mardi 30 juin 2009

Les grands medias sont-ils autistes ?

Je me suis "amusé" récemment à baguenauder sur différents "pages" Facebook, en particulier celles qui pouvaient concerner les grands medias.

Que ce soit en France ou aux US, les résultats ne sont vraiment pas fameux.

Image 3

Pour les plus avancées (genre M6 ou NRJ) on est à peine à 40.000 "fans". Même à l'étranger, hormis CNN et surtout MTV qui m'ont fourni des chiffres en phase avec ce que j'imaginais, comment expliquer les 36.000 "pelos" de CBS.

Il faut vraiment se tourner vers les émissions pour enfin disposer d'une base accomplie et certainement représentative d'un réel potentiel de discussions, si ce n'est d'engagements et d'échanges. (désolé pour la faute de frappe de Nouvelle Star...) Mais s'il fallait creuser, serait-ce une si bonne chose que de constater ce succès du nombre de fans à Secret Story ?

Je n'ose développer sur la presse tant les chiffres sont éloquents et confirment que ces groupes de medias n'ont toujours pas saisi le nouvel emplacement des kiosques à journaux...

En même temps, comme nombre d'entreprises en sont toujours à se demander jusqu'à quel point on peut laisser les salariés surfer sur Internet, il est évident que cela peut difficilement créer des échanges entre l'entreprise et le monde extérieur, qui semble bien le lui rendre en affichant un mépris désintéressé.



jeudi 25 juin 2009

Plan de communication, nouvelle donne, nouveau timing

Dans un secteur qui ne cesse d'évoluer pour tenir de plus en plus compte de l'avis des clients, prospects, partenaires...etc. le plan de communication ne s'est pas encore suffisamment remis en question.

Traditionnellement, le plan de communication est construit à partir des opérations que réalisent l'entreprise. Elle seule décide quand et comment elle souhaite communiquer.

Dans un univers Internet qui implique de plus en plus des ressources externes, qui sont elle-mêmes génératrices d'événements, il est nécessaire de prendre en compte ces facteurs pour rester en phase avec sa (ses) communauté(s).

Si vous montez une page sur Facebook, vous décidez de communiquer en direction des fans au bout de 3 mois, ou lorsque vous avez atteint 2.500 fans (ce qui peut être réalisé en 2 semaines ou 6 mois) ?

Si vous montez un blog, vous décidez de faire une communication spéciale pour fêter l'anniversaire de votre site, ou lorsque vous avez atteint le nombre de 1000 commentateurs différents ?

Si vous montez un site visant à recueillir les avis des consommateurs (boîte à idées, gestion de l'innovation), vous faites une communication spéciale au bout de x mois ? ou lorsque vous avez recueilli X bonnes idées qui ont permis la mise en oeuvre de X améliorations ?

Cela implique que vous ne maîtrisez plus tout à fait le calendrier de certaines étapes du plan de communication. En revanche, cela implique d'anticiper très en amont le dispositif à déclencher à la seconde s.



mardi 23 juin 2009

Twtapps : applications pros via Twitter

Twtapps.com vous permet d'utiliser un certain nombre d'applications qui vont vous permettre de "rentabiliser" votre réseau Twitter.

C'est bien beau d'avoir plein de Followers, c'est mieux de pouvoir les impliquer dans vos actions, interrogations...etc. Chaque application s'appuie donc sur votre compte Twitter et lorsque vous l'utilisez diffuse votre application. Vous pouvez par ailleurs diffuser cette application en direction du mail, de facebook... De quoi démultiplier les points d'impacts auprès de vos différentes communautés.

Petit passage en revue du catalogue disponible :
- Twtpoll vous permet de construire un sondage simple (une question, x réponses en mode réponse exclusive ou multiple);
- Twtbizcard vous permet de construire une carte de visite ;
- TwtQpon vous permet de gérer une opération de coupon de réduction ;
- Twtjobs vous permet de diffuser votre CV (format Twitter) ou de poster une offre d'emploi ;
- Twtbiz vous permet de qualifier des recherches "business" (entrepreneurs, investisseurs...) ;
- TwtTrip vous permet de planifier et signaler votre itinéraire (et ainsi partir à la rencontre de Twitters users - qui sont parfois des vrais gens dans la vraie vie, c'est ça qu'est drôle) ;
- Twtwlst vous permet de construire une "wish list" pour un évènement particulier ;
- Twtcard vous permet de diffuser une carte de remerciements, de voeux...etc.
- Twtpets vous permet d'organiser un jeu à partir d'animaux domestiques...

Moi, je dis bravo !

Ceci étant, on en revient au même problème de base. Il faut savoir exister sur ces réseaux pour pouvoir en exploiter les potentiels...



lundi 22 juin 2009

Internet : évolution des rapports de forces

Je vous conseille l'intervention de Clay Shirky à TED,

Son analyse de l'évolution des rapports de forces pour les médias ou les politiques est très éclairante.

Image 1 Je vous recommande en particulier son schéma aux alentours de la 17ème minute qui concerne ce qui a changé dans l'environnement des médias, qui n'est pas sans rappeler ce que j'explique au travers de Sociotis s'agissant de l'introduction de flux Bottom-up (les collaborateurs font remonter à la direction leurs avis, réactions... au travers de commentaires, votes, possibilités de s'exprimer), mais surtout de flux entre collaborateurs (Employee to Employee) qui constituent la majeure partie de la valeur informationnelle d'une entreprise mais qui n'était jusqu'à présent quasiment pas capitalisable.
De gré ou de force, les entreprises doivent s'adapter à ces nouvelles habitudes et manière de fonctionner. Elles ont du reste tout à y gagner. A ne pas vouloir permettre ces possibilités d'échanges, elles risquent de connaître une fuite certaine d'intelligence, les collaborateurs les plus dégourdis n'hésitant pas en ce cas à utiliser des services externes leur permettant de satisfaire leurs besoins. Mais en ce cas, ces échanges iront créer de la valeur en dehors de l'entreprise...



Fête de la musique, créativité et récupération

Utiliser un ancien bidon d'huile pour fabriquer un banjo, un vieux barbecue pour fabriquer une guitare, une vieille boîte de gâteaux pour une guitare "lap steel".... voilà de quoi rendre hommage à la musique en ce lendemain de la fête des amateurs, à Internet, à la créativité, à la récupération dans un mode développement durable...










vendredi 19 juin 2009

Au-delà de la crise...

Une crise comporte une dimension éclair, rapide dans le temps, qui impose une prise de décision pour s'en sortir. Idéalement, la décision vise à revenir à la situation initiale, mais il est clair que c'est rarement le cas, la crise débouchant en général sur des modifications ou transformations de l'environnement qui obligent à définir de nouveaux modes de fonctionnements.

Alors que certains politiques, chefs d'entreprises... commencent à évoquer une soit-disant "reprise" qui ne peut être envisagée avant 2010, voire 2011, peut-on réellement encore parler de crise ? Ne serait-on pas plutôt dans une situation héritée d'au moins deux crises majeures que nous n'avons pas su détecter à temps et qui ont profondément et durablement modifié l'environnement de sorte que les règles appliquées jusqu'à présent ne permettent plus de fonctionner ? Les deux crises majeures auxquelles je fais allusion sont la crise financière d'une part et la crise écologique d'autre part. Toutes deux se sont signalées dès les années 1970 sans que nous ayons su réagir comme il le fallait à l'époque. Elles viennent de se percuter de plein fouet. Nous payons les pots cassés de ces aveuglements coupables.

Je ne crois pas qu'il y aura de phénomènes de reprise. La nouvelle donne est là. Les consommateurs vont revenir à l'essentiel : moins de produits industrialisés, préférence au naturel, à la proximité, avec le paradoxe de toujours chercher le moins cher. Prise de conscience générale que chacun est responsable de la situation de sur-exploitation : moins de voyages, donc impact sur le transport aérien, le secteur du tourisme... Conscience également que les nouvelles technologies sont là pour changer la donne mais qu'elles restent encore inabordables tant le différentiel de prix avec les offres classiques est trop important : arrêt des achats de voitures, reports de certaines réfections... dans l'attente de nouveaux moyens de se transporter, de se chauffer, de s'éclairer.

Il n'y aura pas de retour à la situation d'avant. Cela rend d'autant plus inquiétant les immobilismes actuels de beaucoup d'entreprises qui coupent, réduisent les coûts, baissent la tête, font l'autruche en se disant que demain ça ira mieux, avec ce vain espoir que demain ressemblera à hier...

Il y aurait beaucoup de choses à dire sur le rôle du Politique dans cette période, mais ce qui m'intéresse, c'est ce qui est en train de se passer pour l'Entreprise.

L'entreprise va devoir réapprendre la proximité. Cela signifie de re-décentraliser une certain nombre de décisions et réalisations. Le directeur de magasin va redevenir un commerçant et ne plus être un simple manager. Mais il jouera son rôle de commerçant en phase avec des valeurs.

L'entreprise va devoir réapprendre à tisser des liens avec son éco-système. Le secteur automobile a perdu depuis trop d'années les liens avec la recherche, l'innovation... constitués par un maillage de partenaires faits de petites sociétés, d'associations, de pouvoirs publics, d'universités et d'écoles. Comment expliquer autrement cette absence de remise en cause d'un autre mode de propulsion que le moteur à explosion ? Ce secteur est tellement englué dans cette logique qu'il n'envisage d'autre issue qu'en réduisant ses coûts de productions, n'ayant toujours pas compris que les clients ont depuis quelques temps intégré le fait que la voiture, en l'état, était sans avenir. Pourquoi acheter un produit qui ne porte aucun sens d'avenir ?

La matière première de l'entreprise est désormais l'information. L'information dans un mode de production reposant sur le contrôle / commande est un ensemble fini ; un stock dans lequel on puise. Dans un mode d'organisation fonctionnant sur l'échange, l'information est un flux qui irrigue tous les acteurs. L'information est la matière première de l'intelligence collective.

L'entreprise est une organisation sociale qui doit réunir une communauté de destins. Chaque employé est en train de devenir de plus en plus indépendant, auto-entrepreneur. Si le collaborateur appartient au maillage informationnel et relationnel de l'entreprise, il est alors un des ouvriers, producteurs de liens d'informations. Pour qu'il produise des liens efficaces, il faut qu'il adhère de lui-même à cet ensemble. La confiance constitue le socle de ses relations, qui se définit elle-même par le système de valeurs qu'on lui propose de partager.

 



mercredi 17 juin 2009

Sweet and Pepper

T-Mobile commence à être coutumier des évènements de foule, héritage des Flash Mobs apparus il y a peu où la seule force des SMS, Emails,... parvient à créer des attroupements de gens de tous horizons.

La dernière opération en date remonte au 30 avril 2009 où 30.000 personnes (chiffres selon les organisateurs) se sont réunies à Trafalgar Square pour chanter "Hey Jude". Super, c'est beau, c'est impressionnant, cela met en joie. Certain que lorsqu'on est au milieu de la foule, on doit avoir des petits frissons tendant à faire dresser les poils...

Voilà ce que ça donne :


Les Anglais ont tiré les premiers. Les Français relèvent le défi. Le 5 juillet prochain (16 heures pile), grand rassemblement prévu au Champ de Mars pour..., pour l'instant on ne sait pas. L'objectif est bien évidemment de dépasser les 30.000 personnes. Pour ceux qui sont sur Facebook, le groupe recensant les volontaires est à cette adresse : http://www.facebook.com/group.php?gid=81200462506&ref=nf A l'heure où j'écris, plus de 37.000 personnes se sont signalées. L'évènement français reçoit le soutien de Yahoo! qui s'engage par ailleurs à verser 10 euros par personne présente à une Association (laquelle, on sait pas, mais c'est forcément bien puisque c'est pour soutenir une grande cause).

Bon, c'est bien joli ces mouvements de foule, cette dynamique des réseaux, cette création "spontanée" d'évènements collectifs propres à marquer les mémoires et alimenter les futurs récits de grands-parents aux petits-enfants, mais ça ne fait toujours pas avancer le "schimilibilik". Ah, ça pour faire les cons et chanter, y a du monde ! Je ne vois toujours pas l'impact des réseaux sociaux sur la conscience citoyenne. S'il faut attendre des évènements comme les élections iraniennes pour réagir, il sera sûrement trop tard. Finalement, c'est à se demander si la classe politique ne manquerait pas de leader et de cause éclairée...Les hommes politiques ont-ils bien compris ce qui se passe ?




mardi 16 juin 2009

On parie que vous allez gagner...

Tel est le claim du PMU.

Mais, je m'interroge... Si je parie et que je perds, en fait, je gagne, puisque dans ce cas, le PMU aura perdu son pari que j'allais gagner ! Logique, non ?

Pas toujours évident d'être aussi imparable que 100% des gagnants ont tenté leur chance.



lundi 15 juin 2009

Saas, repenser le modèle économique

Le Saas (Software As A Service) est une discipline récente qui correspond bien à l'esprit du temps. Vous louez une application plutôt que de l'acheter, ou pire, de la faire développer.

Disponibilité rapide de services (il suffit d'ouvrir un compte), mutualisation des développements entre plusieurs clients, procédure simple pour arrêter le service lorsqu'on en a plus besoin.

Cela n'est toutefois pas sans poser de problèmes.

Le premier d'entre eux, toujours avancé par les DSI, concerne la sécurité. Quel est le niveau de garantie proposé par l'hébergeur de l'application, notamment en ce qui concerne la confidentialité des données de son client sur son instance mais également en ce qui concerne la reprise ou la récupération de ces données ? Il convient que l'éditeur proposant un service Saas présente toutes les garanties en la matière. Après tout, il suffit de se dire que les finances (qui sont pourtant un actif stratégique pour une entreprise) sont hébergées chez les banquiers, et non en interne...

Le deuxième problème, et non des moindres, concerne le mode de financement. Jusqu'à présent, les éditeurs de Saas que je connais proposent un système de tarification au nombre d'utilisateurs. Dans un modèle où il s'agissait de distribution de licence de logiciel, c'était assez logique. Dans un modèloe d'utilisation, cela me semble moins pertinent. Au bout du compte, cela peut représenter beaucoup d'argent et il est assez simple en ce cas pour des directions internes de tordre les chiffres pour "prouver" qu'au bout de x mois, le retour sur investissement d'un développement spécifique est plus profitable (toujours fausses ces démonstrations, car oubliant nombre de paramètres, mais tellement rassurantes...).

Il me semble que les éditeurs de Saas auraient tout intérêt à réfléchir et proposer des offres tarifaires reposant sur l'usage réel du service : l'espace occupé et le trafic. Peu importe après tout qu'il y ait 1 ou 10.000 utilisateurs. Ce qui est important, c'est la valeur créée. Et cette valeur se matérialise par l'espace disque occupé et la bande passante utilisée.

Cela permettrait certainement de simplifier la prise de décisions en proposant une offre tarifaire très concurrentielle.



jeudi 11 juin 2009

Depuis 2006...

... les Etats-Unis ont mis en place :
- Intellipedia (Avril 2006) : Wiki interne aux analystes et personnels de la CIA ;
- Diplopedia (Sept. 2006) : Wiki des personnels des Affaires Etrangères ;
- DodTechipedia : (Oct. 2008)  : Wiki des personnels du ministère de la défense;
-...
(Et Obama, n'était même pas encore là...)

Alors :
- Où en est-on en France ?
- Où en êtes-vous dans votre entreprise ?

Ah, au fait, il semblerait que ces solutions permettent de gérer les aspects Sécurité (si des fois, vos interlocuteurs techniques usaient de cet argument face à votre proposition d'utiliser ce genre de solutions).

Alors, comme d'habitude, ce n'est pas non plus en mettant en place l'outil que ça va se faire tout seul... Il faut trouver l'angle d'attaques, éventuellement envisager quelques formations ou du moins réunions d'informations, imaginer des dispositifs motivants... mais vous savez où me trouver ;-)



mercredi 10 juin 2009

Le temps Internet

L'ami Cédric nous signale 2 nouvelles fonctionnalités proposées par Google. Celle que je trouve assez intéressante est la fonction Timeline, qui permet de borner le temps de recherche, donc de segmenter les résultats (rappel : un segment est une droite bornée à ses deux extrémités, ce qui ne fonctionne pas avec la gauche... OK, je sors).

Timeline-google-blog Grâce à cette fonction Timeline, on s'aperçoit d'une chose étonnante par la magie des configurations des serveurs.

Internet existait déjà en 1900 ! La preuve avec le pic que l'on peut observer en ce qui concerne une recherche sur le mot "blog".

C'est pire que ce qu'Orwell pouvait imaginer...



lundi 8 juin 2009

Home, quelles suites concrètes ?

Le film de YAB est un bon film... sur le constat. Dans la droite ligne de la grande qualité des Français, mais également de leur pêché mignon, le constat, la synthèse de situation est excellente, mais cela ne va pas plus loin. On a du mal à la fin du film à savoir ce qu'il faudrait faire pour tenter de remédier à cette catastrophe. On se sentirait presque tétanisé, si ce n'est désabusé.

Pour ma part, j'en retire quelques pistes de réflexions pouvant impacter différents niveaux de société.

Si comme on peut le constater dans le film, Dubaï est un crime écologique, comment peut-on remédier à ce problème ? Soit on tape sur Dubaï et on s'interdit toutes relations tant qu'ils ne prennent pas des mesures adéquates pour ne plus faire dépendre leur développement du pétrole, soit on tape sur les entreprises qui "collaborent" à ce système (tous les grands groupes de construction) dans la mesure où ils ne remettent pas en question leurs méthodes de construction. Taper sur Dubaï ? Cela relève de relations étatiques, au niveau de la diplomatie. Taper sur les groupes de constructions ? Cela relève de la responsabilité des actionnaires, des banques, des actionnaires des banques...etc.

Concernant le secteur de la pêche, ne serait-il pas envisageable d'interdire les bateaux usines ? Tout du moins d'en limiter la taille ? Bien entendu, ce problème relève de l'OMC, de l'ONU, des normes applicables sur ce secteur... Encore une fois, la diplomatie doit rentrer en ligne de compte pour faire pression sur les Etats qui seront récalcitrants dans la mesure où le secteur Pêche constitue pour eux un pilier économique. Les citoyens en tant que tels peuvent être actifs en refusant de collaborer à ce crime écologique.

Puisque l'eau va devenir un enjeu stratégique certain ces prochaines années, peut-on continuer à accepter ce commerce des bouteilles d'eau minérale ? Dans la mesurer où dans l'ensemble des pays civilisés, l'eau distribuée par les réseaux publics est potable, quelle est la réelle nécessité de s'abreuver avec de l'eau vendue en bouteille ?

Les fruits hors saison ne constituent-ils pas une hérésie ? Ne faudrait-il tout simplement pas boycotter ce genre de consommations ?

...etc.

Le problème avec le film de YAB, c'est que je ne trouve pas de vision sur la manière de s'en sortir. De même que je m'interroge sur cette initiative vis-à-vis d'autres organisations : Nicolas Hulot, les partis politiques, les organisations internationales... ? Si chacun établit un constat intelligent chacun dans son coin, cela ne produira malheureusement rien de concret.

Les organisations dites humanistes ne peuvent-elles prendre en main ce problème et influer sur le cours des choses, tant on est au coeur d'une problématique concernant l'avenir de l'humanité ?

Il y a sûrement toute une batterie d'actions à mettre en branle. Certaines provoqueront des remises en cause profondes et douloureuses. Mais s'il est question de survie, peut-on continuer à se voiler la face et attendre que le voisin bouge ? Les gouvernements ont leur part de responsabilité. Ils ne bougeront toutefois que si les citoyens leur donnent la voie à suivre... et réciproquement.

Pour prolonger ces maigres réflexions et déborder sur l'organisation des entreprises (qui est quand même le sujet qui m'intéresse au premier plan sur ce site), je pense qu'il y là une vraie mine d'or pour les directions ou les collaborateurs de participer à cette grande remise en cause. Cela fait quelques années que l'on a introduit le sujet de la Responsabilité Sociale des Entreprises. C'est sûrement le moment de donner une réalité concrète à ce sujet.

Pour les directions, il y a évidemment une matière à réflexions stratégiques sur le positionnement d'une entreprise. Quel sera le grand patron d'entreprise pétrolière qui aura les c... de décider consciencieusement d'effectuer un virage à 180° pour ne pas se retrouver complice au regard de l'Histoire (pour peu qu'il en reste) ? La réflexion concerne tous les secteurs d'activités : les industries automobiles, pétrochimiques, cosmétiques, pharmaceutiques, du transport, de l'agro-alimentaire...Etc. Y compris les banques et autres institutions financières qui maîtrisent du reste les robinets alimentant la destruction ou le renouveau envisageable. Rêvons de banques qui ne financeraient pas des projets de construction qui n'intégreraient pas des panneaux solaires et autres solutions connues de gestion de l'énergie... Rêvons un peu...

Pour les collaborateurs, ce devrait également être un sujet de réflexions et d'actions que de "pousser" à ces remises en cause. Cela commence du reste par permettre au dialogue dans l'entreprise de se faire sans tabou et avec franchise. 



jeudi 4 juin 2009

We don't want to believe what we know

Cette phrase est extraite de l'intervention de Yann Arthus-Bertrand à TED. Je la trouve très inspirante pour la réflexion - encore que ce serait mieux si elle inspirait le passage à l'action étant donné le contexte.

Pour faire une toute petite digression par rapport au sujet de Yann Arthus-Bertrand, je trouve que cette réflexion s'applique parfaitement à la situation de nombreuses entreprises et organisations qui continuent à jouer les Autruches en espérant qu'elles passeront au travers...

Pour en revenir au sujet principal, je vous invite à regarder et écouter (I love zis accent) Yann Arthus-Bertrand expliquer son travail. Il annonce par ailleurs que son dernier projet, le film Home, sortie à compter du 05 juin 2009, est ainsi mis à disposition gratuitement, sans copyright. Démarche marketing intéressante quand son métier c'est de diffuser ses idées pour changer les comportements...

Donc, n'oubliez pas d'aller regarder Home à compter du 05 juin.




Réseau social d'entreprise, Thalès et l'APEC

Le site d'informations Indexel.net relate les deux expériences de réseau social d'entreprise réalisées chez Thalès et l'APEC.

Intéressant de constater que dans les deux cas, ces premières expériences aboutissent à un bilan mitigé qui démontre la nécessité (impérieuse) de cadrer la stratégie au préalable (qu'est-ce que l'on veut obtenir en mettant à disposition des employés ce genre de solutions ?) et d'accompagner les utilisateurs dans cette nouvelle manière d'interagir les uns avec les autres (qu'est-ce qu'une communauté ? quels comportements pour les animateurs de communauté ? ...etc.).

Et j'aurais tendance à ajouter que plus la culture existante est hiérarchisée et processisée, plus il est nécessaire de dérouler un véritable plan de conduite du changement pour obtenir quelque chose.