jeudi 24 juillet 2008

Le blues du publicitaire

Le publicitaire est capable de définir un territoire, un univers, permettre à des valeurs de se dégager, jouer sur des leviers titillant les inconscients pour valoriser ce qu'il promeut. Il peut définir en peu de mots, en une accroche, l'essentiel des choses. Il peut faire de même avec des images, avec des images animées en mini-métrage ou court métrage. Il maîtrise toutes ces techniques des médias qui permettent de s'adresser à une cible.



Mais, le publicitaire ne sait que délivrer un message. Comment voulez-vous qu'il comprenne intrinsèquement Internet ?



4 commentaires:

  1. L'arrivé d'internet a effectivement changé les paradigmes...De toutes natures, d'ailleurs. Sur le plan philosophique, c'est une nouvelle grammatisation, c'est à dire une hypomnésis...C'est la création d'une hypomnémata au sens de Foucault, c'est à dire l'apparition d'une métastructure psychotechnologique....Alors t'imagine bien que les publicitaires sont un peu perdus. D'autant plus qu'il détenait le Biopouvoir (Foucault) ou Noopouvoir (Stiegler) et que tout d'un coup, ça leur échappe. Mais que l'on se rassure...Ils vont réagir. Les médias leurs appartenaient (M génération), nul doute qu'ils sauront se réapproprier ce nouveau phénomène, qui, pour l'instant, leur résiste (un peu)...

    RépondreSupprimer
  2. @Martial : Waouh ! t'es pas bien, tu vas faire fuire tout le monde à utiliser des mots qui sont absents de Wikipedia (oui, oui, Hypomnemata est absent de Wikipedia, c'est dire la pauvreté de cette encyclopédie ;-)
    Hypomnemata, n'est-ce pas l'externalisation de la mémoire dont je parlais en relayant une conférence de Michel Serres (cf. http://jbp.typepad.com/jb/2008/06/nouvelles-techn.html) ?
    Pour ce qui est de réagir, par contre, je pense que l'évolution générationnelle fera son oeuvre, mais je crains qu'il y en a plein qui vont prendre leur retraite, un peu aigri...

    RépondreSupprimer
  3. Je ne connais pas bien la pensée de Michel Serres, mais c'est tout à fait possible, voire probable. Michel Serres était le poto de Foucault, mon mastermind, et il a beaucoup travaillé sur les techniques de grammatisation (le logos mais aussi tous les flux permettant une grammatisation). C'est aussi un des sujets favoris de Deleuze, un autre poto. Travailler sur les techniques, c'est quelques part travailler sur les hypomnemata, qui sont, effectivement, des externalités, i.e des processus de sédimentation méta-stabilisé. Foucault parle d'archives. Stiegler parle de rétentions.

    RépondreSupprimer
  4. Je ne connais pas bien la pensée de Michel Serres, mais c'est tout à fait possible, voire probable. Michel Serres était le poto de Foucault, mon mastermind, et il a beaucoup travaillé sur les techniques de grammatisation (le logos mais aussi tous les flux permettant une grammatisation). C'est aussi un des sujets favoris de Deleuze, un autre poto. Travailler sur les techniques, c'est quelques part travailler sur les hypomnemata, qui sont, effectivement, des externalités, i.e des processus de sédimentation méta-stabilisé. Foucault parle d'archives. Stiegler parle de rétentions.

    RépondreSupprimer