lundi 2 février 2009

Il faut de l'ordre pour organiser la liberté...

Reseaux
Pas d'inquiétudes, je ne vais pas verser dans le discours politique. Simplement, il me semble important de rappeler que le Web2.0 soulève quand même beaucoup de fantasmes libertaires où tout le monde est égal et peut faire ce qu'il veut.

Véhiculer ce discours contribue notamment à renforcer l'appréhension des entreprises à se lancer (à se lâcher) sur le sujet. Que ce soit pour permettre aux gens de s'exprimer sur une marque, un produit ou un service, ou pour permettre à des employés de s'exprimer et échanger au-delà de leur périmètre contractuel convenu.

Je vous renvoie en particulier sur cet article de Computerworld (en anglais) relatif aux mythes du Wiki en entreprise :
- Mythe 1 : Un wiki motive (sous-entendu spontanément) les employés à contribuer au contenu.
- Mythe 2 : Les employés savent (spontanément) utiliser ce genre d'outils (en ce qui concerne le mode participation, pas simplement en tant que lecteur).
- Mythe 3 : Un Wiki fournit à l'employé l'information dont il a besoin.

Il est évident que dans le cas présent de l'article, le Wiki n'était peut-être pas la meilleure solution à mettre en oeuvre. Pour rappel, le Wiki n'a une utilité que dans le cadre d'une volonté de bâtir un référentiel commun. Ce n'est en aucun cas la solution pour faire un forum, un suivi de projet...Etc. Du reste, des discussions animent le réseau en ce moment qui concernent notamment l'actualisation en temps réel de Wikipedia par rapport à l'actualité. Où l'on comprend que le temps encyclopédique n'est pas le temps réel...

Il est nécessaire que les gens soient accompagnés, ce qui ne doit pas se confondre avec centralisation. Il faut identifier et s'appuyer sur les utilisateurs qui sont le plus à l'aise avec le fonctionnement de ce type de services et les utiliser en tant qu'évangélistes... En l'occurrence, ne pas craindre de taper dans la jeune garde (les - de 30 ans) concernant ces profils.

Contrairement à la légende, même un site comme Wikipedia fonctionne sur une hiérarchie. Elle n'est pas verticale et centralisée comme on en a l'habitude - on pourrait parler de hiérarchie moléculaire, mais les notions de droits accordés à des profils existent.  Elle n'est pas figée du reste. Les plus actifs, et les plus pertinents, montent en grade. Ce qui change par rapport aux organisations traditionnelles, c'est que tout le monde peut aller s'exprimer sur un territoire qui n'est pas le sien. Là est la vraie différence par rapport aux organisations traditionnelles où les cloisons entre différents métiers sont opaques et étanches. Mais dans ce cas, on intervient avec un minimum de droits (commenter...), alors que lorsqu'on est dans son pré-carré, on peut être le "grand manitou".

Plus largement, contrairement à la légende, le Web n'est pas une organisation plate. On peut observer une volonté générale de trouver des repères : classement, identification des "influenceurs", des leaders, des animateurs, mapping et cartographie de volumes d'informations et de liens...



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