jeudi 26 novembre 2009

Netvibes, nouvelle version Wasabi

Retour de test sur la nouvelle version de Netvibes, baptisée Wasabi, réservée à quelques Happy few pour l'instant...

Netvibes fait partie des solutions permettant de se construire son media personnel d'informations. Initialement, il s'agissait de pouvoir agréger en en un seul espace les flux RSS des sites dont on voulait suivre l'actualité. L'organisation pouvait se faire sur différents onglets permettant de "chapitrer" les sujets (par secteur, par intérêt, par affinité personnelle avec les auteurs des sites...etc.).

Ceci étant, au bout d'un moment, le volume des sources suivies pouvant être (très) important, on avait l'impression de patiner et de ne pas avoir une vision exhaustive des sources que l'on avait référencées. Il ne s'agit pas forcément de tout lire dans le détail, mais le fait de devoir scroller au sein de chaque onglet limitait la consultation aux boîtes de premier niveau.

Netvibes-wasabi-vue-widgets

Comme je l'avais expliqué aux équipes de Netvibes avec qui j'ai eu l'occasion de discuter il y a peu (cf. Sociotis - Solution Netvibes Premium et Netvibes for Enterprise), mon constat était un mode d'aller-retour entre Netvibes et Google Reader : Netvibes au début, Google Reader ensuite car facilitant la lecture au-delà d'un certain nombre de sources suivies, retour à Netvibes au moment où l'on a pu intégrer des "widgets-outils" (Twitter, Facebook...etc.) permettant de ne pas aller sur chaque espace de réseau social, enfin retour à Google Reader malgré tout - même si impossibilité de suivre des flux sécurisés, puis finalement organisation avec les deux services, Netvibes servant à gérer/suivre les Essentiels, Google Reader permettant d'avoir l'exhaustivité des sources d'informations...

Avec cette nouvelle version, Netvibes introduit un mode d'affichage en liste, à la sauce Google Reader justement, mais qui intègre les flux RSS sécurisés (utiles quand on travaille sur des plates-formes de type Blue Kiwi avec certains clients) ainsi que les widgets de services (Twitter, Facebook...etc.) - également utiles quand on fait de la Communication déléguée. 

 
Netvibes-wasabi-vue-smart-reader

Bref, chacun devrait ainsi pouvoir trouver "chaussure à son pied" au travers d'une seule solution. Les utilisateurs débutants pourront démarrer calmement avec la vue par Widgets, puis évoluer vers la vue "smart reader".



mardi 24 novembre 2009

J'enlève le bas…

Quand on est une figure reconnue du Marketing (direct ou indirect), même si on en a terminé avec l'épreuve de la vie active tout en ayant réussi à prendre le virage de la course suivante - marketing relationnel, en dilettante, on doit malgré tout être conscient que l'on a une certaine responsabilité vis-à-vis des plus jeunes qui, quoi qu'on en dise, aiment s'abreuver des vieux pots de sciences.

Cette longue phrase d'introduction pour rappeler à Henri que son image (son "personal branding" comme on dit) est intimement lié à une expertise de Conseil (http://henrikaufman.typepad.com/et_si_lon_parlait_marketi/) capable d'apporter un éclairage sur les pratiques du marketing, en ces temps d'interconnexions permanentes, profondes et diffuses à toute structure. En conséquence de quoi, lorsqu'il montre que l'usage de la vidéo ne nécessite plus de moyens hollywoodiens, ou du moins ceux qu'on l'habitude de gérer des directions de la communication, il est dans son rôle de précurseur, un peu leader (http://www.youtube.com/user/VideoPeps). Quand il pousse le bouchon de déclencher un pari (qui soit dit en passant, n'est qu'un repompage d'une vieille  opération de pub datant de plusieurs dizaines d'années…) afin de confirmer que l'exposition peut permettre de démultiplier un impact, il est encore dans son rôle.

Malheureusement, lorsqu'il fait un "reveal" de premier degré, on peut appeler ça une faute de goût, un écart de réflexion, un ego-pétage de plomb… qui n'est pas sans conséquences sur toute l'image d'un secteur qui cherche à naturaliser (rendre naturel) les échanges de communication qui peuvent exister entre une entreprise et ses publics.

Je ne comprends pas… C'était pourtant si simple de se sortir d'affaire au travers d'une pirouette clin d'oeil respectant l'intelligence de la bienséance. Je sais pas moi, un plan à la Chabat lorsqu'il présentait le journal des Nuls, cravaté en haut, en bas résille en bas… Il était alors très simple d'enlever le bas. Je sais pas moi, inviter son ami Jean pour qu'il lève un bas… Tout un art que de savoir faire du vulgaire classe sans être basiquement grossier (tiens, ça pourra servir de sujet à une prochaine vidéo !).

Ce n'est pourtant pas faute d'avoir un réseau étoffé de gens réactifs, créatifs, intelligents qui aurait pu te sortir d'embarras. encore fallait-il interpeller le réseau quand il était encore temps. Mélanger Woody Allen pour le côté intellectuel de la profession,  Mister Dream pour le côté djeuns super à l'aise avec l'outil vidéo, avec finalement Bigard pour occuper le terrain vulgaire, ça ne peut que déclencher des pertes de repères.



vendredi 20 novembre 2009

Segmenter sa communication en direction de ses Fans sur Facebook

Le système de Page sur Facebook permet désormais de segmenter sa communication en direction de ses Fans (Grand Dieu que ce terme est impropre…).

L'administrateur d'une Page dispose désormais d'une petite option au niveau de la zone de publication du Statut qui permet de préciser l'option linguistique et/ou la zone géographique d'origine de ses Fans à qui apparaîtra le message diffusé.

Option-langue-region-page-facebook

Quand les entreprises de Distribution m'auront écouté et qu'elles auront créé une Page (locale) du point de vente, elles n'auront pas vraiment besoin de cette option puisque, en principe, les Fans de cette Page seront normalement tous du coin.

Mais il est vrai que pour des marques mondiales comme Sociotis ;-) ou Coca-Cola pour donner un exemple plus représentatif, il peut être utile de relayer au niveau de la Page une opération à caractère nationale, donc n'intéressant pas forcément le reste de la planète.
 
Même pour des marques nationales, l'option peut-être intéressante. Si l'on prend l'exemple de la Page Kinder.France, qui est de plus en plus animée grâce aux contenus locaux de la plate-forme "Allez on bouge", cette option peut justement permettre de cibler un peu plus les conseils publiés.

Malheureusement pour les Français, la segmentation ne fait pas apparaître les régions, donc il est encore impossible de sélectionner la zone "Ile de France" par exemple…

Je vous jure que quand j'ai publié cette note s'interrogeant de savoir si Facebook n'était pas en train de pouvoir jouer le rôle d'un tiers de confiance CRM, je n'étais pas au courant de cette nouvelle fonctionnalité.


jeudi 19 novembre 2009

Facebook, tiers de confiance du permission marketing ?

Avec le développement informatique et les bases de données, on a établi il y a quelques dizaines d'années le concept de marketing one-to-one. L'idée est de pouvoir adresser les contacts de l'entreprise de façon très personnalisée, comme si on se connaissait depuis de nombreuses années. Pour cela, l'entreprise est obligée d'accumuler un maximum de données qui doivent être à jour, le plus précisément possible au risque de tomber à côté de la plaque - et la plaque n'est pas très étendue.
 
D'un autre côté, les gens se sont assez rapidement rendus compte que toute cette connaissance n'était pas forcément très saine, d'autant plus que c'était pour établir des relations à sens uniques. L'entreprise vous adresse une communication ne vous autorisant pas à répondre, simplement à acheter. C'est, en synthèse, le concept du Permission marketing popularisé par Seth Godin. Mais du concept à la mise en oeuvre, il y a toujours un décalage. Côté entreprise, on a donc considéré qu'il suffisait de faire valider la relation au travers d'une case à cocher (opt-in ou opt-out) pour considérer que la relation était forte et autorisait les échanges, malheureusement toujours à sens uniques.
 
Finalement, l'arrivée du flux RSS a beaucoup changé la donne. La mécanique est différente de la Newsletter, en ce sens que le badaud décide de suivre l'actualité d'un marchand, sans avoir à fournir tout tas d'informations. Le contact prospect commence ainsi à ne plus être inscrit en dur dans les bases de l'entreprise. C'est le client de passage qui fait un tour dans le magasin, sans pour autant commencer par s'identifier dès la porte d'entrée et répondre aux questions inquisitrices de son hôte. 

On ne dispose pas d'informations sur la chute des abonnements aux systèmes de newsletter ou Emailing, mais ça ne doit pas être reluisant. 

Là-dessus, arrive la montée en puissance des réseaux sociaux. L'entreprise n'a que la possibilité de me proposer de faire partie de ses contacts. Elle ne peut me le proposer qu'au travers de mes amis du reste. Le jour où je décide de rompre la relation, je reste certain que mes données ne seront plus disponibles directement par l'entreprise pour éventuellement me relancer "une dernière fois".

Encore trop tôt pour pouvoir faire une analyse "scientifique", mais il sera intéressant de comparer des situations où les entreprises classiques communiquent via la diffusion de catalogues, voire E-mailing, à des entreprises exploitant le potentiel de leurs bases de Fans. Vaut-il mieux investir pour produire et diffuser 10 millions de catalogues, avec un taux de retour de l'ordre de 2% (dans le meilleur des cas), ou communiquer auprès d'une base de Fans de l'ordre de 500.000 personnes dont on peut considérer que 75% (donnée pifomètre) ont réellement décidé de devenir Fan par conviction personnelle d'attachement à l'offre de l'Entreprise ?

C'est en ce sens que l'on pourrait considérer que Facebook est petit à petit en train de se positionner comme tiers de confiance de mes données personnelles. Le seul risque dans le cas présent pour l'entreprise et le particulier, chacun à leurs niveaux, est la forte dépendance vis-à-vis des conditions générales d'utilisation. Même si les réactions en masse qui se sont produites il y a quelques mois lorsque Facebook avait décidé de modifier ces dernières dans un sens qui ne convenait à personne, vont plutôt dans le bon sens, il n'en reste pas moins que cela ne sera pas sans déclencher des pressions très fortes sur les plates-formes de réseaux sociaux de la part d'Etats ou de Lobbys.

dimanche 15 novembre 2009

Le bruit de fond…

Des fois je me demande si la volonté première de l'Homme pour se sentir vivant n'est pas tout simplement de s'immerger dans un environnement "bruit de fond",  permettant de s'abrutir le cerveau et ainsi de s'empêcher de penser, voire de méditer.

Le problème de la réflexion dès lors qu'elle verse dans la méditation, c'est qu'on finit toujours par tomber sur les sempiternelles questions métaphysiques du Sens. On se rend compte, à bien y réfléchir, qu'on est vraiment peu de choses, voire rien et… un peu déprimant en fait. Hop, allez vote j'allume ma radio et ma télé, ça va m'occuper l'esprit.

Raison pour laquelle, quand on se pose devant sa télé, on peut se laisser aller à faire le mollusque, sans pour autant que ce que l'on "regarde", ou plutôt ce qui nous passe sous les yeux, présente un réel intérêt. Mais ça évite de penser. Raison pour laquelle, les boîtes de nuits sont ainsi faites que la relation sociale se limite à des ondulations de tas de chairs. Je vous l'accorde, il y a des tas qui en sont moins que d'autres. Raison pour laquelle on a parfois l'impression que les entreprises autogénèrent des activités dont le seul but serait de donner le sentiment aux uns et aux autres qu'ils sont utiles.

Raison pour laquelle finalement, on pourrait se demander si Internet ne vire pas à cette cacophonie générale et inaudible de sorte à ce que tous ces flux d'informations "en live" sur les médias, le monde, nos voisins, nos amis, nos collègues… ne servent pas uniquement à recréer ce bruit de fond ronronnant qui permet d'assoupir notre conscience individuelle. Ce qui est assez incroyable car pour l'heur, chacun est contributeur de ce grand abrutissement général. On finirait par croire que les masses se complaisent dans leur situation de masses.

Je vais méditer là-dessus pendant… ou consulter mes flux Twitter et Facebook pour éviter d'y penser.




 

mardi 10 novembre 2009

Imparfaits systèmes de recommandations

Francis Pisani relaie les 3 points clés d'une note du blog Radar (O'Reilly).

Le deuxième point m'intéresse qui exprime l'inquiétude d'une mono-culture galopante par la faute des mécaniques de recommandations. Plus un produit est recommandé, plus il est visible, plus il est recommandé… Et feu la long tail, et vive les arguments faciles pour des types comme Pascal Nègre...

Intuitivement, c'est évident. L'explication en est toutefois peut-être que ce principe de recommandations manque singulièrement de finesse et d'intelligence. Il est certain que lorsque ce critère de recommandations sera élaboré à partir de différents indicateurs éventuellement pondérés, cela prendra une autre allure. Si je recommande un produit alors que je ne l'ai pas acheté, il est évident que j'ai moins de poids que la recommandation d'un acheteur. D'ailleurs, on pourrait même pondérer dans le temps en considérant qu'une recommandation positive émise quelques semaines ou mois après l'achat a beaucoup plus de valeurs qu'une recommandation dès la passation de commande ou à réception du produit (quand tout est beau, tout est neuf ! et inversement).

Les seuls acteurs à avoir assez tôt intégré ce mode d'analyses et de valorisations des actions / informations sont les éditeurs de plates-formes de brainstorm ou gestion d'innovations type Feedback ou Talkspirit qui ont dès le départ pris en compte le fait qu'une idée avait de la valeur en fonction du nombre de lectures, du nombre de commentaires, de la valeur moyenne de la note attribuée, du nombre de votants.

Il reste encore beaucoup de boulots pour introduire de l'intelligence dans ces amas de données binaires...


mercredi 4 novembre 2009

Pizza Hut, 1 millions US$ en trois mois via Iphone

Pizzahut-app-sm Pizza Hut, selon le site Mashable qui reprend lui-même des informations provenant de Mobilemarketer, aurait réalisé 1 million de CA (US$) depuis le lancement de son application Iphone, il y a 3 mois. 

Dans le même temps, je n'arrive pas à être trop surpris. Ce que les articles ne nous disent pas du reste, c'est si ce chiffre vient en plus, ou si c'est au détriment des commandes "habituelles" via téléphone (quand on parle à quelqu'un...).

Si les chaînes de restauration ont plutôt intérêt à se pencher dès à présent sur le sujet, il ne faut pas croire que la simple mise en ligne d'une application va facilement augmenter les ventes. En particulier, il va falloir distinguer les chaînes type Pizza Hut qui ont un circuit de ventes par livraison bien établis. Appelez via son téléphone "normal" ou via une application de son téléphone ne change pas fondamentalement la donne. Pour les chaînes chez qui il faut se rendre pour déjeuner ou diner, il va falloir trouver d'autres "arguments" que la simple géolocalisation...

(ça vous laisse aphone... désolé, fallait que je la fasse).



mardi 3 novembre 2009

La stratégie du rabatteur

Si pour Forrester, nous entrons dans l'ère de la "colonisation sociale" j'aurais tendance à aborder ce sujet de manière plus pragmatique.

Dans beaucoup de pays où le salaire fonctionne sur un principe de commissions, % sur les transactions apportées... en particulier dans les zones émergentes, en tant que touriste tentant de sentir l'air du temps et humer cet atmosphère si particulier de ces pays non desservis pas le réseau Francilien, on rencontre des autochtones toujours prompts à vous aborder pour vous engager à regarder la devanture de la vitrine, vous inviter à rentrer dans l'échoppe, vous expliquer qu'ici "on sert moins cher que gratuit". 

Ce sont les rabatteurs. Ils sont là pour identifier, qualifier et canaliser toutes cibles commerciales potentielles.

Selon les pays, c'est bien évidemment fait avec plus ou moins de finesse. Certains pratiquent le spam avec allégresse, usant parfois de méthode proche du "phishing". Certains s'y mettent à plusieurs pour vous conduire tranquillement d'un quartier à l'autre. D'autres enfin usent de la conversation polie et agréable qui vous amène tout doucement à rapprocher vos goûts et envies du produit qui pourra les satisfaire. 

Encore une fois, on n'invente pas grand chose de nouveau en matière de commerce, si ce n'est le support.



lundi 2 novembre 2009

L'adresse cachée…

On me faisait remarquer récemment que la Page Facebook d'une entreprise était pleine de remarques de clients mécontents. Du coup, côté Entreprise, on se demande si ça vaut la peine de donner la parole à des gens qui ne pensent qu'à critiquer…

Le premier point d'importance est qu'il vous faut être heureux que les gens vous expriment leurs problèmes. Cela signifie quand même que quelque part, vous comptez pour eux. Tout ce qu'ils attendent de vous, c'est que vous les preniez en considération.

Ensuite, il faut comprendre que si les gens "abusent" de ce genre de canal, c'est qu'ils n'ont que ça sous la main. De là, on en revient aux basiques du Web, ou tout simplement de la relation client. Comment gérez-vous la possibilité pour vos clients de vous remonter une information ? Avez-vous mis en évidence une adresse email dès la homepage de votre site ? Beaucoup vous diront que les emails sont pollués… La question reste qu'il est peut-être plus simple et plus économique de supprimer rapidement des milliers de spam pour trouver ou valoriser un client, que de chercher un client par d'autres voies… SI l'on peu facilement vous contacter via une adresse email ou un formulaire de contact, assurez-vous un traitement à l'ensemble des contributions que vous recevez ? Les spams en moins, celles qui en valent la peine, en ayant conscience que ce qui vous paraît débile est peut-être critique pour votre interlocuteur ?

L'impact est fort sur l'organisation. Si jusqu'à présent, la plupart des entreprises ont pu s'exposer via la mise en ligne d'un site Web, tout en se cachant derrière des systèmes complexes pour éviter d'avoir à répondre, cela sera de moins en moins le cas. Avec le développement des usages (Blogs, Facebook, Twitter…), vous serez interpellés directement, sans que cela ne se fasse au travers du process qui vous arrange.