mardi 3 mars 2009

Born to be native

Je suis toujours admiratif de ces études qui établissent des classements, des profils... un peu à la manière de ces grands ethnologues analysant les peuplades reculées pour les passer aux tamis de nos grilles de lecture anthropomorphiques (ça, c'est une peau de banane...), mais globalement en moins bien quand même car au niveau de l'analyse marketing, le découpage en tranches, en cercles, en nuages... ne sert qu'à identifier des espèces de clusters à qui on va pouvoir adresser un discours, un produit ou un service industrialisé. Si avec cette phrase, je ne suis pas classé dans le concours des plus longues phrases...

Ils commencent donc à entrer dans le langage courant qu'il y a des "digital native" (d'ailleurs un découpage sociologico-marketing a beaucoup plus de valeurs lorsqu'il est exprimé en anglais), des "digital migrants"... Et cela explique tout ! Les écarts d'incompréhension entre les jeunes et les anciens (auparavant, on impliquait les modernes), le blocage des entreprises à s'internetiser...etc.

Il en est même qui nous explique que les "digital native" lisent moins de livres qu'avant (c'ets le ministère de la culture qui a fait une étude, c'est vous dire si c'est vrai). Evidemment, on ne parle pas dans cas des diplodocus native qui lisaient encore moins de livres et qui se faisaient engueuler pareil lorsqu'ils taguaient les parois de la caverne (alors que Pierreàfeu venait de refaire la grotte à la chaux).

Heureusement, il existe des initiatives tendant à montrer que, par une espèce de retournement de cycle, l'écriture n'est peut-être pas le forme ultime de transmission des savoirs à l'heure où l'on peut compiler des images, se filmer, s'enregistrer et diffuser...



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