vendredi 29 août 2008

Community Manager

Il y a plus d'un an (juillet 2007), je parlais de ce nouveau profil qui allait émerger dans les organisations d'entreprise : le community manager ou animateur de communauté online pour le dire en français.



Au préalable, j'avais développé un exemple sur ce que pourrait être un animateur de communautés dans le secteur de la musique (Le MP3naire)



Le journal Les Echos évoquent enfin le sujet dans un article du 25/08. L'article n'apprend pas grand chose. L'information intéressante est qu'un sujet ainsi traité dans Les Echos signifie que les directeurs de communication ou marketing vont être au courant que cela existe.



Pendant longtemps, le profil du Webmaster a été difficile à positionner tant il pouvait recouvrir des fonctions et responsabilités différentes d'une entreprise à l'autre. Cela allait du bidouilleur HTML au chef de projets occupant des fonctions transversales, sensibilisant les directions métiers sur ce nouveau canal de communication et les aidant à formaliser, structurer, budgéter leurs besoins (pour la blague, un chef de projet informatique sachant s'exprimer et écrire...). 



Certains s'en sont allés vers la technique qui ressemble de plus en plus à du copier/coller de modules prêts à l'emploi qu'il faut "simplement" brancher entre eux et sur le système d'informations. D'autres s'en sont allés vers des activités plus stratégiques, managériales, voire financières.



Avec le développement des fonctionnalités d'expressions des publics, il s'est avéré que la masse d'informations relative à l'entreprise, qu'elle soit externe (veille, benchmark...) ou interne (prise de parole directe des métiers), s'est démultipliée. Parallèlement, les modèles économiques ont évolué et les entreprises ont commencé à se rendre compte qu'elles devaient engager la discussion sans forcément user d'un mode d'expression formaté au communiqué de presse ou à la fiche produit.



On en arrive donc à ces nouveaux profils qui sont un atout pour l'entreprise puisqu'ils humanisent la relation avec le public, mais qui peuvent être également un danger puisque l'attachement du public peut-être plus fort avec "son représentant" qu'avec ce que représente l'entreprise en elle-même.



Il faut donc des profils réactifs, à l'aise avec les nouveautés technologiques, curieux, disposant de bonnes capacités relationnelles, synthétiques, autonomes, capables de se valoriser tout en n'oubliant pas qui leur pemet de s'éclater...



jeudi 21 août 2008

Suivi de projet : photos ou films

2 modes de suivis de projets sont généralement pratiqués en matière de suivi de projet : le mode photos ou le mode film.



Le mode photo, c'est idéalement d'avoir à intervalles réguliers et depuis la même position (si on change de référentiel, c'est n'importe quoi) un instantané du réalisé par rapport au planfié. En réalité, c'est souvent "bon, on en est où ?" et là on essaye de rassembler ce qui peut l'être et on reconstruit rapidement un point de situation en jouant sur l'expérience, la mémoire, le degré d'organisation...etc. En fait, on change de référentiel et il est impossible de réellement faire le point. Ou alors, c'est à l'estimé en regardant les étoiles et le soleil se lever.



Le mode vidéo, c'est idéalement un suivi en continu, plus utilisé sur de petits périmètres et en particulier en situation de tension (le fameux chemin critique). Ceci étant, comme pour le mode photo, il vaut mieux éviter de se balader avec sa caméra et conserver à portée de la main le synopsis initial.



En fait, quel que soit le mode utilisé, ce que l'on constate souvent, c'est l'absence de construction d'un référentiel. Le suivi se limite à mettre à jour les documents de référence (quand ils existent) et l'on fait ainsi glisser les étapes les unes après les autres en ne parvenant pas à comprendre pourquoi le timing initialement prévu s'est réduit comme peau de chagrin sans que personne n'ait remis en cause la date butoir... L'absence de référentiel provient immanquablement d'un manque d'analyses en amont des tâches à effectuer, des ressources à allouer, des temps de validation entre les phases (un client qui a des circuits de validation très hiérarchisés ne pourra pas valider la veille pour le lendemain).



mercredi 20 août 2008

Web-Ecosystème : stratégie Vs. tactiques

La note "Quelle stratégie pour s'engager dans les médias sociaux" pose les termes de la démarche. Il vaut effectivement mieux savoir où l'on va mettre les pieds avant de foncer tête baissée. "La réflexion précède l'action" comme aime le répéter mon paternel.



ConversationCertes, les entreprises commencent à comprendre que le Web ne peut se limiter à la gestion / animation d'un site Web, détaché de tout l'environnement qui l'entoure. Et l'environnement a fortement évolué ces dernières années à tel point qu'il faut être capable de se projeter dans des univers différents, avec des modes d'expressions ET de relations spécifiques. Les responsables Web de l'association Plan France me disait ainsi qu'ils osaient "parrainer un enfant c'est moins cher qu'une paire de tongs en soldes" sur Facebook, alors qu'ils ne se le permettraient pas au travers d'un communiqué de presse classique relayé sur le site Corporate....



Ceci étant, mais ce n'est pas uniquement valable que pour les réseaux sociaux, avant de se lancer, il est préférable d'asseoir sa Stratégie qui va constituer le socle de communication, ou encore le fil conducteur. On confond souvent Stratégie et Tactiques. Etre présent sur une multitude de supports Internet, réseaux sociaux, micro-blogging...etc. relève de tactiques. Le déploiement tactique sans stratégie définie, c'est un peu comme lancer des régiments sans connaître la topographie du terrain, ni la position de l'adversaire (relisez Tsun Zu).



C'est une fois que la Stratégie est en place que l'on va pouvoir analyser le champ des possibles au travers de questions opérationnelles du type : "quel est l'intérêt de ce support ?", "comment va-t-on décliner la stratégie sur ce support ?", "avec quelles ambitions (moyens) ?", "avec quels objectifs ?" qui peuvent se formaliser des manières suivantes :



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mardi 12 août 2008

E-commerce : c'est ben vrai ça ...

"Pour moi, un bon site ecommerce, réalisé par une agence ne devrait pas
tourner en  dessous de 30,000 €. Eh oui, ça fait mal d'entendre ça,
mais en dessous, vous risquez de vous retrouver avec plein de mauvaises
surprises
"...



C'est pas moi qui le dit (perso j'irai même un peu au-delà), c'est Capitaine Commerce... L'analyse livrée concerne principalement des entrepreneurs ou TPE qui se lancent (avec les moyens du bord), et finit par renvoyer sur un dossier compilé par Wizishop qui réalise un benchmark des principales solutions en mode ASP pour ouvrir une première / petite boutique on-line.



De toutes façons, petite ou grosse structure, ce n'est pas tant la technique qui est problématique que l'environnement du e-commerce qui déborde largement du cadre informatique : marketing/communication, logistique, achats, sourcing, mix-produits, SAV, juridique...Etc. qui sont autant de sujets à traiter de front. Qui sont autant de directions à faire collaborer ensemble (c'est là qu'est le fun !).



vendredi 8 août 2008

Pratique du jeu de mot à l'international

Coenzymeq
Nivea nous diffuse en ce moment une publicité pour son produit Q10+... Alors, c'est quoi le Q10 ? Une petite recherche sur Wikipedia nous apprend que le Q10 est une co-enzyme, substance similaire à une vitamine qui intervient dans la chaîne respiratoire, est un anti-occident et a valu à son découvreur, Peter Mitchell, le prix noble de chimie en 1978.



Donc, le Q10 est principalement exploité sous forme de  complément alimentaire.



Bon, on s'éloigne un peu du produit Nivea, sauf à jouer sur cette vertu d'anti-occident. Mais on en est pas au premier produit qui fait référence à une formule ou appellation chimique pour valoriser le côté recherche scientifique, garante de sécurité et de réassurance.



En fait, ce qui m'a interpellé, c'est que Q10+ prononcé en anglais a du sens. C'est un jeu de mots qui vaut ce qu'il vaut (cute and plus - mignon et mieux encore), mais qui permet de jouer sur le registre scientifique et humoristique. Malheureusement, l'exploitation à l'international ne peut assurer le même positionnement au nom, et il ne reste plus alors que la signature pseudo-scientifique.



jeudi 7 août 2008

Google Insights

Google lance un nouveau service Google Insights. En synthèse, ce service permet de valider l'intérêt d'un mot clé ou d'une expression dans le volume global des recherches effectuées sur Google, le tout avec un historique remontant à 2004, un découpage régional, des expressions clés approchantes et autres expressions en devenir.



Comme j'ai une énorme flemme de développer l'intérêt stratégique, je vous laisse réfléchir tout seul. Simplement, valider et concentrer ses efforts (et investissements) de contenus sur ce que cherchent les internautes peut avoir du sens...



J'ai fait une petite démonstration d'analyse chez mes amis de Shop&Mark en ce qui concerne le mot "merchandising" qui les concerne au premier plan.



N'oubliez pas l'intranet...

L'intranet est à l'internet ce qu'est le B2B pour les agences de communication ou de marketing services, le parent pauvre, le "pas sexy", le "pas fun".



Or, c'est un sujet stratégique majeur qui structure l'organisation et les modes d'échanges dans l'entreprise. Comme l'Internet propose désormais à n'importe qui de pouvoir prendre la parole, voire de développer sa propre activité (Ebay, Paypal), l'Intranet doit permettre aux collaborateurs de pouvoir développer leurs applications, développer leurs contacts, échanger avec les autres...



Je vous conseille la lecture de cet article sur le blog des managers 2.0 L'angle est plutôt RH, mais la synthèse de situation et l'analyse sont justes.



Ce qui est en train de se passer en ce moment, c'est que bon nombre de collaborateurs se retrouvent sur des plates-formes publiques (Facebook, Viadeo, Linkedin...) pour échanger et se valoriser. Cela peut être une fuite énorme pour les entreprises.



Le problème n'est pas d'ordre technique (quoi qu'en disent les directions SI ou les responsables de la sécurité...). Une solution type Socialengine (moteur type de Facebook) ne vaut pas plus de 500 dollars à l'achat.



Le problème est avant tout décisionnel et organisationnel. L'intranet n'est ainsi pas un sujet propre aux RH, à la Com interne ou à la SI. C'est un sujet qui appartient avant tout aux collaborateurs, puis aux directions métiers, avec le support des RH, COM ou SI. C'est un sujet qui relève du cran d'au-dessus, de la direction générale, qui est la seule à pouvoir impulser des règles permettant de "casser les cloisons".



Et pour qu'une direction d'entreprise prenne le sujet à son compte, il faut pouvoir lui expliquer les gains économiques (productivité) ou la création de richesses à coup de tableaux XLS. C'est pas fun de déployer des services type Facebook en interne - enfin si ça l'est, mais pas seulement, c'est juste économiquement rationnel.





mardi 5 août 2008

E-commerce : réflexions sur les moteurs de recherche

Le moteur de recherche est un outil indispensable de la navigation sur un site e-commerce. On a beau structurer au mieux les rubriques, catégories, produits... la navigation reste toujours subjective.



Le problème avec le moteur de recherche est son déficit d'exploitations. Au minimum, on propose les fonctionnalités proposées par le moteur livré en standard avec la solution e-commerce. Au maximum, on va remplacer ce service par une solution tierce. A ce sujet, il est notable que d'anciennes sociétés du secteur de la BI (Business Intelligence) ont orienté leur positionnement pour proposer des solutions en la matière. C'est un mieux, mais ce n'est pas encore ça.



Les sujets de réflexions en matière de moteur de recherche sont :
- process à déclencher en cas de recherche;
- présentation des résultats.



Les process à déclencher en cas de recherche sont de 2 ordres. Le premier est le fonctionnement système de la solution de moteur de recherche. Certaines solutions permettent des variantes (corrections orthographiques, suggestions permettant de faciliter la saisie par rapport à des recherches déjà effectuées...Etc.). Le second relève de l'analyse. C'est un point rarement mis en oeuvre. Il s'agit tout simplement de suivre périodiquement les mots clés tapés dans cette zone de recherche de sorte à pouvoir en dégager les principaux (les 30 / 40 ou 50% des recherches effectuées).



Outre les réflexions sur l'organisation de la navigation, ou la meilleure présentation d'un certain nombre d'informations, cette analyse conduit à la deuxième étape qui concerne la présentation des résultats. Des process particuliers doivent être mis en oeuvre par rapport à ces mots clés identifiés comme majeurs dans l'utilisation du site. Ces process doivent aboutir à une page de résultats orientés. En tant que marchand qu'est-ce que je veux proposer à l'internaute lorsqu'il tape "chemise bleue homme". Soit vous laissez le système gérer cela au travers de ses algorithmes, soit vous introduisez de l'humain et répondez à cette question : "que ferai-je si j'étais un marchand en boutique physique et que l'on me pose cette question ?".



A partir de là, vous pouvez présentez les produits qui vous semblent le mieux correspondre aux recherches de ces mots clés. Cela peut éviter par ailleurs de présenter des résultats pléthoriques qui intéressent peu l'internaute. Qui va à la quarantième page de résultats lorsqu'il recherche un produit, aussi imprécise la recherche soit-elle ?



Dans le même ordre d'idée, même les résultats "automatiques" produits par le moteur de recherche peuvent être conditionnés. Selon la même logique qu'il n'y a aucune innocence à organiser un rayon de magasin en mettant des produits à hauteur des yeux, les résultats présentés peuvent être organisés de sorte à "pousser" ce qui vous semblent le mieux convenir à l'internaute. C'est un mix entre la réponse pertinente et votre intérêt économique. Soit parce que c'est un produit dont la marge est intéressante pour vous. Soit parce que le fournisseur de ce produit vous soutient dans l'organisation de votre "rayon réponse".



lundi 4 août 2008

15 ans de pub sur Internet

Dossier proposé par le Journal du Net. Le dossier fait un peu promotion de DDB Paris qui a aidé le stagiaire le pigiste du JDN à proposer cette rétrospective synthétique.



L'intérêt principal est justement ce côté rétrospectif avec quelques données chiffrées sur les situations à différentes époques (tx de pénétration, CA marché...Etc.) qui permettent de mesurer la fulgurance de développement de cette activité.



Dans le même temps, on se rend bien compte que c'est secteur qui s'est développé uniquement par mimétisme à ce qui se faisait dans la presse, le côté interactif en plus. A mon avis, il y a de la place pour un inventeur de la pub sur Internet qui réponde aux spécificités de ce canal...