lundi 9 mars 2009

Bookmarking interne et veille économique

Piste de réflexion pour mettre en oeuvre un site de veille collectif en
s'inspirant de référents comme Delicious, Digg, Wikio...


Chaque employé dispose en général de ses propres sources
d'informations. Il construit au fur et à mesure son propre
environnement d'informations, qui va bien au-delà des magazines
professionnels ou autres sources d'informations poussées en interne.
Chacun a ses habitudes, que ce soit au travers de l'abonnement à la
Newsletter jusqu'à celui qui s'abonne aux flux RSS via un intégrateur
(Google Reader, Netvibes, NetnewsWire...).


Image 1
La richesse (fonctionnelle) des sites grand public de partages de
sources d'informations provient de l'agrégation collective de ce que
chaque membre estime être intéressant, pas uniquement pour soi, mais
également pour les autres. Et c'est au travers du croisement entre les
sources d'informations personnelles que l'on propose, qui sont communes
à d'autres utilisateurs que l'on se découvre des atomes crochus, que l'on identifie de nouvelles sources d'informations et que
l'on développe ses contacts.


Sur un plan interne, la connaissance de son environnement passe par une
veille sectorielle souvent confiée (et limitée) à quelques personnes
relevant en général de la direction des études. Ces quelques "happy few"
sont mandatés pour déterminer les sources d'informations intéressantes
(pull) et qui elles concernent (push). Cette organisation est dépassée,
sans pour autant être inutile dans la mesure où elle peut évoluer en animateur de communautés de veille.


Mettre à disposition des employés un site leur permettant de référencer
des sources d'informations qui leur semblent utiles dans le cadre
professionnel permet de démulitplier le sourcing de sa veille de
marché, tout en permettant de dégager des sources communes (sources
référencées par différents collaborateurs) qui s'imposent dès lors
comme des sources de référence, enfin de bâtir un fonds d'informations
qui se capitalisera avec le temps.


La mécanique doit être simple et il faut dans ce cas envisager des
petits utilitaires type "bookmarklet" qui permettent de référencer en
un clic une info intéressante. Les premières sources peuvent être
imposées (retour à l'équipe en charge des étdues sectorielles) afin de
mettre à disposition le "minimum vital", tout en permettant
l'enrichissement collectif progressif. C'est à ce stade qu'il peut être
nécessaire d'organiser des ateliers pour expliquer comment référencer
une information, comment la qualifier (commentaire de présentation
complémentaire, taggage..). Le principe de votes permettant à chaque
employé de valider l'utilité d'une information permet de dégager les
informations importantes à l'ensemble. Enfin, une classification par
"chaînes" (traduites sous formes d'onglets) correspondant aux
différents métiers de l'entreprise permet à chacun de pouvoir se
concentrer sur les sources qui le concernent au premier plan.


Sur le plan technique, pour les entreprises qui supportent
l'open-source, il existe des solutions simples à mettre en place (1/4
d'heure - si, si...) qu'il faudra bien entendu un peu adapter (côté
technique par intégration avec le système d'annuaire d'entreprise pour
créer les comptes, côté deisgn pour l'habiller aux couleurs, côté
fonctionnel pour adapter "à la marge" les règles d'organisation des
informations). Il est surprenant que les entreprises ne se lancent pas
plus avant dans ce genre de dispositif simple à déployer et à
s'approprier pour les employés qui peuvent par ailleurs y trouver un
service valorisant leur culture de partage (les plus actifs, les mieux
notés...).









Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire