mardi 10 mars 2009

Social Media à la NASA

La NASA a procédé à la mise en place d'un projet pilote de Réseau Social interne dont les conclusions sont mises en ligne par la société éditrice de la solution qui a été utilisée dans ce cadre, SocialCast.

Je reviendrai sur le point de lancement de ce projet pilote en fin de note. Je préfère démarrer par les points positifs.

Le
projet s'est déroulé en 2 phases. La première phase a démarré auprès
d'une centaine de collaborateurs identifiés et intéressés pour faire
partie de l'expérience. Le déploiement s'est fait rapidement puisque
cette première phase a duré 30 jours.

Le contexte proposé aux utilisateurs a été formalisé en 2 chapitres :
-
les règles de base ont clairement défini ce qui était interdit (pas de
contenus soumis à droits d'auteurs, périmètre d'utilisateurs limité
aux détenteurs d'emails type "@nasa.gov", contenus uniquement à caractère professionnel) et ce qui était autorisé (information personnelle sur la fiche de profil) ;
-
les règles de participation : (au moins) 5 questions / idées ; (au
moins) 2 réactions / commentaires ; fiche de profil obligatoirement
renseignée ;
- la présentation d'un certain nombre d'actions possibles

Ces
règles ont été présentées au niveau de la page de connexion afin de
s'assurer que tous les participants comprennent le périmètre du projet.
Elles sont claires et simples. Je trouve que l'idée de procéder ainsi
est très bonne.

Dans une phase 2 (30 jours), le périmètre a
été élargi, les utilisateurs pouvant inviter d'autres utilisateurs à se
joindre à la plate-forme.

L'étude donne quelques chiffres intéressants.


  • Ainsi
    de 87 utilisateurs au démarrage, le projet a concerné 293 personnes à
    la fin de la deuxième phase.

  • Au total : 79 questions (générant 561
    réponses), 40 idées (générant 250 commentaires) et 10 notes (générant
    79 commentaires) ont été mis en ligne sur cette période.

  • Enfin, le
    contenu a été indexé au travers de 391 tags sur la période, dont 127
    utilisés 2 fois.

  • Dans les modes de participation et d'échanges, on
    trouve la confirmation d'un fort décloisement organisationnel et
    géographique.



Le point qui me chiffonne personnellement quant
à ce projet est l'absence d'objectif initial autre que de déterminer
l'intérêt de mettre à disposition un service de réseau social
professionnel. C'est ainsi que l'étude récupère en fin de partie la
liste d'un certain nombre de projets transversaux sur lesquels les
différents participants travaillent. Je pense qu'il aurait plutôt fallu
commencer par là : identifier des projets transversaux et parmi ces
projets, des noyaux de collaborateurs "moteurs". Ceux-ci se seraient
chargés d'étendre les invitations aux autres membres du même projet à
partir du moment où ils auraient considéré le service comme efficace et
utile à leur projet.

Je ne comprends pas ces démarches
consistant à installer un traitement de texte pour savoir s'il est
utile d'avoir un traitement de texte pour produire du contenu, ou une
messagerie pour savoir si c'est un service utile à la communication
entre collaborateurs... Personne n'aborderait le sujet ainsi. Enfin,
personne ne devrait aborder le sujet ainsi, au risque de donner un côté "gadget" à ce genre de démarches alors qu'on est plutôt sur des sujets de meilleure productivité et d'organisation générale.



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