mardi 29 janvier 2008

Billet sponsorisé : lobotomie momentanée

Exorciste_2
Vous discutez avec une connaissance, quand tout d'un
coup, ses yeux se révulsent, sa tête fait un 360°, sa voix se fait
caverneuse ou blonde lobotomisée et là il vous déclame le bon
argumentaire du communiqué de presse ou de la fiche produit. Puis
il reprend ses esprits et le fil de la discussion. Dans ces cas là, je conseille de jeter
de l'eau bénite sur votre écran.



Décidément, sur la forme, le billet sponsorisé sur un blog est un "tue l'amour". Lorsqu'on a l'habitude de lire un site, on aime les idées - tout du moins l'argumentation, le ton. Petit à petit on arrive à lire entre les lignes. Mais de temps en temps, débarquent sur certains de ces sites des notes dites sponsorisées. je n'ai rien contre le fait que des gens qui dépensent de l'énergie à réfléchir, écrire, partager et qui disposent d'une base de lecteurs conséquentes reçoivent quelques compensations de la part de marques qui identifient l'auteur comme étant un porte-parole honorable.



Par rapport à la manière habituelle d'écrire, le billet sponsorisé se repère tout de suite. Il irrite. On sent que ce n'est pas comme d'habitude. Tu m'étonnes ! Pour une fois que le contenu arrive tout livré et qu'il n'y a plus qu'à faire un copier/coller. Certains ajoutent tout de même un peu de caractère personnel, mais cela relève vraiment de la cosmétique. Et pour le coup, cela peut agacer encore plus.





Loin de moi l'idée qu'il ne puisse exister et se développer des relations entre les marques et les internautes, voire les blogueurs. Mais la meilleure manière d'impliquer un blogueur dans son autonomie de parler d'un produit, d'un service, d'une marque relève encore d'un exercice qui reste vraiment à inventer. Mais cela peut-il exister ?



2 commentaires:

  1. Je suis globalement assez d'accord avec ta réflexion, d'autant plus que certains blogs sont devenus des copier/coller permanents de dossier de presse (il suffit de googler la marque et quelques mots clés pour s'en apercevoir).
    Je m'y suis moi-même essayé à une ou deux reprises et l'exercice n'est pas évident. Tellement que je sais quelques "agences d'influenceurs" un peu remontées et peu disposées à me rappeler.
    Mais le média est jeune et je pense cependant qu'il existe parfois des affinités réelles même si ce cas-là doit se présenter une fois sur dix.

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  2. @ Mr Lung : C'est bien ce que je dis dans le dernier paragraphe... Il y a sûrement des choses intéressantes à faire, mais pour le moment la "finesse intelligente" n'a pas été encore trouvée.

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