vendredi 25 janvier 2008

Un client est-il un con ou un benêt ?

Un certain nombre de campagnes, notamment radiophoniques, en ce moment me laisse dubitatif... Il en ressort que le client est soit quelqu'un de stupide  à qui la marque va expliquer ce qu'il lui faut et comment, soit quelqu'un qui au départ n'est jamais content de rien. Au passage, on note que la marque cloue systématiquement le bec du client.



Exemple du moment avec la campagne radio d'Opel où le client s'interroge "mais pourquoi vous avez fait ça ?" et où la marque répond "parce que c'est écologique, parce que c'est le moment, parce que c'est ce qu'il vous faut...etc." et au final "alors, qu'est-ce qu'on dit ?".



Autre exemple avec la série inspirée de Palace de la MAAF. Le client, qui est tout de même un abruti jamais content, cherche à prendre en défaut la marque, mais n'y arrive jamais : "Autre chose ?" "je l'aurai..."



Il y a aussi FORD qui "relance votre pouvoir d'achat", en vous permettant de dépenser 10.000 euros, pour des raisons écologiques. Là, j'espère ne pas avoir besoin d'expliciter plus que cela, sinon vous pouvez passer votre chemin (a y est, je suis contaminé par le syndrôme de la marque sûre d'elle-même).



Les banques ne sont pas en reste avec LCL qui ne reçoit que des grincheux qui se dérident finalement devant l'offre de services. Là encore, le refrain "alors ? Heureux ?" (genre "alors, tu vas te décoincer maintenant ?". Si je devais remettre un premier prix, ce serait pour le Crédit Agricole qui connaît bien la chanson et vous emberlificotte tout cela en vous poussant la chansonnette (serait-ce un positionnement "chante, beau merle" ?). Pour ma part, le jour où je quitte cette banque, je vous promets de faire un mix entre la pub Française des Jeux pour le loto (Au revoir Président) et la pub Crédit Agricole, en me rendant dans l'agence pour aller me filmer en train de lui chanter "Je suis venu te dire que je m'en vais, et tes larmes n'y pourront rien  changer...").



2 commentaires:

  1. les marques ont les clients qu'elles méritent. Si elles font un marketing qui cible les débiles elles ne doivent pas s'étonner de voir les clients intelligents mécontents ou simplement partir. Même si certains vont s'abêtir la plupart fera quand même de la résistance.
    Ca me fait penser aux professeurs qui traitent leurs étudiants comme des gamins. Certains adoptent un comportement de gamins odieux (ce qui justifie l'attitude du prof: vous voyez bien ce sont tous des gamins) mais d'autres essayent d'apprendre autrement qu'avec cet enseignant pour enfants. Mais pour tous le prof est décrédibilisé.
    Le marketing est une relation. Le marketeur se place souvent dans une relation parent-enfant, cela évite les questions rationnelles, les questions politiques... Benjamin Barber analyse bien ce phénomène.

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  2. Concernant la pub Banque/assurance, je préfère nettement la version moins hypocrite du "Crédit Gricole" de Groland. Tous ces banquiers chantant "ah la salope !..Va remplir ton compte Salope !", me font bien sourire.

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