mardi 30 décembre 2008

On refait le Web

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On refait le Web est une initiative de ma pomme et Martial de Carré de Ciel, à laquelle s'est rapidement joint Cédric Deniaud (Dimelo / Feedback2.0).

Le principe est que chacun des auteurs référence dans Del.icio.us des articles qui traitent de l'évolution du Web. Un tag particulier est convenu par avance avec chacun des auteurs qui permet au site On refait le Web d'aspirer (flux RSS particulier du tag convenu) cette référence en tant que note dans le site. Bien entendu, l'URL de l'article renvoie directement à la source de l'article.

Et voilà comment on construit un site (mondial) permettant de référencer et structurer des articles essentiels aux professionnels d'un secteur.

On imagine assez simplement les déclinaisons qui pourraient être réalisées dans le cadre de groupes projets en entreprise (commercial, acheteurs, fiscalistes, juristes, DRH...Etc.) pour construire et partager une revue de presse à valeur ajoutée. (cf. Knowledge Plaza bien expliqué sur le site Tecoman)

Si vous êtes intéressé(e) pour alimenter ce site (je parle de "onrefaitleweb") en bonnes sources d'articles sur l'évolution du Web, n'hésitez pas à me contacter.



lundi 29 décembre 2008

Non au web "only within the States"

ça pour nous assaisonner de propagandes, ou recueillir nos données les plus intimes, y compris lorsque l'on doit partir en voyage via des sites gouvernementaux, on a accès à tout... Quand, je tombe sur ce genre de messages, je me dis que le Worldwide Web n'est jamais très loin de la petitesse de l'esprit humain.

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Au-delà de la Valeur des Choses

Intéressante note de Michel de Guilhermier concernant la remise en cause profonde que la crise actuelle devrait provoquer sur la structure du commerce. Mais j'ai presque envie d'aller plus loin dans la réflexion.


26th of december 2008
Mise en ligne par Belle Boyd


J'ai le sentiment que le "profond changement de comportement et une réflexion fondamentale sur la valeur des choses, le prix des biens, des produits de consommation, des actifs financiers comme immobiliers, etc." comme le dit Michel ne va pas se limiter à cet aspect financier du sujet.

J'ai le sentiment (l'espoir ?) que ce pourrait être l'opportunité pour l'Homme, surtout dans nos sociétés occidentales, de se remettre à penser le sens de la vie, de remettre en cause ces mécanismes de surconsommation où le désir  se supplante en permanence au besoin.

Repenser ses valeurs pour les entreprises signifie plus que jamais de devoir revenir aux bases de leur métier, si tant est que ces bases puissent s'inscrire dans un projet humaniste et non simplement financier. Celles qui s'inscrivent dans la deuxième option vont soufrir.

Les consommateurs vont sûrement aller au plus simple (en gros, du pain et une barre de chocolat plutôt qu'un petit pain avec des pépites dans un joli packaging et tous les produits de synthèse qui vont avec). Et au plus naturel. Tous ceux qui inventent des justifications marketing à forces de pseudo études scientifiques (du genre boire 1,5 litres d'eau par jour est un besoin physiologique) vont se retrouver avec des contradicteurs toujours plus nombreux, virulents et capables d'une résonance médiatique décuplée. A eux de se réinventer pour simplement exprimer leur Mantra (En quoi mon projet d'entreprise vise à aider l'Homme à vivre mieux ?). In fine, aux entreprises également de redonner du sens à l'actionnaire qui, contrairement à ce qui se pratique actuellement, va de plus en plus être un investisseur de la cause. C'est la rentabilité de l'action, inscrite dans un projet de société, qui va faire de plus en plus sens. Une philanthropie intéressée et motivée, qui permettra peut-être de pallier les insuffisances d'Etat incapables de gérer seuls les répartitions et les priorités financières.

Un peu d'utopie en ce début d'année... on peut toujours rêver, non ?



Bravo La Poste !

L'eusses-tu cru que je puisse un jour écrire un tel titre ? Eh, bien, c'est le cas. Il faut être fair-play en toutes circonstances et, après n'avoir pas spécialement trouvé que le site service consommateur était à la hauteur de l'enjeu, je me dois de saluer cette belle initiative de La Poste : mon timbre à moi.

Ce site vous permet de produire vos timbres avec les images que vous souhaitez, qu'elles soient personnelles ou d'entreprise.

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jeudi 18 décembre 2008

Twitter cherche un boss

... qui soit capable de lui proposer un modèle économique qui permette de faire rentrer des sous dans la caisse.
Who Should Be Twitter's Revenue Czar?
Twitter's Revenue Plan Revealed: Hire Someone To Come Up With One


Trop fastoche le sujet !

@twitter_team, here is my proposal.

Accès gratuit :
- 5 tweets per day
- 200 followings max. (200 est à affiner en fonction des stats réels de moyenne, corrélation... du nombre de following par user)

Accès payant (et oui, c'est comme ça, mais c'est addictif) :
- Prix : 1,40 US dollars / mois (ben oui, 140 caractères / 1,40 $)
- accès illimité

Je prends le pari que ça prend...

Bon, ça c'est fait. Mai sen fait, le plus gros du business à mon avis se situe dans le back office pour les entreprises. Non pas en faisant payer genre le compte Twitter officiel de la marque, mais en pensant le modèle comme un centre de service clients. Et là, le sujet de reporting, alertes, outils d'agrégations, de Direct Marketing... est sans fin, pour une valeur croissante.

Pour toutes compensations financières, je ne demande qu'un salaire symbolique de 140K annuels.

 

Réseaux sociaux

... il semblerait que l'on commence à s'y intéresser en France...

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Le pic est assez révélateur d'un intérêt soudain et subit (à moins que cela ne soit subi ?). Toujours est-il que pour les prédictions 2009, c'est sûrement un sujet à intégrer dans les prévisions.



mercredi 17 décembre 2008

L'odyssée de l'info de j'ai pas tout compris...

Eric Maillard fait pour une fois une entorse à son blog en évoquant une initiative de son agence qui va collaborer avec le magazine L'express pour son édition du 08 janvier prochain (N°3001).

Pour l'occasion donc, le contenu de ce numéro spécial sera produit par une collaboration journalistes / blogueurs. Le suivi de l'opération fait l'objet du site 3001, l'odysée de l'info

Et là, j'avoue que je ne comprends pas tout... Les journalistes vont faire leur travail et les blogueurs le leurs, mais en échangeant des mails pour se confronter dans le montage des articles ou dossiers ? participer à des réunions de rédactions pour se confronter ? Les blogueurs vont écrire dans leurs coins et être cité au travers des articles qui composeront le numéro papier 3001 ? Ou vont-ils écrire des articles pour la version papier en tant que blogueur ? - ce qui ne me semble avoir aucun intérêt en soi, hormis le fait d'intégrer de nouveaux styles d'écritures, mais cela a-t-il un rapport avec le blogueur ? Qui sont donc ces blogueurs qui participent à l'opération ? D'ailleurs le font-ils gracieusement en échange d'un peu de gloire de signer un papier dans L'express, contribuant ainsi à sauver le modèle de la presse du futur qui saura ainsi qu'elle peut compter sur des supporters bénévoles qui n'hésiteront pas à consacrer leurs heures perdues à la sauvegarde de la gloire d'un titre de presse ?

Ce n'est pas tant de mélanger des populations abordant le traitement de l'information chacun à sa manière qui est important. Les uns le faisant après l'avoir appris à l'école et contre rémunérations, les autres pour des raisons qui leurs sont toutes personnelles. Ce qui est important, c'est que l'information évolue en permanence, s'enrichit et se répand par capillarité, se composent de faits qui tiennent en 140 caractères et de réflexions qui pourraient être éditées sous forme de livres ; que l'information nouvelle se crée de ces évolutions et enrichissements initiaux pour développer d'autres sujets... que dans ce magma bouillonnant de surproduction, la presse ne sais comment trouver sa place et son modèle éconnomique - on reproche toujours aux Facebook, Twitter et autres succès du Web de ne pas être au clair avec leur modèle économique, mais on on n'ose dire que le modèle économique pourtant clair, sur le papier, de la presse ne vaut plus rien dans la réalité. Je ne crois pas que ce soit en mélangeant des gens à l'aise avec des outils de publications on-line et des gens engoncés dans des process organisationnels d'arrière-garde que cela va faire avancer quoi que ce soit. 

Décidément, je ne comprends pas l'objectif de cette opération. Mais bon, comme le dit Eric avec toutes les précautions d'usages : on est ici dans l'expérience et la suite reste pleine de questions... Après tout qu'y suis-je pour ne pas comprendre cette opération ?



Service consommateur version La Poste

La Poste vient de mettre en ligne un site dédié au service consommateur. Et oui, pas Client, simplement Consommateur.

Dans la lignée des sites en vogue comme ont pu le faire des RATP, SNCF ...etc. on se dit "chic", enfin un site où on va pouvoir échanger avec d'autres "usagers" (tant qu'on y est, autant se mettre en phase avec le vocable) notre vision du service client, agréger toutes ces remarques, les hiérarchiser, permettre à La Poste d'en dégager des idées constructives, lancer des chantiers d'améliorations et nous informer au travers de ce même site des projets engagés, du suivi de leur réalisation, de leur mise en oeuvre effective, des premiers résultats.

Las... En lieu et place, un site qui est un énorme FAQ des problèmes vus du côté de La Poste. Vraiment dommage, mais finalement pas si étonnant que cela.



mardi 16 décembre 2008

High End Branding



Mise en ligne par AndyQuarius

Très bon interview dans le cahier d'EPEE, Xénophon, de Bruno Racouchot, fondateur et directeur de la société Comes Communication, spécialiste de la mise en œuvre de stratégies d'influence et de communication, à propos de la valorisation du capital immatériel des entreprises par les stratégies d'influence.

(...) élaborer une stratégie de communication fondée, non sur la mise en valeur du savoir-faire (généralement connu de tous), mais bien au contraire sur des traits d'identité que l'on souhaite valoriser. A cet égard, on doit garder à l'esprit que l'authenticité est le meilleur garant d'une forte identité. (...)

En des termes plus intelligents, vous y trouverez donc en substance ce que je disais il y a quelques mois concernant les univers connexes de la marque comme moyens de s'inscrire, durablement, dans le réseau et créer de l'attachement (et de la valeur).



lundi 15 décembre 2008

Largo Winch

Le cinéma me semble un des secteurs qui a le mieux intégré la dimension communautaire de l'Internet.

Largo Winch s'inscrit dans un dispositif intéressant. Le film, une fois annoncé était attendu au tournant par tous les fans de la BD. Afin de déminer le terrain au plus tôt, la production a mis en place dès le début du tournage (il y a donc plus d'un an puisque les premiers posts remontent à Juillet 2007) un blog permettant un échange entre la réalisation, les équipes de tournage et les fans.

Selon des chiffres entendus à la radio, le dispositif aurait coûté 100.000 euros, ce qui est tout de même peu de choses en regard de ce qui aurait pu se produire si les fans s'étaient sentis floués et dégagés de tout sentiment d'implication dans la réalisation de ce film.

Je n'ai pas dit que le film a été fait avec et par les fans. Mais la production a eu l'intelligence de leur donner le sentiment de faire partie de l'équipe, du projet.





vendredi 12 décembre 2008

Chef de projet technique, êtes-vous certain que c'est ce dont vous avez besoin ?


We're Back
Mise en ligne par smellcleanandfresh

 
Nombre d'agences (communication ou marketing services) me sollicitent par rapport à des profils de chefs de projets techniques. Or, je ne suis pas persuadé que la carence organisationnelle se situe à ce niveau-là. Le niveau qu'il manque en général dans les organisations des agences est tout simplement le chef de projet.

Résultat : ce sont les commerciaux qui se chargent de rédiger des intentions de cahier des charges (on appelle ça un brief) qui ne vont jamais assez loin dans la description de la solution cible.

On est toujours d'accord avec un client en ce qui concerne les grandes lignes et les objectifs d'un site.

Là où ça se complique, c'est quand il s'agit de rentrer dans le détail. En général, les agences confondent niveau de détail et technicité du problème. Ce n'est pas parce que vous précisez dans un document de spécifications que la largeur de l'écran est de 1024 pixels, que les vignettes d'illustration seront de 120 pixels de large, que les choix possibles au niveau d'une liste déroulante sont : "choix1", "choix2", "choix3", que le message d'erreur s'affichera au sein de la page dans une zone précise...etc. etc. que vous faites un travail technique.

Au lieu de vous contenter de dire que vous voulez des volets à vos fenêtres, vous êtes simplement précis pour définir que vous voulez des volets roulants en plastique blanc qui se commanderont par un bouton électrique. Cela vous évitera de vous retrouvez avec des persiennes en bois à fermeture par loquet...

Le chef de projet technique a d'autres chats à fouetter. Il lui faut définir les cadres de développements, les schémas de bases de données, les solutions technologiques à mettre en oeuvre, les plans de ressources et de charges, les lots de travaux, les méthodes...etc.

Pour ce faire, le chef de projet technique a besoin d'être alimenté par un document qui soit suffisamment précis pour lui éviter de prendre des décisions qui ne relèvent pas de sa compétence (en l'occurrence, si vous lui demandez la possibilité de pouvoir fermer les fenêtres, il est en droit de vous livrer une caisse de planches avec des clous et un marteau...).

Certes, le commercial n'a pas toujours la méthodologie et la connaissance qu'il faut pour établir des spécifications correctes. C'est à ce stade de l'organisation, qu'il faut faire intervenir un chef de projet fonctionnel qui va se charger de rentrer dans le détail, mettre les choses dans l'ordre, valider que le besoin exprimé cadre avec l'investissement consenti et les objectifs visés.

Mais au pire, bien encadré et bien outillé (modèle de document le guidant dans ses réflexions), un chef de pub ou un commercial (après c'est un choix stratégique de décider si un commercial doit gratter de la spec ou aller sur le terrain...) peut tout à fait être capable de produire ce type de documents. Sans compter que le dossier de spécifications détaillées est en général bien utile pour "cadrer" le client et vous éviter ainsi de vous voir demander une piscine de 50 mètres quand initialement tout le monde s'était accordé sur la création d'un bassin (l'agence estimant que 10 mètres était largement suffisant).

Ce faisant, il est plus simple de pouvoir externaliser les développements dans des conditions de maîtrises satisfaisantes.



jeudi 11 décembre 2008

Pensez francophonie

Le saviez-vous ? La langue française n'est pas parlée qu'en France, métropolitaine qui plus est. Les porteurs de projets Internet limitent trop souvent l'aura de leur site à cette entité géographique hexagonale qu'est le pays du fromage. Ils devraient plus souvent aborder le sujet sous l'angle de la francophonie... Cela leur donnerait immédiatement une couleur mondiale.



mercredi 10 décembre 2008

Playboy se meurt

Playboy ne va pas bien selon Le Figaro qui annonce le départ de Christie Hefner et nous informe au passage que "Le groupe, en pleine tourmente économique, a du mal à faire face à la concurrence d'Internet."

Je n'ai pas trop d'inquiétudes pour la valeur de la marque Playboy qui saura sûrement trouver preneur. Ceci étant, si Playboy a du mal à faire face à la concurrence d'Internet, il est clair que le passage sur ce support a été maladroit. A ne diffuser que la partie exotique, à savoir les femmes nues, sur Internet, aussi jolies soient-elles en matière de prises de vues, le journal s'est exposé à la concurrence de tout ce secteur du nu sur Internet.

Ce qui faisait la force de Play Boy dans son format revue papier, c'était ce concept qui permettait d'en justifier la lecture car il y avait toujours des reportages de fond (en général sur le Grand requin blanc). Cela permettait de pouvoir l'acheter sans que cela soit forcément sous le manteau.


Nue 2
Mise en ligne par V.L.F

J'ai soumis l'idée à Le Post (Le Monde Interactif) qui l'a poliment refusée  - "Remplacer Playboy ne fait pas partie de notre stratégie, plus axée sur l'info...", donc je la livre en place publique. Il n'y a pas de raisons qu'il n'y en ait pas un qui n'en profite pas.

L'idée est de croiser un contenu d'informations très sérieux (ce que l'on peut trouver dans La Tribune, Les Echos, la rubrique Economie du Figaro ou du Monde), mais en remplaçant tous les visuels par des photos type Playboy. Comme vous pouvez le constater, il s'agit pourtant bel et bien d'une stratégie axée sur l'info (et toc !).

Et voilà ! Vos avez un concept d'un nouveau journal d'informations à valeur et à vision ajoutée que tout bon cadre pourra inscrire dans ses sources d'informations nécessaires et utiles.

... Je me demande si je vais pas le faire moi-même finalement. Je ne sais juste pas où trouver des photos de filles nues...



Long Tail - économie du centime

Le principe de la Long Tail est beaucoup expliqué et débattu en termes de cibles marketing, mais rarement en terme de modèle économique. C'est pourtant là un des enjeux majeurs de ce sujet. Quelques articles commencent ainsi à fleurir évoquant un Facebook bientôt payant. J'ai eu des discussions récemment avec des gens qui m'expliquaient que si Twitter devenait payant, il passerait à la caisse (le nombre de followers supérieur au nombre d'abonnés Feedburner le justifiant)...

La question reste alors pour quels montants ? Si l'on s'en tient à des vieux schémas, on va immanquablement tomber sur des valeurs d'unités monétaires (on parle ainsi de 3,99$ / mois pour Facebook). Si l'on considère le sujet sous l'angle de la Long Tail, les futurs analystes du juste prix devrait faire des hypothèses de l'ordre du centime. 0,30$/mois ? Je prends le pari qu'il y aurait peu de débats et peu de désertions...

Pour des services qui sont accessibles mondialement, l'analyse de marché doit être à la hauteur de la dimension. Les majors du loisir (films, musique...etc.) seraient bien inspirées de proposer leurs produits à ces niveaux de tarifs au lieu de chercher à mettre en place des abonnements forfaitaires qui sont sur-dimensionnés par rapport à la qualité du produit proposé.



mardi 9 décembre 2008

Le service client plus important que le prix

Si l'on en croit cette étude d'Accenture relayée par le site Relation Client, "68% déclarent avoir changé de fournisseur ou de prestataire du fait
d’une mauvaise expérience client contre 53% pour des motifs purement
liés au prix
."

Cela confirme que le facteur prix reste important, mais l'essentiel repose sur la relation qu'une entreprise est capable d'assumer avec ses clients. Et en la matière, tous les canaux ont leur importance, même si ils sont démultipliés depuis quelques années. D'autant que les clients, en toute conscience d'ailleurs, se révèlent de plus en plus exigeants : "Les consommateurs se montrent par ailleurs sans cesse plus exigeants.
Près d’un tiers (31 %) des sondés estiment que leurs attentes en
matière de service client sont plus fortes qu’il y a un an, et 52 %
qu’elles sont supérieures à celles d’il y a cinq ans.
"






jeudi 4 décembre 2008

Crise et médias sociaux

La question ne devrait même pas se poser. Bien entendu que les médias sociaux sont utiles dans les situations de crise. Comment peut-on écrire "De l'inefficacité des médias sociaux à couvrir l'actualité chaude" ? Aux références citées dans cet article, je préfère, de loin, la présentation relayée par MCB dans son article "Crise et médias sociaux : le cas Mumbai" qui fait également référence au très bon article de son collègue "Ma soirée Mumbay, ou pourquoi Twitter est désormais indispensable".

Le problème est qu'il ne faut pas tout mélanger entre les différentes formes de médias sociaux, depuis le micro-blogging jusqu'au réseau social. Chacun possède ses formes propres d'expressions et ses usages. Son utilité. Il faut ensuite être capable d'identifier les bonnes sources. Effectivement, rien n'empêche un blogueur esquimau de twitter qu'il y a des attentats à Bombay, mais ce n'est sûrement pas la source la plus légitime. Le "journalisme citoyen" ne trouve sa pertinence que dans la proximité à un évènement.

Etonnamment, je ne trouve dans aucun article une référence aux sources pertinentes de blogueur in-situ au moment de la crise. En même temps, je peux comprendre que l'on préfère dans ce type de crise, penser à sauver son cul, si ce n'est sa vie, que de s'amuer à jouer avec son téléphone pour devenir numériquement influent. S'il devait y avoir une application pertinente pour faire un premier tri des Twitter légitimes, ce serait sûrement un mashup avec Google Maps permettant de savoir d'où les gens envoient leurs messages (mais ça existe sûrement). Un peu à la sauce Twitxr pour les photos où l'objet du message sert à préciser le lieu d'où l'on envoie une image.

Ensuite, le deuxième filtre d'analyses à appliquer à un service comme Twitter c'est bien évidemment la deuxième vague. Ceux qui relaient vers les grands médias, les premières analyses de blogs... qui permettent une première prise de recul par rapport à un évènement pour en mesurer la portée.

Je cite Laurent Suply dans son article : "(...) Reste que, dans le cas d'évènements similaires, Twitter est
potentiellement la source la plus réactive (grâce à ce que j'ai appelé
la démultiplication des récepteurs sensoriels) et la plus exhaustive
(grâce à sa communauté mondiale).
"

Et plus loin dans les commentaires :
" De façon plus générale, il y a beaucoup d'infos (venues de Twitter
ou de médias) que je n'ai pas données sur lefigaro.fr car elles étaient
soit peu claires (les policiers et officiers anti-terroristes tués),
soit pas essentielles pour un lecteur français (par exemple les appels
au don du sang pour un hôpital de Bombay). De même, il y a eu une
certaine confusion sur les lieux des prises d'otages entre les noms des
différents hôtels (agences comprises d'ailleurs). Idem, pour les bilans
chiffrés, souvent les agences donnent des chiffres discordants, venus
de sources différentes. Il faut faire un choix.


Pour résumer: Twitter est pour l'heure plus un formidable outil
d'aide à la veille en direct, plus qu'un canal d'info brute. Comme on
dit en math, c'est un outil nécessaire mais pas suffisant. Mais de plus
en plus nécessaire quand même.
"


Enfin, il ne sert à rien de vouloir prêter à un réseau comme Facebook ce pourqoi il n'est pas fait. En l'occurrence, Facebook n'est effectivement pas la plate-forme idéale pour traiter de l'actualité chaude. En revanche, c'est une plate-forme hyper-réactive pour mobiliser dans le temps juste après.



mercredi 3 décembre 2008

Euro Mediascope 2008

Petite compilation (j'aime bien les schémas) après lecture de cette note European research shows influence of online on buying decisions sur le blog Freshnetworks.

Mediascope-Euro-2008

Si après ça, il y en a qui se demande encore pourquoi il faut s'intéresser aux réseaux sociaux...



mardi 2 décembre 2008

Est-ce réellement la bonne période pour faire des promos ?

Quand on est en période de crise, est-ce que la stratégie de promos permanentes, de rabais en continu n'induit pas un message "nous ne sommes pas très bien, alors on brade !" ? Je ne parle pas des entreprises qui ont un positionnement clair de discounter ou de "rabaisseur", mais des autres qui ne se positionnent pas naturellement sur ce genre de sujets.

En période de crise, il faut au contraire maintenir le cap et confirmer que la pratique courante est le "juste prix", relativement à tout un tas de paramètres qui ne sont pas toujours factuels (émotion, attachement à la marque, valeur accordée).

Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas montrer que l'on fait des efforts, solidairement avec le reste de la société. Mais il faut exprimer une confiance à passer la barre, ou le cap. Entre se maintenir toutes voiles dehors et affaler, on peut prendre un ris ou deux, calmement mais fermement.



lundi 1 décembre 2008

Quelles catégories ?

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Le journal Elle a décidé pour son édition en ligne de publier un classement des blogs féminins. L'exercice a été réalisé par Catherine Nivez (ancienne journaliste d'Europe 1) en partenariat avec Wikio. La méthode utilisée : je définis des catégories et je fais rentrer dedans des blogs tenus par des femmes...

Christelle a été une des première à réagir sur cette initiative de Elle, y compris en allant directement s'exprimer sur Wikio. Fadila réagit également directement sur la note explicative de Pierre Chappaz (Wikio). A ce sujet, je trouve que les réponses de Catherine Nivez (sur Wikio et sur le blog de Pierre) sont particulièrement maladroites, ne semblant pas souffrir les remarques émises. Je suis allé moi-même  discuter avec Christelle sur son blog, arguant que ce classement devait correspondre à une demande de Elle, mais je comprends l'émoi que suscite ce classement.

Pour essayer d'aller au-delà de la problématique de l'image de la femme dans notre société, je trouve que la démarche de Elle reflète l'approche des entreprises qui cherchent à cloisonner et classifier leur marché dans des silos qui les satisfont, estimant que ces silos représentent ce qu'ils sont. Ce qui peut parfois constituer une grande différence avec ce comment ils sont perçus, ou la manière dont sont organisées les structures de marché d'une entreprise.

Mais pour cela, il faut écouter son marché sans a priori initial, pour ensuite dégager des groupes, des communautés...

L'erreur de ce classement de Elle est symptomatique des problèmes posés aux entreprises et repose sur plusieurs points.

Premier point : faire un classement sur le genre de l'auteur ne devrait pas être du genre de ceux qui pratiquent le Web. Catherine Nivez et Pierre Chappaz connaissent suffisamment le Web et ses évolutions pour que l'on soit surpris de l'approche retenue. Je propose ainsi que la prochaine fois, le parti socialiste établisse un classement des blogueurs de gauche (ceux qui rédigent de la main gauche s'entend), tandis que l'UMP ferait un classement des blogueurs qui rédigent de la main droite. Et le centre un classement des ambidextres... J'espère que le modèle économique de Wikio ne va pas se contenter d'être pourvoyeur de classement, à partir d'un algorithme qui ne satisfait pas toujours tout le monde. Les données traditionnelles de segmentation des cibles ne correspondent plus à la réalité. Il suffit d'aller regarder les profils des membres de n'importe quel groupe fan d'une marque sur Facebook pour s'en rendre compte.

Deuxième point : Parmi les blogs les plus lus, ou les plus visités, ou les plus commentés, ou les plus... il aurait fallu identifier ceux qui sont tenus par des femmes. A partir de là, il aurait été intéressant de dégager les catégories permettant de classer ces blogs. Cela aurait permis d'identifier les vraies catégories dans lesquelles les femmes qui utilisent cet outil de communication se distinguent. Bien entendu cela aurait sûrement été différent des catégories usuelles de la femme Elle. C'est la projection inverse du point précédent. Si votre cible est le 25/50 ans, il faut pouvoir identifier ses points de présence sur le Web et ses sujets d'intérêts, avant de pouvoir envisager d'engager toute action ou dialogue.

Troisième point : Il me semble que l'on voit là clairement le schisme en train de s'approfondir entre la presse traditionnelle (mais les entreprises également) et la réalité du marché. La grande différence est qu'auparavant l'entreprise était toujours mieux structurée que les composantes de son public pour gérer les relations. Ceci est d'autant plus vrai que nous n'avons pas en France la culture du Class Action. Or, sur le Web, il est désormais à la portée de tous de pouvoir initier une coalition, de se joindre à un mouvement qui est structuré pour communiquer, recruter et revendiquer. Or, une voix qui s'exprime au travers de 10 têtes, ou de 100... commence forcément à avoir un impact capable de rivaliser avec les moyens d'une entreprise (la réactivité et la mobilité en plus). Elle devrait en tenir compte dans le cas présent.