mercredi 18 mars 2009

Micro-formatage des discussions

La nouvelle version de Facebook se rapproche définitivement du concept
de Twitter. Une réduction (concentration) des messages qui intensifie
la réactivité et le dynamisme des échanges. Peut-être au détriment du
fond, encore que l'on puisse envisager que le fond se définit par
agrégation de micros-interventions. Du reste, il est assez rare que
dans une conversation, quelqu'un monopolise la parole pour
systématiquement se livrer à de longues tirades structurées et étayées.


A n'en pas douter, c'est une vraie tendance de fond pour le futur des
plates-formes conversationnelles et autres réseaux sociaux. Du reste,
les initiatives sont nombreuses sur le plan des solutions utilisables
en interne aux entreprises pour digitaliser (donc capitaliser) ce fonds
informationnel fait d'échanges ponctuels. Vous pourrez trouver une
liste assez étendue à cette adresse :
http://www.web-strategist.com/blog/2008/09/08/list-of-enterprise-microblogging-tools-twitter-for-the-intranet/


Pour l'utiliser au sein de Carré de Ciel / Sociotis, Yammer est très
bien. J'ai noté par ailleurs l'initiative de la société Automattic qui
a développé un "Twitter like" à partir d'une solution Wordpress
Multi-user. A noter également Jointcontact qui mixe les principes du réseau social
professionnel avec les concepts de la gestion de projet (due date,
tâches...).


Le micro-message "impose" une forme spontanée d'expression qui casse
les codes de l'information formalisée sous forme de notes (mémos,
communiqués...). C'est une forme intéressante pour appuyer une volonté
de casser les barrières ou aplanir les organisations car elle est plus
facile à appréhender et à approprier pour les utilisateurs. Plus c'est court, plus on ose franchir le pas, sans crainte d'être noté (réminiscence scolaire).

Par ce
biais, on habitue plus facilement les employés à oser prendre la parole
- qui reste toujours le point d'achoppement de la mise en oeuvre d'une
plate-forme collaborative en environnement professionnel.











Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire