mardi 24 novembre 2009

J'enlève le bas…

Quand on est une figure reconnue du Marketing (direct ou indirect), même si on en a terminé avec l'épreuve de la vie active tout en ayant réussi à prendre le virage de la course suivante - marketing relationnel, en dilettante, on doit malgré tout être conscient que l'on a une certaine responsabilité vis-à-vis des plus jeunes qui, quoi qu'on en dise, aiment s'abreuver des vieux pots de sciences.

Cette longue phrase d'introduction pour rappeler à Henri que son image (son "personal branding" comme on dit) est intimement lié à une expertise de Conseil (http://henrikaufman.typepad.com/et_si_lon_parlait_marketi/) capable d'apporter un éclairage sur les pratiques du marketing, en ces temps d'interconnexions permanentes, profondes et diffuses à toute structure. En conséquence de quoi, lorsqu'il montre que l'usage de la vidéo ne nécessite plus de moyens hollywoodiens, ou du moins ceux qu'on l'habitude de gérer des directions de la communication, il est dans son rôle de précurseur, un peu leader (http://www.youtube.com/user/VideoPeps). Quand il pousse le bouchon de déclencher un pari (qui soit dit en passant, n'est qu'un repompage d'une vieille  opération de pub datant de plusieurs dizaines d'années…) afin de confirmer que l'exposition peut permettre de démultiplier un impact, il est encore dans son rôle.

Malheureusement, lorsqu'il fait un "reveal" de premier degré, on peut appeler ça une faute de goût, un écart de réflexion, un ego-pétage de plomb… qui n'est pas sans conséquences sur toute l'image d'un secteur qui cherche à naturaliser (rendre naturel) les échanges de communication qui peuvent exister entre une entreprise et ses publics.

Je ne comprends pas… C'était pourtant si simple de se sortir d'affaire au travers d'une pirouette clin d'oeil respectant l'intelligence de la bienséance. Je sais pas moi, un plan à la Chabat lorsqu'il présentait le journal des Nuls, cravaté en haut, en bas résille en bas… Il était alors très simple d'enlever le bas. Je sais pas moi, inviter son ami Jean pour qu'il lève un bas… Tout un art que de savoir faire du vulgaire classe sans être basiquement grossier (tiens, ça pourra servir de sujet à une prochaine vidéo !).

Ce n'est pourtant pas faute d'avoir un réseau étoffé de gens réactifs, créatifs, intelligents qui aurait pu te sortir d'embarras. encore fallait-il interpeller le réseau quand il était encore temps. Mélanger Woody Allen pour le côté intellectuel de la profession,  Mister Dream pour le côté djeuns super à l'aise avec l'outil vidéo, avec finalement Bigard pour occuper le terrain vulgaire, ça ne peut que déclencher des pertes de repères.



1 commentaire:

  1. En ce moment, j'ai l'impression que le "roi est nu"...Toutes les manipulations et machinations humaines apparaissent au travers "d'affaires" de natures très différntes, révélant au grand jour les vrais moteurs de notre existence (pouvoir et argent pour faire court).
    C'est le cas avec la main de Thierry Henry, mettant en jeu la complicité crapuleuse, l'honneur, la tricherie, la cupidité, etc..C'est également le cas avec la bourde de Henri (tiens, drôle de similitude....).
    Elle révèle la mise en scène de l'égo, véritable moteur du web 2.0, qui n'a pas que des avantages...
    Je pense qu'il faut arrêter urgemment la mise en scène narcissique du bal des bloggueurs pour que les échanges sur la toile ne deviennent pas une nouvelle "industrie culturelle" relayant un cynisme vulgaire et corrompu, mais plutôt un cynisme constructif, ironique, volontariste et revitalisant. Les fabriquants de réputation ne doivent plus pouvoir utiliser la transgression et le scandale pour accélérer la transformation d'un nom en soudaine valeur marchande.
    A méditer...

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