jeudi 26 février 2009

Twitter Vs. MSN

Twitter fait parler de lui en ce moment (cf. Google News ou Wikio). On s'interroge sur son
intérêt, son modèle économique, le danger de l'immédiateté de
l'émotion...


En particulier, au travers d'échanges entre consultants, j'ai noté que
certains raillaient Twitter au titre que MSN avait une base constituée
beaucoup plus ancienne et volumineuse. Sans rentrer dans le débat de
savoir qui a le plus d'utilisateurs, qui a le plus fort taux de
pénétration, je pense qu'il ne faut pas essayer de comparer deux
concepts fondamentalement différents.


MSN logoImage via Wikipedia

En ce qui concerne MSN, on est sur un mode de communication direct, de
personne connue à personne connue. Si l'on peut élargir le cercle de
discussions en fonctionnant sur un mode de conférences (3, 4
interlocuteurs sur le même "board"), ce sont malgré tout des contacts
déjà en relation qui communiquent entre-elles. On est par ailleurs sur
un mode de communication quasi-synchrone. On ne fait qu'accélérer (on joue sur le temps pour augmenter la vitesse - v=d/t) un mode de relation ancien.


Image representing Twitter as depicted in Crun...Image via CrunchBase



En ce qui concerne Twitter, toute la différence est que l'on dépose un
message en direction de sa communauté au sens large. Celle des
followers en premier lieu. Celle beaucoup plus large de Twitter en
deuxième lieu. On n'attend pas forcément de réactions instantanées
(sauf lorsqu'on pose une question très directe pour faire le malin en
clientèle ;-). On ne sait pas du reste qui dans la communauté va réagir
à ce message. On la joue collective. On la joue "Cloud Collaboration". Sur ce sujet, je vous renvoie sur les 2 premiers chapitres de l'Alchimie des multitudes, très clairs sur ces sujets.


Les 2 concepts sont en ce sens singulièrement différents et correspondent à des usages qui ne se recoupent pas forcément.




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mardi 24 février 2009

Projet informatique Vs. projet Web2.0

A tag cloud with terms related to Web 2.Image via Wikipedia

Mc Kinsey publie les résultats d'une étude sur l'adoption du Web2.0 en entreprise et dégage six chantiers de réussite au déploiement de tels projets.

Le cabinet commence toutefois par un constat :
- la moitié des projets Web2.0 ne donnent pas actuellement satisfaction
- le management et top management semblent avoir du mal à bouger leurs habitudes et remettre en cause leurs modes de fonctionnements pour faciliter l'adhésion et l'implication
- l'approche d'un projet Web 2.0 ne doit pas s'aborder (en deux mots) comme l'étaient les projets informatiques de mise en place d'un ERP, CRM ou Supply Chain.

Ce dernier point mérite effectivement qu'on s'y attarde. Les directions ont pris l'habitude durant les années 2000 de découvrir que la mise en oeuvre d'informatique pour structurer un système d'informations impliquait des chantiers très complexes sur le plan de l'infrastructure et de la conduite du projet. Ce n'est pas pour rien qu'en matière de projet informatique on retrouve le jargon utilisé dans les métiers du bâtiment et de la construction : maîtrise d'ouvrage, maîtrise d'oeuvre....

Il faut bien comprendre que si sur un projet informatique classique la part de gestion du projet (spécifications, gestion, conduite du changement) doit représenter (grosso modo) 30% du budget total, en revanche pour un projet type web2.0, cette part monte facilement à 60 / 70% (ces chiffres n'ont aucune valeur scientifique et relève plus de l'analyse du cabinet Cyrano de Bergerac). Mais mon petit doigt confirme... Toutefois, la part technologique n'est pas du tout sur le même ordre de grandeur.

La grande différence par ailleurs entre un projet informatique classique et un projet Web2.0 réside dans le fait qu'en informatique traditionnelle, l'utilisateur réalise des transactions (effectuer un paiement, renseigner une feuille de temps, valider une commande client). Tandis qu'en environnement Web2.0, l'utilisateur va générer l'information qui va déclencher les actions des autres participants.



Ces points de repère manquent aux décideurs qui entendent informatique donc gros projet, gros budget, perturbations, risques...

Pour ce qui concerne les six pistes de succès pour le déploiement d'un projet Web2.0, je vous renvoie à la note de McKinsey pour en lire le détail. Pour ma part c'est du classique.

1 - Développer une culture "bottom-up" exige l'implication du top management.
2 - Les meilleurs usages viennent des utilisateurs.
3 - Ce qui circule est ce qui est utilisé. On pourrait dire que ce qui circule est l'information vivante.
4 - L'implication requière de toucher l'ego, pas seulement le porte-monnaie.
5 - La bonne information vient de la bonne personne.
6 - Trouver un équilibre entre les flux Top-Down et la responsabilité individuelle (cross-management).




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L'arlésienne du ROI - Retour sur Investissement

Même si je suis un militant convaincu de la nécessité d'approcher tout
système par une problématique d'objectifs, donc d'identifications de
résultats, soit de définition d'indicateurs permettant de valider ces
résultats... il n'en reste pas moins que parfois la tarte à la crème du
ROI me fait plus penser à une excuse pour refuser de s'engager plutôt
qu'une volonté véritable de piloter pour maîtriser.


En j'en viens parfois à me demander si la mise en place de
l'électricité, la création d'un journal interne (au fait, est-ce que
quelqu'un connaît la formule permettant de valider le retour sur
investissement d'un journal interne ?), l'installation du téléphone,
l'installation du fax, de la photocopieuse, l'accès Internet (Ah oui,
là j'ai commencé à rencontrer le problème...)... ont soulevé les mêmes
blocages et exigences de justifications pour investir de la part des
directions qu'on peut le rencontrer lorsqu'il s'agit d'implanter des
services de collaborations et partages de l'information ? - Oui, j'ai
conscience que la question est longue.



vendredi 20 février 2009

Le processus de création, sous l'angle artistique

Image representing Apple as depicted in CrunchBaseImage via CrunchBase

Selon Levi-Strauss (la pensée sauvage)
-  je vous la fais courte, le processus de création artistique implique
3 leviers : le rapport au modèle, le rapport au matériau, le rapport à
l'usage. A partir de là, Claude (permettez que je vous appelle Claude)
explique que chacun des leviers a plus ou moins d'importance selon les
civilisations impliquées dans un processus de création artistique
(Occident, Orient, Primitives...).

Intéressant d'analyser le
sujet sous cet angle car on perçoit mieux dès lors pourquoi certaines
entreprises (Apple par exemple) créent des produits qui "font mouche".
Beau et utile.

Le problème reste entier de savoir comment maîtriser le
degré de chacun des leviers dans les circuits d'innovations, mais cela
peut permettre d'expliquer ce qui fait la différence entre les uns les
autres.

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mercredi 18 février 2009

On n'est jamais à l'abri de tomber sur un c..

J'écrivais il y a quelques temps quelques réflexions (Le cercle des lecteurs) sur le fait que la communication écrite avait ceci de particulier que l'on n'est jamais certain de la manière dont peuvent être interprétés des propos, notamment selon le degré de relations qui existent entre l'auteur et le lecteur.

Cela me rappelle par ailleurs cette bonne feuille qui était publiée il y a quelques années dans l'hebdomadaire Le Point où l'écrivain imaginait des échanges d'emails en entreprise avec "copie", "répondre à tous", "transfert"... qui immanquablement dégénéraient et finissaient en engueulades musclées.

Be careful what you post est en ce sens un exemple parfait de la manière dont une situation peut dégénérer pour rien. A la base, il n'y a rien. Un employé de l'agence Ketchum (Relations Publiques) qui twitte un petit message sur la ville où il se rend pour une présentation au Board et direction de Fedex. Donc, rien. Il twitte qu'il mourrait s'il devait vivre dans cette ville. Ce n'est pas très gentil mais qui n'a jamais dit, écrit un truc dans le genre quand il s'agit de... (ahah, vous avez crû pouvoir m'avoir !). Donc, toujours rien. Oui, mais voilà. Un employé de Fedex lit ce twitt et envoie un email à ce gars de Ketchum pour lui dire qu'il désapprouve la critique de sa ville, que d'ailleurs nombre de cadres et dirigeants de Fedex sont originaires de cette ville...etc. bref, déjà le courrier en lui-même ne crée rien. Pourtant, l'envoi du mail est adressé en mettant en copie la direction de Fedex et la hiérarchie de Ketchum... et là, ça devient le pataquès, la crise, les échanges d'analyses.

Les pros de la Com (les biens pensants) expliquent qu'il est inimaginable qu'un professionnel ait ainsi écrit un message désobligeant pour la ville où est situé son client, qu'un professionnel doit connaître les origines de ses clients, qu'il doit savoir que tout ce qui est publié sur Twitter est "mondial"... Autant dire que les pros de la com ont intérêt à ne plus écrire nul part sur Internet tant cela peut un jour leur revenir en pleine poire, étant donné qu'il y aura toujours un susceptible plus épidermique que les autres.

Les "pros and cons" de la ville en question s'étrillent. Quelques uns ne comprennent pas la nécessité de sur-réagir à ce genre de messages. D'autres ne comprennent pas que les directions s'impliquent dans le suivi de la réponse. Personnellement, j'avoue qu'à la place de la direction, j'aurais demandé à l'employé qui voulait défendre sa ville s'il n'avait que ça à foutre (mais bon c'est un avis personnel).

Peut-être qu'un jour on pourra porter ce genre d'affaires en justice...




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Liste des pros d'Intranet sur Twitter

Image representing Twitter as depicted in Crun...Image via CrunchBase

Christyweb a établi une très belle liste de professionnels de l'Intranet qui utilisent Twitter (autant vous prévenir, ces professionnels là twittent en Anglais). Cela m'a permis d'ajouter quelques Following à mon propre compte Twitter (que vous pouvez bien entendu ajouter à la liste précédente bien entendu ;-) et ainsi me constituer un groupe dédié Pros Intranet sur mon Tweetdeck.

Si tu n'as rien compris à ce qui est écrit ci-dessus, ne t'inquiète pas, ce n'est pas sale, ni grave. Dis-toi simplement que tout cela va sûrement un peu trop vite...




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mardi 17 février 2009

Le malaise de la presse expliqué par Le Monde et Besson

Le Monde accorde une tribune à Luc Besson pour qu'il puisse donner sa grille de lecture économique (riez pas, c'est pas drôle) de l'industrie du cinéma face à Internet et sa horde de pirates malveillants.

Premier problème : la rédaction n'assure aucune mise en perspective de l'article en renvoyant aux sources évoquées par Luc Besson : le code pénal, la loi Internet et création...etc. laissant ainsi des énormités envahir tous les cerveaux de nos cadres et autres énarques, tous accros au Monde.

Deuxième problème : alors que l'article fait réagir plus que la moyenne sur ce genre de supports, aucune réaction de journaliste, voire de Luc Besson par rapport aux commentaires postés par les lecteurs.

Troisième problème : l'article ayant mis nommément en cause des sociétés, Le Monde en profite pour organiser un article leur permettant de répondre qui pour le coup n'intéresse plus les lecteurs tant ce n'est pas le sujet pour l'internaute (en revanche, pour le responsable des espaces publicitaires du Monde...).

Quatrième problème : il faut l'intervention d'un jeune blogueur prometteur, avocat de profession, pour disposer de ces éléments qui font le fonctionnement même d'Internet et de sa relation à l'actualité (réaction et flux fluide), à l'analyse (références au sources permettant de valider une information), au débat (170 commentaires ponctués de remarques de l'auteur qui montre ainsi qu'il prend soin de ce que "disent" les gens),... 

Pour la bonne humeur, je vous recommande la vidéo proposée par Maître Eolas en fin d'article.



lundi 16 février 2009

Communication interne 2.0, direction de la communication interne

Historiquement,
la communication interne est la courroie de transmission et le garant
de la bonne diffusion des vues de la direction (d'en haut) à l'ensemble
des collaborateurs (en bas). Pour ce faire, la communication interne a
utilisé les mêmes méthodes que les medias de masse pour diffuser la
bonne parole le plus largement possible.





Avec l'apparition des premiers Intranets, la communication interne a
trouvé là un moyen dynamique de pouvoir assurer cette communication,
mais à de rares exceptions près, n'en a pas profité pour redéfinir ses
missions. En matière d'exceptions, je ne parle pas des opérations
visant à utiliser les dernières innovations technologiques (Tchat,
Vidéos...) pour assurer ce dialogue unilatéral... A trop se concentrer
sur cette mission, nombre de directions de communication n'ont pas su
prêter main forte aux directions opérationnelles qui à leur niveau
souhaitaient elles-aussi pouvoir utiliser les dernières technologies
pour pouvoir communiquer en leur sein (le patron de la business unit à
ses équipes...). Il est notable que nombre de directions
opérationnelles sont d'ailleurs souvent aller plus loin que les
directions de communication interne. Quand les directions de
communication internes sont restées tétanisées à savoir comment éviter
des remontées d'informations désagréables pour la direction (donc
modération forte, voire très forte), les directions métiers ont souvent
eu tendance à chercher à provoquer l'échange, ne serait-ce que pour
favoriser les relations (donc la cohésion) entre les membres d'une même
équipe ou direction. Cela a créé des situations où chacun a développé
dans son coin son Intranet (au mépris des partages de bonnes pratiques
et de rationnalisation des coûts) et les comparaisons (quand elles ont
été tentées) de statistiques ont prouvé que la lecture de messages
managériaux à sens uniques ne constituaient pas le pain quotidien... Pire, la direction de la communication interne n'a pas vu que ces systèmes lui mettaient à disposition toute la matière première de tout ce qui faisait l'actualité des diverses branches de l'entreprise. Et l'on a continué à se demander ce que l'on pourrait raconter dans le journal interne...




Il serait dommage qu'avec l'arrivée des principes du Web 2.0 dans
l'entreprise, soit les principes collaboratifs et d'échanges, les
directions de communication interne réitèrent la même erreur. La
mission d'une communication interne est donc désormais double. Elle
continue à faire descendre la bonne parole. Cela reste sa mission
première. Mais elle doit désormais intégrer la possibilité de permettre
la remontée, ce qui est déjà une évolution forte. La deuxième mission
désormais nécessaire est qu'elle doit être en mesure d'étendre les
pratiques de bonne communication aux métiers. C'est en ce sens que les
directions de communication interne ont un retard à rattraper et un
effort à développer pour maîtriser mieux que le reste de l'entreprise
les méthodes pour déployer les pratiques collaboratives, identifier les
meilleures solutions (partager des sources, des contenus externes,
permettre l'expression individuelle, permettre le classement
collectif...) et ainsi jouer le rôle d'assistance à maîtrise d'ouvrage
des directions métiers tout en restant un prestataire interne qui saura
compléter le dispositif des supports de communication de ces nouveaux
usages.




vendredi 13 février 2009

Blogs internes, blogs de direction

On 6 December 2002, Josh Marshall's talkingpoi...Image via Wikipedia

Note intéressante sur B-rent conernant la mise en oeuvre de sites type blog pour permettre à la communication interne de direction traditionnellement dirigée du haut vers le bas (top-down comme on dit quand on fait le consultant) de pouvoir intégrer des dynamiques de remontées d'informations (bottom-up)...

Vous trouverez beaucoup
d'exemples intéressants et concrets dans cette note. Toutefois, il me semble qu'ils ne relèvent pas tous du blog
comme support d'informations et d'échanges et il est à noter que les entreprises citées ont
des cultures technologiques très différentes (entre Microsoft et
Société Générale, la différence n'est pas étonnante) pouvant expliquer la plus grande simplicité chez certaines pour mettre en oeuvre de tels dispositifs.

Cela m'a inspiré quelques réflexions concernant une bonne approche pour mettre en oeuvre un tel dispositif de communication de direction par blog interposé afin de permettre l'échange, et pourquoi pas le débat.

1/ Par essence, le blog nécessite des "inputs" de la part d'un ou plusieurs auteurs. Pourquoi pas un blog du Comex plutôt que le blog du Président ?
Ces
notes permettent de poser sur la table des sujets de discussions
(rapport d'étonnement, idée, proposition, constat...etc.). Le style
doit être propre à l'auteur (effectivement, le scribe qui suit le
patron pour pondre de temps en temps des notes est à proscrire, ou
alors pour alimenter une rubrique du journal papier interne ;-) 

NOTA : N'oubliez pas la vidéo. Votre patron ne conçoit pas d'ajouter à son emploi du temps le fait de pouvoir écrire directement ? Il aura peut-être plus de facilités à caler un rendez-vous où au travers de 2, 3 questions il pourra s'exprimer face à une caméra et amorcer de la sorte la discussion...

2/ La
participation doit être simple lorsque l'on souhaite réagir. Aussi
simple que ce qu'on peut faire sur Internet pour réagir... Pas simple
d'être le premier à commenter. Comme on dit en réunion ou conférence
"puisque personne n'ose poser la première question, je vous propose de
passer tout de suite à la deuxième". Cela signifie qu'il faut
impliquer(identifier) des collaborateurs qui ont l'habitude de réagir à
ce type de supports. Ils serviront de "lièvre" pour démarrer les
espaces commentaires.

3/ Surtout, et c'est là qu'est sûrement une des
clés du succès d'un site qui va devenir un véritable espace d'échanges,
les articles de demain doivent s'inspirer des commentaires et réactions de la veille. C'est parce que l'on rebondit, en haut, sur un sujet remonté
d'en bas,  que l'on va créer une synergie et faciliter le dialogue et
l'échange.

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mercredi 11 février 2009

Un peu de rien...

C'est en constatant qu'il ne me restait plus que 5 minutes de batteries (et encore, plus j'écris, plus la perte d'autonomie s'accélère) que je me suis dit qu'il fallait que je me dépêche de boucler ma note. Premier élément de décision, de quoi parler ? Car après tout le sujet fait le texte. Je ne sais pas pour vous, mais pour moi le sujet vient souvent d'une idée éclair qui se formalise sous forme de titre. J'ai le titre, j'ai l'idée, j'ai le contenu... On pourrait penser l'inverse et certainement que certains développent des tas d'idées qu'ils regroupent ensuite pour finalement décider du titre. Pour ma part, le titre se fait verbe, ce qui est moins cher (JC, si tu me lis, passe le bonjour à ton père).

Je comprends cette difficulté individuelle qu'on peut parfois avoir à n'avoir rien à dire. Moi-même parfois, je n'ai rien à dire. La preuve ! D'autant plus lorsque l'exercice est imposé. Ce qui fait la qualité, c'est bien souvent la spontanéité.

D'où l'on comprend les difficultés des entreprises à concevoir cette manière de communiquer sans comité de penser hiérarchisé, sans découplage entre ceux qui savent écrire et ceux qui vivent sur le terrain. Alors quand on s'impose d'être plusieurs à ne rien avoir à dire de spontané... Je plains également les directions soumises aux impératifs de la législation qui impose d'écrire comment on va bien à intervalles réguliers, ou tout simplement trimestriels.

Tout cela pour vous dire qu'un peu de rien, qui est quand même le titre qui m'a imposé le fond, ça fait parfois du bien.



mardi 10 février 2009

Madura.fr s'ancre dans la Toile

Madura vend du prêt à poser pour tout décorer à l'intérieur de chez vous... La chaîne de magasins est présente en France, Belgique, Grèce, Luxembourg, Russie et USA. Cette distribution via des boutiques, avec l'appui d'un catalogue saisonnier ne l'empêche pas de développer une stratégie on-line intelligente (c'est moi qui le dit....).

Dès la Homepage du site Madura.fr, l'entreprise annonce la couleur avec un bandeau Facebook invitant à rejoindre le groupe éponyme (éponyme, c'est pas le nom du groupe, ça veut dire que le groupe il s'appelle comme l'entreprise). Enfin presque éponyme puisque en fait le groupe s'intitule "Madura Club Avantages", ce qui a un intérêt certain lorsque des membres adhèrent ou participent puisque "Madura Club Avantages" apparaît alors sur les murs des profils...

Image 3

Le Groupe Madura Club Avantages compte 1.319 membres à ce jour, ce qui constitue une base de contacts intéressante que les responsables de ce groupe utilise par le biais de la création d'évènements relatifs à des offres réservées aux membres du groupe.

Image 4


Madura ne s'arrête pas là (même si le lien n'est pas très visible sur le site, mon oeil expert et avisé ne pouvait le louper) et a mis en place un compte Twitter. qui semble récent (premier message en date du 04 février) mais qui démontre la volonté de prolonger l'expérience déjà fort intéressante du dispositif sur Facebook.

Image 5

Si jamais les responsables deviennent "mes amis" et que des informations sont disponibles sur la stratégie, la mesure, les difficultés, les succès...etc. je ne manquerai de rédiger un épisode 2.




lundi 9 février 2009

Le cercle des lecteurs...

Everything's got a moral, if only you can find it.Image by .Naina via Flickr

Cette note de l'ami Guewen me rappelle que les réseaux sont constitués de différents cercles, plus ou moins proches...


Aventure
personnelle datant d'il y a environ 3 ans. A la suite d'échanges divers
avec des professionnels de l'associatif et l'humanitaire, j'avais écrit
une note très générique sur le secteur pour expliquer que nous étions
arrivés à une époque où il y avait autre chose à faire, sur le plan
marketing, pour ce genre de structures que d'essayer d'appliquer les
recettes de la Distribution (Evènements exceptionnels / appel aux
dons)... Il se trouve que ma note a fait le tour d'une des agences avec
qui j'avais eu des discussions et que la directrice du pôle a réussi à
lire son nom dans ma note et a immédiatement pensé que je m'adressais à
elle. Si j'avais voulu agir de la sorte, je l'aurais appelé ou envoyé
un email. En fait, le sujet et la critique de la manière de procéder
l'avait tellement touchée qu'elle s'était personnellement sentie visée,
au point de  lire ce qui n'était pas écrit.

Cela m'avait fait
comprendre qu'il y a plusieurs cercles de lecteurs dans ce que nous
écrivons sur Internet. En gros les proches, les relations, les
inconnus. Chacun possède évidemment sa propre grille de lecture qui est fonction du degré de proximité relationnelle avec le
rédacteur...

Même s'il est devenu courant de dire qu'il faut
être le plus naturel possible lorsqu'on participe à cette grande
discussion sur le Web, il faut quand même garder à l'esprit ces
différents cercles de lecteurs et parfois se demander comment l'un deux
pourrait mal interpréter telle formule.

S'il est vrai, comme
l'a fait Le Tigre, que l'on peut reconstituer une bonne partie de la
vie et de la personnalité d'une personne que l'on ne connaît pas, il ne
faut toutefois pas tomber dans la paranoïa. L'investigation est
coûteuse (en temps) et si elle doit être poussée ne peut être que
limitée. On est encore loin des capacités pour des groupes (sociétés,
partis, pouvoirs publics) de pouvoir reconstituer ces vies en masse.

Alors
on peut ne rien donner, au risque de s'exclure. On peut donner que ce
que l'on souhaite, quitte à finir schizophrène. On peut tout donner,
quitte à ce que cela soit mal interprété. On peut aussi en rajouter et
plus nous serons nombreux à engorger le système, plus cela sera
compliqué pour les analystes de faire du ciblage correct (stratégie du
banc de poissons).



vendredi 6 février 2009

Vive l'intelligence collective

Partial map of the Internet based on the Janua...Image via Wikipedia

Dans un monde de buzz où les organisateurs d'opérations ne se satisfont
que de bruits, je me demande souvent si ce n'est pas faire trop
d'honneur que de parler d'une opération que l'on n'apprécie pas.


La presse est en crise. De nouveaux supports ont vu le jour, qui
fonctionnent selon des règles qui diffèrent des salles de rédaction
traditionnelles et qui s'appuient en particulier sur la participation
des lecteurs / contributeurs. Ainsi Le Post. Sur son Twitter, Benoît
Raphaël
nous tient ainsi régulièrement informé des succès d'audiences
de ce nouveau media. On aurait ainsi la preuve que ces nouvelles formes
d'informations constitueraient les nouvelles formes de culture des
masses atomisées de demain... et de nouveaux modèles économiques. Soit
! Tant mieux, les choses bougent. Les modèles se remettent en cause.
Des monopoles se craquèlent... etc. C'est ainsi que l'on apprend
aujourd'hui que "le bal des blogueuses" est l'article le plus lu sur
les 3 derniers mois (benoitraphael "Le bal des blogueuses", buzz
réussi: l'article le plus lu sur Le Post sur les 3 derniers mois.
http://tinyurl.com/bm7lzl). Et là, je m'interroge...


Quand je vois le fossé qui se creuse entre le monde des entreprises et
l'Internet grand public, je suis de plus en plus circonspect sur les
éléments de réponses que l'on peut apporter à ces organisations. Si
elles sentent bien que le Web2.0 et les nouvelles formes de relations
qu'il définit sont potentiellement sources de bénéfices, dans le même
temps elles ne peuvent s'empêcher de penser que tout cela n'est pas
très sérieux et risquent de disperser les énergies. En tant que
consultant, on passe son temps à traquer les cas de succès qui
pourraient faire sens et parler au monde professionnel. On passe son
temps à se creuser les méninges pour affiner les arguments, les
rapprocher de ce qui résonne en entreprise - le fameux retour sur
investissement. On explique donc la richesse collective, l'intérêt du
User Generated Contents - que je traduis en Employee Generated Contents
au niveau de Sociotis, l'émergence des nouvelles idées, la libération
des énergies qui rend ce monde meilleur....


J'ai peur que ce genre de succès (le bal des blogueuses) ne fassent
vraiment du mal à nos argumentaires pour inciter les entreprises à se
libérer de leurs pesanteurs organisationnelles. Pour autant je ne veux
pas céder au pessimisme et j'espère le jour où les cultivés feront
masse, que l'on puisse avoir des contenus et moins de bruits.







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mercredi 4 février 2009

Bienvenue au nouveau Viadeo

Image 1
J'avais vu passer quelques infos ces derniers jours sur la sortie prochaine d'une refonte de l'interface de Viadeo, réseau socio-professionnel. Maintenant que c'est fait, on peut en parler...

Dans un secteur hyper-concurrentiel, avec notamment la version française de Linkedin et bien évidemment le fameux Facebook qui casse les codes entre frontières personnelles et professionnelles, Viadeo ne pouvait évidemment pas rester en retrait.

C'est plutôt bien fait, en arrivant même à ne pas trop perturber les habitudes, tout en gagnant en clarté.

Je trouve du reste que cette version constitue une très bonne source d'inspirations de ce que peut être un portail collaborateur en entreprise, lui permettant de disposer de  ses actualités récentes (de ses contacts, de ses groupes, voire de ses applications...) avec des accès simples aux différents services soit de communication, soit de productions. Cela ressemble beaucoup à une interface sur laquelle j'avais travaillé il y a quelques années et cela me fait plaisir de constater que nous étions plutôt sur une bonne voie (quoiqu'un peu tôt à l'époque...).

En tout cas, du très beau travail de la part des équipes de Viadeo qui devrait retrouver un second souffle pour la bagarre à venir dans ce secteur des réseaux socio-professionnels.






mardi 3 février 2009

Distributeur...

... de produits réels, mais également virtuels.

C'est ce que propose Walmart à l'approche de la Saint Valentin. L'opération est bien évidemment explicitée par un des responsables achats qui animent le blog de ce mastodonte de la distribution (et ça se passe très bien pour eux), à lire sur Checkout. L'article renvoie à la page Valentine's day de Walmart qui propose donc du produit bien réel (oui, tu peux imprimer ta photo sur un mug et l'offrir à ta chérie) avec la petite touche de service qui va bien, mais également du produit virtuel avec la possibilité de se bâtir une liste de ses titres romantiques préférés (histoire de se faire une étude de marché grandeur nature, pas idiot) ou le téléchargement sur son Iphone d'une application Valentine, Blow a kiss, développée pour l'occasion.

Intéressant non ce gros distributeur qui mixe le on et le off-line ?

Bon, pendant ce temps-là en France... non, je ne peux malheureusement pas vous raconter...




lundi 2 février 2009

Il faut de l'ordre pour organiser la liberté...

Reseaux
Pas d'inquiétudes, je ne vais pas verser dans le discours politique. Simplement, il me semble important de rappeler que le Web2.0 soulève quand même beaucoup de fantasmes libertaires où tout le monde est égal et peut faire ce qu'il veut.

Véhiculer ce discours contribue notamment à renforcer l'appréhension des entreprises à se lancer (à se lâcher) sur le sujet. Que ce soit pour permettre aux gens de s'exprimer sur une marque, un produit ou un service, ou pour permettre à des employés de s'exprimer et échanger au-delà de leur périmètre contractuel convenu.

Je vous renvoie en particulier sur cet article de Computerworld (en anglais) relatif aux mythes du Wiki en entreprise :
- Mythe 1 : Un wiki motive (sous-entendu spontanément) les employés à contribuer au contenu.
- Mythe 2 : Les employés savent (spontanément) utiliser ce genre d'outils (en ce qui concerne le mode participation, pas simplement en tant que lecteur).
- Mythe 3 : Un Wiki fournit à l'employé l'information dont il a besoin.

Il est évident que dans le cas présent de l'article, le Wiki n'était peut-être pas la meilleure solution à mettre en oeuvre. Pour rappel, le Wiki n'a une utilité que dans le cadre d'une volonté de bâtir un référentiel commun. Ce n'est en aucun cas la solution pour faire un forum, un suivi de projet...Etc. Du reste, des discussions animent le réseau en ce moment qui concernent notamment l'actualisation en temps réel de Wikipedia par rapport à l'actualité. Où l'on comprend que le temps encyclopédique n'est pas le temps réel...

Il est nécessaire que les gens soient accompagnés, ce qui ne doit pas se confondre avec centralisation. Il faut identifier et s'appuyer sur les utilisateurs qui sont le plus à l'aise avec le fonctionnement de ce type de services et les utiliser en tant qu'évangélistes... En l'occurrence, ne pas craindre de taper dans la jeune garde (les - de 30 ans) concernant ces profils.

Contrairement à la légende, même un site comme Wikipedia fonctionne sur une hiérarchie. Elle n'est pas verticale et centralisée comme on en a l'habitude - on pourrait parler de hiérarchie moléculaire, mais les notions de droits accordés à des profils existent.  Elle n'est pas figée du reste. Les plus actifs, et les plus pertinents, montent en grade. Ce qui change par rapport aux organisations traditionnelles, c'est que tout le monde peut aller s'exprimer sur un territoire qui n'est pas le sien. Là est la vraie différence par rapport aux organisations traditionnelles où les cloisons entre différents métiers sont opaques et étanches. Mais dans ce cas, on intervient avec un minimum de droits (commenter...), alors que lorsqu'on est dans son pré-carré, on peut être le "grand manitou".

Plus largement, contrairement à la légende, le Web n'est pas une organisation plate. On peut observer une volonté générale de trouver des repères : classement, identification des "influenceurs", des leaders, des animateurs, mapping et cartographie de volumes d'informations et de liens...