mercredi 11 février 2009

Un peu de rien...

C'est en constatant qu'il ne me restait plus que 5 minutes de batteries (et encore, plus j'écris, plus la perte d'autonomie s'accélère) que je me suis dit qu'il fallait que je me dépêche de boucler ma note. Premier élément de décision, de quoi parler ? Car après tout le sujet fait le texte. Je ne sais pas pour vous, mais pour moi le sujet vient souvent d'une idée éclair qui se formalise sous forme de titre. J'ai le titre, j'ai l'idée, j'ai le contenu... On pourrait penser l'inverse et certainement que certains développent des tas d'idées qu'ils regroupent ensuite pour finalement décider du titre. Pour ma part, le titre se fait verbe, ce qui est moins cher (JC, si tu me lis, passe le bonjour à ton père).

Je comprends cette difficulté individuelle qu'on peut parfois avoir à n'avoir rien à dire. Moi-même parfois, je n'ai rien à dire. La preuve ! D'autant plus lorsque l'exercice est imposé. Ce qui fait la qualité, c'est bien souvent la spontanéité.

D'où l'on comprend les difficultés des entreprises à concevoir cette manière de communiquer sans comité de penser hiérarchisé, sans découplage entre ceux qui savent écrire et ceux qui vivent sur le terrain. Alors quand on s'impose d'être plusieurs à ne rien avoir à dire de spontané... Je plains également les directions soumises aux impératifs de la législation qui impose d'écrire comment on va bien à intervalles réguliers, ou tout simplement trimestriels.

Tout cela pour vous dire qu'un peu de rien, qui est quand même le titre qui m'a imposé le fond, ça fait parfois du bien.



1 commentaire:

  1. J'ai toujours pensé que le rien, le vide, la vacuité, était un concept (mais aussi un sentiment) qui pouvait rassembler la philosophie occidentale et orientale. A l'unicité pythagoricienne correspond le vide recherché du Theravada, du Tao et du Chan. l'accumulation des connaissances me fait penser à la baignore que l'on remplit et que l'on vide ensuite pour mieux renaitre. En gros et pour faire simple, tout cela est magnifiquement illustré dans 2001, l'odyssée de l'espace de Kubrick. Dans l'expérience Zen, la méditation du mur nous conduit a faire un vide total. L'abscence de pensée, (le vide) est source de conscience/ Essayez, c'est magique (après de longues années de pratiques).

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