lundi 31 août 2009

Canal Football Club

Image 3 Canal+ n'en est pas à son premier coup en matière d'innovations. J'ai déjà à plusieurs reprises souligné la force de cette chaîne à trouver les séries dans l'ère du temps, à développer des concepts de reportages ou d'émissions dont on pourrait s'attendre à ce que ce soit le service public qui s'en occupe.

Avec le Canal Football Club, Canal+ innove encore une fois. La plate-forme d'échanges entre le téléspectateur et l'équipe de l'émission se fait au travers d'une Page Facebook qui permet aux plus de 96.000 fans actuels de pouvoir publier directement sur le mur leur question. Tout cela est suivi et analysé par la ravissante Isabelle Moreau, qui s'en sert du reste comme sujet d'échange avec les invités et consultants présents pour alimenter les discussions.

Je fais un petit aparté. Si vous suivez le générique de fin, vous pourrez découvrir la liste des partenaires de l'émission, comme de coutume. En l'occurrence, je n'ai pas loupé la présence du partenaire Darjeeling dont on comprend évidemment qu'il est utile à Isabelle et non à Pierre Ménez...  Pour ma part, connaître les dessous de l'affaire m'a toujours émoustillé. Voilà, c'est tout pour l'aparté.

Avec une approche 1.0, Canal aurait développé une plate-forme dite communautaire pour rassembler les fans de l'émission. Cela aurait nécessité de développer, puis de faire connaître la plate-forme. Au lieu de cela, l'équipe en charge du sujet a bien compris que les fans de foot-ball étaient sûrement déjà présents sur Facebook, et qu'il suffisait simplement de leur offrir un point de rendez-vous pour qu'ils se rencontrent, au travers de leur place d'échanges habituelle.




jeudi 27 août 2009

Whole Foods, stratégie on line...

Je pourrais me contenter de vous renvoyer vers cet article du site Mashable "5 social media lessons learned from Whole Foods", mais il me semble intéressant de se pencher un peu plus sur le sujet.

Comme je le disais précédemment, je suis convaincu que la (bonne) stratégie sur Internet pour les entreprises est de démultiplier les points de présence, en offrant en particulier aux structures locales la possibilité de faire leur métier de commerçant en développant leurs propres réseaux avec leurs clients (cf. La stratégie des marques sur les réseaux sociaux est au local). Il ne s'agit d'ailleurs pas forcément de relations de proximité géographique, mais de proximité d'affinités (la géographie n'est pas un problème pour passer commande via email ou téléphone).

En effet, après avoir constaté l'absence de quelques grandes marques de distribution française sur un réseau comme Facebook (Où est la grande distribution sur Facebook ?), il est heureux de constater qu'un des grands acteurs de ce secteur, Whole Foods donc (30 ans, 50.000 employés, 270 magasins), semble avoir tout compris de la stratégie à développer pour capitaliser sur Internet.

Au-delà de démultiplier les points de présence sur différentes plates-formes - ce qui constitue déjà un point remarquable tant ces entreprises ont l'habitude d'aborder ces sujets en se lançant dans des constructions en propre, convaincues qu'elles sont que les gens sur Internet n'attendent que ça de leur part...,la stratégie de Whole Foods est surtout brillante (à ce stade) par la décentralisation opérationnelle réalisée. C'est au niveau de chaque point de vente, ou de chaque point de relations avec les clients que Whole Food développe sa présence, et ses échanges (ce sont ainsi 150 comptes Twitter qui sont actifs...).  

Tout n'est donc pas perdu... Mais comme me le faisait remarquer un collègue ancien du secteur, lorsqu'il bossait en Angleterre pendant ses études, il avait remarqué que le patron du magasin était à 9 heures à la porte du magasin, identifié par un badge, pour discuter avec les clients. Pendant ce temps-là, en France, en général, le directeur de magasin réunit ses chefs de rayon pour leur rappeler leurs objectifs... Et là, on n'est pas dans un problème de compréhension d'Internet.



mercredi 26 août 2009

Est-ce que vous pourriez libérer les entreprises ?

Cela fait plusieurs fois que je suis confronté à des blocages (qui se transforment en perte de temps pour trouver une manière de contourner le système) du côté de mes interlocuteurs postés dans de grandes entreprises, pour des problèmes de censure irréfléchie.

Cas d'un correspondant qui ne peut contacter un interlocuteur gérant un hôtel en Thaïlande. Le téléphone de l'hôtel se trouve sur la page Facebook (accès interdit) dudit hôtel...

Cas d'un correspondant qui ne peut récupérer la présentation qui va lui servir à "vendre" en interne (tout du moins étayer ses arguments) car l'accès au service Yousendit est interdit... Impossibilité pour lui d'accéder à un service de plate-forme de réseau social d'entreprise, alors que par ailleurs, la même entreprise développe des services de discussions où elles revendiquent que les collaborateurs peuvent discuter avec les clients. Père Ubu, sortez de ce corps !

Cas d'un correspondant à qui j'avais transmis un lien sur un exemple réalisé par un parc animalier pour faire traduire son règlement en plusieurs langues, par sa communauté. L'exemple était parfait par rapport à un besoin interne dans le cadre d'une structure internationale. Par je ne sais quel miracle, le site du parc animalier fait partie des sites dangereux pour la productivité de l'entreprise (il y aurait des mecs payés pour parvenir à ce niveau de finesse de censure. Là, à mon avis, il y a des économies à faire)...

Je ne vous parle même pas des navigateurs Internet qui en sont encore à IE6, des versions de lecteur Flash qui en sont encore à la version 6.0... J'ai même entendu des cas de blocage de gmail (par voie de conséquences, cela peut bloquer tous les accès aux nombreux services utiles pour travailler proposés par Google).



Comment voulez-vous mettre à disposition des interlocuteurs en entreprise les présentations Corporate que l'on trouve sur Youtube ? Je ne parle même pas des présentations sur SlideShare, qui constituent pourtant des mines de formations...




Quels que soient les sujets de préoccupations d'entreprise (services clients, CRM, AMOA, stratégie, compréhension du monde, développement commercial, marketing, R&D...), il existe sur Internet (et gratuitement) toutes les réponses. Ne pas permettre à ses collaborateurs d'y accéder constitue un réel frein au développement de l'entreprise. Quand est-ce que les analystes financiers ou agences de notations vont se pencher sur ces structures qui fonctionnent comme les pays de l'est avant la chute du mur ? 

... Enfin, il est probable que je pisse dans un violon, tout ceci étant écrit sur une plate-forme de blog (Typepad) dont certains de mes contacts m'ont avoué qu'ils ne pouvaient y accéder depuis leur entreprise.




lundi 24 août 2009

Où est la Grande Distribution sur Facebook ?

Après avoir regardé rapidement la présence des grands medias (groupes de communication) sur Facebook et m'être demandé s'ils n'étaient pas autistes, je viens de faire un rapide tour concernant la Grande distribution après avoir lu cet article d'Emergence Web qui avait pointé la situation pour Auchan avant de se rendre à un conférence à Lille.

Autant vous dire que ce n'est pas fameux... Pourtant, pour des entreprises qui sont à la recherche du client, Facebook c'est quand même vachement bien. En plus, le système des Pages permet désormais de développer de vraies stratégies de relations avec son public. En plus, le système des Pages permet de relayer vers d'autres Pages (via les Favoris) afin de développer un véritable maillage équivalent au maillage physique des magasins. En plus, le système de Pages permet de développer des stratégies locales qui permettent à chaque magasin d'engager une vraie relation avec les vrais gens qui passent régulièrement dans leurs rayons...

Oui, mais il semblerait que ce soit encore peut-être un peu tôt...

Pour Auchan : on trouve plus de 500 groupes, 115 dès lors que l'on filtre sur les groupes de type Entreprise ; 10 pages.

Pour Carrefour : on trouve plus de 500 groupes, et encore plus de 500 avec le filtre "Entreprise" ; 69 pages. A noter que la première Page trouvée compte plus de 12.000 fans, ce qui  commence à être conséquent. Malheureusement, il semble que cela relève d'une initiative jordanienne...

Image 4  

Pour Leclerc, on trouve plus de 500 groupes, 114 dès lors que l'on filtre sur Entreprise ; 38 Pages. Une petiote vidéo postée en 2008 et depuis...

Image 3 

Pour Leader Price, on trouve plus de 500 groupes, 137 avec le filtre Entreprise ; 3 Pages.

Pour Monoprix, on trouve 385 groupes, 22 avec le filtre Entreprise ; 3 Pages.

Image 2

Le sujet reste encore à déchiffrer... En espérant que ceux qui sont Fans de ces pages ne laisseront un peu de temps à ces entreprises avant de commencer pas utiliser ces canaux pour obtenir des informations, ou exprimer des problèmes de clients.



mardi 18 août 2009

Du bon usage des bons relais de communications

Quand des gens, bien intentionnés certainement, n'y comprennent rien et décident de développer des débats politico-publics à coup de 140 caractères, d'autres un peu plus artistes pourtant, offrent une belle démonstration de la manière de mixer les différents canaux de communications. Ainsi de Jason Mraz (Le chanteur) qui regroupe au sein de sa page Facebook quelques 1,6 millions de fans et sur son compte Twitter près de 320.000 followers. Oui, je sais, ça vous laisse baba...

Toujours est-il que Jason (oui, on est proche sur Facebook, donc je l'appelle Jason) organise des sessions de questions sur Twitter. Cela se déroule le vendredi. Il passe ensuite un peu de temps à dépioter tout cela (plus de 1.000 questions par session) pour en extraire 12 questions auxquelles il a envie de répondre. Et les réponses sont livrées en ligne au niveau de la page Facebook, permettant ainsi une réponse développée, argumentée, étayée même parfois de visuels ou vidéos.

Quelques règles simples donc :

Tous ceux qui le veulent s'expriment. Tout le monde dispose ainsi d'une écoute, active. Le leader analyse, décide, sélectionne et s'engage.

C'est pourtant pas difficile à comprendre !



lundi 17 août 2009

Pour le retour de Merise...

Merise est une méthodologie (issue des labos de R&D de Bull si ma mémoire est bonne) qui était enseignée et pratiquée il y a une quinzaine d'années, notamment dans le secteur de l'informatique de gestion.

Cette méthode est surtout connue pour son étape de Modèle Conceptuel des Données (le fameux MCD) qui permet de définir l'ensemble des données nécessaires à une application informatique, leurs structures (tables, formats...) et leurs relations (1-1, 1-n, n-n). Cette représentation permet de valider que l'on peut apporter une réponse à différentes interrogations en validant que les données sont présentes et accessibles (quelle requête pour répondre).

Mais Merise est une méthodologie qui va au-delà du simple aspect de structuration des données. Il est également prévu de pouvoir formaliser ce qui relève des Traitements et des Processus (donc de l'Organisation, et pas simplement Technique). Très utile lorsqu'il s'agissait de formaliser comment, avec qui, selon quel timing, avec quelles ressources (matérielles ou humaines) allait se dérouler tel fonctionnement dans l'entreprise.

Etonnamment, cette organisation des Traitements et des Processus était souvent laissée pour compte, ou traitée par une lecture de validation en biais... La faute principalement à la longueur des discussions générées par l'aspect organisation et définition des données. Regrettable car c'est à ce stade que se définissait tous les impacts en matière de conduite du changement pour déployer le nouveau système et la nouvelle organisation.

Tout le monde serait bien inspiré de se replonger quelque peu dans ces méthodes s'agissant de la manière de formaliser l'organisation et ses évolutions dans le cadre de la mise en oeuvre d'un projet de réseau social d'entreprise. La matière première d'un réseau social étant l'échange (organisation informelle a priori), il est plus que nécessaire de pouvoir appuyer des projets de ce type d'une méthodologie permettant d'anticiper les impacts et les actions à déployer (évolution d'une organisation de transactions vers une organisation d'interactions).