peu de temps pour passer à l'acte.



lundi 24 novembre 2008

MEL, enfin...

Peu de patrons de grands groupes bloguent ; enfin, en France. Il est donc toujours intéressant de conserver un oeil sur ce qui n'est plus intitulé le blog, mais la tribune de Michel-Edouard Leclerc.

On pouvait regretter jusqu'à présent que ce site ne serve pas trop à interagir avec les lecteurs et fonctionne un peu à sens unique. Il est vrai que le niveau des commentaires ne doit pas toujours motiver à répondre, comme je l'avais signalé en souhaitant bon courage à Michel. En revanche, lorsque le patron du groupe Ferrero en France était allé réagir directement sur le blog site lors d'une prise de position de MEL concernant une campagne comparant les produits du groupe Leclerc avec les produits du fameux producteur de Nutella - désolé, je n'ai plus la référence de la note, il est vrai qu'on se disait qu'une occasion était râtée. L'initiative du patron de Ferrero était resté sans réponses.

Or, pour la première fois, MEL fait référence à des commentaires laissées sur son site comme source d'inspiration pour publier cette note sur la publicité comparative. Je ne rentre pas dans les débats technico-juridico-commerciaux de la publicité comparative ou du secteur de la distribution, mais il me semblait intéressant de souligner ce fait. Il ne reste plus qu'à espérer que cette note ne soit pas la dernière et que l'habitude se prenne de rebondir sur des commentaires laissés. Une discussion ne peut se faire à sens unique.



vendredi 21 novembre 2008

Le social media renverse la proposition

Lorsque vous commencez à converser avec un interlocuteur dans une soirée où vous ne connaissez pas grand monde, rarement cela débute par "Bonjour, je suis Régis Duplan, je suis commercial chez Trucmuche. Je réagis à ce que vous dites...". Vous commencez par échanger  avec votre interlocuteur, et à un moment donné vous allez éventuellement préciser qui vous êtes et ce qui fait la légitimité de votre discours : vous êtes commercial, vous travaillez chez Trucmuche...etc. ou tout autre argument (vous faites ce sport depuis 10 ans, vous avez 4 enfants, vous avez géré un restaurant...). C'est en premier lieu l'attachement commun à un sujet qui crée la relation, pas qui vous êtes (ou alors dans le cadre d'une situation intéressée, donc fausse).

Les entreprises s'adressent ainsi aux gens :"Bonjour, je suis Entreprise, je voulais vous dire...". Toute la difficulté est donc d'inverser la proposition en commençant par mettre en avant (par donner) son savoir sur tel ou tel sujet en connexion avec ce qu'est l'entreprise (Marque et univers connexes). C'est dans un second temps, lorsque les interlocuteurs souhaitent faire plus ample connaissance, que l'entreprise pourra naturellement s'afficher.



jeudi 20 novembre 2008

Long Tail

Une fois passée les première réactions à chaud sur le dispositif marketing mis en oeuvre par Barack Obama et son équipe, on continue de découvrir les coulisses de cette campagne présidentielle.

Opinion Watch présente ainsi le Monsieur Internet Strategist de la campagne. Il n'a que 24 ans (ce qui confirme le gap culturel qu'il peut y avoir entre la France et les Etats-Unis). Démonstration parfaite relevée dans cet article du concept de Long Tail : "95% des dons qu’a reçu Obama sont inférieurs à 50 dollars contre 13% du côté de John McCain".

Pour en savoir un peu plus sur les acteurs qui ont gravité autour de cette sphère (agences, personnes, outils) pour atteindre de tels résulats, je vous renvoie sur l'article de The Atlantic - How To Tell Your VoteBuilders From Your MyBOs, Your Catalists From Your VANs.



mardi 18 novembre 2008

Traînée de poudre sur Twitter

Image_4
A lire chez MCB son article sur l'utilisation de Twitter par des gens qui se sont sentis offensés à la suite d'une publicité de la société Motrin.



Intéressant de constater l'appropriation des utilisateurs qui n'ont pas eu besoin que Twitter propose un système de tags pour qualifier leurs messages, ou de notes pour classer les meilleurs twitts... options qu'auraient certainement proposé n'importe quelle agence si on lui avait fait un brief la conduisant à créer Twitter, tout cela pour faire Web2.0...



Twitter n'a donc pas de tags ou de notations. Qu'à cela ne tienne, les utilisateurs ont inventé le concept du "hash tag", c'est à dire qu'il suffit de faire précéder un mot clé du caractère #. Ainsi, via search.twitter.com, on peut facilement retrouver la communauté en train de parler du sujet. Ce sont ainsi plus de 1500 messages comportant l'expression "#motrinmoms" qui permettent d'identifier le mécontentement d'utilisateurs. Je rappelle que les messages Twitter peuvent simplement être automatiquement relayés sur les profils Facebook, les blogs...Etc. Donc, 1500 messages égalent X impacts. 



Il semblerait que Motrin ait entendu le message. Pour preuve, la société n'a pas hésité à modifier sa homepage (tiens, une homepage de crise). 



Image_5



lundi 17 novembre 2008

Community Management, les bonnes questions...

Qacover
... et les bonnes réponses sont disponibles chez Seth Godin qui a initié un projet permettant de compiler 65 questions cruciales relatives à la gestion de communautés. Pas à dire, je n'arrive pas à traduire Tribe en Tribu, je trouve que cela n'a pas le même sens. Fidèles, un peu trop religieux. Militants (même si c'est ce que je préfère), un peu trop martial et largement négativement galvaudé par nos chers syndicats. Tribu, un peu trop Zoulou... Il va falloir que nos linguistes se penchent rapidement sur la question, au risque de finir avec l'usage du mot Tribe dans la bouche des consultants communico-marketeux-publicitaires. 



L'ensemble des questions et réponses est disponible au travers d'un document PDF intitulé "Tribes Q&A". Après une première lecture rapide, je dois avouer que c'est le genre de recueils qu'il doit être nécessaire de souvent reprendre et conserver à portée de reco main ("Initiating is the kicking off or the sparking of possibility. It is beginning, birth, life, potential.").



Après ça, vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.



jeudi 13 novembre 2008

Videocrawler

Image_1Videocrawler est un moteur de recherche développé par AT&T et la société Divio. L'Atelier BNP Paribas en parle.



Les résultats sont des contenus multimedias (vidéos, audios, photos...), ce qui peut s'avérer très utile en complément de l'inévitable Google qui n'est pas très performant (pour l'instant) sur ce sujet.
L'interface et le design me semblent un peu lourd - surtout cette barre grise en haut que l'on prend forcément au premier coup d'oeil pour une zone de saisie de recherche).



Les résultats remontés son intéressants et on peut filtrer par type de support ou de pertinence, se constituer une mémoire de ses recherches, que l'on peut partager bien évidemment (moyennant la création de son compte). Enfin, le bouton "Grab it" déploie une impressionnante batterie de sites et services (pas moins de 62) vers lesquels vous pouvez renvoyez le résultat sélectionné.



mercredi 12 novembre 2008

L'art de la discussion

Puisqu'on est dans un marché de la discussion et que les entreprises doivent prendre conscience de l'enjeu vital de fédérer des communautés (lire à ce sujet Brand Management, Le client militant, Les réseaux sociaux, nouvel eldorado du marketing ? ), il me semble intéressant de donner quelques points de repères sur ce qu'est une discussion.



Une discussion ne peut présenter d'intérêts que si les parties en présence en retirent une valeur ajoutée. Lorsque les entreprises observent (pour celles qui le font) ce qui se passe sur le web, il est certain qu'elles doivent se sentir un peu perdu en se demandant où tout cela peut bien mener et quel intérêt elles peuvent avoir à se développer sur ce genre de sujets.



Une entreprise a besoin de structure et d'organisation pour agir. C'est la raison pour laquelle le sujet de la discussion en réseau doit s'aborder selon un plan méthodologique, à ranger dans les actions marketing au même titre qu'une opération de recrutement ou de fidélisation.



1. Le cadre (CONTEXTE)
Il s'agit de définir quel est le périmètre de la discussion. S'agit-il de laisser n'importe qui parler de n'importe quoi ? Certainement pas. L'entreprise doit poser très clairement les objectifs voulus (pour l'ensemble des participants) en autorisant des échanges entre les participants. Le cadre se définit par rapport à des enjeux de l'entreprise : sociétal, économique, R&D, service clients...



Le cadre de la discussion se définit ainsi par quelque(s) enjeu(x) majeur(s), dans une durée finie, selon un mode d'échanges connu de tous les participants (la règle), avec un objectif établi (le résultat).



2. Le public (CIBLE) 
Les intervenants doivent se recruter selon la même logique qu'une base clients. On peut limiter le nombre d'intervenants à quelques "happy few" (élaboration de nouveaux produits par exemple), au clients premium, aux fournisseurs partenaires...Etc. On peut à l'inverse ouvrir très largement l'accès au lieu de débat et recruter selon un référencement naturel ou via des campagnes ciblées.



3. Les composants de la discussion (INPUT)
Une discussion doit se nourrir d'éléments factuels, de chiffres, d'avis d'experts, de prises de positions objectives ou subjectives (convictions). L'enrichissement de la discussion s'opère alors par  la participation (d'accord, pas d'accord) qui peut prendre diverses formes : notation, commentaire, nouveau sujet.



L'organisation de la discussion doit comporter des strates : un enjeu se définit par des thèmes qui se définissent par des sujets.



Egalement, il est envisageable de définir des rôles entre l'entreprise et son public pour ne pas forcément laisser l'entreprise seule en position de modération. Certains membres du public (voir Dynamique participative, le jeu de l'Ego) peuvent ainsi assurer un relais tout aussi efficace.



4. Le résultat (OUTPUT)
Une discussion doit aboutir à une prise de position qui peut prendre diverses formes :
- une synthèse pour laquelle il s'agira de définir la forme et les relais ;
- un plan d'actions pour lequel il s'agira de définir la méthode de suivi (comptes-rendus, relais) ;
- la détermination de nouveaux enjeux ou tout du moins de nouvelles thématiques (nouveaux INPUT permettant un enrichissement et une régénération de la discussion).





mardi 11 novembre 2008

Le Figaro = Le Journal des Finances

Je sais que les deux titres font partie du même groupe, mais de là à dupliquer purement et simplement le même article, je trouve que c'est un peu exagéré.
General Motors, au bord du dépôt de bilan : version Figaro, version Journal des Finances.



lundi 10 novembre 2008

Jardiland fait un soufflé

Etonnantes statistiques pour le site jardiland.com...



Image_16



A n'en pas douter, il y a eu une nouvelle version de site sortie vers le mois de mai (fort sympathique page d'accueil du reste), et une opération dont tout le monde a dû se féliciter, mais dont on peut se demander si le retour sur investissement est finalement positif.



Une petit recherche sur une opération Jardiland à cette période du pic correspond effectivement à l'organisation d'un jeu concours organisé du 24 septembre au 03 octobre (pile poil le pic observé) consistant consistant à jouer au Monopoly en faisant évoluer un  personnage de
jardinier sur une sorte de jeu de l'Oie en bataillant contre un renard. L'opération était dotée d'une maison  Eco respectueuse signée Phénix, ainsi que des bons de réductions.



Même si l'on se doute qu'une fois une opération terminée, il y ait effectivement une diminution du trafic, ce dernier ne devrait toutefois pas se retrouver au niveau d'avant l'opération. Tout l'intérêt d'une opération évènementielle est permettre de gravir une marche, monter un palier, capitaliser dans le temps. Il s'agit d'attirer du trafic à un instant t et profiter de cette occasion pour en intéresser et retenir un certain nombre.



Dans le cas présent, en adoptant une métaphore culinaire, on a un soufflé, ou comme je l'évoquais il y a quelques temps un Pschitt marketing.



  Soufflé au fromage 
  Mise en ligne par Gaël Chardon


vendredi 7 novembre 2008

Influence proactive Vs. influence réactive

A l'occasion du Forum Forrester 2008, Marie-Catherine Beuth retranscrit les conférences auxquelles elle assiste.



Celle de Nate Elliott, directeur des études chez JupiterResearch  est intéressante, pour les entreprises ou marques, en ce qui concerne la distinction à établir entre influence proactive (je recommande sans que personne ne me sollicite pour donner mon avis) et l'influence réactive (je réponds à une sollicitation en apportant une proposition, une solution).



Nul doute que l'influence réactive nécessite de pouvoir intervenir partout dès lors que j'estime être concerné et légitime pour donner mon point de vue (placer cette réflexion du point de vue entreprise), tout en n'ayant pas l'air d'y toucher bien entendu. Il faut donc être organisé (écoute active via des alertes) et réactif. Nul doute également que cette démarche en tant qu'apport de solution apporter certainement de meilleurs résultats.



S'il est secteur qui semble présenter un intérêt particulier pour ce genre de sujets, il semble que ce soit la santé si l'on se réfère à cet article de l'Atelier BNP.



Comportez-vous en commerçant !


  Wazemmes Market, Lille, France. 
  Mise en ligne par ludowski


J'ai l'impression que les responsables e-business, à force de ne travailler que sur des statistiques, des bases de contacts, des projets CRM, des automatisations de cross-merchandising... ont perdu de vue l'essentiel. Ce sont des commerçants et en face ce sont des gens. Oui, oui ! toutes ces traces informatiques, ces créations de compte, ces produits déposés dans des paniers (dans le cas du e-commerce, mais il peut simplement s'agir d'avis donnés, de votes réalisés, bref d'actions), ces achats... sont effectués par des gens en chair et en os qui n'aspirent qu'à une chose : être reconnu. Pas forcément au sens "Bonjour, M. Duchmoll", mais simplement par ce sourire, ce remerciement pour avoir acheté, cette prise d'informations lorsque le client passe simplement sans forcément passer à l'acte ("ça va ? et la petite ? la rentrée s'est bien passée ?), ou lorsqu'on sait qu'il est de retour (fin de location, retour de voyages...).



Les responsables ont toutes les données, donc toutes les informations nécessaires pour réaliser ces petits gestes qui comptent, mais y pensent-ils seulement ? Peut-être quand eux-mêmes tombent dans la vraie vie sur un service défectueux. Projettent-ils pour autant leur frustration ou agacement sur ce que peuvent ressentir leurs interlocuteurs à l'autre bout du Web ?



Il faut anticiper les processus d'interactions pouvant exister sur un site (action de l'utilisateur / réaction du vendeur), envisager tous les cas de figures et les programmer. C'est un travail moins sexy (arbres de process décisionels, actions et messages type à déclencher) que de discuter de la couleur du reflet du bouton de l'animation Flash invitant à consulter un produit ou un service, mais certainement plus rentable à terme sur la fidélité d'un client.



jeudi 6 novembre 2008

Grande Distribution de richesses

Le Journal du Net publie un panorama des 20 premiers groupes mondiaux de la Grande Distribution, en partenariat avec le cabinet Van Dijk (prononcez Deïk - c'est du Hollandais).



Le classement est établi à partir des résultats de chiffres d'affaires. Carrefour est ainsi deuxième derrière le leader incontesté Walmart. Casino se place à la onzième place. Auchan et Lidl n'apparaissent pas dans le classement, faut de publications de compte (d'ailleurs, je n'ai pas vu Leclerc non plus).



Sans savoir ce que valent ces indicateurs, j'ai été tenté de faire un ratio entre le CA et le nombre d'employés d'une part, puis entre le Résultat Net et le nombre d'employés d'autre part. Avias-je envie de savoir à quelle hauteur de chiffre d'affaires et de résultat net participent les employés de ces groupes ? Peut-être... Je me demande s'il n'y a pas un problème au niveau du groupe Seven (Japon) qui présente pour le coup des ratios hors normes par rapport à ces concurrents.



Image_3



3 milliards


DSC_2672_1
Mise en ligne par garrett_ryan_smith
C'est avec cette photo que Flickr vient de dépasser les 3 milliards de photos disponibles. Amusant que ce soit une porte. Peut-être est-elle verte ? (pour les connaisseurs...).

Si Facebook annonce de son côté 10 milliards de photos, il me semble que Flickr présente le grand avantage de proposer des photos qui son souvent de qualité, qui permettent de trouver ou découvrir in situ des images sur tout et n'importe quoi : depuis un agencement de magasin, à un quartier dans une ville, à de l'humour, de l'art...etc.

Je reste toujours étonné que cette matière (souvent évocatrice, sinon descriptive) ne soit pas plus utilisée dans les dispositifs de partages et de discussions.


mercredi 5 novembre 2008

Bluenity : communauté de voyageurs

Intéressante démarche de la part d'Air France / KLM qui lance à compter de la fin de semaine (mais en fait le site est déjà ouvert...) bluenity qui est un site communautaire pour voyageurs.



Image_2
L'inscription est simple. On peut ensuite renseigner différents profils : voyageur, loisirs, affaires et bien entendu définir ce qui peut apparaître dans votre profil au niveau de ce site vis-à-vis des autres membres selon leur niveau de relation avec vous.



A noter, l'interconnexion avec Facebook qui permet d'établir une passerelle entre votre profil sur ce site bluenity et Facebook. Intelligente démarche de ne pas isoler bluenity.



Bien entendu, être tout seul n'est pas très amusant. Vous pouvez donc inviter des amis ou des contacts pros à vous rejoindre sur cet espace.



De même, si vous prenez prochainement l'avion, vous enregistrez votre vol et... mince, je n'ai pas de référence de billet, donc je ne sais pas s'il y a des services derrière, comme découvrir le profil des membres qui prennent le même avion (?).



Image_1
Enfin, dernière rubrique avec les Bons Plans (cela fait plaisir de voir des recommandations mises en oeuvre; cela frustre un peu de voir que ce sont d'autres entreprises qui les mettent en oeuvre...). Le moteur de recherche est qualifié et vous propose de choisir le pays, la ville, la catégorie (hôtels, restaurants, shopping...etc.). Si vous le souhaitez, vous pouvez gérer un service d'alerte (via votre email - pas de rss, dommage) sur votre recherche.



Une très belle réalisation dont le budget n'est pas révélé, mais Le Figaro vous en dit un peu plus là-dessus). Ce n'est pas la première opération de ce type pour Air France qui s'était déjà distingué par la création d'une plate-forme mélangeant collaborateurs et publics, Inside Air France.



Si certains continuent de s'interroger sur les modèles économiques de ce type de plate-forme, moi pas. 



mardi 4 novembre 2008

Elections US et leçons de marketing

Les élections US ne sont même pas closes (à l'heure où j'écris, je ne connais pas le résultat) que déjà, au moins 2 analyses ont retenu mon attention. Il ne s'agit pas  d'analyses politiques mais bien d'analyses marketing.



Le New York Times (Campaigns in a web2.0 world) dresse ainsi un portrait des leçons tirées pour cette campagne par les médias traditionnels dans un paysage Web complètement différent de ce qu'il était 4 ans auparavant. "Many of the media outlets influencing the 2008 election simply were not around in 2004. YouTube did not exist, and Facebook barely reached beyond the Ivy League. There was no Huffington Post to encourage citizen reporters, so Mr. Obama’s comment about voters clinging to guns or religion may have passed unnoticed. These sites and countless others have redefined how many Americans get their political news."



Set Godin de son côté synthétise également (marketing lessons from the us election) quelques points notables dans l'organisation et le fonctionnement de cette côté. En particulier, en insistant sur le côté identitaire des membres des réseaux constitués par Obama en particulier. "The tribe that Obama built identified with him. Attacking him was like attacking them. They took it personally, and their outrage led to more donations and bigger turnout. This is the lucky situation Apple finds itself in as well. Attacking an Apple product is like attacking an Apple user."



C'est grosso modo ce que j'explique dans le client militant ou lors de présentations comme "Interconnectez vos communautés".



Les entreprises, directement ou au travers de leurs marques, doivent exister et développer des relations communautaires sur tous les supports Web existants. Tous les supports car on ne peut imaginer quelle sera la topograhie du Web dans quelques années, voire tout simplement dans quelques mois.



Face au besoin de pouvoir exister, face à un déluge d'informations, la seule réponse ne peut venir de l'entreprise seule. Elle doit venir d'une communauté s'étant identifiée et se sentant prise à parti par la nécessité de faire exister une information (offensive ou défensive). Faire le raccourci entre présence online et vente directe relève d'un mauvais calcul. Par contre, je prends le pari que les entreprises n'ayant pas su développer de réseaux communautaires souffriront plus que les autres.





vendredi 31 octobre 2008

Arborescence Vs. Cinématique

Je constate souvent une confusion entre la manière de formaliser une arborescence et la manière de formaliser les circuits de navigation pour permettre à l'internaute de passer d'une page à une autre.



L'arborescence ne peut plus tout à fait se représenter comme il y a quelques années, lorsque les sites étaient constitués de pages "statiques", comme étant le plan du site. L'arborescence doit être pensée et formalisée comme la représentation des structures type de pages dont l'organisation est spécifique pour recevoir et présenter un contenu provenant de bases de données.



Si vous prenez l'exemple d'un blog (pour essayer de faire simple), vous avez (au moins) 3 structures de pages : Accueil, Catégorie, Note. Si à la création de votre site, et donc la représentation de l'arborescence, vous avez une idée du nombre de catégories que vous allez mettre en place, ce n'est toutefois pas la liste exhaustive de toutes les catégories que vous pourrez créer par la suite. Pas besoin dans ce cas de représenter 10 cases car vous pensez lancer votre site avec 10 catégories. 1 case symbolisant le gabarit "page type catégorie" suffit.



Pour essayer de mieux comprendre le principe, pensez meuble, étagère, rayon, objet (livre, disque...).



En revanche, en matière de spécifications, le grand absent est souvent la cinématique propre à certains comportements de l'utilisateur sur le site. La création de compte, la possibilité de laisser un commentaire uniquement si l'utilisateur est identifié...etc. La cinématique a pour but de représenter le chemin qui sera utilisé par l'utilisateur parmi les types de page, en fonction de ses actions (message d'erreur, personnalisation du contenu, création nouveau compte...etc.). Il existe dans les cursus informatiques une partie du sujet spécifications qui concerne l'organisation des traitements ou processus.



Trop souvent oublié des producteurs de Powerpoint se contentant de coller les DA produites par les Webdesigner... Dommage, car c'est souvent ce qui engendre des problèmes d'incompréhension entre techniciens et fonctionnels, et par la suite dérapage de planning et budgétaire.




mercredi 29 octobre 2008

Le verre à moitié plein

Tous les professionnels du marketing se démènent comme de beaux diables pour expliquer aux entreprises qu'elles doivent être à l'écoute de ce qui se passe sur le Web, de sorte à pouvoir interagir et mieux comprendre leurs publics.



J'ai conscience qu'il est toujours délicat qu'un Etat, un gouvernement, vise à écouter lui aussi ce qui se passe au sein de la société et comment son action est perçue. On peut évidemment voir le verre à moitié vide et qualifier ce genre de démarche de surveillance policière... On peut aussi (peut-être) voir le verre à moitié plein. Si un gouvernement a compris que la veille d'opinions ne pouvait se limiter à la lecture de la presse traditionnelle et aux études d'opinions sur des échantillons de 1.000 clampins censés être représentatifs, cela confirme que nous sommes dans le vrai lorsque nous conseillons aux entreprises de comprendre et de s'organiser pour être en mesure de comprendre leur éco-système. Les entreprises devraient réagir positivement à ce genre d'initiatives dès lors qu'on en parle en haut lieu.



Update du 30/10. En complément, je vous conseille d'aller lire :



- Le gouvernement veut surveiller Internet. Et alors ?



- Ce n'est pas de la surveillance, c'est de la veille...



Blog militant

Le monde du blog met en lumière un site d'expressions de salariés de la société Tyco, fournisseur de Renault, qui exprime ainsi en place publique les difficultés actuelles.



Au-delà de ce site, ce qui a attiré mon attention est le fait que cet espace est accessible au travers d'une adresse sous-domaine. En remontant d'un cran l'URL on découvre le site plate-forme de Blogs blogmilitant.



Quelques remarques "à la volée" :
- idée intéressante de proposer une plate-forme d'expressions militantes ;
- la notion de militantisme semble toutefois ici limitée à de la revendication ;
- on a beau chercher sur le site blogmilitant.com aucune information sur le ou les acteurs qui sont derrière ce service, ce que je trouve assez gênant ;
- l'entreprise est définitivement poreuse et tous ses sujets d'activités sont désormais en place publique .



Les blogs prennent doucement leur place

J'entends de plus en plus de gens autour de moi exprimer des doutes sur la pérennité des blogs en tant qu'outil d'expression individuelle des masses.



Il est vrai que la pression sur certains à été forte et a certainement dû contribuer à modifier leur rapport à l'écriture, de libre et insouciante au départ (naïve ?) à structurée, et réfléchie en fonction des publics supposés lire et réagir sur le site. Certains ont cru que les blogs allaient faire disparaître les voies officielles et le corporatisme journalistique s'est empressé de crier haro à l'amateurisme incapable d'expertise. Finalement, on s'aperçoit qu'un blog tout seul ne remplacera pas à lui tout seul une organisation établie de production d'informations. Pour les marques traditionnelles des medias, le problème est autre. Comme pour l'industrie de la musique, il est plus facile de trouver un bouc émissaire (l'internaute qui télécharge gratuitement) que de se remettre en cause. Finalement, on s'aperçoit en revanche que les usages évoluent et qu'une information recherchée s'accède directement au travers de moteur de recherche, de liens, de portail d'agrégations d'informations... pas au travers d'une page d'accueil d'une marque qui est légitime sur un support papier, mais uniquement sur ce support. Finalement, on s'aperçoit que l'ensemble des blogs particuliers contribuent (efficacement) à replacer le media à sa juste place. On s'aperçoit que la hiérarchie voulue par une catégorie de professionnels correspond rarement aux préoccupations courantes des masses. Croyez-vous que dans les discussions de café, tous les interlocuteurs participent au débat après avoir lu en détail le journal qui traîne sur le comptoir ?

Observateur
Et pendant que les journalistes et organisations professionnelles de ce secteur cherchent à endiguer les brèches creusées dans leur ligne Maginot, le Web continue d'évoluer, avec notamment le micro-blogging qui raccourcit la profondeur des réflexions mais accélère les échanges. Et cette nouvelle forme de publication est en train de doucement remettre à leur juste place les éditorialistes du Web. Dans toutes discussions, il est rare que tous les participants discourent de longues minutes selon des plans bien construits leurs réflexions et argumentaires. Les discussions sont souvent un jeu de ping-pong, à deux, à plusieurs. Il n'empêche que de temps en temps un interlocuteur (doué de synthèse et de vivacité d'esprit) est capable de rappeler les termes du débat, les arguments avancés par les uns et les autres, les perspectives de discussions à suivre. Mais ce n'est pas la principale forme de débat. Le rôle de cet interlocuteur peut tout aussi bien être celui d'un observateur. Placé dans un contexte de discussions sur des préoccupations d'ordre professionnelles (entreprise, marque, produit, service client...), cet observateur dispose alors d'une formidable vision de son marché.



mardi 28 octobre 2008

Trendrr - Track Compare Share

Image_1
Trendrr est un nouveau service de veille qui vous permet de "suivre" les sujets qui vous intéressent (métier, marque...) sur divers services Internet : nombre de posts sur les blogs, nombre de résultats trouvés sur Google, nombre d'utilisateurs actifs d'une application Facebook, nombre de photos Flickr...etc.



Chacune de vos recherches peut être tagguée pour être classée par ensemble. Les résultats sont fournis sous forme de graphe.



Point intéressant, vous pouvez assembler plusieurs graphes au sein d'un même espace en vue d'obtenir des comparaisons.



Point communautaire, vous n'êtes sûrement pas tout seul à vous intéresser à un sujet de recherches. Aussi, vous pouvez entrer en contact avec les autres utilisateurs et mutualiser vos préoccupations de veille.



Image_2



Questions d'influence

Image_12
Questions d'influence est un nouveau blog collaboratif animé par l'équipe d'Ogilvy PR, sous l'impulsion d'Eric Maillard (qui a dû au passage ronger son frein ces dernières semaines, son blog personnel ayant servi à faire prendre la mayonnaise le temps que tout le monde s'organise...).



L'exercice est sain pour une entreprise dont c'est le métier d'évangéliser et d'aider ses clients à s'organiser sur ce genre de sujets - oser la discussion en place publique.



Les premiers articles fournis par 3 collaborateurs (sur 25 potentiels) sont prometteurs et je leur souhaite bon courage pour la suite.



lundi 27 octobre 2008

Back to the roots

En temps de crise, 2 types d'opportunités s'offrent aux entreprises.



La première est de pouvoir se développer en s'emparant des concurrents trop légers pour traverser la tempête, mais dont les fondamentaux sont bons, sources de revenus complémentaires, de nouvelles parts de marchés... Cela permet également de pouvoir disposer de profils de collaborateurs qui ne seraient pas montés dans le paquebot autrement et qui vont apporter leurs nouveaux modes de fonctionnements. 



Lorsque les valeurs Internet  se sont effondrées il y a un peu moins d'une dizaine d'années, nombre de salariés qui travaillaient dans les start-up de l'époque sont partis rejoindre les bataillons des grosses entreprises solidement implantées. C'est à cette époque que la digitalisation des organisations a réellement commencé.



La deuxième est de se re-concentrer sur son coeur d'activités. D'éliminer le superflu. De travailler la rentabilité puisque la croissance devient limitée, sinon nulle. Travailler la rentabilité, c'est faire plus avec moins. Et pour le coup, la deuxième vague de webisation des organisations va se développer au cours des semaines, mois à venir. Je prends le pari que tous les sujets liés aux systèmes d'informations, au e-CRM, à la vente en ligne, à la communication on-line... ne vont pas connaître la crise. Les entreprises devront toutefois se méfier des objectifs mal définis, des projets mal cadrés, des spécifications réalisées par dessus la jambe, des réalisations qui ne s'inscrivent pas dans la durée, qui n'apportent aucune valeur ajoutée en terme de sens.



Il existe des gisements très importants d'amélioration de la rentabilité des entreprises au travers d'une bonne mise en oeuvre de projets digitaux.



Floricienta

Petite présentation réalisée par Laurent Laforge (Agence Mode d'Emploi) à l'occasion de la conférence Buzz the Brands. Cas d'étude : l'opération réalisée pour Floricienta, nouvelle série TV pour les 8-12 ans.



J'aime beaucoup l'approche multi-supports, interconnectés entre-eux, avec notamment l'usage d'un Skyblog pour se plonger au coeur de la mêlée des 8-12 ans...





vendredi 24 octobre 2008

Vendre sur Internet ?

J'avoue que je suis super jaloux de cette super présentation de ce super héros qu'est Capitaine Commerce...  Une synthèse et les bases du problème comme je les aime.




jeudi 23 octobre 2008

Interconnectez vos communautés !

Web Ecosysteme
View SlideShare presentation or Upload your own. (tags: tribes socialmedia)

- Toutes les plates-formes ne sont pas citées (la schématisation perd en clarté).



- Il me semble que Twitter devient un véritable centre névralgique de dispositif.



mardi 21 octobre 2008

Netvibes comme système d'informations ?

Netvibes dispose d'une interface privée (depuis l'origine) qui vous permet de vous construire votre tabloïd personnel en agrégeant des sources d'informations à partir des flux RSS proposés par les différentes sources, et en les organisant par onglets.



Netvibes vous permet également d'organiser une interface publique (un univers qu'on appelle ça, comme écrirait Céline) qui vous permet de donner accès à tout le monde aux sources sélectionnées qu'il vous semble bon de partager.



Image_3Cette organisation rappelle à peu de choses près Intranet Vs. Internet.



En créant un compte Netvibes générique à l'entreprise, vous pouvez ainsi organiser et donner accès (version privative) aux autres collègues à différentes sources que les uns et les autres peuvent organiser et améliorer en proposant des sources complémentaires.
Vous avez un Intranet d'informations.



Pour ce qui concerne la partie Internet, il vous suffit de sélectionner parmi ces sources ou services ceux que vous souhaitez faire apparaître, rendre disponibles aux internautes : le flux RSS de votre fil d'actualités, des blogs que vous jugez pertinents de vos collaborateurs, d'autres sources d'informations qui vous semblent intéressantes pour ceux de votre secteur ou vos clients...etc.



En vous rendant sur www.netvibes.com/jbplantin, vous pourrez avoir un aperçu d'une organisation publique d'informations. Il ne reste plus qu'à paramétrer une redirection d'URL (à défaut de pouvoir faire un pointage DNS directement sur cet espace Netvibes).



Je concède que le dispositif peut sembler lèger pour une entreprise de taille raisonnable (plus de 20 personnes ?), mais la logique devrait être une bonne source d'inspirations pour spécifier des besoins d'organisation et de réalisations...