mardi 29 janvier 2008

Billet sponsorisé : lobotomie momentanée

Exorciste_2
Vous discutez avec une connaissance, quand tout d'un
coup, ses yeux se révulsent, sa tête fait un 360°, sa voix se fait
caverneuse ou blonde lobotomisée et là il vous déclame le bon
argumentaire du communiqué de presse ou de la fiche produit. Puis
il reprend ses esprits et le fil de la discussion. Dans ces cas là, je conseille de jeter
de l'eau bénite sur votre écran.



Décidément, sur la forme, le billet sponsorisé sur un blog est un "tue l'amour". Lorsqu'on a l'habitude de lire un site, on aime les idées - tout du moins l'argumentation, le ton. Petit à petit on arrive à lire entre les lignes. Mais de temps en temps, débarquent sur certains de ces sites des notes dites sponsorisées. je n'ai rien contre le fait que des gens qui dépensent de l'énergie à réfléchir, écrire, partager et qui disposent d'une base de lecteurs conséquentes reçoivent quelques compensations de la part de marques qui identifient l'auteur comme étant un porte-parole honorable.



Par rapport à la manière habituelle d'écrire, le billet sponsorisé se repère tout de suite. Il irrite. On sent que ce n'est pas comme d'habitude. Tu m'étonnes ! Pour une fois que le contenu arrive tout livré et qu'il n'y a plus qu'à faire un copier/coller. Certains ajoutent tout de même un peu de caractère personnel, mais cela relève vraiment de la cosmétique. Et pour le coup, cela peut agacer encore plus.





Loin de moi l'idée qu'il ne puisse exister et se développer des relations entre les marques et les internautes, voire les blogueurs. Mais la meilleure manière d'impliquer un blogueur dans son autonomie de parler d'un produit, d'un service, d'une marque relève encore d'un exercice qui reste vraiment à inventer. Mais cela peut-il exister ?



lundi 28 janvier 2008

On est mieux chez soi

Il y a quelques années - 10/15 ans ?, l'environnement technique proposée par l'entreprise était plus intéressant pour le salarié que ce qu'il pouvait espérer s'offrir à titre personnel : photocopieur, minitel (très utilisé à l'époque), ordinateur, accès internet...



Qu'en est-il de nos jours ? Le salarié dispose chez lui d'un matériel plus en pointe que  ce qu'une entreprise (en général) lui met à disposition. Sans parler des problèmes de censure Internet qui existent dans de nombreuses entreprises qui bloquent véritablement nombre de salariés dans l'exercice de leur travail. Si un salarié ne peut accéder aux mêmes sources d'informations que ses clients (forums, blogs, réseaux communautaires...) comment voulez-vous qu'il soit au même niveau ? Voire qu'il ne se sente pas frustré ? Cela peut expliquer en partie, ce me semble, cette forte envie de beaucoup de salariés à exister qui au travers d'un blog, qui au sein de réseaux sociaux comme Facebook. Car, au-delà du matériel, ces dernières années ont vu les services exploser. On se monte un site en 10 minutes, quand il faut des semaines de discussions et de justifications pour disposer éventuellement d'un espace d'expression sur un Intranet. Le risque ? Que nombre de sujets se retrouvent en place publique alors qu'ils concernent des besoins internes. Egalement que les services informatiques soient toujours plus décriés au sein des entreprises.



vendredi 25 janvier 2008

Un client est-il un con ou un benêt ?

Un certain nombre de campagnes, notamment radiophoniques, en ce moment me laisse dubitatif... Il en ressort que le client est soit quelqu'un de stupide  à qui la marque va expliquer ce qu'il lui faut et comment, soit quelqu'un qui au départ n'est jamais content de rien. Au passage, on note que la marque cloue systématiquement le bec du client.



Exemple du moment avec la campagne radio d'Opel où le client s'interroge "mais pourquoi vous avez fait ça ?" et où la marque répond "parce que c'est écologique, parce que c'est le moment, parce que c'est ce qu'il vous faut...etc." et au final "alors, qu'est-ce qu'on dit ?".



Autre exemple avec la série inspirée de Palace de la MAAF. Le client, qui est tout de même un abruti jamais content, cherche à prendre en défaut la marque, mais n'y arrive jamais : "Autre chose ?" "je l'aurai..."



Il y a aussi FORD qui "relance votre pouvoir d'achat", en vous permettant de dépenser 10.000 euros, pour des raisons écologiques. Là, j'espère ne pas avoir besoin d'expliciter plus que cela, sinon vous pouvez passer votre chemin (a y est, je suis contaminé par le syndrôme de la marque sûre d'elle-même).



Les banques ne sont pas en reste avec LCL qui ne reçoit que des grincheux qui se dérident finalement devant l'offre de services. Là encore, le refrain "alors ? Heureux ?" (genre "alors, tu vas te décoincer maintenant ?". Si je devais remettre un premier prix, ce serait pour le Crédit Agricole qui connaît bien la chanson et vous emberlificotte tout cela en vous poussant la chansonnette (serait-ce un positionnement "chante, beau merle" ?). Pour ma part, le jour où je quitte cette banque, je vous promets de faire un mix entre la pub Française des Jeux pour le loto (Au revoir Président) et la pub Crédit Agricole, en me rendant dans l'agence pour aller me filmer en train de lui chanter "Je suis venu te dire que je m'en vais, et tes larmes n'y pourront rien  changer...").



jeudi 24 janvier 2008

1. Le client est un consommateur / 1.2 Informatique, Fidélisation

L’informatique constitue
un outil essentiel dans ces mécanismes, notamment l’arrivée des bases de
données qui vont permettre de constituer des puits d’informations de références
permettant de segmenter des clients selon différents critères (sexe,
démographie, géographie, ancienneté d’achats, fréquence d’achats…etc.), mais
également les produits (suivi des stocks, produits les plus vendus…etc.).



La notion de fidélisation
apparaît dans les années 1980. Malgré tous les progrès conceptuels en la
matière (one-to-one) ou technologiques (capacités de stockages, réseaux,
puissances de calculs), il reste qu’aujourd’hui la connaissance clients reste
un sujet encore largement vierge et à défricher dans de nombreuses entreprises.
En l’occurrence, le fameux « one-to-one », où l’on est censé pouvoir
adresser un prospect ou un client comme s’il était le seul et l’unique relève
encore majoritairement du fantasme. Au mieux, l’entreprise s’adresse à une
typologie de clientèle. Les taux de conversion à l’envoi de mailing sont ainsi
éloquents puisque je n’ai encore jamais rencontré d’opérations avoisinant les
100%, ce qui devrait être un objectif clairement établi dès lors que l’on
décide de cibler.



A ce sujet, il convient
de relever que ce ne sont pas tant les impossibilités techniques qui freinent
ces sujets, mais parfois (souvent ?) la mauvaise compréhension des
responsables marketing qui ont longtemps rebuté aux histoires d’informatique,
délaissant ce sujet considéré comme technique aux responsables informatiques . Ceux-ci
ont été formés à la modélisation de bases de données (la fameuse méthode MERISE
et son Modèle Conceptuel des Données) censée pouvoir anticiper toutes les
questions qui seraient adressées à une base d’informations, mais il est
regrettable que les responsables marketing n’aient pas eu ce genre de
formations dans les écoles de commerce. Je parle bien ici de conceptuel, pas de
technique ou de technologique. C’est à partir d’objectifs de connaissances que
l’on peut définir une architecture d’informations, et non l’inverse.



L’autre faiblesse relève
bien souvent tout simplement du manque d’imaginations quant aux critères à
retenir pour sélectionner un segment cible puis l’adresser
« personnellement ». Là, c’est encore un autre problème.



Si l’informatique a
clairement permis des gains de productivité ces dernières années, il faut
également s’intéresser aux pertes relationnelles qu’elles ont pu engendrer. Si
l’on prend l’exemple du secteur bancaire, gros consommateur d’informatique avec
les distributeurs automatiques, les services de base (consultation,
virements…etc.) réalisables par Internet, on peut être surpris du désengagement
relationnel courant que l’on peut vivre entre un chargé de clientèle et son
client. On excuse souvent le chargé de clientèle du fait qu’il peut facilement
se retrouver avec plus d’une centaine de comptes clients sous sa
responsabilité. Mais dans ce cas, soit il y a un problème d’informatique qui
est mal structurée car elle ne permet pas aux chargés de clientèle de
« connaître sans connaître » (ont-ils les bons tableaux de
bords ? les bonnes alertes ?), soit on a beaucoup trop rogné sur les
ressources humaines en termes de chargés de clientèle, après une mauvaise
analyse des capacités individuelles de traitements d’informations.





mercredi 23 janvier 2008

Orangina il faudrait secouer la pulpe qui est restée au fond...

Orangina, naturellement pulpeuse, constitue un cas d'école d'une mauvaise exploitation stratégique de la volonté des marques d'être présente sur Inetrnet et de développer des relations avec leurs clients.



Il y a quelques années, les relations qu'un client entretenait avec une marque (secteur consommation) se déroulait par l'intermédiaire du  distributeur. Avec la mise en place des services clients (le fameux n° 0800 que l'on retrouve sur tous les packaging), et notamment l'arrivée du Web, les marques ont souhaité développer une relation directe avec leurs consommateurs.



Le cas d'Orangina est étonnant à plus d'un titre.



Tout d'abord l'URL du site www.orangina.fr renvoie vers l'URL www.naturellementpulpeuse.fr : autant dire que pour le référencement, c'est soit double travail (ie. double budget), soit dans quelques temps, le nombre de liens entrants vers le site de la marque privilégiera l'adresse naturellementpulpeuse. Exit alors l'adresse orangina dans les résultats des moteurs de recherche. Ou alors, maintien au prix d'un combat incessant et coûteux...



Sur le plan du contenu ensuite, le site est vraiment de belle facture, tout en flash. Mais le temps de chargement est très long, ce qui s'oppose un peu au wording annoncé : pulpe, bulles, à secouer...etc. qui augurerait plutôt d'une information qui pétille, vive, rapide.



Que nous propose le site ?



En bas de page :
- un lien Actualités ouvre une fenêtre (pop-up) qui concerne une opération se déroulant du 04 décembre 2007 au 07 janvier 2008. AUtrement dit, une Actualité au singulier, obsolète.
- un lien Les Produits qui ouvre une fenêtre (pop-up) qui propose un très beau visuel de packs et bouteilles sans aucune explication complémentaire.
- un lien Prévenir un ami qui utilise le même mécanisme. Mais pourquoi donc au fait aurais-je envie de prévenir un ami ? Prévenir qu'il y a une opération dont la date de péremption est dépassée ? qu'il y a un très beau visuel de produits ? Je suppose que l'on a expliqué aux responsables d'Orangina qu'ainsi on ferait du "buzz"  (hihihi !).
- un lien Newsletter qui ne me permet pas de savoir le genre d'informations que l'on me fera parvenir.



AU milieu de la page, un superbe frigo qui propose 2 compartiments :
- le premier niveau permet d'aller découvrir les films : encore une fois, l'ergonomie et l'animation Flash est superbe, mais si je veux voir des films sur Orangina, il vaut mieux aller sur Dailymotion par exemple (j'y reviens après).
- le deuxième niveau, les univers. Là, c'est un peu compliqué car on nous propose une série de cartes qui ouvre chacune une animation premettant de télécharger un fond d'écran, un autre fond d'écran ou un screensaver.



Et voilà c'est à peu près tout. Je n'ose aborder le plan budgétaire...



Résultat des courses :
- si vous cherchez pub orangina sur Google, vous ne trouverez ni orangina.fr, ni naturellementpulpeuse.fr sur (au moins) les 2 première pages de résultats ;
- rapidement, vous trouvez des adresses sur Dailymotion où rapidement vous tombez sur les vidéos de l'animateur du site nimportequi.com, notamment celle-ci (Orangina Rodeo Secouage)
- en comparant les consultations des vidéos, on ne peut que constater l'écart des unes (+550.000) et des autres - officielles (+50.000) ;
- en comparant les trafics des 3 noms de domaines (orangina, naturellementpulpeuse, niportequi) via Alexa (je connais les débats sur Alexa, mais c'est cela donne quand même des points de repères intéressants), il n'y a pas photo;



Graph_orangina


- En revanche, je ne trouve rien sur les relations entre le produit et la santé, alors que l'actualité fourmille de débats et mises en garde sur l'abus des sodas, des soft drinks ; je ne trouve rien qui me permette de découvrir l'univers festif auquel (éventuellement) peut contribuer le produit ; je ne trouve rien qui me permette d'exprimer ma satisfaction (ou non) à ceux qui font vivre la marque...etc.



Pourtant, il y en a des discussions autour d'Orangina :



- + de 17.000 liens en ce qui concerne une recherche sur cocktail orangina
- 84 groupes sur Facebook concernant Orangina (bon, vous me direz, peu de membres par groupe, mais des choses étonnantes comme cette américaine qui promeut un Orangina Blue ou ces passerelles que l'on trouve dans certains groupes entre Orangina et Nutella)



Alors que faudrait-il faire ?
Simplement garder à l'esprit qu'Internet est un média interactif où ce sont les consommateurs qui décident de dialoguer avec un marque, pour peu qu'on leur en offre l'occasion. L'internaute ne va pas spontanément se rendre sur un espace publicitaire compliqué, inerte au final. Du reste, il ne va peut-être pas spontanément se diriger vers un site de marque pour trouver des informations qui le préoccupent (santé, sécurité...etc.). Pourtant la marque peut tenir un discours légitime. Mais elle doit dans ce cas démultiplier ses prises de paroles sur les différents espaces où ces sujets sont traités, en y respectant les codes pratiqués.



mardi 22 janvier 2008

1. Le client est un consommateur / 1.1 Marché de masses, communication de masses

Voici une première partie qui respecte le plan présenté précédemment. Bien entendu, j'attends vos commentaires si vous en avez. Si vous n'en avez pas (qui ne dit mot consent), j'en concluerai que c'est parfait...



Dès lors que certains
hommes commençaient à devenir grégaires, tandis que d’autres privilégiaient le
nomadisme le commerce est apparu. Sans remonter aux origines du commerce et en
faire l’historique, ce qui doit être un sujet bien passionnant mais dépassant
largement le cadre du contexte de cet ouvrage, il convient toutefois de se
rappeler que le commerce est inhérent aux développements des sociétés. Pour
leurs bonheurs, comme leurs malheurs. Quelles étaient les relations clients à
l’époque des marchands phéniciens ? Comment étaient gérés les stocks à la
grande époque des Halles parisiennes ? Comment la crise des Tulipes a pu
provoquer une crise économique à l’échelle européenne, à l’image de la crise
boursière de 1929 ? … etc. Je pense qu’en creusant ces sujets, on
s’apercevrait que les préoccupations des marchands n’ont pas dû forcément
beaucoup changer au travers des époques.



Il convient toutefois de
se fixer une limite. Il me paraît intéressant dans ce cas de borner la
réflexion au développement de l’ère industrielle dans notre monde occidental.
Il me semble que c’est le début d’une époque où l’offre peut démesurément
surpasser la demande et provoquer ainsi des problèmes de gestion quand il ne
s’agit pas de crises plus graves. J’ai en mémoire cette œuvre de Zola, Au
bonheur des Dames
,
qui me semble clairement montrer une rupture dans les pratiques commerciales et
les méthodes avec notamment l’apparition de la publicité de masse, l’extension
des surfaces de vente, les soldes. Par anticipation, Zola préfigure la Grande Distribution dans les formes que nous connaissons actuellement. Edouard
Leclcerc démarre en 1949 à Landerneau. Le premier hypermarché Carrefour ouvre
le 15 juin 1963 à Sainte Geneviève des Bois.



La communication de masse
va bien sûr aller croissante au cours du XXème siècle avec le développement des
médias, qu’il s’agisse des journaux, de la radio, du cinéma et de la
télévision. On est alors à l’époque de la réclame, même si rapidement il s’agit
de « raconter une histoire », de mettre en scène des personnages de
références qui vivent forcément mieux en possédant les produits présentés. Je
pense dans ce cadre aux réclames d’après guerre, dans un contexte un peu
particulier de reconstruction de nombreux pays en Europe. Mais ces pratiques
avaient déjà commencé au préalable. « Depuis que les nations se savent
mortelles, elles ne veulent plus mourir » avait écrit Valéry au sortir de
la première guerre mondiale. Cela n’a pas concerné que les réflexions
politiques en matière de relations internationales. Les 30 glorieuses en sont
une expression, avec notamment l’apparition des premiers congés payés en France
au milieu des années 1930. On découvre alors la consommation pour le loisir,
pour le bien-être, pour le mieux vivre…



On est alors dans des
approches de masse où tous les concitoyens sont censés aspirer au même mode de
vie. On raconte ainsi les mêmes histoires à tout le monde. C’est l’époque du
Plan Marshall, du débarquement des produits américains, de la reconstruction
générale…etc. Il faudra le choc de mai 1968, mais surtout la crise pétrolière
de 1973 pour que l’on commence à entendre des protestations sur cette nécessité
impérieuse de consommer, parfois au-delà du raisonnable.



Surtout, on va commencer
à se rendre compte que l’égalité des masses est un leurre. Que la société est
faite de strates qui n’ont pas toutes les mêmes attentes, les mêmes envies, les
mêmes moyens financiers à disposition. Les enseignes commerciales vont donc
commencer à s’intéresser à ces différentes catégories afin de pouvoir adapter
leurs discours et le développement d’offres adaptées.





lundi 21 janvier 2008

J'adore avoir raison

Je parlais dans cette note (http://jbp.typepad.com/jb/2007/11/nouvelle-approc.html) du déroulement et de l'organisation des appels d'offres pour les agences de Pub, Com, Interactives...etc. Je suis depuis longtemps convaincu que la démarche est posée à l'envers
et gaspille beaucoup trop d'énergies (souvent pour simplement occuper
si ce n'est flatter l'égo des annonceurs). Je ne rentre pas dans la
problématique du modèle économique qui se pose à l'issue (comment faire
payer une idée qui a déjà été produite ?), il y en aurait un sacré
tartine à écrire.




Il semble que cela bouge enfin en ce sens. C'est Yoplait qui s'y est
collée au cours de l'été (bravo à Lucien Fa, patron du Marketing de
cette marque). Le détail est à lire sur Stratégies (ma source via Superfiction).




vendredi 18 janvier 2008

Têtes à claques : exemple d'un business plan foiré

Le créateur des Têtes à claques était invité au Grand Journal de Canal+. Je vous la fais courte (mais bonne comme dirait l'autre) : ancien publicitaire qui a pris quelques temps sabbatiques et sympathiques pour voyager, il décide à son retour de ne pas retomber dans l'enfer du rythme infernal. Il a envie de se faire plaisir et de faire de l'éducatif.



Il a donc pour projet de développer des animations ludo-pédagogique. Pour parfaire la maîtrise de sa production, il procède à divers essais, quelques "niaiseries" (comme on dit là-bas). Pas de bol, tous ceux à qui ils présentent ses productions lui expliquent que c'est ça qu'il faut qu'il fasse, non pas ses animations ludo-pédagogiques. Et voilà comment nos chérubins n'auront toujours pas de remplaçant à Dora l'exploratrice (qui aura tout de même réussi à désintégrer les Télétubbies).



Comme quoi, si vous avez une idée d'entreprise, ne perdez pas de vue que vous êtes peut-être juste à côté de la bonne (pas très clair, mais je me comprends).



jeudi 17 janvier 2008

Macbook Air : quand Apple joue au plus fin...

N'allant pas tarder à changer de portable, j'ai attendu comme beaucoup l'annonce de la sortie du nouvel Apple. C'est donc le Macbook Air. Franchement déçu...



Être le plus fin, c'est bien. Mais est-ce suffisant ? L'attractivité de la marque Apple, de la coolitude et du sens de la modernité associées sont-elles assez fortes pour faire l'acquisition d'un produit proche des caractéristiques des portables d'il y a 4 ans (à lire chez Tendance High Tech) ? 



A trop tirer sur l'élastique, Apple donne une impression de condescendance à l'égard du marché qui pourrait bien lui revenir en pleine poire, à force de le prendre pour tel.



dimanche 13 janvier 2008

Les PUF passent au Wiki

Les Presses Universitaires de France (PUF) passent au Wiki avec un nouveau site qui devrait prochainement remplacer l'ancien. L'information est relayée par Le Figaro, qui nous renseigne sur le choix d'utiliser une telle plate-forme et le budget investi : "Grâce à cet outil de gestion de contenus libre, fondement de l'illustre
encyclopédie Internet Wikipédia, les internautes pourront commenter
articles, ouvrages et fiches d'auteurs. PUF entend reproduire ainsi sur
le Net une vie scientifique ouverte, pour un investissement de 150
000 euros."




La démarche est intéressante. Elle confirme que les nouvelles
technologies de gestion et diffusion de contenus, avec leur dimension
communautaire et participative, commencent à être favorablement
appréhendées par les responsables Nouveaux Medias, E-business,
Nouvelles Technologies...etc.




Les PUF auraient tout aussi bien pu s'appuyer sur une plate-forme de
blog. Après tout, le Wiki doit permettre à tout un chacun de devenir
auteur.Cela ne devrait pas être le cas puisque les PUF effectuent
sûrement un contrôle des auteurs autorisés (autorité universitaire). Le
site fonctionnera sûrement dans une logique "proposition maîtrisée de
contenus / possibilité de réactions ouverte", ce qui correspond plus à
une logique de blog que de wiki. Ceci étant, la décision d'utiliser un
système Wiki inscrit la démarche dans une optique Wikipedia (au sens
RP), plus en phase avec la logique du monde universitaire, coeur du
positionnement des PUF.




Dans une logique Wiki, la démarche aurait pu être abordée dans l'autre
sens. A savoir, au lieu de faire des entrées sur les collections et les
auteurs, pratiquer des entrées par les thématiques (Droit / Science
politique / Relations internationales ; Economie / Finances / Fiscalité
...etc.) alimentées dans un premier temps par le fonds du PUF, mais
ouvertes également à d'autres auteurs ou sources d'informations plus
libres. En ce sens, le Wiki aurait été plus justifié (quitte à mettre
en place plusieurs sites) et la volonté de s'asseoir comme un
catalyseur du savoir universitaire plus forte.




Le budget est conforme à un projet de ce type. A savoir que les
principaux coûts doivent concerner tous les travaux d'accompagnement
(consulting, expression de besoins, cadrage expression de besoinns,
cadrage projet) plus que les coûts de production, étant donné qu'il ne
faut pas plus d'une demi journée pour installer techniquement un Wiki.




Il ne manque pour l'instant que la dimension marchande à ce site, mais
comme il est phase de beta, c'est sûrement prévu pour la suite.






samedi 12 janvier 2008

Réseau, en être ou pas

Porte_accueil
Un réseau est un ensemble d'entités ou noeuds (de là à dire qu'un animateur de réseau est une tête de noeud...) qui sont reliés entre eux par des liens. La dynamique d'un réseau se définit par les flux d'échanges transitant au niveau des liens (volume, densité, fréquence...etc.).



Un réseau ne présente de sens que dans le mesure où où les noeuds peuvent se transmettre des stimuli qui les activent (action, relais...). Même si c'est important, ce n'est pas tant la possibilité de se développer (adjonction de nouveaux noeuds ou nouveaux canaux) qui est primordiale.



La valeur d'un réseau ne dépend donc pas simplement du nombre de noeuds existant, mais également (surtout) du nombre d'interconnexions entre ces noeuds (le réseau parfait pourrait être celui où tous les noeuds seraient interconnectés), des flux (fréquence, volume) circulant entre ces noeuds, des actions de ces noeuds en réponse aux sollicitations et de leur capacité à émettre des signaux.



Ne pas perdre de vue ces pré-requis devrait permettre d'aborder les réseaux sociaux actuellement très en vogue d'une manière un peu plus raisonnée me semble-t-il que les anlayses en cours et de relativiser l'intérêt de certains d'entre eux.



Tout le problème est de savoir si un réseau permet d'activer des noeuds qui vont réagir en réalisant des actions ou s'il s'agit d'avoir le plus grand nombre de noeuds avec des relations faibles.



J'en avais déjà parlé concernant les réseaux de contacts professionnels initiés par des plates-formes comme Linkedin ou Viadeo (Qui c'est qu'a la plus grosse ?). Au-delà d'un certain nombre de contacts (environ 150 selon le seuil reconnu), il ne me paraît pas crédible de considérer son réseau comme efficace. Au delà du seuil fatidique, il n'est pas possible de connaître personnellement ses contacts au point de pouvoir les solliciter pour passer à l'action. On peut le constater également avec le réseau social le plus en vogue en ce moment, Facebook, pour lequel je pronostique un essoufflement (la retombée du soufflé) : trop de contacts non qualifiés (cette notion débile d'ami), impossibilité de solliciter les membres d'un groupe dès lors que le nombre d'adhérents dépasse un seuil, suivi de l'actualité des groupes ou de ses contacts obligatoirement au sein de la plate-forme (pas de flux RSS)...



Le problème pour les réseaux sociaux c'est de devenir populaire (donc agréger le plus de monde possible) alors que l'efficacité d'un réseau dépend de sa densité (la force des relations entre les membres) qui milite plutôt pour un accès à quelques "happy few".



Cela devrait donner matière à réflexions pour les entreprises ou marques qui cherchent à développer une communauté autour de leurs valeurs. Il faut savoir dans ce cas être sélectif : flatter ceux qui adhèrent et s'impliquent, refuser ceux qui ne sont là que pour en tirer un profit personnel - quitte à supporter les réactions de frustration de ces derniers (comme disait l'autre,  "nous n'avons pas les mêmes valeurs").



mardi 8 janvier 2008

Messieurs, vous allez y passer des heures

C'est Pierre qui m'a fait découvrir ce site : KnickerPicker.com, site de lingerie féminime qui a eu la très bonne idée de ne pas se contenter de mettre des visuels de mannequins dans les tenues des produits consultés, mais propose des mannequins (du reste, différents formats à la suite de la jurisprudence Dove) qui bougent. Bref, on n'est plus dans la simple transposition du catalogue papier vers la version en ligne, mais on exploite le mode interactif.



Habiller_small_2




Elles débarquent donc, comme ça, l'air de rien, avec la petite tenue que vous avez sélectionné. Et vous pouvez lui demander de se tourner, de se retourner, d'approcher, de tourner, retourner, s'éloigner, changer de tenue, recommencer son petit manège... aaaarrrghhh ! Très addictif comme principe de boutique !



lundi 7 janvier 2008

Le Dialector : pour parler aux gens de la Com

Découvert au hasard d'une note chez Aziz, le Dialector. Superbe objet !

En même temps, c'est un peu dommage :
- l'édition date de 2004 ;
- il est full flash (donc très joli, mais je ne suis pas certain que cela aide beaucoup au référencement de la bête) ;
- un Dialector sous forme de Wiki aurait permis de le faire évoluer simplement, intégrer de nouveaux contributeurs, proposer des versions multilingues pour pouvoir être au top de sa forme lors de ses déplacements à l'étranger, voire élargir le sujet à d'autres travers carricaturaux de ce secteur...

Ben alors Aziz, k's tu fou ?



dimanche 6 janvier 2008

Film viral ou autre...

D'un côté, des entreprises commerciales produisent des films qu'elles souhaitent viraux. C'est à dire qu'un maximum de gens les regardent, les passent à leurs amis, voisins, familles...etc. Paradoxalement, ces films n'incitent pas toujours à la consommation d'un produit en particulier, voire parfois l'entreprise n'apparaît pas comme producteur du film.



D'un autre côté, des entreprises, commerciales elles aussi, produisent des films qu'elles souhaitent voir regardées par le plus grand nombre possible de gens, mais dans le cadre d'un circuit de distribution coercitif.



Il ne faudrait pas grand chose pour trouver une solution...