dimanche 31 mai 2009

Qu'est-ce qu'une discussion, finalement ?

J'avais déjà abordé ce sujet par le passé à l'occasion de présentations sur l'évolution du Web, et en particulier, avec le développement de l'UGC et des réseaux sociaux ou sites communautaires d'aboutir à cette notion de marché qui devient finalement une grande discussion.

L'acte d'achat n'est au final qu'une action très limitée dans le temps qui hérite au préalable de recherches d'informations : les avis des autres, les commentaires, ce qui est vrai dans le discours officiel de l'entreprise, ce à quoi il faut faire attention...

Logiquement, cela conduit à s'interroger côté entreprise sur ce qu'est une discussion. Positivement, pour développer un échange sincère avec ces gens qui ont un avis sur le produit ou le service. Cyniquement, pour en comprendre les mécaniques et agir dessus (influer). 

Mais finalement quand on cherche à définir ce qu'est une discussion, on se rend compte qu'il est plus aisé de définir ce que ce n'est pas, plutôt que ce que c'est. Et cela fait deux fois que je me fais coincer là-dessus. Même Wikipedia est plutôt léger là-dessus. "Discussion" renvoie directement sur la page "dialogue" et la définition comporte une section consacrée à "Ce que le dialogue n'est pas".

Voici donc une tentative wikipediesque pour définir ce qu'est une discussion.

Une discussion est un processus itératif fait d'échanges interactifs d'informations entre plusieurs personnes, a minima entre 2 personnes. Interactif ne signifie pas forcément numérique, mais qui relève de l'interaction. Il y a discussion lorsque chacune des parties réagit aux signaux de l'autre partie. La confrontation des signaux a pour objectif d'enrichir la connaissance des différentes parties. Cela implique l'écoute qui est le point de départ constituant le prolongement de l'échange.




mercredi 27 mai 2009

Lancement de Soft RH

Soft RH est une association qui a officiellement été lancée ce soir (26 mai 2009) à l'initiative de 5 start-up éditrices de solutions logicielles dans le domaine des RH :
- BlueKiwi
- Crossknowledge
- OpenPortal Software
- Talentsoft

Sofinnova Partners parraine cette initative, qui est par ailleurs sponsorisée par Microsoft.

Point commun de ces sociétés : des services Web2.0 (identification, transparence, commentaires, votes, participatifs...) et un modèle économique en mode SAAS (Software as a service) permettant des mises cycles de décisions et mises en oeuvre souples et rapides. 

Tout ce petit monde ainsi qu'une bonne centaine de participants étaient donc rassemblés à la Maison des Arts et Métiers (magnifique bâtiment au passage) à cette occasion.

Seul bémol, Laurent Wauquiez, Secrétaire d'Etat à l'Emploi, devait nous gratifier de sa présence et conclure notamment la table ronde. Malheureusement, l'actualité législative en a décidé autrement (encore un coup de Dédé Lefebvre jamais à court d'idées pour allumer des contre-feux et déporter le débat...).

Après une introduction de la part  d'Olivier Sichel, Partner de Sofinnova et Jean-Stéphane Arcis, Président de Soft RH, 5 entreprises ont évoqué leurs expériences concernant l'utilisation de ces nouvelles solutions dans le cadre de leurs projets RH (Renault, Sogeti, Française des Jeux, Alcatel Lucent et Microsoft).

Soft RH travaillera rapidement sur la mise en place d'un Observatoire de l'utilisation des services Web2.0 dans les entreprises, ainsi que sur l'interopérabilité des différentes solutions.




mercredi 20 mai 2009

Transfert de budget du Off vers le On

Le mouvement de fond est amorcé. Les budgets glissent du "Off" vers le "On". pour autant, nombre d'entreprises s'interrogent sur le point de bascule.

- Ok, j'ai fait des projets tests (campagnes, affiliations, sites événementiels,...) qui sont plutôt probants, mais la question c'est : si je bascule tout, est-ce que j'aurai les mêmes résultats.

J'ai envie de dire... peut-être (Ouh là, j'ai pris un risque).

Je ne suis pas convaincu que les résultats obtenus avec un budget de 100K peuvent être projetés en faisant une règle de 3 à partir de l'hypothèse d'un investissement de 10 fois ou 100 fois ce montant (quoique je l'ai vu faire ainsi dans d'autres circonstances, c'est tellement séduisant sur le papier...).

La grille de lecture est fausse.

Dans une stratégie traditionnelle, on fait du mass-media. On arrose pour toucher et concerner un peu, quelques uns. Mais ces quelques-uns suffisent à faire l'affaire.

Dans une stratégie on-line, il faut viser l'effet rebond et soigner ses "aficionados", ses "ambassadeurs", ses "fans"... C'est dans cette optique qu'il faut penser son budget et ses plans d'actions. Il faut se donner les moyens d'être en interactions directe avec chacun des membres de la communauté. Il faut donner les moyens à ces derniers de s'emparer du sujet et de développer pour votre compte vos opérations.

Stratégie de volume à bas coûts contre proximité à coûts d'orfèvre...



mardi 19 mai 2009

La communauté des sportifs

Crossfit.com est un site communautaire intéressant. Pas de fioritures d'images (c'est le moins qu'on puisse dire), des inputs simples (des exercices à réaliser) diffusés sous forme de notes basiques (pas d'effet waouh ! à la sauce flash vidéo animée buzzifiante...), une communauté active (je réalise et je rapporte) qui n'est pas contraint par des formulaires d'inscirptions, et qui se démultiplie dans la vie réelle (stages, certifications...) donnant une réalité économique au concept...

Pas à dire, une stratégie communautaire n'a que faire de la technologie. De la passion, simplement de la passion.



vendredi 15 mai 2009

Ilife'09, ça ne tient quà vous...

Je viens de commencer à tester Ilife'09, la dernière suite logicielle d'Apple pour gérer photos, vidéos, musiques, web. Sincèrement, je n'utilise que Iphotos et Imovie. Très sincèrement, je viens juste de mettre les mains dans Iphotos et je me dis qu'il ne tient qu'à vous (sous réserve que vous soyez équipé d'un Mac) de faire toutes sortes de présentations en profitant des fonctionnalités de ce logiciel.

Le classement des photos est en soi un vrai bonheur. La fonctionnalité de pouvoir identifier des personnes (reconnaissance faciale) est plus qu'impressionnante. Mais surtout, je pense que c'est le service de Diaporama avec ses modes de séquences qui est un vrai bonheur...

Si j'avais un hôtel, un lieu touristique, un évènement...etc. je pense que je n'hésiterai pas à abuser de cette solution.

En attendant, voici une présentation de l'hôtel (Pandora Resort) de mon poto Horacio à Koh Samui (Thaïlande). Temps de réalisation : moins de 30 minutes...






mercredi 13 mai 2009

Projet informatique, définition des besoins par la discussion permanente

Tout projet informatique démarre par une phase d'expression des besoins qui sont recueillis auprès des futurs utilisateurs, ou d'un panel (groupe de travail). Ces besoins sont ensuite formalisés sous la forme d'un document de synthèse dit de définition des besoins.

C'est à partir de ce document qu'un certain nombre d'actions vont être conduites pour valider la pertinence, la faisabilité, le dimensionnement budgétaire. Dès lors que ces grandes lignes sont arrêtées, le projet va pouvoir entrer dans une phase de spécifications (détaillées) des besoins qui débouchera sur des choix technologiques, une procédure d'appel d'offres, des développements...etc.

Autant dire que cette phase initiale est primordiale car la moindre fonctionnalité oubliée peut avoir des répercussions très importantes au final. Cette phase est en général réalisée au travers d'interviews, d'ateliers de travail à plusieurs... qu'il faut ensuite synthétiser, valider, amender. Cette période peut générer un volume très important d'échanges (téléphone, emails...) dès lors que les utilisateurs impliqués se prêtent au jeu. Pour autant, hors des exercices imposés d'interviews ou d'ateliers, il n'y a pas forcément une émulation continue autour du sujet. Chacun est à ses tâches. Et il est préférable d'éviter de louper les réunions validant les avancées des travaux car ce sont les seules occasions où l'on peut prendre du recul et intervenir pour faire valoir son point de vue.

Il me semble qu'il serait pertinent d'accompagner cette étape d'un support on-line (une plate-forme conversationnelle) permettant aux acteurs impliqués de pouvoir spontanément mettre en ligne des points, suggestions, idées... qui leur tiennent à coeur et pour lesquels ils souhaiteraient éviter de les oublier en attendant la prochaine réunion physique (d'autant que c'est le genre d'idées qu'on a tendance à noter sur un post-it qui peut rapidement partir à la poubelle lors d'un nettoyage...). Dès lors, tous les participants auraient accès à cette information et pourraient la valoriser (commentaire, vote). L'équipe en charge de la formalisation des besoins disposerait d'apports multiples et divers, valorisés selon l'appréciation des autres utilisateurs. Plus simple dans ce cadre d'intégrer au document final les points importants et d'informer en temps réel les utilisateurs la bonne prise en compte (ou le refus motivé) de telle ou telle suggestion.

Bien entendu, cette étape doit impérativement être strictement limitée dans le temps.
Les solutions existent qui peuvent être opérationnelles en quelques jours à peine.



mardi 12 mai 2009

ROI et réseau social professionnel

Dès lors que l'on introduit la réflexion de déployer des systèmes conversationnels dans l'entreprise (blog, wiki, lab ideas, RSP...) automatiquement se pose la question de savoir ce que cela va rapporter. Le fameux ROI.

Le sujet fait débat et on peut trouver des positions pour, des positions contre et des positions qui donnent à réfléchir

Ceci étant, est-ce que c'est une bonne approche que de vouloir rentrer dans ce sujet de discussions. Est-ce que ce n'est pas un faux problème qui dénote une incapacité à comprendre des enjeux qui concernent avant tout l'organisation et le mode de fonctionnement d'une entreprise ?

La mise en oeuvre de tels systèmes au sein d'une entreprise concerne une organisation des usages qui concrétise une volonté d'aller plus vite et de pouvoir capitaliser sur les informations échangées au sein d'une entreprise.

De façon carricaturale, on pourrait demander quel est le ROI de l'email, ou du téléphone pour répondre à la question du ROI d'un réseau social d'entreprise... Cela n'a pas (plus) beaucoup de sens de poser la question en ces termes. La question importante en ce cas est : Lotus ou Microsoft, ou Gmail... un PABX, la téléphonie sur IP...

Ce sont les effets induits d'utilisation qui impactent les ROI des sujets opérationnels. C'est l'impact sur des objectifs et indicateurs classiques qu'il faut mesurer : on veut diminuer le turn-over, on veut diminuer le temps de traitement des dossiers commerciaux, on veut développer X nouveaux projets (Y nouvelles Business Unit) par an, on veut augmenter le taux de transformation des prospects en clients, on veut pouvoir identifier des fournisseurs plus rapidement sur la base d'un historique des opérations réalisées...

Pour cela, il faut aller plus vite, être plus efficace, trouver l'information dont on a besoin, pouvoir être impliqué quand cela concerne un sujet sur lequel on est expert (donc valoriser son expertise au préalable)... Ce sont les usages qui font le larron.



Gestion de l'innovation : interview de Eric Dos Santos / Feedback2.0

Feedback2.0 fait partie des solutions de conversations en ligne que l'on positionne chez Sociotis dans la case "Lab Ideas". Il s'agit ici d'échanges qui fonctionnent à partir de suggestions émises par la communauté, puis classifiées et valorisées par cette même communauté. Très efficaces lorsqu'on est sur des problématiques de gestion de l'innovation...






Même si c'est un effet induit par la qualité technique de la plate-forme et le fait que ce genre de systèmes démultiplie les contenus autour de l'entreprise, je ne suis toutefois pas convaincu que le levier e-reputation soit le levier de différenciation de cette solution.

Je vous renvoie à l'article du techoctv pour la présentation de l'interview, dont j'extrais 2 points qui me semblent pertinents :
- l’aspect web 2.0 doit correspondre à la stratégie de l’entreprise ;
- ce qui pousse une entreprise à s’intéresser à sa e-reputation et aux outils d’échange sont la maturité et la connaissance d’internet de ses dirigeants.

jeudi 7 mai 2009

Honni soi qui mal copie...

La protection d'une oeuvre est par définition très étendue. Elle protège toute création, sans forcément avoir besoin de déposer un copyright.

La notion même de création est elle-même très largement étendue (Elle recouvre « toutes les œuvres de l'esprit, quels qu'en soient le genre, la forme d'expression, le mérite ou la destination » (article L.112-1[5] du code de la propriété intellectuelle).

Il existe certes des exceptions à l'exercice du droit d'auteur (article L.122-5 du code de la propriété intellectuelle), où il est d'ailleurs obligatoire de citer le nom et la source de l'oeuvre (;-), mais "les exceptions énumérées par le présent article ne peuvent porter atteinte à l'exploitation normale de l'oeuvre ni causer un préjudice injustifié aux intérêts légitimes de l'auteur."

Dès lors, on peut s'interroger sur la fonction de "Faire suivre" qui de facto crée une copie. Alors, quand cette copie concerne une correspondance privée, il semblerait qu'il y ait doublé préjudice. Fort heureusement, le régime de la double est aboli. Enfin, il me semble...

Finalement, le principe moral devrait prévaloir, s'il en restait.Au moins, quand la loi Hadopi sera daoptée, on pourra fermer l'accès Internet de ces cabinets fétides.



mercredi 6 mai 2009

La presse aux fraises

Le secteur de la presse est en crise (j'ai sûrement déjà dû l'écrire celle-là). Cela reste pour moi plus un problème de support et d'organisation vis-à-vis de cette problématique du support que d'une éventuelle crise de marché visant à faire disparaître la fonction ou le métier. On n'est pas dans la situation du fabriquant de chandelles à l'heure du développement de l'électricité...

Je vous recommande au passage l'intervention de Maurice Levy sur ce sujet via le site MondayNote. Quelques prises de position et arguments intéressants, même si je ne suis pas d'accord sur tout, en particulier ce mélange des genres entre informations / actualités et son ersatz populaire, populiste, de caniveau... qui au travers du tamis de la publicité vise à faire croire que c'est pareil.

La partie la plus intéressante me semble ces dernières réflexions sur l'inutilité de cherche UN modèle économique, mais que chaque entreprise qui veut vivre de l'information doit se penser par rapport à son environnement et pas seulement au travers des méthodologies scolaires.

Pour le coup, cela m'a faire repenser à La Fraise en me disant qu'il y avait sûrement une place dans le paysage pour un organe de presse qui voudrait se développer selon ce modèle.

Le principe serait assez simple : le public décide des sujets (salle de rédaction en ligne) via une mécanique de propositions / votes ; la rédaction produit en fonction des sujets souhaités ; le dossier est accessible moyennant paiement, choix de support (en ligne, papier...). 

Là où cette organisation présente un intérêt est dans le choix d'un positionnement "musclé". Il ne s'agit pas de faire un ou deux articles sur le mode dépêche AFP, mais constituer pour chacun des dossiers un véritable travail de recherches et de mises en perspective. Par exemple, ne pas oublier de parler de Dostoievski à propos d'un dossier sur la Tchétchénie pour rappeler que l'on est dans un processus plus que séculaire et c'est en particulier là que réside le scandale.

C'est un positionnement haut de gamme qui s'appuie toutefois sur une communauté active... S'inscrire dans les besoins du moment mais en les développant au travers d'une mise en perspective permettant de redonner du sens.

Si cela intéresse une entreprise de presse - qui chercherait des pistes pour se réinventer, je peux développer, mais en live...



mardi 5 mai 2009

Ce sont les pros qui en parlent le mieux...

Comme je l'expliquais dans cette note "Communication interne 2.0, direction de la communication interne", les missions de la communication interne doivent évoluer pour notamment donner les moyens aux métiers de s'exprimer, au moins pour communiquer entre eux et partager ainsi des informations opérationnelles, des bonnes pratiques, des contacts...etc., éventuellement pour communiquer avec le reste des collaborateurs.

Cela implique de mettre à disposition de ces professionnels "de terrain" les moyens de pouvoir s'exprimer. Cela va de l'environnement technologique (une plate-forme web où le collaborateur peut s'exprimer) à d'autres facteurs d'adhésions (fiche de poste, formations...etc.).

J'ai récemment vu une très belle réalisation qui concerne des responsables de magasins qui font un très bon usage de la photo pour exposer aux autres les aménagements qu'ils réalisent  pour leurs rayons, leurs corners...etc. les uns et les autres profitant réciproquement des multiples expériences réalisées un peu partout dans les points de vente.