mercredi 18 février 2009

On n'est jamais à l'abri de tomber sur un c..

J'écrivais il y a quelques temps quelques réflexions (Le cercle des lecteurs) sur le fait que la communication écrite avait ceci de particulier que l'on n'est jamais certain de la manière dont peuvent être interprétés des propos, notamment selon le degré de relations qui existent entre l'auteur et le lecteur.

Cela me rappelle par ailleurs cette bonne feuille qui était publiée il y a quelques années dans l'hebdomadaire Le Point où l'écrivain imaginait des échanges d'emails en entreprise avec "copie", "répondre à tous", "transfert"... qui immanquablement dégénéraient et finissaient en engueulades musclées.

Be careful what you post est en ce sens un exemple parfait de la manière dont une situation peut dégénérer pour rien. A la base, il n'y a rien. Un employé de l'agence Ketchum (Relations Publiques) qui twitte un petit message sur la ville où il se rend pour une présentation au Board et direction de Fedex. Donc, rien. Il twitte qu'il mourrait s'il devait vivre dans cette ville. Ce n'est pas très gentil mais qui n'a jamais dit, écrit un truc dans le genre quand il s'agit de... (ahah, vous avez crû pouvoir m'avoir !). Donc, toujours rien. Oui, mais voilà. Un employé de Fedex lit ce twitt et envoie un email à ce gars de Ketchum pour lui dire qu'il désapprouve la critique de sa ville, que d'ailleurs nombre de cadres et dirigeants de Fedex sont originaires de cette ville...etc. bref, déjà le courrier en lui-même ne crée rien. Pourtant, l'envoi du mail est adressé en mettant en copie la direction de Fedex et la hiérarchie de Ketchum... et là, ça devient le pataquès, la crise, les échanges d'analyses.

Les pros de la Com (les biens pensants) expliquent qu'il est inimaginable qu'un professionnel ait ainsi écrit un message désobligeant pour la ville où est situé son client, qu'un professionnel doit connaître les origines de ses clients, qu'il doit savoir que tout ce qui est publié sur Twitter est "mondial"... Autant dire que les pros de la com ont intérêt à ne plus écrire nul part sur Internet tant cela peut un jour leur revenir en pleine poire, étant donné qu'il y aura toujours un susceptible plus épidermique que les autres.

Les "pros and cons" de la ville en question s'étrillent. Quelques uns ne comprennent pas la nécessité de sur-réagir à ce genre de messages. D'autres ne comprennent pas que les directions s'impliquent dans le suivi de la réponse. Personnellement, j'avoue qu'à la place de la direction, j'aurais demandé à l'employé qui voulait défendre sa ville s'il n'avait que ça à foutre (mais bon c'est un avis personnel).

Peut-être qu'un jour on pourra porter ce genre d'affaires en justice...




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3 commentaires:

  1. "Sur la route de Memphis... lalala... sur le route de Memphis..." Quoi ?
    Non je l'ai pas dit.

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  2. bon, si je comprends bien il faut que je retire tout de suite mon post sur Seguela (http://www.leblogdecarredeciel.com/index.php?2009/02/18/296-seguela-bling-bling-et-la-montre-de-sarkozy) car je suis susceptible de tomber sur un c.... c'est ça ????
    Donc avant d'être attaqué en justice, je m'excuse, monsieur Seguela, je dirai plus de mal, pardon, je m'excuse, désolé, je suis qu'une merde....

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  3. @vinvin : ah ! je vois que quand on fait référence à Eddy Mitchell (enfin, lui, il ne parlait que de la route...), l'acteur du Road movie "à la rencontre de Clint E." se réveille ;-)
    @martial : pas convaincu que tu vas travailler pour Jacquot... donc aucun risque.

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