jeudi 15 janvier 2009

La fracture numérique concerne d'abord les entreprises

J'avais déjà évoqué ce sujet de fracture numérique au mois de juin 2008, car il m'étonnait alors déjà que les entreprises ne s'interrogent pas plus profondément sur l'écart grandissant entre l'explosion d'utilisation des services Internet et son appropriation par monsieur ou madame tout le monde (il y a même des blogs sur le tricot, vous imaginez ?) et n'identifient pas une forte déperdition d'énergie, une fuite, un gaspillage d'intelligence. Du reste, j'en avais remis une couche en plein mois d'août (c'est bien moi ça, écrire de telles notes quand tout le monde est à la plage) pour inviter les professionnels à ne pas oublier (les collaborateurs d'entreprise) l'Intranet.

Je vous conseille cet article "La fracture numérique concerne d'abord les entreprises" rédigé par Denis Ettighoffer (ancien BCG, ancien SOGETI, fondateur d'Eurtechnopolis Institut) qui - comme il est beaucoup plus intelligent que moi ou qu'il a plus de temps pour écrire ;-), synthétise parfaitement cette problématique ("Lorsque ces entreprises mettent difficilement en place des groupwares
et autres logiciels collaboratifs, des millions de jeunes et de moins
jeunes utilisent déjà des jeux virtuels en ligne où ils se défient,
discutent, se battent (ou font semblant), gagnent des points, des
territoires, des armes ou des dons magiques, qu’ils vendent, échangent
ou utilisent au gré du jeu. Les blogs sont déjà partout là où, dans les
entreprises, on discute encore de savoir si libérer la parole (et
l’écrit) n’est pas un risque incontrôlable." (...) "Alors que les échanges « hors l’entreprise » sont plus libres qu’en
interne, l’entreprise prend du retard par rapport à la société.
") et ses conséquences pour les entreprises ("Dans de telles conditions, les salariés ne considèrent l’intranet ni
comme un vecteur de promotion professionnelle, ni comme un lien de la
relation sociale et professionnelle, encore moins comme un vecteur
d’apprentissage permanent.
").

Il n'y a plus qu'à espérer que les blogs du site Les Echos soient autorisés par les filtres des DSI qui ne veulent pas trop consommer de bande passante... et que quelques décisionnaires d'entreprise osent lire un blog.



2 commentaires:

  1. Tout à fait d'accord avec toi. Je suis en train de convaincre un patron de banque à autoriser ses 10000 employés à pouvoir lire des blogs!

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  2. @bertrand : si t'as besoin d'un coup de main ;-)

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