vendredi 30 mai 2008

www.myfiatspace.fr : c'est pas gagné !

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Avec www.myfiatspace.fr, encore une marque qui se lance dans le concours communautaro-créato-participatif... L'idée de départ est pourtant bonne: vous téléchargez un kit papier pour construire votre fiat 500 et faire le film le plus "funky" qui soit. Mais dans sa réalisation, c'est une catastrophe (par respect pour ceux qui ont oeuvré, je ne devrais pas être aussi direct, mais là j'ai pas trouvé d'autres mots).



Le site est bien entendu full-flash, ainsi cela prend du temps à se charger et ça permet de faire plein d'effets inutiles. On est par ailleurs dans le cas présent dans du cheap-flash tant les découpages sont mal faits...



Les vidéos participantes sont présentées sur une Fiat500, ce qui est sympathique au premier regard, mais ne donne aucune idée des derniers films mis en ligne, des mieux notés...etc.



A mon avis, pour un budget équivalent, en faisant un site plus pratique avec un relais concours sur Youtube et certaines autres plates-formes, l'opération aurait certainement connu un meilleur ROI.



Il faut arrêter avec ces sites hyper visuels et pseudo-ludiques. Si l'on veut capitaliser dans le temps sur Internet, il faut faire simple. Dans la Long Tail, ce sont les discussions qui prennent de la valeur, pas des tableaux esthétiques que les moteurs d'indexation ne peuvent qualifier.




jeudi 29 mai 2008

Les plus curieux sont...

Les Finlandais, avec 143 recherches par internaute, si l'on en croit l'étude de Comscore. concernant le mois de mars 2008 (faut dire que le Finalandais, comme il est bloqué au moins 10 mois de l'année sous 450.000 mètres de neige par moins tout ça, c'est sûr qu'il a le temps de chercher des infos sur le net...).



2 analyses possibles il me semble :
- beaucoup de recherches par internaute car l'internaute est curieux ;
- beaucoup de recherches par internaute car les réponses ne sont pas satisfaisantes.



Il faut noter le poids prépondérant (pour user d'un doux euphémisme) des services de Google par rapport aux concurrents, même si il ne faut pas oublier que nombre de sites ont installé Google comme solution de recherches internes.



Ce doit être un bon indicateur pour des services Intranet ou des boutiques en ligne que de connaître le taux d'utilisation du moteur de recherche d'un site par rapport au volume global d'utilisation...




mardi 27 mai 2008

Grande distribution et Internet : le U-commerce

Faire ses course sur Internet... le Graal pour la grande distribution, ou le boulet de Sysiphe. Différents acteurs, différentes stratégies. Pourtant pas un qui va engager la discussion pour construire avec ses clients le magasin de leurs rêves, mais j'y reviendrai.



Parmi les stratégies, il y a bien sûr celle de créer une filiale dédiée à ce sujet. On crée un nième magasin qui a son propre stock, sa propre politique de prix éventuellement. Le problème est que l'on touche à un métier (la VAD) qui n'a rien à voir avec l'origine (distribution par points de vente). Il faut ajouter à cela que pour le client, le support relationnel importe peu. Je peux commander en ligne et vouloir rapporter mon produit ou me faire rembourser dans mon point de vente le plus proche... Surviennent alors les problèmes d'intégration de la filiale on-line avec le réseau physique, ce dernier se sentant souvent mis devant le fait accompli par ces marketeurs qui n'ont jamais foutu un pied en magasin, ou se sentant en danger de mort devant les discours convenus que le on-line supplantera la distribution physique. Enfin, dernier point de tensions, quand le réseau est constitué de franchisés qui ne sont pas de simples soldats au garde-à-vous, mais financièrement concernés.



Une autre stratégie a commencé à pointer le bout de son nez il y a quelques temps, consistant à proposer un relais on-line au point de vente physique. Le client retrouve ainsi son magasin et décide ensuite de se faire livrer ou d'aller chercher lui-même sa commande. C'est entre autres la stratégie mise en oeuvre par les magasins U, avec le site courseu.



Il va sans dire que l'interface est assez basique, mais en "grattant" un peu les pages, on peut mesurer le tour de force réalisé par l'enseigne sur le plan de l'organisation et des systèmes d'informations. Chaque magasin dispose ainsi de son organisation de rayons (le rayon Epicerie n'est pas toujours en tête de liste). Les prix peuvent être différents d'un magasin à l'autre (selon la politique commerciale voulue par le responsable du magasin).



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Le responsable de magasin doit ainsi se sentir responsable de sa boutique "on-line" qui n'est qu'un prolongement de son activité traditionnelle, avec la perspective de constituer un apport de CA complémentaire (ce qui reste toujours un argument convaincant).



Si j'étais compétent en stratégie de communication, j'irais même jusqu'à dire qu'avec ce site, les magasins U donnent corps et réalité à leur territoire de communication revendiquant le "U-commerce" pour se démarquer de leurs concurrents (comme certains avaient revendiqué le Click & Mortar).




lundi 26 mai 2008

Petits conseils aux DRH...

Depuis une plate-forme comme Viadeo (c'est un exemple) :



1/ Devenez ami avec vos collaborateurs
2/ Grâce aux mini-news, détectez ceux qui commencent à se sentir mal...



Comment détecter ceux qui se sentent mal ?
- mise à jour subite du profil pour bien mettre à jour diplômes, expériences récentes...Etc.
- devient contact direct de chasseurs de têtes ou de DRH d'autres entreprises.



3/ Si vous considérez que ce sont de bons éléments, c'est peut-être le bon moment pour déclencher une discussion. Sinon, c'est le bon moment pour vous mettre vous-même en chasse...



jeudi 22 mai 2008

May the farm be with you !



Parlons-en, du nucléaire

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Areva lance une plate-forme de discussions et d'échanges : Parlons-en !



En première approche, le site est "sympathique", aéré, les couleurs sont dans l'ère du temps.



Sur le principe, Areva initie des sujets de discussions et tout internaute (en créant un compte) peut commenter, réagir, noter... La question que je ne m'explique pas c'est pourquoi l'opération se limite à 3 mois (jusqu'au 18 août) sans plus d'explications que cela. L'autre point qui me chagrine c'est la manière de "cadrer" le débat. En ce moment, vous ne pouvez discuter que de la thématique "Nouveaux défis énergétiques : "la place du nucléaire, parlons-en". A partir du 16 juin, on pourra discuter du sujet suivant qui concernera les déchets nucléaires... Du reste, le modérateur du site est là pour freiner les ardeurs de discussions qui pourrait sortir du cadre de débat imposé proposé : "Merci pour votre participation sur le site.

La discussion initiée est très intéressante mais les problématiques
liées aux déchets nucléaires seront traitées sur ce site à partir du 16
juin, avec des données et une grande variété de points de vue d’experts
sur le sujet.

Vous aurez alors deux mois pour approfondir le thème des déchets et de leur traitement et recyclage.

Merci donc de participer pour l'instant au premier thème proposé: «
Nouveaux défis énergétiques: la place du nucléaire, parlons-en
".
Très cadré comme espace de débats, vous ne trouvez pas ? Vous pouvez initier des sujets ou réagir, mais si c'est dans la ligne du parti (si je peux me permettre).



Bref, si la réalisation est plutôt bien faite, si l'espace de discussions sur ce sujet est plutôt d'actualités, si Areva elle-même est légitime pour supporter ces échanges, il y a un "je ne sais quoi" (ndlr, en français dans le texte) qui ne donne pas envie de participer, sauf si l'on a des convictions complètement arrêtées.



Le sujet étant sensible et émotif s'il en est, peut-être cela provient-il de la crainte d'Areva de se faire déborder par des polémistes et de ne pouvoir réagir suffisamment vite et objectivement pour exploiter positivement les bénéfices d'une telle opération ?



mercredi 21 mai 2008

Lacoste fête ses 75 ans

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Et pour preuve de sa bonne santé et sa volonté de prolonger son existence dans le temps, l'entreprise imagine le tennisman du futur avec un site de très belle facture, tout en flash : www.lacoste-future.com



Vous pouvez allez déposer votre message visionnaire de ce que sera le tennis dans le futur, en appliquant une voix qui lira votre message aux autres visiteurs. A noter que le mur faisant défiler les messages déposés est une très belle réalisation.



Ce qui est un peu dommage avec cette réalisation, c'est qu'il semblerait que dans le futur le tennis ne se pratique plus que tout seul, face à un mur. Je taquine facilement, mais c'est vrai que c'est tout de même l'impression que ça laisse. En fait, il semble que le site présente plus le futur de l'équipement, que le futur du jeu...



Par ailleurs, il y avait peut-être d'autres pistes à explorer pour présenter sa vision et la confronter à celle des autres (les lecteurs, les internautes, les passionnés de tennis, les amateurs de la marque...) et aller au-delà de cette sympathique section de messages visionnaires qui au final n'apporte pas grand chose.



Comme bon nombre de ces sites exclusivement réalisés en Flash, celui-ci ira rejoindre le musée des très belles réalisations. 



Vous arrivez depuis Google, bonjour...

Etant à la recherche de blogs traitant de Merchandising, c'est fort logiquement qu'en tapant "blog merchandising" chez mon ami Google j'ai suivi quelques liens proposés dans les résultats.



J'avoue qu'en arrivant sur cette page du site Battlemedia, j'ai vraiment été impressionné du bloc message m'accueillant :



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Etonnant non ? Terriblement efficace je trouve.



Sinon, si vous connaissez des blogs qui parlent de Merchandising (pas forcément qu'en français), je suis preneur. Lâchez vos comm's comme on dit chez Skyblog...





Google Health

Google poursuit son petit bonhomme de chemin en s'attaquant au sujet de la santé individuelle avec le site Google Health. C'est à la sauce Google. Pas de chichis graphiques. Des informations (fiches d'informations sur les symptômes, les maladies, les médicaments...), des données de qualifications (stockage des maladies qui vous concernent, des traitements que vous pratiquez...). Egalement des données étonnantes par rapport à votre profil racial :



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Il est certain que ce site devrait cartonner aux Etats-Unis qui n'a pas forcément la même approche que l'on peut avoir par chez nous autres sur ce sujet... Une version française me paraîtrait compliquée au regard de la législation en vigueur.



Enfin, lorsque Google rachètera Facebook, on pourra enfin repérer sur Google Earth les soirées Meetic où l'on pourra poker sans avoir à mettre un anti-virus, ou quand le mal sera fait de connaître à cause de qui on aura chopé une chtouille à force d'avoir trop "poké" de-ci de-là ...



lundi 19 mai 2008

Du problème de ROI

J'avais déjà évoqué la problématique pour un annonceur d'être sûr de retrouver ses petits (en termes de ventes) par rapport à une bascule de budgets du mass-media vers des opérations on-line, plus éparses, plus fragmentées... On peut comprendre ces interrogations.



Eric amorce une voie de réponses, sous forme quelque peu normande, à propos de l'opération en cours pour Duracell mais qui confirme bien que le marketing dans un marché devenu discussions fusionne de plus en plus avec des stratégies de RP (Relations Publiques, pas seulement Presse). La stratégie de mass-media ne peut effectivement pas se décliner sur les nouveaux supports relationnels d'une marque avec son public avec les mêmes attendus que ceux qui existaient quand tout le monde était d'accord sur  les tenants aboutissants de ce mass media.



Un bon exemple de cette problématique de stratégie de mass media basiquement déclinée sur un nouveau support est l'analyse de Martial sur le nouveau MOG d'Orangina. Si certains assurent que les MOG sont le prochain eldorado du net, c'est simplement parce qu'ils appliquent primairement une règle de mass media qui veut que plus il y a d'expositions, plus il y a de mémorisation. Il apparaît alors logique que devant le nombre d'heures passées devant un jeu online, on se dise qu'une présence de marque sur les écrans de jeu favorisera celle-ci. Or, cela ne semble pas tout à fait fonctionner ainsi. Exemple qui n'a pas de valeur d'étude, j'ai immédiatement pensé à Coca Cola lors de la sortie de GT4, du fait d'une précédente campagne de Coca où le héros de GT devenait un bon samaritain après avoir bu du Coca. Pourtant, aucune présence de Coca dans GT4...



Je n'ai pas de réponses ou de solutions sur la preuve à apporter pour garantir des transferts de budgets du mass media vers d'autres formes de communication. Je me rappelle simplement d'une réponse du patron d'Intel dans les années 2000 quand on s'interrogeait sur le ROI de Webiser les process d'entreprises. Grosso modo, il expliquait qu'il y avait d'un côté ceux qui cherchaient des réponses garanties et perdaient du temps à trouver des formules de ROI, et de l'autre les entreprises qui y allaient, dont on pouvait constater qu'elles survivaient, voire se développaient, quand les première s'embourbaient, voire disparaissaient.




jeudi 15 mai 2008

Marmarafit : Bravo

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Marmarafit.com est le site communautaire du tour operator Marmara. Etant sensible à ce sujet des stratégie de réseau social pour les entreprises, j'avoue être plus qu'agréablement surpris par l'initiative et surtout la réalisation. Bien pensé, bien réalisé.

Vous pouvez ainsi découvrir les clubs Marmara avec la présentation traditionnelle du cadre, les membres de l'équipe d'animation, mais également les gens qui y sont passés, les gens qui y ont laissé des commentaires, et surtout les gens qui vont y aller, avec leur date de voyage.



En créant votre compte, vous pouvez bien entendu entrer en contact, référencer des contacts (amis), créer votre album photo...etc.



Vous pouvez ainsi simplement entrer en relation avec des gens qui seront dans votre Club, à la même période que vous. Quoi de mieux pour ne pas se sentir perdu lorsque l'on débarque, avoir l'occasion de faire des rencontres amorcées on-line au préalable.



Je le redis, une très bonne stratégie de différenciation par rapport aux concurrents qui ne manquera pas de créer un véritable sentiment communautaire et d'appartenance pour les clients qui entreront dans le jeu, et qui se prendront certainement au jeu. 



Si vous voulez une présentation officielle par les équipes de Marmara, direction l'article sur le blog de Marmara.



Etonnant en revanche qu'aucune opération de communication (pour l'instant ?) n'ait été adressée en direction des agents de voyage qui pourraient ainsi orienter leurs clients vers ce site, facilitant ainsi la confiance et la réassurance.



mercredi 14 mai 2008

larousse.fr, décevant

Autant le travail de RP est bien fait puisque l'article expliquant la stratégie, le modèle, les ambitions du nouveau site larousse.fr est très clair et vendeur, autant un rapide tour sur le-dit nouveau site est particulièrement décevant.



1. Quand je vais sur un site, comme larousse.fr c'est parce que je vais chercher la définition d'un mot. Proposez-moi directement un index alphabétique et une zone de recherche. Pas cette page d'accueil de présentation des différentes offres de la société Larousse. Larousse c'est un dictionnaire avant tout.



2. Si vous proposez un site permettant d'accéder à des définitions, assurez-vous que le service de recherche produise des résultats. J'ai eu beau taper tous les mots qui me passaient par la tête, pas un seul ne m'a proposé une page avec une définition. Rien que des pages blanches. Même lorsque par dépit, j'ai tapé le titre de l'article qui était proposé en accueil de l'encyclopédie (Clint Eastwood - sûrement un hommage à Vinvin). Très perturbant.



3. Impossible de revenir à l'accueil de l'encyclopédie, sans être obligé de repasser par l'accueil général du site... Epuisant.



Je le redis, la stratégie et le positionnement voulus par l'équipe Marketing tels qu'expliqués dans l'article du Figaro m'ont paru intéressants. Le design et l'ergonomie sont également agréables au premier abord. Mais s'agissant de la mise en oeuvre opérationnelle, c'est un vrai gâchis. Une bonne stratégie n'est pas tout. Dommage.



Bref, je pense que malgré l'approximation de certains résultats ou les débats ponctuellement épidermiques qui font rage, je vais rester un fidèle utilisateur de Wikipedia pendant encore quelques temps.



Pour une autre analyse, beaucoup plus virulente (mais on est d'accord sur le fond), que la mienne, vous pouvez allez faire tour sur le blog hightech du Figaro.





MSNBC poursuit ses recherches

J'avais déjà évoqué le casse-briques proposé par MSNBC qui relevait plus du gadget ludique que du service utile.



Le "mal" est toutefois plus profond chez MSNBC (non, il ne s'agit pas d'un rachat de la BBC par MSN) qui développe un véritable laboratoire de traitement et présentation de l'information en explorant différents formats, différents supports...



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Je vous conseille ainsi le Spectra qui joue sur les couleurs, la taille, la position, la 3D pour produire une interface à laquelle il ne manque que la manipulation tactile (à quand un portage sur l'Iphone... ?).



Je trouve la démarche intéressante car quand tous les autres acteurs de la presse se débattent entre le gratuit / payant / contributif...etc. MSNBC semble plus à la recherche de tirer son épingle du jeu à terme en proposant une nouvelle manière d'aborder l'information selon une représentation visuelle dont l'une d'elles - pourquoi pas ?, pourrait un jour faire mouche (c'est en cherchant que l'on devient chercheron).





samedi 10 mai 2008

Ce n'est que le début

Quand je découvre un site comme celui-ci : http://www.sos-victimescreditagricole.org je me dis qu'on est vraiment au tout début du rapport de forces entre les entreprises et ses mécontents.



Quand une telle association va découvrir le blog, Facebook...etc. ça va être un massacre si la seule réponse de l'entreprise c'est de vouloir fermer le site.



La réponse juridique est la plus mauvaise qui soit à ce qui relève d'un problème marketing - avant de relever d'un problème plus profond de l'offre de produits ou services de l'entreprise...



vendredi 9 mai 2008

Messieurs les créatifs...

... il serait temps de vous remettre proprement au boulot. Qu'est-ce qui se passe en ce moment ? A leur décharge, que se passe-t-il chez les annonceurs qui payent pour cela ?



Premier cas : lorsque Grand corps malade fait sa pub, le spot commence par le montrer dans une salle pleine pour finir par une salle vide, comme s'il avait fait fuir tout le monde...



Deuxième cas : Peugeot nous fait une publicité avec plein de mots étrangers que nous serions censés comprendre en faisant l'acquisition de la voiture. Un, ce n'est quand même très sympa de nous prendre pour de vrais abrutis naïfs capables de confondre un véhicule avec une leçon Assimil. Deux, ce n'est pas très malin de faire l'apologie de la délocalisation dans des termes aussi clairs...



Troisième cas : Il fallait bien que la saga Neuf Telecom s'essouffle et arrive sur ce sujet de la question fatidique "et combien ça me coûte cette pub ?" où l'on croit entendre, ou tout du moins où l'on a envie de prolonger la question par "de merde"...



mercredi 7 mai 2008

Ce qui a changé

Entre la tarte à la crème de la responsabilité sociale des entreprises (à annexer dans le rapport annuel) il y a quelques années et la nouvelle tarte aux fines herbes sur le respect de l'environnement, ce qui a changé c'est que les moyens de contre-balancer les budgets pharaoniques de matraquage publicitaires des grands groupes pour occuper les temps de cerveaux spongieux disponibles, sont maintenant d'une efficacité redoutable pour un coût d'accès très largement abordable.



Un bon exemple avec le dispositif mis en place par GreenPeace et expliqué, mieux que je ne le ferais, par l'ami Cyrille.



Mais en gros, un site participatif où vous pouvez voter pour les publicités des constructeurs automobiles qui vantent leur qualité de respect de l'environnement (Hahahaha... je me gausse !). Les publicités sont relayées via un compte Dailymotion (donc, deuxième plate-forme de fédération communautaire renvoyant vers le site de l'opération). Des argumentaires avec données chiffrées et statistiques. Des informations sur comment passer à l'action maintenant que vous êtes convaincu et que vous avez commencé à militer en votant...



Seul regret, que les informations sur "le problème, la solution" soit statique et ne constitue pas une porte d'entrée vers un site d'échanges (blog) où tout un chacun pourrait proposer ses solutions (à la sauce Starbucks, ou via une solution Feedback2.0) - y compris permettre aux constructeurs automobiles de s'exprimer...



E-commerce : si proche et si loin à la fois

En ce qui concerne l'achat de biens physiques, le e-commerce développe un comportement client particulier. Il est toujours une phase de frénésie incontrôlable lorsque l'on est sur un site bien fait, où d'un clic de souris, le produit est dans votre panier. Il est à vous.



Puis vient l'étape plus ou moins anxiogène - toujours selon la qualité du site, la réassurance du processus de paiement..., du paiement en ligne.



Enfin, le client vit une espèce de mini-dépression (toutes proportions gardées avec des choses plus grave dans la vraie vie), que l'on pourrait comparer à un "baby blues" : "Je l'ai mon produit, mais il n'est pas encore là. Quand est-ce qu'il arrive ? "



La phase logistique d'une site e-commerce est toujours délicate et pas toujours traitée comme il se doit. Toute la question est comment reproduire dans le temps cette étape heureuse et instantanée où dans un magasin physique vous prenez en main vos achats (avec le sourire de la vendeuse) contre votre code bancaire ?



Il faut également prendre en compte la dispersion géographique. Le produit que vous consultez à l'écran (accessible depuis n'importe quel point du globe) est proche de vous. Vous pouvez même le "toucher" de l'index (oui, cela vient de là souvent les grosses traces de doigts à l'écran). Mais peut venir ensuite la frustration des conditions de livraison parcequ'en fait, vous êtes très loin du magasin. Autant il est simple de monter un service de livraison optimisé sur une zone de chalandise naturelle d'un centre de production ou d'un stock, autant cela relève du vrai casse-tête chinois dès lors qu'il s'agit d'élargir sa zone de livraison (reste du pays, international...).