mardi 24 février 2009

L'arlésienne du ROI - Retour sur Investissement

Même si je suis un militant convaincu de la nécessité d'approcher tout
système par une problématique d'objectifs, donc d'identifications de
résultats, soit de définition d'indicateurs permettant de valider ces
résultats... il n'en reste pas moins que parfois la tarte à la crème du
ROI me fait plus penser à une excuse pour refuser de s'engager plutôt
qu'une volonté véritable de piloter pour maîtriser.


En j'en viens parfois à me demander si la mise en place de
l'électricité, la création d'un journal interne (au fait, est-ce que
quelqu'un connaît la formule permettant de valider le retour sur
investissement d'un journal interne ?), l'installation du téléphone,
l'installation du fax, de la photocopieuse, l'accès Internet (Ah oui,
là j'ai commencé à rencontrer le problème...)... ont soulevé les mêmes
blocages et exigences de justifications pour investir de la part des
directions qu'on peut le rencontrer lorsqu'il s'agit d'implanter des
services de collaborations et partages de l'information ? - Oui, j'ai
conscience que la question est longue.



3 commentaires:

  1. Les exemples que tu donnes tiennent en grande partie d'un constat sociologique à faire, difficilement chiffrable. Le ROI est donc dans ces cas (journal interne par exemple) un risque à maîtriser, un temps à accorder (que des coûts pour un financier). Les flux futurs générés (et actualisés, soyons fous) par une telle décision semble donc négatifs pour tout "financier" qui se respecte. Donc pas de ROI, donc pas de projet.
    Le travail à faire est complexe :
    - Limiter les coûts au maximum dans la phase de projet afin que l'investissement soit minime - mauvais pour les consultants et prestataires
    - Limiter les intervenants internes et externes sur le projet et son exploitation (coût de vie de l'outil, maintenance) - Mauvais pour les prestas.
    - Chiffrer des avantages futurs provenant de cette exploitation (afin de faire constater que le ROI peut exister).
    - Avoir des exemples empiriques (oui je sais, c'est le serpent qui se mord la queue).
    Tout comme le ROI n'est qu'une mesure sociale dans ces cas, la vente du projet ne peut se faire que sur des bases sociologiques, non directement chiffrables financièrement. Ce n'est donc pas aux financiers mais aux opérationnels qu'il faut s'adresser, en mettant tout en oeuvre pour limiter les coûts, le temps et faire comprendre l'intérêt futur d'une telle aventure.
    PS : Je ne connais pas la formule de calcul du ROI d'un journal interne, et je ne suis même pas sûr qu'une telle chose existe, tellement ce ROI est lié à des variables socio.

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  2. C'est là où est la difficulté... On est au croisement de plusieurs facteurs :
    - avec le temps, certains investissements (ou équipements) coulent de source. Mais quand ils démarrent, c'est la période de prêche ;
    - une dimension sociale numérisée... tout le problème d'intégrer des paramètres sociaux dans un système binarisé ;
    - une direction qui reste malgré tout maîtresse des investissements et qui n'a qu'une lecture financière des décisions qu'on lui demande de prendre
    Comme disait l'autre "avec le temps, ça va, tout ça va..." - à moins que ce ne soit l'inverse ;-)

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  3. C'est donc le moment d'être créatif et communiquant.
    C'est un vrai métier en fait la comm ;-)

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