vendredi 6 février 2009

Vive l'intelligence collective

Partial map of the Internet based on the Janua...Image via Wikipedia

Dans un monde de buzz où les organisateurs d'opérations ne se satisfont
que de bruits, je me demande souvent si ce n'est pas faire trop
d'honneur que de parler d'une opération que l'on n'apprécie pas.


La presse est en crise. De nouveaux supports ont vu le jour, qui
fonctionnent selon des règles qui diffèrent des salles de rédaction
traditionnelles et qui s'appuient en particulier sur la participation
des lecteurs / contributeurs. Ainsi Le Post. Sur son Twitter, Benoît
Raphaël
nous tient ainsi régulièrement informé des succès d'audiences
de ce nouveau media. On aurait ainsi la preuve que ces nouvelles formes
d'informations constitueraient les nouvelles formes de culture des
masses atomisées de demain... et de nouveaux modèles économiques. Soit
! Tant mieux, les choses bougent. Les modèles se remettent en cause.
Des monopoles se craquèlent... etc. C'est ainsi que l'on apprend
aujourd'hui que "le bal des blogueuses" est l'article le plus lu sur
les 3 derniers mois (benoitraphael "Le bal des blogueuses", buzz
réussi: l'article le plus lu sur Le Post sur les 3 derniers mois.
http://tinyurl.com/bm7lzl). Et là, je m'interroge...


Quand je vois le fossé qui se creuse entre le monde des entreprises et
l'Internet grand public, je suis de plus en plus circonspect sur les
éléments de réponses que l'on peut apporter à ces organisations. Si
elles sentent bien que le Web2.0 et les nouvelles formes de relations
qu'il définit sont potentiellement sources de bénéfices, dans le même
temps elles ne peuvent s'empêcher de penser que tout cela n'est pas
très sérieux et risquent de disperser les énergies. En tant que
consultant, on passe son temps à traquer les cas de succès qui
pourraient faire sens et parler au monde professionnel. On passe son
temps à se creuser les méninges pour affiner les arguments, les
rapprocher de ce qui résonne en entreprise - le fameux retour sur
investissement. On explique donc la richesse collective, l'intérêt du
User Generated Contents - que je traduis en Employee Generated Contents
au niveau de Sociotis, l'émergence des nouvelles idées, la libération
des énergies qui rend ce monde meilleur....


J'ai peur que ce genre de succès (le bal des blogueuses) ne fassent
vraiment du mal à nos argumentaires pour inciter les entreprises à se
libérer de leurs pesanteurs organisationnelles. Pour autant je ne veux
pas céder au pessimisme et j'espère le jour où les cultivés feront
masse, que l'on puisse avoir des contenus et moins de bruits.







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