dimanche 30 novembre 2008

Princesse Tam-Tam

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Très belle réaction de la part des équipe de Princesse Tam-Tam après la disparition des fondateurs de cette entreprise lors des attentats qui viennent de se dérouler à Bombay.

La page d'accueil est ainsi directement utilisée comme première vitrine de communication, donnant un message profondément humain à la culture de l'entreprise.



vendredi 28 novembre 2008

Carte bleue cadeau

J'avais noté il y a près de 2 ans la carte bancaire cadeau de LCL. C'est au tour du groupement Carte Bleue de proposer une offre similaire, qui pour le coup est plus intéressante qu'une carte de banque, qui nécessite d'être client de la banque... C'est Damdam qui s'y colle pour la présentation et le test (histoire de foutre la m... : est-ce que l'on peut considérer que c'est un billet sponsorisé ? ;-)

Le seul hic c'est le site d'explications de cette offre : carte bleue cadeau. Quelle horreur ! C'est vraiment très moche, ça ne donne vraiment pas envie (cadeau, le sujet c'est cadeau, donc plaisir, plaisir de faire plaisir...) et alors le pompom il me semble c'est cette grosse signature "la meilleure idée cadeau.com" qui n'est pas l'adresse du site et qui n'est pas une URL  déposée (à bon entendeur...). Une si belle initiative (la carte bleue cadeau) aurait mérité un peu plus d'investissement en communication.

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jeudi 27 novembre 2008

Fondation Abbé Pierre, nouvelle campagne

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Je vous renvois chez BuzzetCie concernant la présentation de la nouvelle campagne de la fondation Abbé Pierre.

En revanche, en apprenant qu'il y aura plus de 10.000 visuels qui seront affichés un peu partout en France, je m'étonne, après être allé visiter le site de la Fondation, du côté traditionnel de la démarche (enfin, je m'étonne à moitié....).

Absolument aucune action développée en direction des réseaux, des communautés, des militants en herbe... : rien sur Flickr, pas de blogs (alors que des relais de terrain produiraient sûrement des contenus à haute valeur ajoutée d'humanisme et de besoin pour le lecteur de s'engager), pas de Youtube (alors que ... vous voyez ce que je veux dire), pas de Twitter....

S'il est un type de structures qui n'a rien à perdre à se répandre massivement sur les réseaux, c'est bien le secteur humanitaire.

Relisez ce que je disais sur l'humanitaire2.0, sur Maratriangle, sur ma rencontre avec l'équipe de Plan France... Au sujet de Maratriangle, il n'aura pas fallu plus de 5 heures (6 twitts - voir ci-dessous, et un article sur le blog) l'autre jour pour récolter les 200 dollars nécessaires au financement de toilettes pour un village Masaï...

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mercredi 26 novembre 2008

De la consanguinité des communicants

Cela fait un bout de temps que cela me trotte dans la tête et j'ai déjà eu pas mal de discussions avec des professionnels d'agence qui ont monté des opérations de buzz en appuyant leurs dispositifs sur des blogueurs dits influents, dont on s'aperçoit au final que ce ne sont pas les clients-types ou cibles-clients de la marque. Jusqu'ici, ce n'était pas forcément très grave puisqu'il s'agissait bien souvent de montrer qu'on pouvait provoquer du relais (même si parfois, c'est au travers de techniques de publi-rédactionnels, qui s'appelle billet sponsorisé dans l'univers des blogs). Sur Influence Digitale, "lexandrem" se demande jusqu'où ne pas aller ?

La première époque a permis de toucher du doigt ce qu'était l'identification de sites, leurs qualifications - méthodologie, la procédure pour entrer en contact avec l'auteur afin d'obtenir son soutien. Il y a eu des succès, des erreurs, des dérives... mais tout cela est resté limité à une seule typologie d'acteurs : les blogueurs communicants, les "early adopters", les marketeux qui ont enfin pu créer une tribune d'expressions en espérant se faire ainsi repérer par leur marché (les autres professionnels, les autres agences...). Vu sous cet angle du blogueur communicant, le Web n'est qu'un immense Stratégies ou CB News. Globalement, tout cela reste très consanguin.

Il est tout simplement temps pour les responsables d'opérations de passer à la seconde étape. Il s'agit dès lors d'appliquer toute cette expérience acquise (méthode, process) aux territoires pertinents d'expresions des cibles sur Internet : sport, culture, loisirs, bricolage, jardinage, voyage... Tout cela est fonction du sujet abordé, du produit à promouvoir, de l'offre à proposer... Il est vrai que c'est difficile. Les blogueurs communicants ont bien compris que cette pratique personnelle et légitime de prises de paroles et d'échanges ne pouvait s'improviser. Dès lors que l'on sort de son champ d'expressions individuelles, on n'a plus de repères et on n'est pas légitime. Or, c'est peut-être là que l'entreprise cliente peut rerouver son rôle en exprimant, sous la férule du "psychologue de l'agence", quelles sont les "cibles", quels sont les modes d'expressions, les habitudes... (il doit bien exister des entreprises qui sont capables de retranscrire ce qui se dit dans les rayons de magasins, dans les call-center...) qui vont permettre d'identifier les réseaux où l'on va trouver ces fameuses cibles en adéquation avec l'objectif, pour ensuite pouvoir définir le plan d'actions permettant de développer des relations avec elles.

Ô Stratège blogeur communicant, avant de te poser en gourou d'un sujet que tu ne connais pas, vérifie si dans ton agence, ou mieux, si chez ton client, il n'y a pas le blogueur expert du sujet qui te préoccupe. Celui qui parle de jardinage et qui a des stats de trafic qui t'explose tes stats persos fois 10.




mardi 25 novembre 2008

The Boarding Project

The Boarding Project
Un gros "big up" à l'ami Damdam pour son initiative The Boarding Project. Si vous n'avez pas envie de suivre le lien, je vous résume. Lorsque vous êtes à l'aéroport, vous twittez un message contenant "#boarding" et le code de l'aéroport (CDG pour Charles de Gaulle), et hop, vous apparaissez sur la carte magique où vous pouvez consulter la présence d'autres contacts.

Concept impossible à expliquer en clientèle où il faut tout reprendre depuis le début : les dinosaures, Gutenberg, le web, le social media, le micro-blogging, le web mobile, l'interopérabilité, les mashups... (épuisé d'avance), alors que c'est un vrai service qui pointe le bout de son nez dans le cas présent et qu'entre l'idée du vendredi et sa mise en ligne (version que l'on qualifiera d'"alpha") le dimanche, il n'aura vraiment fallu que peu de temps pour passer à l'acte.



lundi 24 novembre 2008

MEL, enfin...

Peu de patrons de grands groupes bloguent ; enfin, en France. Il est donc toujours intéressant de conserver un oeil sur ce qui n'est plus intitulé le blog, mais la tribune de Michel-Edouard Leclerc.

On pouvait regretter jusqu'à présent que ce site ne serve pas trop à interagir avec les lecteurs et fonctionne un peu à sens unique. Il est vrai que le niveau des commentaires ne doit pas toujours motiver à répondre, comme je l'avais signalé en souhaitant bon courage à Michel. En revanche, lorsque le patron du groupe Ferrero en France était allé réagir directement sur le blog site lors d'une prise de position de MEL concernant une campagne comparant les produits du groupe Leclerc avec les produits du fameux producteur de Nutella - désolé, je n'ai plus la référence de la note, il est vrai qu'on se disait qu'une occasion était râtée. L'initiative du patron de Ferrero était resté sans réponses.

Or, pour la première fois, MEL fait référence à des commentaires laissées sur son site comme source d'inspiration pour publier cette note sur la publicité comparative. Je ne rentre pas dans les débats technico-juridico-commerciaux de la publicité comparative ou du secteur de la distribution, mais il me semblait intéressant de souligner ce fait. Il ne reste plus qu'à espérer que cette note ne soit pas la dernière et que l'habitude se prenne de rebondir sur des commentaires laissés. Une discussion ne peut se faire à sens unique.



vendredi 21 novembre 2008

Le social media renverse la proposition

Lorsque vous commencez à converser avec un interlocuteur dans une soirée où vous ne connaissez pas grand monde, rarement cela débute par "Bonjour, je suis Régis Duplan, je suis commercial chez Trucmuche. Je réagis à ce que vous dites...". Vous commencez par échanger  avec votre interlocuteur, et à un moment donné vous allez éventuellement préciser qui vous êtes et ce qui fait la légitimité de votre discours : vous êtes commercial, vous travaillez chez Trucmuche...etc. ou tout autre argument (vous faites ce sport depuis 10 ans, vous avez 4 enfants, vous avez géré un restaurant...). C'est en premier lieu l'attachement commun à un sujet qui crée la relation, pas qui vous êtes (ou alors dans le cadre d'une situation intéressée, donc fausse).

Les entreprises s'adressent ainsi aux gens :"Bonjour, je suis Entreprise, je voulais vous dire...". Toute la difficulté est donc d'inverser la proposition en commençant par mettre en avant (par donner) son savoir sur tel ou tel sujet en connexion avec ce qu'est l'entreprise (Marque et univers connexes). C'est dans un second temps, lorsque les interlocuteurs souhaitent faire plus ample connaissance, que l'entreprise pourra naturellement s'afficher.



jeudi 20 novembre 2008

Long Tail

Une fois passée les première réactions à chaud sur le dispositif marketing mis en oeuvre par Barack Obama et son équipe, on continue de découvrir les coulisses de cette campagne présidentielle.

Opinion Watch présente ainsi le Monsieur Internet Strategist de la campagne. Il n'a que 24 ans (ce qui confirme le gap culturel qu'il peut y avoir entre la France et les Etats-Unis). Démonstration parfaite relevée dans cet article du concept de Long Tail : "95% des dons qu’a reçu Obama sont inférieurs à 50 dollars contre 13% du côté de John McCain".

Pour en savoir un peu plus sur les acteurs qui ont gravité autour de cette sphère (agences, personnes, outils) pour atteindre de tels résulats, je vous renvoie sur l'article de The Atlantic - How To Tell Your VoteBuilders From Your MyBOs, Your Catalists From Your VANs.



mardi 18 novembre 2008

Traînée de poudre sur Twitter

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A lire chez MCB son article sur l'utilisation de Twitter par des gens qui se sont sentis offensés à la suite d'une publicité de la société Motrin.



Intéressant de constater l'appropriation des utilisateurs qui n'ont pas eu besoin que Twitter propose un système de tags pour qualifier leurs messages, ou de notes pour classer les meilleurs twitts... options qu'auraient certainement proposé n'importe quelle agence si on lui avait fait un brief la conduisant à créer Twitter, tout cela pour faire Web2.0...



Twitter n'a donc pas de tags ou de notations. Qu'à cela ne tienne, les utilisateurs ont inventé le concept du "hash tag", c'est à dire qu'il suffit de faire précéder un mot clé du caractère #. Ainsi, via search.twitter.com, on peut facilement retrouver la communauté en train de parler du sujet. Ce sont ainsi plus de 1500 messages comportant l'expression "#motrinmoms" qui permettent d'identifier le mécontentement d'utilisateurs. Je rappelle que les messages Twitter peuvent simplement être automatiquement relayés sur les profils Facebook, les blogs...Etc. Donc, 1500 messages égalent X impacts. 



Il semblerait que Motrin ait entendu le message. Pour preuve, la société n'a pas hésité à modifier sa homepage (tiens, une homepage de crise). 



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lundi 17 novembre 2008

Community Management, les bonnes questions...

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... et les bonnes réponses sont disponibles chez Seth Godin qui a initié un projet permettant de compiler 65 questions cruciales relatives à la gestion de communautés. Pas à dire, je n'arrive pas à traduire Tribe en Tribu, je trouve que cela n'a pas le même sens. Fidèles, un peu trop religieux. Militants (même si c'est ce que je préfère), un peu trop martial et largement négativement galvaudé par nos chers syndicats. Tribu, un peu trop Zoulou... Il va falloir que nos linguistes se penchent rapidement sur la question, au risque de finir avec l'usage du mot Tribe dans la bouche des consultants communico-marketeux-publicitaires. 



L'ensemble des questions et réponses est disponible au travers d'un document PDF intitulé "Tribes Q&A". Après une première lecture rapide, je dois avouer que c'est le genre de recueils qu'il doit être nécessaire de souvent reprendre et conserver à portée de reco main ("Initiating is the kicking off or the sparking of possibility. It is beginning, birth, life, potential.").



Après ça, vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas.



jeudi 13 novembre 2008

Videocrawler

Image_1Videocrawler est un moteur de recherche développé par AT&T et la société Divio. L'Atelier BNP Paribas en parle.



Les résultats sont des contenus multimedias (vidéos, audios, photos...), ce qui peut s'avérer très utile en complément de l'inévitable Google qui n'est pas très performant (pour l'instant) sur ce sujet.
L'interface et le design me semblent un peu lourd - surtout cette barre grise en haut que l'on prend forcément au premier coup d'oeil pour une zone de saisie de recherche).



Les résultats remontés son intéressants et on peut filtrer par type de support ou de pertinence, se constituer une mémoire de ses recherches, que l'on peut partager bien évidemment (moyennant la création de son compte). Enfin, le bouton "Grab it" déploie une impressionnante batterie de sites et services (pas moins de 62) vers lesquels vous pouvez renvoyez le résultat sélectionné.



mercredi 12 novembre 2008

L'art de la discussion

Puisqu'on est dans un marché de la discussion et que les entreprises doivent prendre conscience de l'enjeu vital de fédérer des communautés (lire à ce sujet Brand Management, Le client militant, Les réseaux sociaux, nouvel eldorado du marketing ? ), il me semble intéressant de donner quelques points de repères sur ce qu'est une discussion.



Une discussion ne peut présenter d'intérêts que si les parties en présence en retirent une valeur ajoutée. Lorsque les entreprises observent (pour celles qui le font) ce qui se passe sur le web, il est certain qu'elles doivent se sentir un peu perdu en se demandant où tout cela peut bien mener et quel intérêt elles peuvent avoir à se développer sur ce genre de sujets.



Une entreprise a besoin de structure et d'organisation pour agir. C'est la raison pour laquelle le sujet de la discussion en réseau doit s'aborder selon un plan méthodologique, à ranger dans les actions marketing au même titre qu'une opération de recrutement ou de fidélisation.



1. Le cadre (CONTEXTE)
Il s'agit de définir quel est le périmètre de la discussion. S'agit-il de laisser n'importe qui parler de n'importe quoi ? Certainement pas. L'entreprise doit poser très clairement les objectifs voulus (pour l'ensemble des participants) en autorisant des échanges entre les participants. Le cadre se définit par rapport à des enjeux de l'entreprise : sociétal, économique, R&D, service clients...



Le cadre de la discussion se définit ainsi par quelque(s) enjeu(x) majeur(s), dans une durée finie, selon un mode d'échanges connu de tous les participants (la règle), avec un objectif établi (le résultat).



2. Le public (CIBLE) 
Les intervenants doivent se recruter selon la même logique qu'une base clients. On peut limiter le nombre d'intervenants à quelques "happy few" (élaboration de nouveaux produits par exemple), au clients premium, aux fournisseurs partenaires...Etc. On peut à l'inverse ouvrir très largement l'accès au lieu de débat et recruter selon un référencement naturel ou via des campagnes ciblées.



3. Les composants de la discussion (INPUT)
Une discussion doit se nourrir d'éléments factuels, de chiffres, d'avis d'experts, de prises de positions objectives ou subjectives (convictions). L'enrichissement de la discussion s'opère alors par  la participation (d'accord, pas d'accord) qui peut prendre diverses formes : notation, commentaire, nouveau sujet.



L'organisation de la discussion doit comporter des strates : un enjeu se définit par des thèmes qui se définissent par des sujets.



Egalement, il est envisageable de définir des rôles entre l'entreprise et son public pour ne pas forcément laisser l'entreprise seule en position de modération. Certains membres du public (voir Dynamique participative, le jeu de l'Ego) peuvent ainsi assurer un relais tout aussi efficace.



4. Le résultat (OUTPUT)
Une discussion doit aboutir à une prise de position qui peut prendre diverses formes :
- une synthèse pour laquelle il s'agira de définir la forme et les relais ;
- un plan d'actions pour lequel il s'agira de définir la méthode de suivi (comptes-rendus, relais) ;
- la détermination de nouveaux enjeux ou tout du moins de nouvelles thématiques (nouveaux INPUT permettant un enrichissement et une régénération de la discussion).





mardi 11 novembre 2008

Le Figaro = Le Journal des Finances

Je sais que les deux titres font partie du même groupe, mais de là à dupliquer purement et simplement le même article, je trouve que c'est un peu exagéré.
General Motors, au bord du dépôt de bilan : version Figaro, version Journal des Finances.



lundi 10 novembre 2008

Jardiland fait un soufflé

Etonnantes statistiques pour le site jardiland.com...



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A n'en pas douter, il y a eu une nouvelle version de site sortie vers le mois de mai (fort sympathique page d'accueil du reste), et une opération dont tout le monde a dû se féliciter, mais dont on peut se demander si le retour sur investissement est finalement positif.



Une petit recherche sur une opération Jardiland à cette période du pic correspond effectivement à l'organisation d'un jeu concours organisé du 24 septembre au 03 octobre (pile poil le pic observé) consistant consistant à jouer au Monopoly en faisant évoluer un  personnage de
jardinier sur une sorte de jeu de l'Oie en bataillant contre un renard. L'opération était dotée d'une maison  Eco respectueuse signée Phénix, ainsi que des bons de réductions.



Même si l'on se doute qu'une fois une opération terminée, il y ait effectivement une diminution du trafic, ce dernier ne devrait toutefois pas se retrouver au niveau d'avant l'opération. Tout l'intérêt d'une opération évènementielle est permettre de gravir une marche, monter un palier, capitaliser dans le temps. Il s'agit d'attirer du trafic à un instant t et profiter de cette occasion pour en intéresser et retenir un certain nombre.



Dans le cas présent, en adoptant une métaphore culinaire, on a un soufflé, ou comme je l'évoquais il y a quelques temps un Pschitt marketing.



  Soufflé au fromage 
  Mise en ligne par Gaël Chardon


vendredi 7 novembre 2008

Influence proactive Vs. influence réactive

A l'occasion du Forum Forrester 2008, Marie-Catherine Beuth retranscrit les conférences auxquelles elle assiste.



Celle de Nate Elliott, directeur des études chez JupiterResearch  est intéressante, pour les entreprises ou marques, en ce qui concerne la distinction à établir entre influence proactive (je recommande sans que personne ne me sollicite pour donner mon avis) et l'influence réactive (je réponds à une sollicitation en apportant une proposition, une solution).



Nul doute que l'influence réactive nécessite de pouvoir intervenir partout dès lors que j'estime être concerné et légitime pour donner mon point de vue (placer cette réflexion du point de vue entreprise), tout en n'ayant pas l'air d'y toucher bien entendu. Il faut donc être organisé (écoute active via des alertes) et réactif. Nul doute également que cette démarche en tant qu'apport de solution apporter certainement de meilleurs résultats.



S'il est secteur qui semble présenter un intérêt particulier pour ce genre de sujets, il semble que ce soit la santé si l'on se réfère à cet article de l'Atelier BNP.



Comportez-vous en commerçant !


  Wazemmes Market, Lille, France. 
  Mise en ligne par ludowski


J'ai l'impression que les responsables e-business, à force de ne travailler que sur des statistiques, des bases de contacts, des projets CRM, des automatisations de cross-merchandising... ont perdu de vue l'essentiel. Ce sont des commerçants et en face ce sont des gens. Oui, oui ! toutes ces traces informatiques, ces créations de compte, ces produits déposés dans des paniers (dans le cas du e-commerce, mais il peut simplement s'agir d'avis donnés, de votes réalisés, bref d'actions), ces achats... sont effectués par des gens en chair et en os qui n'aspirent qu'à une chose : être reconnu. Pas forcément au sens "Bonjour, M. Duchmoll", mais simplement par ce sourire, ce remerciement pour avoir acheté, cette prise d'informations lorsque le client passe simplement sans forcément passer à l'acte ("ça va ? et la petite ? la rentrée s'est bien passée ?), ou lorsqu'on sait qu'il est de retour (fin de location, retour de voyages...).



Les responsables ont toutes les données, donc toutes les informations nécessaires pour réaliser ces petits gestes qui comptent, mais y pensent-ils seulement ? Peut-être quand eux-mêmes tombent dans la vraie vie sur un service défectueux. Projettent-ils pour autant leur frustration ou agacement sur ce que peuvent ressentir leurs interlocuteurs à l'autre bout du Web ?



Il faut anticiper les processus d'interactions pouvant exister sur un site (action de l'utilisateur / réaction du vendeur), envisager tous les cas de figures et les programmer. C'est un travail moins sexy (arbres de process décisionels, actions et messages type à déclencher) que de discuter de la couleur du reflet du bouton de l'animation Flash invitant à consulter un produit ou un service, mais certainement plus rentable à terme sur la fidélité d'un client.



jeudi 6 novembre 2008

Grande Distribution de richesses

Le Journal du Net publie un panorama des 20 premiers groupes mondiaux de la Grande Distribution, en partenariat avec le cabinet Van Dijk (prononcez Deïk - c'est du Hollandais).



Le classement est établi à partir des résultats de chiffres d'affaires. Carrefour est ainsi deuxième derrière le leader incontesté Walmart. Casino se place à la onzième place. Auchan et Lidl n'apparaissent pas dans le classement, faut de publications de compte (d'ailleurs, je n'ai pas vu Leclerc non plus).



Sans savoir ce que valent ces indicateurs, j'ai été tenté de faire un ratio entre le CA et le nombre d'employés d'une part, puis entre le Résultat Net et le nombre d'employés d'autre part. Avias-je envie de savoir à quelle hauteur de chiffre d'affaires et de résultat net participent les employés de ces groupes ? Peut-être... Je me demande s'il n'y a pas un problème au niveau du groupe Seven (Japon) qui présente pour le coup des ratios hors normes par rapport à ces concurrents.



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3 milliards


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Mise en ligne par garrett_ryan_smith
C'est avec cette photo que Flickr vient de dépasser les 3 milliards de photos disponibles. Amusant que ce soit une porte. Peut-être est-elle verte ? (pour les connaisseurs...).

Si Facebook annonce de son côté 10 milliards de photos, il me semble que Flickr présente le grand avantage de proposer des photos qui son souvent de qualité, qui permettent de trouver ou découvrir in situ des images sur tout et n'importe quoi : depuis un agencement de magasin, à un quartier dans une ville, à de l'humour, de l'art...etc.

Je reste toujours étonné que cette matière (souvent évocatrice, sinon descriptive) ne soit pas plus utilisée dans les dispositifs de partages et de discussions.


mercredi 5 novembre 2008

Bluenity : communauté de voyageurs

Intéressante démarche de la part d'Air France / KLM qui lance à compter de la fin de semaine (mais en fait le site est déjà ouvert...) bluenity qui est un site communautaire pour voyageurs.



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L'inscription est simple. On peut ensuite renseigner différents profils : voyageur, loisirs, affaires et bien entendu définir ce qui peut apparaître dans votre profil au niveau de ce site vis-à-vis des autres membres selon leur niveau de relation avec vous.



A noter, l'interconnexion avec Facebook qui permet d'établir une passerelle entre votre profil sur ce site bluenity et Facebook. Intelligente démarche de ne pas isoler bluenity.



Bien entendu, être tout seul n'est pas très amusant. Vous pouvez donc inviter des amis ou des contacts pros à vous rejoindre sur cet espace.



De même, si vous prenez prochainement l'avion, vous enregistrez votre vol et... mince, je n'ai pas de référence de billet, donc je ne sais pas s'il y a des services derrière, comme découvrir le profil des membres qui prennent le même avion (?).



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Enfin, dernière rubrique avec les Bons Plans (cela fait plaisir de voir des recommandations mises en oeuvre; cela frustre un peu de voir que ce sont d'autres entreprises qui les mettent en oeuvre...). Le moteur de recherche est qualifié et vous propose de choisir le pays, la ville, la catégorie (hôtels, restaurants, shopping...etc.). Si vous le souhaitez, vous pouvez gérer un service d'alerte (via votre email - pas de rss, dommage) sur votre recherche.



Une très belle réalisation dont le budget n'est pas révélé, mais Le Figaro vous en dit un peu plus là-dessus). Ce n'est pas la première opération de ce type pour Air France qui s'était déjà distingué par la création d'une plate-forme mélangeant collaborateurs et publics, Inside Air France.



Si certains continuent de s'interroger sur les modèles économiques de ce type de plate-forme, moi pas. 



mardi 4 novembre 2008

Elections US et leçons de marketing

Les élections US ne sont même pas closes (à l'heure où j'écris, je ne connais pas le résultat) que déjà, au moins 2 analyses ont retenu mon attention. Il ne s'agit pas  d'analyses politiques mais bien d'analyses marketing.



Le New York Times (Campaigns in a web2.0 world) dresse ainsi un portrait des leçons tirées pour cette campagne par les médias traditionnels dans un paysage Web complètement différent de ce qu'il était 4 ans auparavant. "Many of the media outlets influencing the 2008 election simply were not around in 2004. YouTube did not exist, and Facebook barely reached beyond the Ivy League. There was no Huffington Post to encourage citizen reporters, so Mr. Obama’s comment about voters clinging to guns or religion may have passed unnoticed. These sites and countless others have redefined how many Americans get their political news."



Set Godin de son côté synthétise également (marketing lessons from the us election) quelques points notables dans l'organisation et le fonctionnement de cette côté. En particulier, en insistant sur le côté identitaire des membres des réseaux constitués par Obama en particulier. "The tribe that Obama built identified with him. Attacking him was like attacking them. They took it personally, and their outrage led to more donations and bigger turnout. This is the lucky situation Apple finds itself in as well. Attacking an Apple product is like attacking an Apple user."



C'est grosso modo ce que j'explique dans le client militant ou lors de présentations comme "Interconnectez vos communautés".



Les entreprises, directement ou au travers de leurs marques, doivent exister et développer des relations communautaires sur tous les supports Web existants. Tous les supports car on ne peut imaginer quelle sera la topograhie du Web dans quelques années, voire tout simplement dans quelques mois.



Face au besoin de pouvoir exister, face à un déluge d'informations, la seule réponse ne peut venir de l'entreprise seule. Elle doit venir d'une communauté s'étant identifiée et se sentant prise à parti par la nécessité de faire exister une information (offensive ou défensive). Faire le raccourci entre présence online et vente directe relève d'un mauvais calcul. Par contre, je prends le pari que les entreprises n'ayant pas su développer de réseaux communautaires souffriront plus que les autres.