mardi 1 septembre 2009

Travail collaboratif...

...versus Entreprise 2.0 : la grande boulette ?

Je me suis finalement demandé si nous, les évangélisateurs - ceux qui réfléchissent aux évolutions du Web et à ses impacts sur l'organisation et le fonctionnement des entreprises, ne commettions pas une boulette en traitant d'Entreprise 2.0 au sein de nos supports de communications, blog en particulier. Ces derniers sont en effet notre vitrine et comme tout commerçant nous aimerions que la valeur de notre pas de porte soit suffisamment valorisé pour drainer un nombre de prospects alors convaincus pour devenir nos clients. Nous professons du reste qu'il n'y a pas mieux pour le référencement que ces systèmes de blogs ; qu'il suffit simplement d'utiliser les mots de vos clients (ces fameux mots et expressions que les clients vont taper dans Google pour trouver une réponse).

Et tels les cordonniers va-nu-pieds, nous traitons d'entreprise 2.0 quand les entreprises en sont encore simplement à se poser des questions concernant le travail collaboratif.
Travail-collaboratif
Il nous faut peut-être ralentir le rythme des concepts et identifier des conversions de langage qui nous permettent de nous rencontrer, en partant de ce fameux concept de travail collaboratif (partage de documents et d'informations) qui n'est après tout que la genèse de l'entreprise 2.0 (partage de documents, d'informations, de concepts, d'idées, de contacts et relations).

Vous l'aurez remarqué, avec un tel titre, je vise à me rapprocher des gens ;-)



10 commentaires:

  1. Et la question à deux euros : mais qu'entendent elles par travail collaboratif...? Là encore il y a du travail...

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  2. @Bertrand : pour deux euros, ça vaut le coup de répondre ;-)
    A mon avis, on n'est pas très loin de parler des mêmes choses. Le seul hic c'est que les entreprises recherchent des solutions, des applications, des services que l'on installerait et qui les rendraient plus fluides, plus efficaces, un endroit où les gens se donneraient corps et âmes (il paraît que le collaboratif, c'est cool). Nous savons toi comme moi que l'outil n'est rien en lu-même et qu'effectivement, il faut arriver à ce que l'entreprise précise et formalise jusqu'où elle est prête à aller pour passer d'une structure faisant appliquer des interactions définies une bonne fois pour toutes à une structure où l'on construit en permanence ces interactions par le biais de canaux d'informations librement exploitables par ceux qui le souhaitent.

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  3. Les entreprises cherchent tout simplement à mon avis à atteindre plus de résultats... et si elles sont convaincues que cela peut passer par une meilleure collaboration (ce qui n'est pas toujours le cas; en tout cas dans un premier temps) alors éventuellement elles se poseront la question de l'outil. Notant par ailleurs, que l'outil n'aura d'intérêt que si la collaboration existe déjà.

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  4. @Frédéric : c'est le sens de mon propos. Les entreprises cherchent effectivement à atteindre plus de résultats. Elles entendent parler de solutions (alors qu'elles devraient comprendre qu'il s'agit d'organisations) chez qui "c'est cool" et ça fonctionne. Comme le gars qui ouvre la première fois Word pense qu'il va écrire un roman... elles regardent des solutions et les questions ne tardent pas : oui, mais est-ce qu'on peut supprimer un message ? est-ce qu'on peut faire apparaître les propos du Président en gras ? est-ce qu'on peut modérer ? mettre un workflow ? ...etc.
    Cela ne retire rien au fait que j'ai l'impression (pseudo-scientifiquement vérifiée via Google Trends) que les entreprises cherchent des réponse en matière de "collaboratif" quand les sociétés de conseils utilisent des expressions comme "Entreprise 2.0" ou " Réseau social d'entreprise", "social CRM"...

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  5. Je suis assez d'accord avec toi Jean-Baptiste, les consultants ont toujours tendance à enjoliver des concepts simples avec des mots compliqué (ou anglosaxons) et ce, dans tous les domaines. Cependant, la valse des consultants en mission ou débauchés finit toujours par imposer leur langage dans les organisations.
    Maintenant, sur un marché jeune (de niche), il convient effectivement de parler le langage du client, de faire la correspondance entre le langage du consultant et celui client (un joli glossaire), mais cela est en général impossible. Essaie de définir l'entreprise 2.0. Perso, je dis "Même pas cap'".
    La problématique que tu rencontres aujourd'hui ne tient pas du concept mais de l'impact de ton discours chez un client (potentiel ou pas).
    Que recherche l'entreprise aujourd'hui ? Accélérer des tâches, avoir la réponse aux questions les plus courantes (qui font perdre un temps fou), pouvoir mettre noir sur blanc ce qui aujourd'hui n'est que dans la tête de certains afin que chacun devienne remplaçable.
    La force d'une entreprise tient dans les connaissances, les savoir-faire des gens qui la forment et qui participent à la création de valeur. Il est important de comprendre qu'il est tout bonnement impossible de mettre tout cela par écrit mais qu'il existe aujourd'hui des outils qui permettent d'améliorer la situation, ce qui n'était pas le cas auparavant.
    Je suis trop jeune mais la comparaison qui me paraît le plus approprié est l'email et comment cet outil a permis aux entreprises de réduire les délais et les coûts dans tous les domaines.
    Pour revenir à ton billet à propremenent parler, il est donc important de trouver le langage qui permettra à l'organisation de comprendre l'enjeu du collaboratif/2.0/social, plus que d'essayer d'imposer un concept "hype" venu des blogs (qui ont mauvaises réputations), des réseaux sociaux (Facebook n'a pas l'image d'un outil transposable dans l'entreprise) ou autre.
    Joli challenge donc !

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  6. Oui, c'est une chose qui me frappe aussi à chaque fois que je sors de ma bulle de praticien du Web. On a tout à gagner à employer les mots de tous les jours. L'outil de recherche de mots-clés de Google Adwords, en affichant le nombre de recherches par mois, peut-être bien utile.

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  7. @Guam : Tout ce que tu dis sur ce que recherche une entreprise est vrai - on est tous d'accord là-dessus, mais ce que tu oublies c'est qu'elle ne souhaite pas pour autant que cela la perturbe dans son "train-train" ou organisation. D'où sa volonté de "plier" ces nouvelles solutions ou usages à ses modes de fonctionnement traditionnels. Tu es bien placé pour savoir que ces évidences ont du mal prendre corps.
    Quand tu parles de l'email, je peux faire jouer mon expérience ;-) et te dire qu'il a fallu se battre de la même manière à l'époque... du reste, la problématique de l'accès (libre et entier) à Internet reste un problème d'actualités dont j'ai parlé il y a quelques jours (http://jbp.typepad.com/jb/2009/08/estce-que-vous-pourriez-lib%C3%A9rer-les-entreprises-.html).
    Ce problème de langage me semble réel et c'est à nous (consulting) de le combler, mais je ne peux m'empêcher de penser que cela confirme quelque part le décalage croissant entre le monde extérieur et l'entreprise (dont j'ai également parlé à plusieurs reprises).

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