samedi 31 janvier 2009

Nouveau modèle économique de la presse

Francis Pisani relaie l'analyse de Ken Doctor, Américain, qui réagit favorablement au plan Sarkozy. Qu'on ne s'y trompe pas, ce soutien n'est affiché que pour pouvoir proposer des pistes de réflexions de modèle économique qui auraient l'intérêt de sortir des structures de capitaux et de financements actuels, considérant en ce sens que la Presse relève plus de la Culture que de l'Economie...

Il est intéressant de constater que les pistes proposées se rapprochent du modèle de Wikipedia (Membership, Mécénat et Fondations...).

J'ai déjà souligné que Wikipedia était une forme de société commerciale d'un nouveau genre. J'ai également, dans le Client Militant, conclu "Si l’on veut établir une prospective plus poussée dans le temps, on
peut se demander si la prochaine étape ne fera pas du client militant
un véritable mécène."

C'est en ce sens que les medias doivent réfléchir, et à l'heure où l'électricité devient courante arrêter de vouloir sauver l'éclairage à la chandelle (même si l'industrie de la chandelle doit en souffrir...).



mardi 27 janvier 2009

Faut-il vraiment écouter ses clients ?

J'en parlais déjà il y a quelques mois en proposant des limites au concept du On Demand : "Le client demande. On lui met à
disposition ce qu'il souhaite. Or, un client souhaite rarement quelque chose
d'innovant.

".

Je vous invite à aller lire ce récit glané par hasard sur le Web : http://coolrulespronto.wordpress.com/2008/06/16/listening-to-customers/

Quelques extraits significatifs pour ceux qui ne veulent pas aller lire sur place, qui concernent une rebellion on-line de fans d'une émission TV arrêtée, remise à la suite des protestations, puis de nouveau re-tirée faut de bilan économique satisfaisant : 

(...) Take the example that she herself presented: the TV series “Jericho.” When CBS tried to cancel the series because of its low ratings, “Jericho’s” fans organized a protest by sending 20 tons of nuts to a CBS executive. (In the last episode of “Jericho,” a character says the word “nuts.”) In response, CBS reinstated the show — only to have to cancel it again shortly thereafter when ratings didn’t pick up.

The speaker then moved on to her next amusing story, but I’m thinking, whoa, hold on: that’s proof that a company shouldn’t listen to its customers. So when Q&A came around, I asked her about it: A vocal minority cost CBS a lot of money — so how does a company distinguish a vocal minority from the true sentiments of the majority?

She didn’t answer my question. Instead, she mumbled something about CBS not actually losing money because they got a lot of publicity and were able later to re-air the show on cable. So I rephrased my question, hoping for a more general strategy on how to address consumer protests. And she still talked about CBS. Typical corporate researcher: great on facts and findings, not so great when it comes to solutions. (...)

Cela pose quelques questions, auxquelles je n'ai pas du tout envie de répondre. Je vous laisse sur votre faim, et à vos réflexions :

A partir de quel moment peut-on considérer que l'on a réellement affaire à un mouvement de fond, et pas simplement à une minorité diablement organisée, au point de faire plus de bruit que la majorité silencieuse ?

Faut-il vraiment chercher à faire plaisir à tout le monde au point de ne pas supporter la moindre critique, même de ceux qui ne nous intéressent pas ?

Peut-on vraiment compter sur l'avis des gens qui sont en général sans imagination (Henry Ford once said, “If I had asked my customers what they wanted, they would have said a faster horse.” ), voire réfractaires à tout changement ou innovation perturbant potentiellement leurs habitudes ?



lundi 26 janvier 2009

Une couille dans le potage ou les monologues du Koleos

Il semblerait que Koleos, le nom du nouveau modèle 4x4 de Renault, ait une origine grecque renvoyant à Couille ou Vagin.

Sur ce point les avis divergent (hihihi). Notez que pour un groupe côté en bourse (huhuhu), on ne pouvait s'attendre à moins.

S'il est vrai qu'un nom, un mot, une expression peuvent avoir des contresens terribles dans une autre langue (le Pajero pas trop aimé au Chili, Alcatel en Arabe, les gosses au Québec...), il est tout de même assez incroyable qu'une entreprise française se fasse attraper avec un mot directement issu de sa langue mère...

J'ai conscience que ce type de projets (le nom du futur produit qui doit sauver l'entreprise) est forcément confidentiel et que quelques initiés sont en général dans le secret, notamment afin d'éviter que la concurrence ne vous coupe l'herbe sous le pied. Dans le cas présent, on pourrait presque dire qu'il faut circoncire le problème (hohoho).

Dans le même temps, je ne peux m'empêcher de penser qu'un groupe élargi de collaborateurs provenant d'horizons divers, bataillant sur ce sujet (brainstorm) de trouver un nom, aurait sûrement permis d'éviter un tel faux pas. En particulier si l'un des collaborateurs impliqués était helléniste (oui, on enseigne encore parfois le grec ancien dans les écoles) ou tout simplement Grec (le jeune, mais connaissant l'ancien).

Vous voyez où je veux en venir ? La collaboration interne est créatrice de valeur... Vive Sociotis (oui, ben, je peux faire mon auto-promotion (hehehehe) si je veux) !



Esprit running avec la Caisse d'Epargne

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La Caisse d'Epargne lance un site sur la course à pied, Esprit Running.

Réalisé sous Joomla par l'ami Eric, le site est très complet, avec la possibilité de se créer un compte, de se faire des amis "runners", de lire des chroniques de "runners", d'avoir des conseils...

Il est vrai que sur le sujet de la course à pied, il y a bien évidemment Nike+ qui préempte un peu le sujet. Mais pourquoi pas une alternative qui ne soit pas affiliée à une seule marque (pour ma part, c'est en Adidas que je cours depuis 2 ans). Après reste à savoir si c'est la banque qui nous court après ou nous qui courrons après l'argent (comment ça c'est pas le sujet ?).




vendredi 23 janvier 2009

Liens sponsorisés et juridique

Le Figaro évoque la condamnation de Google sur une affaire de liens sponsorisés... et j'avoue ne pas comprendre la logique judiciaire.

Il se trouve que lorsque vous tapez des noms de marques sur Google, certaines entreprises concurrentes, peu regardantes en terme d'éthique, achètent le droit d'apparaître sur les espaces publicitaires de la page de résultats.

Ainsi, l'article explique que Terres d'aventure et Voyageurs du monde ont déposé plainte "après s'être aperçus que la saisie des requêtes «Terdav» ou «voyageurs
du monde» affichait des liens publicitaires vers des sites concurrents.
"

Finalement, Google a été condamnée à payer 200.000 euros à Voyageurs du monde et 150.000 euros à Terres d'aventure.

Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi les plaignants et la Justice se tournent vers Google dans ce type d'affaires.  Grosso modo, Google ne fait que mettre à disposition un système d'achats d'espaces publicitaires qui s'activent en fonction de certains mots-clés. Ces mots-clés sont fournis par l'acheteur d'espace. En l'espèce, ce sont les concurrents des 2 voyagistes qui ont procédé, sûrement en connaissance de cause, à des mots ou expressions (très) voisines des marques d'autres entreprises de leur secteur.

Les responsables, de mon point de vue, sont les acheteurs de mots-clés, non le responsable de la plate-forme technique.

Pourquoi est-ce que les voyagistes attaquent donc Google et non les concurrents indélicats ? Pourquoi est-ce que la Justice ne recadre pas la plainte dans la bonne direction ?

La conclusion de l'article est en elle-même déprimante : "Le montant de la condamnation apparait donc quelque peu dérisoire pour
le géant Google, dont le chiffre d'affaires sur le marché français est
estimé à plus de 600 millions d'euros en 2008."

Sous prétexte que Google est riche, Google peut payer... Bravo au journaliste ! Si même Le Figaro se laisse aller à ces raisonnements "il faut prendre aux riches", on est mal barré.





jeudi 22 janvier 2009

Lancement de SOCIOTIS

Bon, voilà c'est parti...



Je dois avouer que je suis bien heureux de pouvoir faire évoluer de la sorte la structure de conseil créée fin 2006. D'avoir l'impression avec cette offre positionnée sur l'organisation interne des entreprises de boucler un tour de piste (enfin, un retour aux sources enrichi d'expériences croisées...) amorcé chez PPR où dès 2000 j'avais pu participer en tant que directeur de projets à ce sujet de mettre du Web dans les process internes et où nous avions poussé assez loin les concepts d'espaces collaboratifs, de flux transversaux d'informations, de productions d'informations internes faisant la part belle aux opérationnels qui définissaient eux-mêmes ce qu'ils mettaient à disposition de l'ensemble des collaborateurs...

Ayant beaucoup travaillé et analysé ce sujet des réseaux sociaux (depuis 2005 et mes premiers pas concrets dans le blogging) et autres services collaboratifs englobés sous le générique de Web2.0, il m'a finalement semblé que le sujet d'intérêt majeur (et celui qui me fait kiffer grave) concernait la mise en oeuvre de telles solutions au service des organisations d'entreprise (2.0 évidemment).



mercredi 21 janvier 2009

On se bouge

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Très bon reportage hier au soir sur Canal+ concernant l'organisation Moveon.

Intéressant de voir comment cela a démarré, comment cela s'est développé. Surtout comment cette organisation a utilisé les outils Internet pour se développer, interagir entre membres... sans oublier de donner de la présence physique à ces volontés, et des actions notamment au travers de l'achat d'espaces publicitaires ainsi que ce travail de fourmis pour inciter les citoyens à accomplir l'acte de vote.

Ce devrait être une bonne source d'inspirations pour beaucoup d'organisations, professionnelles ou non, comme les comités d'entreprises, les partis politiques, les associations d'actionnaires, les associations de consommateurs...

Effectivement, il faut tenir compte de cette culture américaine de l'engagement civique qui a retrouvé à cette occasion son mode d'expression naturelle (l'inconnu qui harrangue la foule à Central Park et lance le débat, les réunions de quartier, le mode de désignation des responsables locaux - juges, sheriff...), mais tout cela démultiplié par la force du réseau qui permet de donner un poids énorme à ces masses d'expressions individuelles communes.

Ce système pourrait-il fonctionner en France, sur le plan politique ? On peut l'espérer, mais j'ai quand même le sentiment que nos concitoyens sont trop refermés sur eux-mêmes pour dépasser le cadre du "virtuel". Peut-on imaginer un voisin qui vous invite à une soirée chez lui pour débattre et décider d'actions ? On peut l'imaginer... Le seul sujet sérieux dont j'ai entendu parler récemment visant à exploiter l'effet réseau de Facebook par exemple (Groupes, Viral...) concerne une intiative d'organisations d'évènements festifs. C'est un premier pas, mais c'est tout de même révélateur d'un certain état d'esprit.

Je ne parle pas de gauche ou de droite. Je parle simplement de pouvoir s'exprimer directement et de voir ce qui se dégage réellement de cette forme d'expressions, sans que cela passe par les filtres déformants de la presse. Vous n'avez pas remarqué que la Presse s'intéresse au contexte de la grossesse de Rachidat Dati, quand globalement Internet s'en fout ? La Presse s'intéresse aux détails de l'investiture d'Obama (marque du tailleur, couleur, pas d'écharpe...) quand Internet exprime une multitude d'émotions vécues permettant de palper l'atomsphère ?

Je ne parle pas non plus simplement des initiatives de certains médias ouvrant les commentaires, ou relayant uniquement des expressions de simple opposition, comme si dénoncer ou critiquer suffisait à parer de vertus.

Pourtant, les sujets ne manquent pas.

Ne serait-ce que le soutien financier actuellement accordé aux banques ? On ne mesure pas encore assez pleinement la responsabilité des entreprises de ce secteur dans le clash récent, mais surtout les blocages qu'elles sont en train de développer... Les banques n'ont pas de problèmes de fonds. Elles ont juste un problème de compétences et perdu de vue ce qu'était leur métier. Donc, comment en arrive-t-on à une situation où on négocie une non distribution de bonus contre un prêt, sans que cela ne fasse hurler personne ?

Comment accepte-t-on que le secteur automobile soit mis sous perfusion alors que les bénéfices des années passées n'ont pas servi à engager l'avenir (remise en cause du moteur à explosion fonctionnant à partir de pétrole) ?



mardi 20 janvier 2009

Enjeux les Echos s'intéresse au 2.0 en entreprise

Yes-you-web
 Très bon article dans Enjeux Les Echos concernant quelques grands groupes ayant intégré une démarche organisationnelle (et des services) 2.0 dans leurs entreprises. L'article est téléchargeable ici.

En synthèse, voici quelques points qui m'ont paru notables.

- Danone lance un "Facebooke like" interne (Dan 2.0) auprès de 35.000 collaborateurs.

- L'Oreal a élargit sa base de contributeurs d'actualités à 170 collaborateurs internes. Les autres collaborateurs peuvent réagir sous forme de commentaires aux articles proposés.

- General Electric déploie un projet "Youtube like" dont certaines rubriques ne seront absolument pas modérées ("On part du principe que nos collaborateurs sont responsables" selon le directeur de la Communication Europe de cette entreprise). Les contributeurs pourront bénéficier d'une formation à l'utilisation de ces outils (vidéos, montage...).

- Accenture a laissé carte blanche à 125 consultants pour présenter leur métier en image. Résultat : du lip dub, un échange entre un père et sa fille... Les vidéos ont été consultées par la quasi totalité des collaborateurs du groupe.

- General Electric a mis en oeuvre une communauté réservée au Top 20.



lundi 19 janvier 2009

Démarrer un projet de Social Media

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Puisqu'il paraît qu'il y a un problème de Y Generation. Autrement dit, puisqu'il paraît que les Djeun'z ne s'éclatent pas toujours en entreprise, surtout lorsque le réseau informatique interne bloque les consultations de certaines plates-formes de blogs, interdit l'utilisation de services comme Skype ou MSN Messenger, pourquoi ne pas envisager de comprendre comment cette nouvelle génération de futurs cadres est capable de produire en mélangeant les genres ?

Une piste de réflexion me semble être de proposer à toute la population stagiaire de pouvoir disposer d'une plate-forme type Facebook, mais internalisée bien entendu, et de voir ce qui s'y passe. Observer comment cette population crée des groupes qui développent des synergies transverses à leurs fonctions premières. Observer comment cette population se met en relation à partir de volontés communes et non de silos hiérarchiques.

Ce peut-être une bonne manière de démarrer le déploiement d'une stratégie de Social Media dans l'entreprise en confiant l'étape "prise de mayonnaise" - qui est la plus compliquée, à la population qui ne se posera aucune question pour savoir comment cela fonctionne et à quoi ça sert.



Maaf

Est-ce moi ou est-ce qu'il y a réellement un problème de filage dans la dernière pub Maaf (au passage, le site Internet de cette entreprise est surprenant de déshumanisation) mettant en scène Daniel Prevost avec son petit cochon en guise de cagnotte de ses économies ?

Lorsqu'il entre dans la pièce, il tient le cochon dans la main gauche et est prêt à le briser avec un marteau qu'il tient dans la main droite. Le directeur l'en empêche et après un changement d'angle de la caméra, les bras se sont inversés...

Bon, rien de grave cela dit, mais un peu étonnant quand même.



jeudi 15 janvier 2009

La fracture numérique concerne d'abord les entreprises

J'avais déjà évoqué ce sujet de fracture numérique au mois de juin 2008, car il m'étonnait alors déjà que les entreprises ne s'interrogent pas plus profondément sur l'écart grandissant entre l'explosion d'utilisation des services Internet et son appropriation par monsieur ou madame tout le monde (il y a même des blogs sur le tricot, vous imaginez ?) et n'identifient pas une forte déperdition d'énergie, une fuite, un gaspillage d'intelligence. Du reste, j'en avais remis une couche en plein mois d'août (c'est bien moi ça, écrire de telles notes quand tout le monde est à la plage) pour inviter les professionnels à ne pas oublier (les collaborateurs d'entreprise) l'Intranet.

Je vous conseille cet article "La fracture numérique concerne d'abord les entreprises" rédigé par Denis Ettighoffer (ancien BCG, ancien SOGETI, fondateur d'Eurtechnopolis Institut) qui - comme il est beaucoup plus intelligent que moi ou qu'il a plus de temps pour écrire ;-), synthétise parfaitement cette problématique ("Lorsque ces entreprises mettent difficilement en place des groupwares
et autres logiciels collaboratifs, des millions de jeunes et de moins
jeunes utilisent déjà des jeux virtuels en ligne où ils se défient,
discutent, se battent (ou font semblant), gagnent des points, des
territoires, des armes ou des dons magiques, qu’ils vendent, échangent
ou utilisent au gré du jeu. Les blogs sont déjà partout là où, dans les
entreprises, on discute encore de savoir si libérer la parole (et
l’écrit) n’est pas un risque incontrôlable." (...) "Alors que les échanges « hors l’entreprise » sont plus libres qu’en
interne, l’entreprise prend du retard par rapport à la société.
") et ses conséquences pour les entreprises ("Dans de telles conditions, les salariés ne considèrent l’intranet ni
comme un vecteur de promotion professionnelle, ni comme un lien de la
relation sociale et professionnelle, encore moins comme un vecteur
d’apprentissage permanent.
").

Il n'y a plus qu'à espérer que les blogs du site Les Echos soient autorisés par les filtres des DSI qui ne veulent pas trop consommer de bande passante... et que quelques décisionnaires d'entreprise osent lire un blog.



mercredi 14 janvier 2009

Des valeurs comme base de réflexions

En visite ce matin dans une grande entreprise, la discussion nous a amené sur le sujet des valeurs de l'entreprise comme fondement à la réflexion opérationnelle. Pour ne pas gêner mon interlocuteur de ce matin, je vais partir d'un exemple d'une autre entreprise.

Voici les valeurs affichées (à la mode Skyblog, j'offre un comm's gratuit à celui qui trouve qui c'est) :
- Développer les compétences
- Valoriser la performance
- Encourager la prise d’initiative
- Favoriser la mobilité et la diversité

Grosso modo, pourquoi ne pas partir de ces objectifs (les valeurs sont rarement un état d'être) pour développer les services de l'entreprise. Et je ne parle pas uniquement des services vis-à-vis du monde extérieur, mais également de ce qui se passe à l'intérieur de l'entreprise.

Si on vise à "favoriser le développement des compétences", permet-on aux collaborateurs d'accéder librement à des informations produites par des experts ? Si l'on vise à "Encourager la prise d'initiative", comment facilite-t-on l'expression individuelle, la formalisation d'une idée nouvelle, son identification, la décision de la mettre en oeuvre, la valorisation de celui qui en est à l'origine ? Si l'on vise à "favoriser la mobilité", a-t-on mis en place un système d'offres d'emplois internes qui garantisse au collaborateur qu'il peut postuler sans avoir à en référer, ou pire à en demander l'autorisation, à son supérieur direct ?

Penser ses actes et ses outils internes d'informations, de partage, de production en fonction des valeurs est une bonne approche méthodologique qui présente par ailleurs l'avantage de pouvoir offrir des grilles d'analyses propres à chaque niveau de l'entreprise, direction générale comme directions métiers.




lundi 12 janvier 2009

Blogs et Wikis en entreprise

Petite étude réalisée par Microsoft concernant l'usage des Blogs et Wikis en entreprises.

Bien entendu, l'étude fait la part belle à la solution de Microsoft, Sharepoint. Mais on y trouve quelques idées de intéressantes  de scenarios pour déployer ce type de services. Autant de scenarios qui peuvent constituer des projets pilotes à périmètre et objectifs clairs, donc mesurables.

1/ Pour les blogs.

- Service Client :
"A blogging service provides a much more agile medium than a call-logging system, because a field service or customer service operative can put forward good practices, ideas, or advice from which others can benefit. The ability to post comments or new blogs based on the same theme enables users of the system to provide a greater depth of information, beyond a basic fix. Blogs can also be useful when undertaking research before a problem arises, by providing an opportunity to post questions on topics that have yet to initiate a customer call."
J'aurais tendance à ajouter que ce type de service se prête également bien à des réseaux de revendeurs (agences de voyages par exemple).

- R&D / Innovation : notamment dans des situations d'éclatement géorgraphique. Les participants s'impliquent selon leurs disponibilités et à leur rythme. A noter également, l'utilisation dans un cadre préparatoire : "Blogs also enable participants to pre-publish ideas in a discursive format, before any official publication. This encourages the rigorous review of ideas, and better-disciplined research practices."

- Main courante : c'est un cas un peu particulier, mais il est vrai que la chronologie inverse de publications se prête assez bien à l'exploitation d'un blog pour ce genre de services. Sans compter que cela permet de numériser ce qui est bien souvent géré sur un bloc notes papier...

2/ Pour les wikis.

- RH / Définition de postes (grille des métiers, préparation d'annonces de recrutement...) : la possibilité pour tous les participants d'amender une proposition permet de collaborativement parvenir à un résultat qui peut satisfaire tout le monde.

- Normes et standards : "Communication and drafting of company policies requires operational, legal, and management input, which can make the development of such policies, and therefore compliance, slow to achieve or incomplete."

- Gestion de projets : en tant que support de communication, blogs et wikis permettent de mettre en oeuvre le "journal" de suivi de l'avancée du projet (avec les documents de références, les contacts, l'organisation, les objectifs, les réalisations, les échéances...).

 Toutefois, au-delà des quelques exemples d'utilisation de
blogs ou wikis en entreprise, je vous signale cette phrase (un peu
perdue dans un paragraphe) qui me semble la plus importante de ce document : "As with all
business solutions, the first thing that you need to identify is the
business problem."



vendredi 9 janvier 2009

Le petit livre noir du réseau social avec First Direct

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Little Black Book est un réseau social mis en place par la banque First Direct, filiale d'HSBC.

Le site est réservé aux clients de la banque (tiens, un élément de fidélisation) et joue sur ce côté décalé qui est propre à First Direct (une banque qui utilise le noir et blanc c'est vrai que ce n'est pas très commun) pour prendre position sur ce sujet et offrir ce service à ses clients.

Les clients donc, peuvent référencer des lieux, des services et les commenter, les noter. Entre clients de First Direct, on se comprend, donc on se fait confiance. Pour ceux qui lisent Shakespeare, tout du moins l'anglais, vous pouvez aller consulter la note de Freshnetworks Blog sur le sujet.

Je profite de l'occasion qui m'est donnée (de toute façon, je fais ce que je veux) de parler de la banque pour vous faire part de mon étonnement. Si j'étais banquier (comme dirait l'autre), je serais très intéressé à ce que mes clients (surtout professionnels et entreprises) se portent bien (ie. aient une trésorerie qui roule, soit un développement d'affaires qui se porte bien). Si j'étais banquier, ayant une connaissance approfondie de ma base de clientèle (je connais qui fait quoi, les valeurs, les comportements...), j'aurais à coeur de provoquer des rencontres et des partages entres mes clients. Ce qui ne manquerait pas de générer des opportunités qui retomberaient dans mon coffre à un moment donné. Si j'étais banquier, je considèrerais que je suis le seul acteur légitime pour faciliter le développement de liens entre mes contacts... Sinon, si j'étais banquier, je pourrais aussi considérer qu'étant un point de passage obligé, je n'ai pas grand chose à faire que de me contenter de facturer des frais de gestion de comptes.



jeudi 8 janvier 2009

Petit poisson deviendra grand

... finalement, il est assez idiot ce proverbe.

Pour devenir comme ça ?


Mise en ligne par Urs Buhler


Pour finir comme ça ?


Mise en ligne par KABHI**


Est-ce qu'il ne vaudrait mieux pas viser "petit poisson se démultipliera" ?


Mise en ligne par lamichelamiche


Alors ça vous inspire quoi en matière d'organisation ? de stratégie d'entreprise ?



mercredi 7 janvier 2009

Les enjeux du Web Social pour 2009

Forrester Research a réuni le 14 octobre 2008 38 experts en Communication, Marketing, Marque, Social Media, Annonceurs, Publicitaires... qui étaient en charge de dégager 4 orientations fortes pour 2009.

Les résultats sont :
- L’utilisation des médias sociaux dans le cadre d’une stratégie de marketing conversationnel ;
- L’affirmation de la présence des marques sur des plateformes communautaires et pas seulement autour de communautés de marques ;
- Faciliter l’adoption des médias sociaux au sein des entreprises ;
- La gestion de l’identité numérique.

Je vous renvois sur l'article de Cédric sur le site Mediasociaux pour un compte-rendu plus détaillé de ces points et la présentation (slides PPT) de Forrester sur ce sujet 

Je retiens pour ma part le point 3 (que j'aurais du reste classé en première position) qui me semble le point névralgique essentiel au bon développement des points 1 et 2.

A partir du moment où la culture et l'organisation d'entreprise est imbibée, fluidifiée par des services sociaux, il est clair qu'il sera plus facile pour la direction et les opérationnels de prendre les décisions en connaissance de cause et participer sans commettre de faux pas ou d'impairs aux enjeux des points 1 et 2.



chef de projet web, directeur de stratégie online...

Pas forcément de rapports directs entre ces deux fonctions (encore que, le premier est sûrement un très bon passage avant d'atteindre le second)... simplement, 2 informations que j'ai croisées aujourd'hui.

Donc, pour le chef de projet web, très bonne synthèse du poste chez mon ami Guewen.

Pour le directeur de stratégie online, à la lecture de cette annonced de poste, permettez-moi d'envisager d'augmenter substantiellement mes honoraires... (ça va, j'ai dit "envisager")

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mardi 6 janvier 2009

L'innovation avec les "ieuvs"

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YourEncore est une plate-forme communautaire d'un genre un peu particulier puisqu'elle se propose de référencer comme Experts des actifs à la retraite, mais encore suffisamment dynamiques pour donner de leur temps.

De l'autre côté, vous pouvez donc solliciter ce réseau pour soumettre vos projets et bénéficier ainsi de propositions, réponses, informations d'équipes de retraités.

Il y a là une idée intéressante de capter le capital mémoire et d'expériences de ces cerveaux un peu anciens pour avoir eu le temps de numériser ce qui leur passait par les neurones. La Pensine du Professeur Dumbledore...




dimanche 4 janvier 2009

Wikimedia, nouvelle forme de société

... commerciale qui ne veut pas dire son nom ?

Finalement, Wikimedia, la Fondation qui développe des projets de connaissance libres, en particulier la fameuse encyclopédie Wikipedia, a réussi son pari lancé au 1er juillet dernier de récolter 6 millions de dollars pour boucler son budget de fonctionnement 2009. Jimmy Wales, le fondateur de Wikipedia, remercie ainsi les contributeurs. On y apprend que 4 millions ont été apportés par 1250.000 contributeurs. En passant, cela correspond à un équivalent abonnement de 32 dollars...  ce qui ne paraît pas si débile que cela. A l'instar de ce qui s'était pour Radio Head, il semblerait que les gens soient capables comme des grands de donner une valeur réaliste aux choses. Le reste a été apporté par d'autres associations ou fondations. On a peut-être là une nouvelle métrique économique "l'équivalent prix" qui serait la résultante du prix d'un produit s'il était clairement fixé alors qu'il est décidé collectivement.

Il est intéressant de constater que Wikimedia développe les mêmes mécaniques qu'une société commerciale, même s'il est vrai que c'est d'un nouveau genre : rapport annuel détaillé, déploiement international avec des structures associatives locales permettant de jouer sur les législations fiscales (déduction des dons effectués de ses impôts), développements de nouveaux produits...etc.

La seule différence par rapport à une société normale est que la force de production n'est absolument pas valorisée dans les comptes. Ce qu'il faudrait mettre sur la table pour payer des rédacteurs, des correcteurs, des directeurs éditoriaux... relève du nébuleux (nuages). Du contributif.

Il y a une grosse matière d'analyses avec ces nouvelles structures pour les économistes en herbe pour comprendre le fonctionnement des nouveaux marchés : noyau commercial ultra-réduit (après tout Wikimedia, ce n'est que 23 collaborateurs), noyau productif élargi, réseaux de contributeurs produits d'une part, financier d'autre part.





samedi 3 janvier 2009

@Flickr counter-leeching

... Commentateur qui est venu poser quelques messages sur les notes que j'avais illustré d'images en provenance de Flickr :

- non, je n'ai pas demandé la permission d'utiliser ces images ;
- j'ai utilisé le service proposé par Flickr pour ce genre de services ("bloguer cette photo" proposé au niveau des photos autorisant cette pratique - paramètre qui est à la discrétion du propriétaire de l'image) ;
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- je n'ai pas modifié le code proposé par Flickr, respectant en cela la citation de la source et le renvoi vers l'espace de l'auteur.



vendredi 2 janvier 2009

Meilleurs voeux 2009

Il est dommage que de plus en plus cet exercice des voeux se transforme en une mécanique d'envois de messages tous plus courts les uns que les autres. Alors que c'est l'occasion de faire le point et d'essayer de prendre du recul.

L'année 2008 a été assez incroyable : jeux olympiques en Chine, élection de Barack Obama, crise financière, crise en Géorgie, flambée du pétrole, enlisement en Afghanistan ainsi qu'en Irak...

Nous sommes plus que jamais entré dans une situation complexe, vivement incertaine, dont on peut difficilement estimer les évolutions, ne serait-ce qu'à court terme. C'est sur ce terrain que les politiques doivent reprendre la main. Redonner du sens et des buts. Il leur faut probablement simplifier leurs ambitions pour que pierre après pierre, l'édifice se reconstruise. Les règles vont certainement devoir changer, et les priorités. Peu avant que la crise financière ne commence à réellement s'emballer, on mesurait les besoins financiers pour tenter de régler les problèmes de malnutrition, mal éducation, accès à l'eau potable... Ils sont importants, mais une goutte d'eau par rapport aux engagements financiers qui ont été récemment pris pour tenter de sauver, tout du moins amortir la chute de quelques grandes institutions financières. Dans une hypothèse pessimiste - effondrement malgré tout de ces entreprises désormais subventionnées, les populations vont avoir du mal à comprendre d'ici quelques temps, les priorités ainsi données.

Les règles vont devoir changer. Les entreprises vont devoir retrouver le sens initial qui leur sert de moteur. La fameuses vision ou mission qui motive leurs développements. Celles qui retrouveront rapidement ces valeurs et qui sauront prendre soin de leurs employés, comme de leurs clients sauront passer le cap. Solidarité. Si le mot a pu sembler galvaudé ou désuet ces dernières années, je reste certain qu'il fera sens pour l'année à venir. Les entreprises qui sauront se serrer les coudes sauront passer le cap. Responsabilité. Il ne s'agit plus de faire de la cosmétique de communication (responsabilité sociale, durable...), mais de pouvoir assumer ses actes en conformité avec ses valeurs.

Dans ce contexte, je vous souhaite une année 2009 pleine d'humanité, qui puisse nous permettre de redonner du sens à l'Histoire. N'oublions pas que nous en sommes les auteurs.