samedi 12 janvier 2008

Réseau, en être ou pas

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Un réseau est un ensemble d'entités ou noeuds (de là à dire qu'un animateur de réseau est une tête de noeud...) qui sont reliés entre eux par des liens. La dynamique d'un réseau se définit par les flux d'échanges transitant au niveau des liens (volume, densité, fréquence...etc.).



Un réseau ne présente de sens que dans le mesure où où les noeuds peuvent se transmettre des stimuli qui les activent (action, relais...). Même si c'est important, ce n'est pas tant la possibilité de se développer (adjonction de nouveaux noeuds ou nouveaux canaux) qui est primordiale.



La valeur d'un réseau ne dépend donc pas simplement du nombre de noeuds existant, mais également (surtout) du nombre d'interconnexions entre ces noeuds (le réseau parfait pourrait être celui où tous les noeuds seraient interconnectés), des flux (fréquence, volume) circulant entre ces noeuds, des actions de ces noeuds en réponse aux sollicitations et de leur capacité à émettre des signaux.



Ne pas perdre de vue ces pré-requis devrait permettre d'aborder les réseaux sociaux actuellement très en vogue d'une manière un peu plus raisonnée me semble-t-il que les anlayses en cours et de relativiser l'intérêt de certains d'entre eux.



Tout le problème est de savoir si un réseau permet d'activer des noeuds qui vont réagir en réalisant des actions ou s'il s'agit d'avoir le plus grand nombre de noeuds avec des relations faibles.



J'en avais déjà parlé concernant les réseaux de contacts professionnels initiés par des plates-formes comme Linkedin ou Viadeo (Qui c'est qu'a la plus grosse ?). Au-delà d'un certain nombre de contacts (environ 150 selon le seuil reconnu), il ne me paraît pas crédible de considérer son réseau comme efficace. Au delà du seuil fatidique, il n'est pas possible de connaître personnellement ses contacts au point de pouvoir les solliciter pour passer à l'action. On peut le constater également avec le réseau social le plus en vogue en ce moment, Facebook, pour lequel je pronostique un essoufflement (la retombée du soufflé) : trop de contacts non qualifiés (cette notion débile d'ami), impossibilité de solliciter les membres d'un groupe dès lors que le nombre d'adhérents dépasse un seuil, suivi de l'actualité des groupes ou de ses contacts obligatoirement au sein de la plate-forme (pas de flux RSS)...



Le problème pour les réseaux sociaux c'est de devenir populaire (donc agréger le plus de monde possible) alors que l'efficacité d'un réseau dépend de sa densité (la force des relations entre les membres) qui milite plutôt pour un accès à quelques "happy few".



Cela devrait donner matière à réflexions pour les entreprises ou marques qui cherchent à développer une communauté autour de leurs valeurs. Il faut savoir dans ce cas être sélectif : flatter ceux qui adhèrent et s'impliquent, refuser ceux qui ne sont là que pour en tirer un profit personnel - quitte à supporter les réactions de frustration de ces derniers (comme disait l'autre,  "nous n'avons pas les mêmes valeurs").



1 commentaire:

  1. Pour en avoir déjà pas mal discuté avec toi, tu sais que je partage ton point de vue.
    Je voudrais ajouter le mapping d'un réseau qui avait retenu mon attention sur le blog Heuristiquement : celui de Jésus-Christ (http://heuristiquement.blogspot.com/2008/01/le-rseau-social-de-jsus-christ-d-le.html)
    Je note la densité des liens.
    Comme quoi mieux vaut beaucoup d'échanges que de relations. :)

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