lundi 27 juillet 2009

Entreprise 2.0 : business et philosophie de management

C'est parti d'un échange de twitts... 


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... et ça a conduit Vincent à rédiger plus longuement en posant la question : Le business condamne t-il la philosophie du 2.0 ?

J'avoue que je ne comprends pas bien la question. Il n'y a pas pour moi de dichotomie entre une philosophie d'entreprise 2.0 et la conduite du business.

Simplement, la philosophie 2.0, aidée et favorisée en cela par les nouveaux outils de communications disponibles au travers de tuyaux Web remet en cause profondément la manière de fonctionner en entreprise. La mise en oeuvre de solutions dites 2.0 introduit des flux de communications qui étaient jusqu'alors quasi inexistants, ou fonctionnant dans des périmètres très restreints. Ces flux de communications sont les flux bottom-up (de la base vers la direction), mais également (et surtout) les flux de communications transversaux (de collaborateur à collaborateur). La différence par rapport aux systèmes de communications classiques qui permettent après tout ce genre d'échanges, c'est la mise en place publique de ces échanges. Quand un email est limité aux seuls destinataires, un article sur un blog interne, ou un commentaire, ou toute autre forme d'expressions (question ouverte, sondage, idée...etc.) est potentiellement accessible par tout collaborateur qui peut dès lors s'impliquer et participer aux échanges. La discussion et l'échange ne se font plus dans un cadre formalisé d'une salle uniquement accessible aux invités pressentis, mais dans un lieu de passage où chacun peut apporter sa contribution.

On pressent bien que c'est très perturbant pour une organisation d'entreprise habituée à gérer des projets, à répartir le travail et les responsabilités entre des managers (to manage = faire).

Dès lors, quand on est en processus de commercialisation pour proposer des solutions type blogs, wikis, réseau social professionnel..., ou des modes d'organisations afin de répondre à ces enjeux, on ne peut évidemment faire l'impasse sur la nécessaire conduite du changement que cela va induire.

Pour ma part, les clés d'entrée (et bénéfices induits) pour des sujets 2.0 sont au nombre de quatre :

- réaffirmer et renforcer la culture d'entreprise,
- augmenter le capital connaissance,
- accélérer la réactivité,
- améliorer l'attractivité.

Mais dans le même temps, il ne s'agit pas non plus d'effrayer en expliquant que la simple mise en oeuvre d'un blog pour assurer une communication de projets va casser toutes les barrières et faire émerger des idées ou initiatives dépassant le périmètre normal de votre interlocuteur. Ce dernier ne veut surtout pas aller marcher sur les plates-bandes de ces collègues, au risque de déclencher des guerres de territoires...

Si l'objectif est éminemment humaniste (permettre à chacun de se réaliser dans le cadre de son activité professionnelle), cela n'empêche pas d'adopter une méthode pragmatique.

C'est en ce sens qu'il faut en permanence rechercher des clés d'entrées permettant de justifier l'investissement pour l'entreprise dans le cadre d'une recherche pour améliorer ses performances, et constamment faire l'effort de réduire les zones d'incertitudes tout en justifiant les bénéfices. Cela peut évidemment conduire à regarder du côté des normes d'organisation en se demandant si un label ISO 90001 ne pourrait pas servir de prétexte à la mise en oeuvre de solutions 2.0, dans la logique d'une amélioration continue des processus...  

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