dimanche 15 novembre 2009

Le bruit de fond…

Des fois je me demande si la volonté première de l'Homme pour se sentir vivant n'est pas tout simplement de s'immerger dans un environnement "bruit de fond",  permettant de s'abrutir le cerveau et ainsi de s'empêcher de penser, voire de méditer.

Le problème de la réflexion dès lors qu'elle verse dans la méditation, c'est qu'on finit toujours par tomber sur les sempiternelles questions métaphysiques du Sens. On se rend compte, à bien y réfléchir, qu'on est vraiment peu de choses, voire rien et… un peu déprimant en fait. Hop, allez vote j'allume ma radio et ma télé, ça va m'occuper l'esprit.

Raison pour laquelle, quand on se pose devant sa télé, on peut se laisser aller à faire le mollusque, sans pour autant que ce que l'on "regarde", ou plutôt ce qui nous passe sous les yeux, présente un réel intérêt. Mais ça évite de penser. Raison pour laquelle, les boîtes de nuits sont ainsi faites que la relation sociale se limite à des ondulations de tas de chairs. Je vous l'accorde, il y a des tas qui en sont moins que d'autres. Raison pour laquelle on a parfois l'impression que les entreprises autogénèrent des activités dont le seul but serait de donner le sentiment aux uns et aux autres qu'ils sont utiles.

Raison pour laquelle finalement, on pourrait se demander si Internet ne vire pas à cette cacophonie générale et inaudible de sorte à ce que tous ces flux d'informations "en live" sur les médias, le monde, nos voisins, nos amis, nos collègues… ne servent pas uniquement à recréer ce bruit de fond ronronnant qui permet d'assoupir notre conscience individuelle. Ce qui est assez incroyable car pour l'heur, chacun est contributeur de ce grand abrutissement général. On finirait par croire que les masses se complaisent dans leur situation de masses.

Je vais méditer là-dessus pendant… ou consulter mes flux Twitter et Facebook pour éviter d'y penser.




 

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